[PC]Firewatch

INTRIGUE : Henry est un chic type, qui n’a juste pas eu de bol dans la vie. Sa femme a choppé Alzheimer, et pour se changer les idées, il décide de devenir garde forestier dans le Wyoming. Tout cela se passe en 1989, durant un été très chaud.

Sa routine? Passer ses journée dans cette immense domaine, et discuter avec sa collègue Delilah, dont il ne connaît que la voix.

Notre cher quadra ne va pas se douter un instant que cet été va être pour lui une expérience unique, ce domaine cachant bien des mystères…

GAMEPLAY : Nous sommes en face d’un FPS, mais sans tir. Firewatch se présente comme un jeu d’aventure à la première personne, et votre but sera de discuter avec Delilah, d’explorer les environs, dans le but de faire respecter la loi face à des gens peu consciencieux, et sans conscience que leurs actes peuvent avoir des répercussions dramatiques, comme un feu de forêt. Vous n’aurez que peu d’interactions, si ce n’est un inventaire évolutif qui vous permettra de débloquer certains passages, comme avec la hache. Sinon, vous disposez d’une simple lampe, d’un appareil photo, d’une carte et d’une boussole, et aussi de cordage pour passer d’un endroit escarpé à sa base (et inversement).

RÉALISATION : Le style du jeu est atypique : épuré, proche du cell-shading, et des textures minimalistes. Pourtant, ça marche, on s’immerge rapidement dans cette nature digitale, au point de s’arrêter comme un simple quidam devant un coucher de soleil aux teintes majestueuses. l’environnement est assez varié pour qu’on sache à peu près où on est sur la carte sans avoir à la déployer. A vous les joies d’un lac bien fréquenté, d’un environnement consumé par les flammes et en train de renaître, de sommets vertigineux, de canyons, de grottes, etc…
Le titre se réserve même le luxe de vous surprendre vers sa fin.

DURÉE DE VIE : La durée de vie est très courte, surtout quand on se prend au jeu. Si le début peut être fastidieux, sans qu’on sache réellement à quoi s’attendre, quelque chose fonctionne directement : les dialogues entre Henry et Delilah. Ce duo forme vraiment une bonne paire, on a l’impression de voir la naissance d’une belle amitié entre deux personnes qui ne se connaissent même pas, et se confient l’un à l’autre dans cette immensité. Le fait de pouvoir choisir nos réponses face à Delilah aura un impact négligeable sur l’épilogue, mais mérite qu’on s’y attarde un peu pour découvrir la finesse d’écriture, et donner vie à ce duo. Alors qu’on pourrait vite se lasser d’avoir à discuter avec quelqu’un, ici c’est un plaisir, l’humour et les moments de tendresses se suivant à un rythme très régulier.
Comptez donc 6 bonnes heures pour faire le tour complet du titre, en sachant qu’il en faudra bien moins pour découvrir toutes les zones sans s’attarder (diviser alors le temps par deux ou trois, mais ce serait du gâchis). l’envie d’y revenir est là, ne serait-ce que pour découvrir des variations dans les dialogues, mais aussi se promener dans cet environnement.

INTÉRÊT : Firewatch est un très bon jeu, à part des productions acutelles et se penchant sur la narration pour nous atteindre. Les férus d’action passeront leur tour, mais les autres, ceux qui aiment le mystère, risquent fort d’y prendre vite goût.
Car comme précédemment cité, le titre n’est pas vraiment accrocheur dans ses premiers instants, on ne sait pas à quoi s’attendre en tant que joueur.

On suppose qu’on va se retrouver face à un feu, mais autant garder le suspens. Car le titre est plus intelligent que cela, et éclate ses mystères en petites intrigues dont on essaie de trouver un lien, qu’il soit cohérent, voire surnaturel. Telle est la force du titre, à nous faire songer à toutes les situations, à tous les dangers rôdant dans cette forêt.
La conclusion sera pertinente, bien amenée, et avec une certaine poésie, voire de la mélancolie. On pourrait dire qu’on est face à un grand moment d’écriture, tant la fin nous laisse un goût amer en bouche. Non pas comment elle se finit en tant que jeu, mais comment elle se finit sur une note pas vraiment joviale, mais ici chacun ira de sa propre conclusion.

16/20

Jeuxvideo.com

Fiche NoFrag

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