[PC]Mr. Shifty

INTRIGUE : En tant qu’agent spécial, Mr. Shifty a un don exceptionnel, qui lui permet temporairement de se téléporter à courte distance. Il aura bien besoin de ce don quand on lui assigne une mission de la plus grande importance : récupérer du Plutonium dans une tour ultra gardée.

GAMEPLAY : Shifty est un jeu au gameplay très rudimentaire : en vue du dessus, vous contrôlez votre avatar, avec une touche pour donner des coups de poings, une autre pour vous téléporter, et enfin une pour récupérer un objet ou une arme en vue de l’envoyer à la tronche de vos ennemis.

Pas plus, et aucun aspect évolutif.

RÉALISATION : On est ici sur le minimum syndical, avec une succession de niveaux qui se ressemblent, des vagues d’ennemis similaires, avec heureusement au fur et à mesure de la progression quelques nouveautés.

Mais l’ensemble reste minimaliste, très comic book, et la vue du dessus garantit le minimum syndical : ne comptez pas voir des sprites ultra détaillés, des textures propres ou des effets next gen.

On a plus l’impression que le jeu gère le cell-shading, sans confirmation (car aucun cut-scene pour voir plus en détail, que quelques dialogues en 2d venant se greffer sur l’écran), et la bande son ne varie pas d’un iota du premier niveau au final.

DURÉE DE VIE : 6 heures de jeu, 18 niveaux. La difficulté monte crescendo et il faut se dire que le jeu est une sorte de Die & retry, car la mort frappe très vite dans ce jeu, entre les futurs ennemis coriaces capables de fondre sur vous, ou encore ces P[censuré]N de laser qui balayent la pièce sans répits. Mais surtout, ce n’est rien comparé au dernier niveau (le 18), sorte de pot pourri de tout ce que vous avez pu enduré au préalable, avec des checkpoints aux abonnés absents.

INTÉRÊT : Dit comme cela, Mr. Shifty est le genre de jeu secondaire, idéal pour passer le temps. Mais une fois commencé, il peut s’avérer addictif, malgré une certaine monotonie.

On se prend au jeu, et malgré un gameplay rudimentaire, on s’amuse comme un p’tit fou si on y adhère. Il faut dire que contrairement à ce qu’on peut croire, le jeu dispose d’une complexité liée à la téléportation, la force du jeu.

Du coup, la stratégie est de mise, car pour éviter les troupes, les pièges, les mines, et retourner ces derniers contre eux, il faudra parfois ruser. C’est parfois évident, parfois forcé, mais on peut aussi contourner le système pour faire en sorte de se la jouer vicieuse.

Mr. Shifty opte pour un gameplay, un design old school. Des jeux comme on aimait en voir en salle d’arcade quand on était gamins (un peu comme Gauntlet). Le challenge est là, et malgré un certain laxisme dans les décors, les variations de situations sont bienvenues.

Un bon petit défouloir, qui peut vite devenir addictif quand le challenge commence à se profiler…

15/20

JeuxVideo.com

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[PC]Far Cry 5

INTRIGUE : Joseph Seed est à la tête d’une véritable armée de fanatiques, tous convaincus que la fin du monde tel que nous le connaissons approche. Véritable prédicateur puisant dans la Bible, il finit par se faire remarquer, en mal bien évidemment, et lui et sa secte font l’objet d’un mandat d’arrêt.

En tant que jeune recrue, vous assistez à son arrestation, mais rien ne se passe comme prévu. Suite à un accident où vous arrivez à vous en sortir in-extremis, vous faites figure de nouvel espoir pour la résistance qui se dresse face à Joseph et ses sbires…

GAMEPLAY : Après un Far Cry 4 très (trop) similaire à son prédécesseur, Ubi Soft a quelque peu revu sa copie, sans trop bouleverser l’essence même des Far Cry.

En gros, c’est toujours à peu près la même chose, à savoir un monde ouvert (ici disponible en totalité dès le début de l »aventure), segmenté en trois partie, toutes dirigées par un sous-fifre de Joseph. Outre les missions principales, on a bien évidemment des quêtes secondaires, des objets à dénicher, la chasse et désormais la pêche.

Mais cette fois, fini l’opulence avec une carte illisible tant on avait des informations et missions à profusion. Enfin une carte lisible, en 3D, et la modération en terme de possibilités secondaires (sans finalement impacter la durée de vie) rend l’expérience des plus agréables.

On note une meilleure gestion des points de compétence, de l’inventaire, avec cette fois la possibilité d’améliorer son arsenal sans passer pour un beauf capitaliste qui va chasser les espèces en voie d’extinction (coucou le « 3 » et le « 4 »!!).

Ici, vous pourrez améliorer vos compétences soit en récupérant des revues planquées un peu partout sur la carte, soit une fois des objectifs remplis (tuer 10 personnes avec un fusil à pompe, etc.). A noter que vous aurez pour la première fois la possibilité de modéliser votre avatar, de choisir son sexe et son apparence. Mais cela a un prix : votre personnage sera muet comme une carpe durant toute l’aventure. Le syndrome Gordon Freeman est de retour. Étonnant de la part d’Ubi Soft, quand on sait que d’autres jeux s’en sortent plutôt bien (« Rainbow Six Vegas 2 » ou les « Saints Row »).

La rencontre avec les sbires de Jacob s’effectuera dès que votre barre de résistance aura atteint un certain palier. Cette résistance s’acquiert en complétant des tâches que ce soit lors de missions principales ou secondaires, ou lors d’événements annexes (comme la destruction de biens d’Eden’s Gate). A mi-parcours, vous aurez une résistance bien plus coriace, avec de temps en temps des avions vous prenant pour cible.

Un moyen comme un autre de maintenir le joueur dans un certain stress, et de lui rappeler qu’il n’est pas là pour admirer le paysage.

RÉALISATION : Et parlons en de ce paysage. Ubi Soft a changé de version pour le moteur maison Dunia, et franchement, on apprécie le résultat.

Souvenez vous des précédents Far Cry, avec leur distance d’affichage qui semblait conséquente mais donnait finalement un rendu de carte plissée avec un relief absolument pas naturel (et un clipping forcé).

On oublie ici tout : de la vraie perspective, une superbe distance d’affichage, un vrai relief, mais surtout une montée en puissance des effets de lumière et des textures : on a enfin droit à un vrai cycle de nuit qui n’enlaidit pas le titre, une végétation luxuriante et le plaisir de voir l’environnement bercé par les rayons du soleil.

C’est une sacrée claque, et on n’hésite pas à plusieurs reprises à se croire dans un simulateur de tourisme, avec un aspect très Montana, de belles montagnes, des lacs, et une richesse dans les décors, même si on regrette de ne pas avoir plus de villes.

Pour la partie audio, c’est de la country la plupart du temps. On aime ou on n’aime pas. C’est pas le meilleur aspect de ce Far Cry quoi qu’il en soit, avec cependant une version française honorable.

DURÉE DE VIE : C’est là le point fort du titre, du moins si vous y accrochez : 85 heures au compteur, rien que ça!

C’est dû au plaisir de parcourir la carte dans les moindres recoins, de voir quelques références placées un peu partout (comme celle de « It »).

On trouve toujours quelque chose à faire, sans avoir l’impression comme dans les précédents volets d’être submergés d’actions environnantes (comme dans le 4 où lors d’une mission principale, vous tombez sur une espèce rare à collecter, puis d’un tambour à tourner pour augmenter vos succès).

Y revenir sera plus corsé, car se refaire toute l’intrigue peut être chronophage, mais le fait de pouvoir réinitialiser les points de contrôles permet alors de se remettre dans l’ambiance, et de s’amuser en mode furtif ou bourrin pour capturer l’endroit.

Enfin, on y reviendra pour se dépayser, s’offrir des vacances virtuelles en conduisant dans de superbes paysages…

INTÉRÊT : « Far Cry 5 » apprend de ses prédécesseurs et offre une aventure riche et palpitante, délaissant les contrées très exotiques des précédents chapitres pour quelque chose de plus proche, avec un scénario très intéressant pour qui est passionné par le survivalisme et l’Effondrement.

Seul reproche à ce sujet, les boss qui ne sont pas vraiment mis en avant. On regrette par exemple le combat final contre Jacob, un vétéran pur souche, et on rêvait d’une chasse à l’homme dans la forêt dans le même style que celles de « Rambo » ou « Hard Target », la survie mise en avant.

La Grace est aussi légèrement frustrante, cette matière désinhibitrice qui a le don de vous plonger dans un état second. Un peu sur-employée à nos yeux, avec certaines redondances.

Mais techniquement quel progrès. On prend plaisir à lancer le titre, à parcourir la carte, à dénicher ses petits secrets et à faire des tours en avion, en hélico, en jet ski, à pêcher, à chasser et bien évidemment à traquer nos ennemis avec un arsenal plutôt complet.

Une belle réussite, et on souhaite qu’Ubi Soft garde cette direction pour le prochain opus.

18/20

JeuxVideo.com

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[PC]What Remains Of Edith Finch

INTRIGUE : En tant que dernière héritière des Finch, vous allez vous rendre dans la maison familiale, où tous les membres de votre famille ont séjourné. L’occasion de découvrir grâce à chaque pièce une partie de l’histoire de vos ancêtres, notamment la fin tragique qui les attendait…

GAMEPLAY : « What remains of Edith Finch » est un jeu atypique. Sorte de Walking Sim à la première personne, où vous commencez par vous promener dans une forêt pour tomber sur cette bâtisse biscornue, s’y introduire par une porte dérobée, commencez à faire le tour de la demeure et se rendre compte que quasiment toutes les pièces sont verrouillées.

Il va vous falloir donc suivre un chemin bien défini, qui vous amènera à chaque fois dans un lieu différent, et vous narrera à sa façon comment vos membres de la famille vivaient, mais aussi comment ils ont tous trouvé une fin tragique.

Le jeu s’apparente comme un film à sketchs avec comme fil conducteur votre progression dans la maison. Très peu de commandes, tout se fait comme dans un FPS pour les déplacements et un bouton pour l’interaction.

Très peu d’éléments donc, mais une richesse de narration qui vous offre alors de superbes moments, même si on est plus dans la visite guidée qu’une succession de mini-jeu.

On commencera par une ambiance plates-formes à la Assassin’s Creed pour débouler sur une séquence plus étonnante, et ce ne sera que le début de nombreuses histoires, toutes plus tragiques les unes que les autres, avec des références à foison (celles de Barbara, entre « Les Contes de la Crypte » et « Halloween », dont le score de John Carpenter est ici extrait.

On changera du tout au tout avec un tour en balançoire, une plongée dans le bain, les fondations de la maison, une initiation à la chasse,etc…Autant vous laisser la surprise quant aux événements qui vont suivre…

RÉALISATION : Le jeu fourmille de détails et s’avère très riche graphiquement, accompagné d’une musique appropriée pour chaque thème. C’est vraiment du très bon boulot, même si bien évidemment l’excellence technique n’est pas le sujet premier.

DURÉE DE VIE : Le jeu est très court, mais intense. Il peut aussi être une question de goût, mais franchement, tout le monde peut trouver un aspect intéressant à ce titre (déjà le simple fait de visiter une maison qui n’est pas la vôtre). On y retournera sûrement, pour la poésie macabre que le titre dégage, assez unique en son genre. Le titre flirte avec le fantastique et les multiples références. Bien sûr, on aurait apprécié un gameplay un tant soit peu plus riche, et pourquoi pas quelques secrets à déceler.

INTÉRÊT : On se méfie toujours d’un titre plébiscité par le public et la presse, sans réellement savoir de quoi il s’agit. En n’attendant rien de ce titre, on découvre alors un titre très riche, certes court, mais très touchant. Chaque destin nous est conté avec une finesse d’écriture, que les passages les plus macabres nous paraissent alors doux.

Si le titre nous relie avec une famille très spéciale (pour ne pas dire une variation de la famille Adams avec ses personnages hors-normes), elle traite avant tout d’un sujet douloureux, bien évidemment la mort, et la montre sous un autre angle, et rend hommage à tous nos ancêtres, ou nos proches disparus.

A travers un sketch, on saura retrouver derrière l’aspect extravagant une douleur psychologique, la perte d’un être qui ne souhaitait plus vivre, ou une mort survenue trop tôt, un malheureux accident domestique comme il en arrive trop souvent.

Sorte d’exutoire, il n’est pas rare qu’un des sketchs fasse mouche, et vous fasse sortir un mouchoir, si la fin ne le fait pas.

Un titre chaudement recommandé, avec comme conseil d’éviter de se spoiler l’aventure, certains passages méritent amplement l’effet de surprise.

17/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

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[PC]Mother Russia Bleeds

INTRIGUE : Vu qu’il s’agit d’un beat them all old school, on ne va pas se le cacher, le scénario est très simple : vous êtes en U.R.S.S., en taule, vous vous échappez, et allez sans vous rendre compte participer à la révolution du pays

GAMEPLAY : A l’instar d’un « Double Dragon », ou encore mieux d’un « Streets of rage 2 », vous disposez ici de 4 personnages sélectionnables, avec des aptitudes différentes (force, vitesse, endurance…), qui seront aussi relatifs au nombres de joueurs humains autorisés, avec la possibilité de se frapper entre potes, ou pas.

Votre but sera de progresser sur un scrolling horizontal sur plus de 8 niveaux, aux environnements variés (prison, ville, train, building, boîte de nuit,…) tout en lattant tout ce qui s’approchera de vous. Vous pourrez utiliser des armes, blanches ou à feu, ce que fera aussi l’ennemi.

L’originalité du titre réside dans la Nekro, une drogue découverte dans le jeu. Cette dernière vous permet de vous regonfler à bloc en énergie, car ici, pas de poulet ou soda planqués dans les poubelles pour vous redonnez de la vie. Le concept est tout autre, et implique de la stratégie :

La nekro se stocke, et une fois à sec, vous devrez l’extraire du cerveau de vos ennemis morts. Il faudra alors faire attention de ne pas trop amocher la tête de vos opposants, la disponibilité en Nekro n’étant pas systématique, et les chances s’amenuisent si il ne reste plus grand chose de la tête. Si vous avez de la chance, le corps clignote, vous indiquant la disponibilité de Nekro, mais attention, de façon temporaire.

Il faut vite se dépêcher de l’extraire, tout en surveillant vos ennemis prêts à en profiter, vu que vous serez en position de faiblesse. Attention aussi à vos alliés, car chacun à un moment donné va lutter pour sa propre survie.

Vous pouvez aussi gaspiller une dose de Nekro pour entrer en mode rage, ce qui aura pour effet de multiplier votre force et votre vitesse. Très courte, cette possibilité influe sur l’aspect visuel du titre, avec un rouge dominant, et une musique accélérée.

RÉALISATION : Il s’agit ici encore d’une relecture du genre d’antan (ces fameuses bornes d’arcade où on dépensait tout notre argent, comme Final Fight), avec un design très 8 bits. C’est pixelisé à outrance, mais c’est le genre qui veut cela.

Par contre, pour l’aspect sonore, c’est plus d’actualité, avec du bon son bien contemporain, à base d’Electro. De quoi se motiver tout en donnant des coups.

DURÉE DE VIE : 5 heures pour le premier rush en solo, en sachant qu’une autre fin est disponible (sans avoir à refaire le jeu en entier). Ce n’est pas cet aspect qu’il faut prendre en compte, car le titre, comme de nombreux beat them all, tient son intérêt de parties endiablées entre amis.

Et si on n’a pas d’amis, il est possible de jouer avec l’IA, pouvant prendre en charge du second au quatrième joueur. Bien évidemment, le nombre d’ennemis s’adapte alors. On reviendra sûrement vers ce titre, dès que l’occasion se présente avec des amis.

INTÉRÊT : Fans de Pixel Art, de Beat Them All, de Ken le survivant, « Mother Russia Bleeds » risque de vous faire de l’œil. Sauvage, violent, irrévérencieux, le titre n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Il désamorce l’ensemble des situations avec un humour très noir cependant, où les insultes fusent, le gore transpire à fond, comme les gerbes que nos héros dégueulent de façon répétée. On pourrait alors se dire qu’on tient une petite pépite, mais le titre souffre quand même de quelques tares, à savoir une difficulté mal dosée (BORDEL ce boss dans la piscine!!!!!!!), et surtout des ennemis pas franchement folichons, qui soit vous inondent sans que vous ne puissiez réagir, soit attendent vos coups dans un coin de l’écran.

Quoi qu’il en soit, « Mother Russia Bleeds » est un bon titre, à cependant réserver à un public averti, très averti.

14/20

JeuxVideo.com

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