[PC]Aragami (Shadow Edition)

INTRIGUE : Une déesse vous réveille d’entre les morts, vous ninja déchu, et vous permet de participer à sa vengeance, moyennant un retour sur terre. Vous voilà donc à vous infiltrer en territoire ennemi, à la recherche d’artefacts permettant sa résurrection, et la votre par la même occasion.

GAMEPLAY : Aragami n’est ni plus ni moins qu’un Splinter Cell sauce ninja.Votre avatar est sensible à la lumière, le privant de sa barre de pouvoir, utile pour vous téléporter d’ombre en ombre.

Il va bien évidemment falloir jouer avec l’obscurité, vous fondre en elle, l’utiliser pour se déplacer rapidement. Mais vous aurez aussi quelques pouvoirs supplémentaires, comme le fait de devenir temporairement invisible, tuer un ennemi à distance, voire l’emporter six pieds sous terre pour plus de discrétion en faisant disparaître le corps (ce qui est recommandé pour éviter de faire sonner l’alarme).

Bien sûr, tous ces pouvoirs ne vous seront pas donnés comme cela. Une phase d’exploration est nécessaire pour trouver les parchemins disséminés dans le décor, et apprendre ces nouvelles techniques.

Au fur et à mesure de votre progression, les choses vont se corser, avec des ennemis surnaturels en plus des ennemis humains.

RÉALISATION : C’est le point faible d’Aragami. A la base, il s’agissait d’un petit projet (« Path of Shadows ») en cell shading, qui avait de la gueule. L’équipe avait répondu que s’ils avaient le budget, ils pourraient en faire un vrai jeu.

Et voici donc « Aragami », avec une charte graphique proche, mais il manque encore de travail en ce qui concerne la modélisation et les textures (et le lip sync durant les cinématiques, private joke). C’est un peu un pas en arrière, et le titre accuse un âge non flatteur. Fort heureusement, c’est aspect esthétique ne nuit en rien au plaisir de jouer.

Cela fait donc certes amateur, mais on s’amuse quand même. La partie audio permet de redresser le niveau, avec quelques musiques entraînantes, et des voix en V.O. inspirées.

DURÉE DE VIE : Comptez une vingtaine dizaine d’heure pour faire le tour des 13 niveaux, en mode furtif et esquivant les alarmes (bien moins si vous optez pour une approche plus brutale). L’aventure peut être étendue avec un DLC de 2 heures. Quant à la rejouabilité, elle est présente, les niveaux étant assez variés pour retenter l’aventure sous une autre perspective, voire en modifiant son approche (létale ou pacifique).

INTÉRÊT : A part l’agent 47, on avait pas grand chose à se mettre sous la dent depuis le départ en retraite de Sam Fisher. En attendant son hypothétique retour, « Aragami » permet de s’amuser à jouer les ninjas, et le fait plutôt bien.

Même si on peut déplorer un aspect visuel en retrait, le fun est là, comme le challenge : votre personnage est fragile, il faut donc bien préparer ses mouvements et ne pas foncer tête baissée. On s’amuse alors à s’approcher de la perfection, avec comme récompense un S comme score lors du résumé de chapitre.

DLC : Nightfall est une préquelle à Aragami, prolongeant la durée de vie du titre d’environ deux heures, et permettant de revenir sur certaines zones d’ombre de l’intrigue principale. On choisit cette fois son personnage, avec des pouvoirs assez similaires au jeu de base. L’originalité vient du fait que peut alors appeler son partenaire durant l’aventure pour faire un assassinat synchronisé (la grande classe). Les quelques niveaux fournis sont assez impressionnants par leur taille, de quoi tenter plusieurs approches.

16/20

JeuxVideo.com

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Rétrospective 2019

NB : Les précédents bilans sont disponibles ici

Un clic sur la couverture vous renvoie à l’avis complet.


LES JEUX

2019 Sera finalement une année charnière, avec un regain pour le jeu vidéo, en nombre d’heures.

Cela s’explique du fait de l’émergence de concurrents à Steam, assez généreux. On parle bien évidemment du tant décrié Epic Game Store, mais aussi de Twitch Prime (pour les abonnés). De quoi compléter une bonne ludothèque à moindre coût, plus d’une centaine de titres récupérés gratis…Et comme on le lit très souvent : si c’est gratuit, c’est que c’est vous…, ben c’est gratuit!

Plus d’une centaine de titres joués, un gros ménage entre ceux qui valaient le coup de s’attarder dessus, et quelques gros coups de cœur, totalement surprenants (dans le sens où jamais vous auriez mis un kopeck là dedans). Mais aussi de grosses déceptions, des jeux aux avis dithyrambiques qui finalement vous laissent de marbre et finissent par (re)prendre la poussière sur votre disque dur.

Alors, 2019 côté jeux vidéo finalisés, cela donne un total de 19 jeux (petite progression de +2 par rapport à l’an dernier), ce qui peut sembler peu, mais j’ai eu droit à gros kif chronophage de 85 heures sur Far Cry 5, ce qui en fait mon second jeu le plus joué derrière Final Fantasy VII et ces 100 heures).

 

Les titres joués :

 

Hormis deux trois exceptions, c’est vraiment du très bon, avec le tant attendu Resident Evil 2 (j’en parlais dans mon précédent bilan), de la pure nostalgie sur ce titre qui fut mon premier jeu Playstation, fini un nombre incalculable de fois. Grosse éclate sur Far Cry 5, plus mature, mieux conçu que les précédents, dans un environnement que j’affectionne particulièrement, ce qui nous change des îles et autres « trous perdus ».

Mais la vraie claque, c’est Rime. J’en dis pas plus, mon avis est disponible plus haut, mais quelle prise aux tripes…Ca fait vraiment du bien de tomber sur des jeux de ce genre…

Des coups de gueule maintenant, avec des jeux comme « Darksiders ». J’ai tenté de remettre les doigts dessus, avec la version Remastered, mais pas possible, je me lasse au bout de 20 minutes. Ces jeux sont donc condamnés à rester encore quelques années.

Autre coup de gueule, les jeux mal finis, ou optimisés au hachoir. Je veux parler des titres qui ne vous permettent pas de configurer les touches, ou de modifier les paramètres graphiques comme vous le souhaiteriez.

Enfin, carton rouge pour EA, et « The Saboteur ». Je remets les mains dessus, histoire d’avancer, et le jeu est truffé de bugs. EA a fermé le studio Pandemic après la sortie de leur jeu, les privant de futurs patchs. « The Saboteur » EA est à éviter. Il faut se tourner vers la version GOG, patchée et infiniment plus jouable. Inconcevable de devoir repasser à la caisse pour le même jeu.

L’année 2020 s’annonce aussi riche, se profile à l’horizon de grosses pointures comme la suite de Doom et de Resident Evil 2…

L’année en captures d’écrans home made, c’est ici.


LES FILMS

202 films en 2018, 192 en 2019 (-10). Ça reste pas mal, et encore cette année, des films d’une belle qualité. Voici le palmarès :


























Des super-héros, de l’animation, des thrillers, une montée en puissance des films Netflix…On gardera à l’esprit « Klaus », magnifique conte de Noël loin d’être niais, et deux petits bijoux que sont « The Perfection » et « Serenity », au scénario vertigineux et aux surprises multiples.
Si vous aimez l’ambiance « Call Of », Operation Red Sea est fortement recommandé.


SÉRIES

On mixe séries et animation. 2019, de belles surprises, et comme on le sait, certaines risquent de se prolonger. Alors, quelles sont ces oeuvres qui ont marqué cette année écoulée. Sans nul doute « Love Death and Robots », c’est des courts de S.F., avec parfois une claque esthétique ou narrative, entre comédie noir, frisson, et contemplation.

Pour le reste, ce fut la fin de « Games Of Throne », de « Punisher », ou encore « Umbrella Academy », une énorme déception…

…rattrapée par début 2020 de « The Boys », qui fera sans nul doute partie du panel 2020, au même titre que « The Man In The High Castle » et ses 2 dernières saisons.

D’un point de vue animation, de belles surprises avec « Violet Evergarden », « Zombieland Saga » et « Rascal Does not Dream of Bunny Girl Senpai ». Du drame, de la comédie loufoque, et une oeuvre bien plus dense que sa jaquette pouvait le suggérer…


MUSIQUE

Voici une manière sommaire de montrer les nouveautés de 2019. Pas que des « nouveautés », on a dépoussiéré les disques pour tomber sur de petites pépites, qui méritaient bien un RIP pour une écoute nostalgique.

Néanmoins, dans le lot, des coups de cœur. Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, les plus grosses claques ne viennent pas d’artistes plus ou moins reconnus, mais de compositeurs œuvrant dans le monde du jeu vidéo.

Ainsi, deux bandes-sons figurent sur le podium : « Rime » pour toute la mélancolie qu’elle apporte au titre, avec quelques chorales vous filant les poils…

 …alors que celle de « Planet Alpha » se présente plus comme un trip à la Jean-Michel Jarre, avec beaucoup de synthé, et des ambiances très particulières, parfois reposantes, parfois intrigantes.

Cerise sur la gâteau, ces deux bandes-sons sont disponibles en libre écoute en cliquant sur les jaquettes…

Une mention pour la bande-son de « Axiom Verge« , une vraie tuerie. Certains titres restent en mémoire sans saturer, malgré des heures et des heures sur ce titre.

Pour le reste, une touche Metal avec le live d’Ultra Vomit, tout aussi jouissif après les avoir vu en concert, et le grand retour de Lacuna Coil et Within Temptation, et surtout Rammstein. Leur dernier album fait couler beaucoup d’encre, mais ils ont sortis à mes yeux (ou plutôt à mes oreilles) un de leur meilleur album. Il suffit de tendre une oreille à « Weit Weg »pour s’en convaincre.

La bande originale de film revient à « Polar« , un film plus que correct, et un score développé par deadmau5. Déjà connu pour ces albums, ce dernier surprend ici avec des ambiances originales, une petite touche à la Reznor, et accouche au final d’un vrai petit bijou.

Pour conclure :

 

[PC]Rime

INTRIGUE : L’intrigue de Rime réside dans le fait de ne rien vous dire au début du jeu. Vous allez vous même découvrir votre histoire, pourquoi vous êtes dans la peau de cet enfant échoué sur cette île, et vos actions, sans le moindre dialogue ou aide visuelle, va vous propulser vers un voyage initiatique…

GAMEPLAY : Rime s’apparente à un jeu de plateformes en 3D, votre avatar déambulant dans un univers assez vaste, à la recherche d’énigmes à résoudre, le tout sans la moindre aide.

C’est sans doute frustrant au début, mais dès qu’on a compris le principe, tout s’enchaîne alors rapidement.

Vos seules actions seront de crier, ce qui aura pour effet d’activer des mécanismes sensibles au bruit, mais aussi d’escalader des parois afin de passer d’un plan à un autre, ou tout simplement tirer des blocs.

La majorité des énigmes ont un lien avec la lumière, l’alignement d’objets, voire le temps s’écoulant après l’activation d’un mécanisme.

RÉALISATION : Que dire, si ce n’est que c’est somptueux. Certes, les graphismes sont loin d’égaler les plus belles productions du genre, mais « Rime » a un style, une âme…

Difficile de ne pas reconnaître plusieurs influences, mais une m’a particulièrement sauté aux yeux, avec Hayao Miyazaki.

Le bestiaire, notamment vers la fin, renvoie directement à l’univers du maître (on pense notamment aux esprits lugubres et gluants et leur masque).

On n’a pas droit aux dernières technologies, aux textures 4K, mais on s’extasie devant tel décor, devant ce ciel étoilé, ou encore ces vestiges d’une civilisation ancienne.

Seul bémol, des chutes de framerate qui viennent parfois ternir le tableau. Rien de méchant, mais on passe d’un titre ultra-fluide à quelques saccades inexpliquées. Rien de bien méchant, cela ne pénalise pas la jouabilité au point de rendre frustrant certaines phases de plateformes.

Côté audio, c’est magnifique, une des plus belles B.O. composée par un jeu vidéo, au même titre que celle de « Ori And The Blind Forest« . Les violons sont à l’honneur, et le compositeur David García Díaz a même invité Lindsay Sterling sur un des titres.

L’O.S.T. est par ailleurs disponible à cette adresse.

DURÉE DE VIE : 8 heures de jeux en prenant largement le temps de visiter les moindres recoins des 5 niveaux composant le titre.

C’est certes peu, mais le titre est pensé pour être une petite aventure, développée par une petite équipe. On peut se pencher sur le développement houleux pour comprendre que le titre aurait pu être différent.

Mais au final, on retient une variété de situations bien pensée (cette poursuite dans le niveau 2), et une envie d’y retourner, pour avoir la globalité des collectibles, ces derniers permettant de mieux cerner l’intrigue (et sont aussi les seuls indices dans ce titre totalement muet).

INTÉRÊT : Attention! Pépite en vue. Donné gracieusement par Epic avec leur politique d’ « un titre gratis par semaine », « Rime » est resté un bout de temps sur mon disque avant que je ne me décide à le lancer.

Dès les premières minutes, on sent le potentiel du titre, mais on a vite fait de rebuter face à un mutisme complet nous décontenançant, ce qui donne droit à de longues errances sur l’île avant de comprendre que certains objets peuvent être collecter, peuvent interagir entre eux, et ainsi nous ouvrir certaines voies…

Il faut donc persévérer, car le jeu en vaut la chandelle.

Il faut se dire que nous sommes face à un titre qui m’a aussi rappelé une référence culte : « Tomb Raider », et surtout les premiers.

Notre avatar s’agrippe aux corniches et saute de l’une à l’autre dans des temples et autres vestiges, résout des énigmes, pousse des cubes et les place correctement.
Si vous aimez Lara Croft, « Rime » risque fort de vous parler.

Mais avant toute chose, il faut bien se dire, et sans trop spoiler, que l’histoire est bien là. Vous allez la découvrir, ou plutôt la deviner au fur et à mesure, au point de vous prendre dans les dents une claque monumentale au chapitre 5, de quoi vous vider de toutes les larmes de votre corps. Le sujet parlant à tout le monde, on se rend compte après coup, et après une recherche sur la toile, que ce final n’a laissé personne de marbre, loin de là.

« Rime », c’est donc un événement marquant, mon jeu de 2019, malgré ces quelques années et le fait que j’aurai pu passer totalement à côté, car un poil éloigné des mes standards. Mais comme « Life is Strange » et « Ori And The Blind Forest« , mes deux précédentes claques sans le moindre frag en vue, « Rime a su me captiver par son harmonie visuelle et auditive, et me balancer en pleine tronche des sentiments qu’on pensait alors réservés à d’autres médias comme les films et les livres.

Et ça, cela ne fait plus d’un titre un jeu vidéo, mais une œuvre d’art.

18.5/20

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