[PC]Get Even

INTRIGUE : Le mercenaire Cole Black se réveille avec un casque vissé sur la tête, dans un asile malfamé. De là, un inconnu lui dicte certaines actions, toutes liées à son passé, du vol d’une arme révolutionnaire à la libération d’un otage, une mystérieuse jeune fille kidnappée avec une bombe sur le torse. Entre errance dans un lieu lugubre et saut dans le temps, notre personnage n’a pas fini d’aller de surprises en surprises…

GAMEPLAY : « Get Even » est vraiment atypique. Le titre de « The Farm 51 » (déjà responsables d’un Painkiller et du sympathique Deadfall Adventures) oscille entre enquête policière narrée, FPS, simulation de marche avec énigmes et survival horror.

Il y a clairement deux phases dans Get Even : celles où vous êtes dans l’asile, avec un smartphone capable de :
-vous afficher une carte des lieux et l’emplacement des ennemis
-scanner un objet
-utiliser une lumière infrarouge pour trouver des pistes ou des indices
-lire des messages
-utiliser une vision thermique en vue de résoudre certaines énigmes, ou de mettre en avant les potentiels ennemis dans le décor.

et une arme, avec des munition restreintes. Vous allez parcourir l’établissement en évitant les fous l’occupant, en suivant les indications de cet étrange Mr Red, et collecter des indices afin de savoir ce qui s’est réellement produit.

Et à certains moments, le fait de se concentrer sur une photo va vous envoyer vers le lieu en question, où cette fois, votre arsenal sera un peu plus étoffé, avec cette fameuse arme capable de tirer dans les coins, le fameux CornerGun. Vous aurez encore votre smartphone multifonction avec vous, vous permettant d’opter pour une approche plus furtive, ce que le titre vous recommande très fortement (cela a un impact sur la fin du jeu, en fonction de votre approche létale ou furtive).

La première phase opte résolument pour une ambiance très glauque, flippante, quoi que légèrement désamorcée par une bande-son insistante lors de l’approche imminente d’une menace (ce qui saborde tout effet de surprise quand on combine cet élément avec la carte et l’indicateur de présence ennemi).

RÉALISATION : Clairement en demi-teinte. Le jeu était vendu comme une révolution de l’approche photo-réaliste. Si les extérieurs sont corrects, voire plutôt sympathique, l’intérieur peine à convaincre, avec certaines textures en demi teinte, et un cauchemar dans les scènes d’obscurité. La partie audio s’en sort un peu mieux, mais reste déroutante.

Outre la voix rauque très cliché de notre personnage principal, on note quelques chansons introduites durant les phases de combat très « spéciales ». Imaginez de la pop style Taylor Swift quand vous êtes repéré…

Ok, tout s’explique par la suite, mais franchement, ça casse l’ambiance (surtout durant la scène dans le cimetière).

DURÉE DE VIE : Le titre n’est pas long, et c’est sans doute mieux ainsi. Certains ont réussi à le finir en un peu plus de quatre heures, et il m’aura fallu plus de neuf pour en voir le bout. Mais sincèrement, arrive un moment où le but est de le finir le plus vite possible pour passer à autre chose. Donc replay value nulle.

INTÉRÊT : Tout dépend de votre feeling : soit vous accrochez à cette « expérience », soit vous allez la subir.

Sur le papier, de bonnes idées, avec un mélange des genres, un scénario complexe (voire un peu trop, surtout ces fins à rallonge), mais The Farm 51 s’est trop dispersé, pour un résultat proche d’un mod amateur que d’une production sérieuse (sans dénigrer ou généraliser).

On retrouve plusieurs références à d’autres titres cultes : premièrement, le bourreau de Black nous fait penser aux meilleurs moments de « COD : Black Ops » (« Les nombres Mason!!!! ») avec ce personnage déstabilisé qui doit fouiller dans sa mémoire.

L’autre référence, c’est « Max Payne », avec ses flashback, ses personnages réels digitalisés utilisés comme narration, et ses passages surréalistes dans un décor vide, hormis les éléments d’une pièce.

On pouvait avoir quelque chose de correct, quoique bancal, mais s’ajoute à cela une énorme frustration : le CornerGun.

On vous met dans les mains un putain de flingue, capable de tirer dans les coins, mais on vous somme de ne pas tuer. A la place, vous avez la possibilité d’altérer la réalité et de faire apparaître des objets devant les ennemis pour vous cacher, ce qui est bien plus crédible et discret (et vu l’IA des ennemis, on se tape encore le front contre le mur).

On passe donc son temps dans les niveaux à courir d’abris en abris, arme à la main.

Heureusement, le recours à la violence est possible, quitte à se chopper la mauvaise fin, mais le titre devient alors plus intéressant (voire fun quand on maîtrise cette arme si originale).

On résume : un titre qui voulait faire peur mais qui n’y arrive pas. Un titre qui voulait nous amuser avec une super arme mais vous engueule quand vous l’utilisez…Il ne reste pas grand chose. Mais il pourrait plaire à certains, qui justement ne prendront pas en considération ces griefs et en feront abstraction.

Seule recommandation, le prendre lors de soldes, ou si offert dans un bundle. Au prix fort, la déception risque d’être grande.

05/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic


Notice: Use of undefined constant TDC_PATH_LEGACY - assumed 'TDC_PATH_LEGACY' in /var/www/html/blogs2.nofrag.com/public/wp-content/plugins/td-composer/td-composer.php on line 109

Laisser un commentaire