[PC]Metal Gear Solid : Ground Zeroes

INTRIGUE : « Metal Gear Solid : Ground Zeroes » figure de préquelle à Metal Gear Solid, un des meilleurs jeux Playstation de l’époque. Ce titre est aussi une introduction à « Metal Gear Solid V : The Phantom Pain », dont il hérite de bon nombre d’éléments.

On y incarne donc un Snake durant les années 1970, avec un sauvetage de deux de ses camarades, détenus dans un camp militaire américain ressemblant fort à cela de Gantanamo.

GAMEPLAY : On oublie les précédents MGS, car ici la zone d’action est plus importante, et on peut parler de monde ouvert, où une bonne partie de la base est à votre portée, ce qui vous permet de la découvrir comme bon vous semble.

L’infiltration est bien évidemment la matière première du jeu, et on retrouve l’essence même des MGS, à quelques détails près : l’arsenal est plus réduit, et visible sur Snake (cela pour plus de difficulté et d’authenticité). Moins de gadgets, moins de munitions du coup, et des silencieux qui s’usent à l’usage, rendant l’infiltration corsée, et l’obligation d’aller au corps à corps (ou l’esquive), pour économiser des balles.

On note la possibilité de customiser une arme (activer ou non un silencieux ou une lampe) mais aussi de tirer à la première personne, ce qui est plutôt pas mal…sauf que cela est mal géré, on ne passe pas d’un mode à l’autre d’un claquement de doigt, mais juste en visée.

Il est possible de tagger ses ennemis pour les suivre sur une mini-carte, afin de ne pas se faire surprendre. On prend alors un grand plaisir à scruter la base avec ses jumelles pour repérer tout le monde, et se faciliter la tâche.

RÉALISATION : Basé sur le Fox Engine, qui sera aussi employé sur « Phantom Pain », le jeu est impressionnant. Pas tant au niveau de ses textures, mais de sa restitution d’un monde et de ses détails.

« Ground Zeroes » commence sous une pluie battante, et c’est limite si on peut sentir la pluie. Les effets de ruissellement, l’éclairage, les animations, les détails sont minutieusement travaillés, et le jeu en jette.

Le tout est optimisé, ce qui renforce encore plus le plaisir qu’on éprouve en parcourant le titre.

DURÉE DE VIE : Si ce titre est souvent comparé à une démo, c’est que sur le papier, on a que peut d’objectifs : s’infiltrer dans une base et libérer deux détenus (voire plus…).

En ligne droite, cela prend évidemment peu de temps, mais si vous avez envie de découvrir chaque recoin de la base, la durée de vie augmente considérablement.

De plus, à la fin, vous débloquez des missions secondaires.
Se basant sur le même environnement, mais avec des conditions météo différentes (en plein jour, au coucher du soleil), vos objectifs seront totalement différents : sabotage, assassinat, récupération d’informations, voire du rail shooting en hélico avec une M16 ne demandant qu’à faire parler la poudre.

Loin d’être anecdotiques, ces missions variées confèrent une plus-value au titre, et permettent d’améliorer son score.

Au total, quasiment 5 heures, presque autant qu’un Call of Duty.

INTÉRÊT : Grand fan du premier MGS sur PS, mais déçu par les épisodes suivants, ce MEtal Gear Solid pourrait bien me donner envie d’investir dans « Phantom Pain ».

L’orientation prise par le titre, en terme de gameplay, est cohérente, et le challenge est là, sans être permissif. Un point important, frustrant sur les précédents jeux, et la prise en compte des soldats tués ou assommés dans la zone de combat.

Dans les chapitres précédents, on assistait avec une certaine frustration à une remise à zéro des patrouilles dès qu’on retournait dans une zone.

Impossible de nettoyer une base à l’époque, ce qui est quasiment possible de faire ici, en prenant bien évidemment ses précautions (cacher les corps, le B.A. BA). Cela va de pair avec une seule zone, et l’aspect tactique est alors renforcé, de même que le stress (« J’ai bien caché le corps? »).

Seule ombre au tableau, la gestion des touches. Si l’ensemble est plutôt bien pensé (pas trop de touches pour une action aisée), « Ground Zeroes » souffre de bugs de réaffectation des touches rédhibitoire, vous obligeant soit 1) à faire avec les touches imposées, soit 2)opter pour un petit logiciel ou la customisation de vos drivers clavier pour remapper « à l’extérieur » les touches importantes.

Un bug connu, mais jamais corrigé par Konami depuis la sortie du titre (quasiment 5 ans).

Hormis cela, « Metal Gear Solid : Ground Zeroes » est un titre à tester, surtout qu’on le trouve à un prix très réduit actuellement.

Il peut vous donner envie d’en voir plus avec son grand frère, et pour ceux qui n’auraient jamais touché à un MGS, de s’intéresser au projet ambitieux de Hideo Kojima.

14/20

Jeuxvideo.com

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