[PC]The Turing Test

INTRIGUE : Dans le rôle de Ava Turing, une ingénieure basée sur une des lunes de Jupiter, vous allez vous réveiller seule dans un immense complexe, et allez tenter de comprendre pourquoi l’équipage manque, en soutirant des informations à l’intelligence artificielle mise en place sur le complexe (appelée T.O.M.).

Il vous faudra pour cela parcourir plusieurs salles, toutes organisées comme d’immenses puzzles qu’il vous faudra résoudre pour aller de l’avant, et avoir la vérité sur ce qui se trame ici.

GAMEPLAY : « The Turing Test » n’est ni plus ni moins qu’un clone de Portal. On retrouve le même agencement de pièces/puzzle à résoudre pour avancer à la salle suivante, le tout avec un soupçon de scénario entre chaque salle, des dialogues entre Ava et T.O.M. remplissant les conditions d’une intrigue sous-jacente.

Mais contrairement au titre de Valve, pas question de jouer avec les portails. Si ici vous avez aussi une « arme », il s’agit en fait d’un collecteur d’orbes d’énergie, avec un maximum de 3 dans le chargeur. Cet outil vous permet de les attirer vers vous, mais aussi de les projeter vers un réceptacle qui actionnera un mécanisme. Dès lors, il faudra jongler avec ces orbes pour se frayer un chemin dans une pièce où des obstacles, des portes fermées, vous bloquent l’accès jusqu’à la sortie, qu’il faudra elle aussi débloquer la majeure partie du temps.

Tout le long des 7 chapitres, chacun composés de 10 puzzles, des nouveautés vont apparaître : certaines orbes de couleur ont des effets différents (énergie déployée de façon aléatoire ou sporadique), vous pourrez prendre le contrôle de tourelles pour vous déplacer, ainsi que de drones terrestres pouvant eux aussi collecter les orbes, mais aussi actionner des mécanismes.

Vous l’aurez compris, vos méninges vont devoir se mettre en ébullition pour résoudre les différentes énigmes du jeu, de la plus simple, voire évidente, à la plus complexe vous donnant envie d’arracher l’écran.

RÉALISATION : Le titre n’est pas là pour prétendre détrôner un Battlefield en terme de graphismes. Il reste très proche de Portal, avec qui il partage bien des similitudes.

Les pièces, les couleurs, les textures font bien évidemment référence à ce dernier, avec tout de même la finesse en moins, et l’esprit décalé. Ici, on constate que le titre n’est pas une superproduction, mais le fruit d’une petite équipe. Cela n’est pas gênant car le jeu est stable, et très propre. Avec sa superbe bande-son, il arrive même à insuffler un petit air de mélancolie à l’ensemble, lui conférant au passage un sentiment de fatalisme extrême (ce qui rappelle légèrement les propos de H.A.L. dans « 2001 »).

DURÉE DE VIE : On pourrait penser qu’avec ses 70 puzzles, « The Turing Test » pourrait avoir une durée de vie conséquente. Bien évidemment, tout dépend de votre niveau pour résoudre certaines énigmes. Il faut dire que dans l’ensemble, elles sont assez faciles, et le niveau augmente progressivement pour ne pas vous démotiver trop rapidement. on compte quand même deux-trois niveaux corsés, où l’agencement des salles et la façon de résoudre les énigmes est très complexe.

Comptez 6 à 7 heures pour en voir le bout, tout en prenant votre temps. Pour la rejouabilité, il n’est pas certain qu’on veuille reprendre l’aventure rapidement, surtout que les « fins » possibles sont accessibles via le menu du jeu (et consistent à un choix dans l’épilogue, donc inutile de se farcir le jeu depuis le début). Portal avait cette replay value avec un univers décalé et fourmillant de détails, ce qui manque un peu à « The Turing Test ».

INTÉRÊT : « The Turing Test » est un sympathique jeu de réflexion en vue FPS, et tire ses inspirations de « Portal » et de quelques grands films de S.F., tentant de sensibiliser le joueur via son existence (comme le test de Turing qui a inspiré le nom du jeu).

Le fait d’avoir quelques interactions avec la base entre deux chapitres est intéressant, mais hélas trop limité. Si l’univers mis en place fonctionne, avec une excellente bande-son, on peut déplorer que la narration soit trop minimaliste, cantonnée à des échanges verbaux. Pour une fois, quelques scripts, des passages où la fuite serait nécessaire face à une explosion ou un incendie ou la réparation de la base pour voir l’arrière du décor n’auraient pas fait de mal.

Mais si vous chercher à vous occuper les méninges pendant un petit laps de temps, vous pouvez sauter sur ce titre.

14/20

JeuxVideo.com

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