[PC]WOLFENSTEIN II : The New Colossus

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INTRIGUE : Après avoir mis fin aux agissements du Boucher, on croyait B.J. Blazkowicz mort. Mais le bougre est sauvé in-extremis par ses camarades, et s’enfuient à bord du Marteau d’Eva, un sous-marin Nazi. Ils entreprennent de former une armée en vue de reprendre les Etats-Unis aux mains des Nazis, en se joignant à toutes les cellules de résistance encore en vie.

GAMEPLAY : Si vous avez joué aux précédents volets (« The New Order » et « The Old Blood »), le studio MachineGames a conservé les mêmes mécaniques, à quelques nuances près.
Le sous-marin, le fameux marteau d’Eva, vous servira de Hub entre les différentes missions de l’intrigue. Vous pourrez vous y entraîner, dérouler des missions secondaires, papoter avec vos frères d’arme, chercher des bonus. Vous aurez aussi l’occasion de refaire certaines missions, légèrement modifiées par rapport au modèle original parcouru durant l’intrigue principale. Ces missions ne sont pas anodines, car elle vous permettrons de collecter des cartes sur les officiers Nazi. Avec ces dernières, et une fois décodées, vous obtiendrez d’autres niveaux alternatifs secondaires.
Blazkowicz a une nouvelle fois droit à des améliorations, se débloquant au fur et à mesure que vous accumulez certaines actions (comme des assassinats furtifs ou des tirs dans la tête, des frags en mode akimbo, etc…).
Une nouveauté cependant, liée au scénario et à un moment bien précis. Cette petite surprise vous permettra d’étoffer en fonction de votre choix, votre furtivité, votre mode bourrin, ou un compromis entre les deux.
Précision concernant ce volet, il est désormais possible de recourir à des sauvegardes rapides, via la touche F5. A l’époque où les checkpoints sont le modèle établi (et c’est encore le cas ici), on peut saluer le fait qu’on puisse à tout moment sauvegarder, et ainsi gérer soi-même sa progression.

RÉALISATION : Ce Wolfenstein s’avère techniquement un poil au dessus de ses prédécesseurs, mais alterne entre le bon, et le correct. Certains décors ont un cachet indéniable, et d’autres font dans le quelconque, à la limite du manque d’inspiration (surtout en vue des précédents volets variant les environnements avec délice). On passera donc des ruines de Manhattan et son métro, vu et revu on ne sait plus combien de fois dans les FPS, pour d’autres paysages plus ou moins concluants (la Nouvelle-Orleans, la base secrète d’un personnage tristement célèbre, ou encore un des meilleurs passages du jeu avec une Amérique dans son jus 60’s, et des scènes/dialogues truculents).

DURÉE DE VIE : En accumulant l’intrigue principale, les cartes secondaires, la recherche de tous les bonus disséminés un peu partout, on peut vite monter à 38 heures de jeu pour du 100%. Pour la rejouabilité, on repassera, le fait de se refaire certains niveau durant les missions secondaires, même s’ils sont légèrement modifiés, use et lasse.

INTÉRÊT : Des avis dithyrambiques, élu FPS de l’année 2017, la suite directe d’un excellent FPS…Ce new Colossus avait du charme, mais les promesses s’estompent une fois le titre en main.
Certes, on ne va pas revenir sur l’écriture : l’histoire est intéressante, la dystopie bien restituée, et la fameuse scène chamboulant tout est réussie, pour toute personne ayant réussi à passer au travers des différents spoilers.

Mais voilà, le titre il faut l’admettre peut décevoir, et donne finalement une impression de déjà vu, de « facilité » en pensant se focaliser sur une trame narrative mouvementée, avec quelques scènes épiques (comme sur Venus). Les griefs en sa défaveur sont des environnements trop similaires, tout comme les ennemis, une trop grande facilité ou comment détruire une fois les armes améliorées les plus puissants ennemis en quelques fractions de seconde (en difficulté élevée). On a aussi cette impression de titre ne faisant pas d’efforts, comme ce menu minimaliste qui n’a rien à voir avec celui des précédents volets (ou rien que l’illustration et le score de Mick Gordon vous dressait le poil).

Idem pour l’infiltration, plus aussi jouissive qu’avant, et moins gratifiante (la faute à une carte totalement inutile et illisible). Heureusement, quand ça bourrine, les sensations sont là, mais mal gérées : pas de sentiment d’urgence, votre personnage devient progressivement un surhomme, et l’overdose de munitions, de soins à collecter à ses pieds frise l’indécence (quand on sait que sa vie se régénère en plus, pourquoi encore disposer de kits de soin!!!).

Dans le même ordre, la frénésie d’ennemis avançant en vagues successives, à l’image d’un « Serious Sam », aurait apporté une certaine dynamique. Ici, il faudra se contenter de quelques cyborgs pas folichons, fragile comme du verre. Pour dire, certaines scènes de « Call Of Duty Infinite Warfare », fini dans la même période, s’en sortait mieux.

En plus, d’un point de vue technique, c’est pas folichon : textures mornes à Manhattan, ambiance Doom sur Venus…seul un passage retient toute notre attention, avant la fameuse surprise. Et on essuie encore quelques bugs de jeunesse (comme un retour bureau lié aux crash dump, limité après avoir désactivé une option dans le jeu, sans incidence sur la qualité visuelle, ni les performances).

« Wolfenstein II : The New Colossus » n’est pas un mauvais FPS, il s’appuie juste sur une recette gagnante, propose un scénario barré avec un gameplay parfois nerveux, mais manque d’originalité. Ce qu’on peut souhaiter pour la suite? Un nouveau volet, mais cette fois plus varié et mieux orchestré que son scénario, avec une difficulté adaptée. Bref, un « Return to Castle Wolfenstein »?

10/20

Fiche Jeuxvideo.com

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