[PC]SOMA

INTRIGUE : Atteint d’une maladie incurable, veuf, votre destin va être scellé au détour d’un petit bureau en rénovation, où on vous propose un scan de votre cortex cérébral, en vue de trouver un remède dans un futur proche. Après avoir pris place dans un siège digne des plus grandes œuvres de S.F., vous vous réveillez dans un complexe maritime, seul. Mais êtes-sous sûr d’être seul?
Des présences hostiles se dressent devant vous, alors que vous cherchez à savoir ce que vous faites ici, et qu’est-il advenu de l’équipe en charge de cette station?

GAMEPLAY : « Soma », développé par le studio Frictional Games, reprend le même principe que leurs précédents jeux, tels que « Penumbra » ou Amnesia. Vous dirigez votre avatar en première vue, comme dans un FPS, dans un environnement hostile où la fuite et le discernement seront vos seuls moyens pour vous en sortir, et avancer. Comme dans certains titres mâtinés d’horreur, le fait de croiser le regard avec vos ennemis vous fera sombrer dans la démence.

La progression dans la base se fait alors suivant un rythme régulier d’énigmes genre Escape games, plutôt intelligentes et rationnelles (pas de rubis rouge à mettre dans une tête de tigre pour ouvrir un passage secret), et de poursuites façon chat et souris avec la faune locale, donc les coups ne vous tuent pas tout de suite, mais plutôt au second ou au troisième coup.

Le gameplay est de ce fait peu étoffé : pas d’armes, juste de quoi courir et jeter un coup d’œil dans les coins. L’environnement propose cependant bon nombre de documents et autres sources d’information vous permettant d’en savoir plus sur le lieu et sur ses habitants.

Seul l’onmitool vous suivra tout du long, une sorte d’ordinateur/scanner portable, qui rapidement vous permettra de vous sentir moins « seul ».

RÉALISATION : Soma est plutôt joli, sans être un canon du genre. Les environnements sont plutôt travaillés, avec de belles textures, et les ennemis peuvent être terrifiants. Idem pour la partie sonore, des bruitages et musiques d’ambiance renforçant l’immersion. L’intrigue met en avant deux types d’environnements, bien spécifiques, dont le seul bémol est sans doute de ne pas proposer une richesse de décors conséquente. Mais en même temps, un complexe sous-marin, ça limite fortement le dépaysement.

DURÉE DE VIE : Comptez une dizaine d’heures pour en voir le bout, certaines énigmes étant coriaces, comme certains ennemis rôdant, dont l’invincibilité vous fera pester quand il s’agira de chercher la pièce nécessaire à votre progression. A noter qu’une récente mise à jour vous permet de désactiver l’IA ennemie, ce qui a pour effet de supprimer toute tension au jeu et de ne lui donner qu’un aspect énigme/contemplatif.

INTÉRÊT : Si vous êtes adeptes des jeux d’ambiance morbide avec de la réflexion, alors « SOMA » risque fort de vous plaire. Autant le dire tout de suite, l’intrigue sera vite révélée, mais il faut dire qu’on sentait le coup venir.

Cela permet alors de se poser certaines réflexions liées au courant actuel technologique, où l’intelligence artificielle, la conscience et les possibilités de prolonger notre espérance de vie avec des moyens concrets vont vous amener à des dilemmes inédits, d’une cruauté sans pareil. On se sent impliqué, touché par cette démarche et quelques situations déroutantes, pour ne pas dire dérangeantes.

Cela donne au titre une certaine mélancolie, magnifiquement mise en valeur par l’environnement, parfois crasseux et infecté de créatures très Big Daddy, « Bioshock » nous revenant en tête à plusieurs reprises.

15/20

JeuxVideo.com

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[PC]The Bureau : XCOM Declassified

INTRIGUE : Années 60. Les États-Unis et l’URSS entament une guerre froide. Mais dans ce contexte, un nouvel ennemi point le bout de son nez (enfin, s’il en a un). La menace extraterrestre n’est plus un mythe, et le gouvernement américain crée dans l’urgence les XCOM, chargés de renvoyer les petits gris d’où ils viennent…

GAMEPLAY : Les plus anciens connaissent sûrement les XCOM, une série de jeux de stratégie se jouant au tour par tour. Cette fois, ce volet se présente comme un TPS stratégique : en gros, vous incarnez William Carter, et avec l’aide de deux agents, vous allez parcourir plusieurs niveaux avec comme mot d’ordre la stratégie. Inutile de foncer dans le tas, ici on vous demande de placer en temps réel vos hommes de leur ordonner certaines actions comme les déplacements, l’attaque, l’usage de compétences, afin de mieux cerner l’ennemi et de lui mettre une bonne branlée.

Mais avant tout cela, vous devrez passer par votre base, un gros hub vous permettant de dialoguer avec vos collègues, de collecter des infos, d’avoir accès à des tâches secondaires, de recruter vos agents…Il y a vraiment de quoi faire avec cette partie, gonflant plus ou moins la durée de vie. C’est aussi à partir de cet endroit qu’on choisit de lancer les missions principales ou secondaires, mais aussi des missions assistées où vous envoyez quelques uns de vos meilleurs hommes afin de collecter certains objets destinés à votre arsenal.

Quant à vous, vous disposez d’une arbre de compétence, vous permettant de choisir de nouvelles capacités, d’augmenter votre santé après avoir franchi un seuil d’XP. Pas exceptionnel, on a que 10 niveaux, et les compétences ne sont pas diversifiées à outrance. on notera la possibilité de soulever une cible (idéal quand elle reste planquée derrière le décor), d’invoquer un blob ou un drone, ou de prendre temporairement le contrôle mental d’un ennemi.

Vous disposerez bien évidemment d’armes, des classiques de l’époque à l’arsenal E.T. La bonne idée c’est que votre sac à dos, en fonction du modèle choisi, vous apportera des compétences supplémentaires (si vous optez pour le sac dédié aux armes laser, vous allez faire des ravages). La plupart de ces sacs se retrouvent sur le terrain, à vous de les dénicher en fouillant la zone.

RÉALISATION : Replaçons dans le contexte, ce titre est sorti en 2013. Pour l’époque c’est plutôt pas mal, c’est propre sans pour autant afficher une révolution visuelle.

Peu de détails, c’est parfois pauvre quand on se penche sur certaines zones, mais la reconstitution des années 60 est plutôt fidèle. Bon point pour la modélisation des personnages, c’est du bon job, même si les expressions faciales ou gestuelles se répètent rapidement.

En ce qui concernant l’aspect audio, c’est nickel, du rockabilly digne de l’époque, et la localisation française est de très bonne facture, avec des voix professionnelles (comme celle du regretté Patrick « Jack Bauer » Bethune).

DURÉE DE VIE : Moins de 15 heures pour faire le tour complet du propriétaire, c’est correct. Cependant, un sentiment de lassitude se présente en cours de route, car si les décors urbains ont l’avantage de varier en cours de jeu, les environnements extraterrestres restent eux trop similaires. L’impression de déjà-vu se fait alors ressentir au bout de quelques niveaux, ces zones étant systématiquement présentes.

On dispose aussi de certains choix durant les dialogues, pouvant modifier certains événements de l’intrigue. C’est encore plus flagrant vers la fin du jeu, où on vous proposera des fins multiples. A ce sujet, le scénario se veut habile et casse certains clichés. Mais assez pour refaire le titre en entier?

INTÉRÊT : Les plus anciens se souviennent avec nostalgie des XCOM, des titres exigeants à l’époque. Son ouverture sur le genre TPS permet de toucher un public un peu plus large, tout en gardant certains concepts des premiers jeux. Mais hormis cela, cela reste très classique, et passé les premiers niveaux nous plongeant directement dans une intrigue matinée de kitch, on sent progressivement la monotonie nous gagner. Rien d’insurmontable cependant, le titre reste plaisant à jouer, mais sans plus.

Les combats vers la fin se montrent très nerveux, on s’amuse avec l’ensemble de nos compétences en les croisant, mais….On pense parfois au prochain jeu quand on aura fini ce dernier, ce qui nous motive donc pour le finir encore plus rapidement.
Et ça, c’est plutôt mauvais signe, quand on commence à jubiler une fois les derniers niveaux arrivés, alors qu’au contraire, on devrait ressentir un soupçon de nostalgie.

« The Bureau : XCOM Declassified » est un titre correct, pas une arnaque (surtout quand il est offert via Humble Bundle). Fun au début, un peu moins vers la fin, il aurait mérité d’être un peu plus varié, car quitte à choisir l’option stratégie, autant l’étoffer et surtout la maîtriser : un gros bémol du jeu étant l’IA de vos alliés, incapables de rester en position malgré vos ordres. Tout l’aspect tactique sous-jacent en prend alors un gros coup dans les dents (surtout quand vos hommes se mettent à vous rejoindre alors qu’ils étaient censé faire un tir de suppression déstabilisant).

12/20

JeuxVideo.com

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