[PC]The Spy Who Shrunk Me

INTRIGUE : Nostalgiques de Cate Archer et de la saga « No One Lives Forever », réjouissez-vous! L’éditeur Catland a décidé de sortir un titre s’inspirant très très fortement (difficile de dire autrement) de l’univers déjanté de cette saga. On découvre donc Audrey Smoothspy, agent secret envoyée en Russie en pleine période de guerre froide. Elle ne s’attend pas à trouver quelque chose de terrifiant…

GAMEPLAY : Attention, si le jeu rend hommage à NOLF, il n’autorise pas les gunfights, ou du moins ceux qu’on a l’habitude de voir une fois notre couverture démasquée.

En gros, vous avez plusieurs gadgets vous permettant de vous la jouer 100% furtive, avec une montre arrêtant le temps, des bananes et grenades pour assommer les gardes, un téléporteur à la sauce « Dishonored », des lunettes pour voir les ennemis à travers les murs, et le fameux Shrink Ray, un pistolet vous permettant de réduire la taille d’un ennemi (en vue de le jeter ou de le broyer), ou de vous réduire vous-même pour vous faufiler discrètement dans le décor).

RÉALISATION : L’aspect cartoon est fortement employé dans ce titre, lui donnant un cachet très second degré, et donc en adéquation avec l’hommage aux titres de Monolith. Cela pouvait être plus beau, certainement, mais le rendu a le mérite d’être propre, et assez clair pour qu’on n’assiste pas à des textures baveuses ou une bouillie de pixels.

L’aspect audio est largement inspiré par « NOLF », au point même où on se demande si ce n’est pas le même score audio. Les voix dans la langue de Shakespeare sont bien choisies, et on retrouve la aussi le charme du premier « NOLF », avec le flegme de son héroïne, et les voix légèrement toonesques des ennemis.

DURÉE DE VIE : De part sa stratégie commerciale, le titre est sortie en early access, avec quelques niveaux, et s’est enrichi au fil du temps d’ajouts, que ce ce soit en terme d’ennemis, de gadgets, de situations. A cette heure, il peut être considéré comme finalisé, et représente à peu près 2 à 3 heures de jeu, ce qui est évidemment très très court, surtout en comparant avec la référence de base. Néanmoins, c’est l’œuvre d’un petit studio, et l’effort est déjà louable.

INTÉRÊT : « No One Lives Forever » continue de faire réver les joueurs. Plus de 20 après sa sortie, et en espérant une suite ou un reboot (malmenés par des questions de droits), on apprécie de voir un petit studio nous replonger dans cet univers si particulier.

Maintenant, les choses ne sont pas totalement roses : le titre a souffert de certains écueils techniques lors de sa sortie, il est impossible de mapper les touches, et l’IA ennemie est dans les choux.

C’est sans doute ce point le plus frustrant : le titre propose ses niveaux comme des parties 3D de Pacman, où votre personnage va devoir éviter les rondes ennemies. On « glisse » donc entre les ennemis, on peut courir dans leur dos, et ils ne se mettent à réagir qu’au bout de quelques secondes une fois qu’ils nous ont aperçu, ce qui nous laisse le temps de trouver un refuge.

On peut bien évidemment se la jouer plus brutale, mais le nombre limité de munitions pour le shrink ray (seul moyen létal) sont limitées, et il faudra bien fouiller le niveau pour en trouver d’autres.

Du coup, l’aspect narratif est totalement réduit au plus strict : pas d’ennemis tapant la discute, pas de surprises dans les mouvements ennemis, et pas de gunfights scriptés pour nous mettre la tension.

De même, le fait de pouvoir réduire sa propre taille était une bonne idée, mais elle est totalement sous-exploitée. On aurait aimé trouver des raccourcis dans le décor, jouer avec certains éléments (seulement un passage le permet vraiment vers la fin), voire se faire courser par des rats,…

L’aspect furtivité n’est alors plus vraiment gratifiant, car entre le fait de coller au dos d’un ennemi, se téléporter en hauteur pour devenir invisible, c’est très réducteur, et peu gratifiant qu’une planque sous un bureau, dans des toilettes pour passer derrière un garde en restant accroupi. Même le niveau où on est seule face à un mutant s’accomplit en quelques secondes, sans stress, alors qu’il pouvait donner lieu à un vrai moment épique, à la « Outlast ».

Et de ce fait, la facilité du jeu en devient risible, et on enchaîne alors en une moitié de demi-journée l’ensemble du titre, niveaux bonus y compris.

Mais on apprécie de voir un studio donner un soupçon d’hommage à cette fabuleuse saga, sans oublier leur hommage à « Dishonored », sans nul doute l’autre saga la plus proche de « NOLF ».

Gageons que le studio n’en reste pas là, et propose par la suite une vraie aventure digne de ce nom, avec toute la variété de situations, de lieux, de gadgets, qu’on est en droit d’attendre. Rien que pour ça on valorise ce titre pour une note d’espoir.

14/20

Fiche Steam

Fiche Nofrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Laisser un commentaire