[PC]Enemy Front

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INTRIGUE : Vous incarnez le reporter de guerre Robert Hawkins durant la seconde guerre mondiale, et vous allez vite vous rendre compte que vous n’êtes pas seulement là pour reporter la cruauté des nazis, la résistance vous enrôlant dans ses nombreuses missions, majoritairement basées sur le sabotage ou la libération de lieux.

GAMEPLAY : Quand on sait que le développeur n’est nul autre que City Interactive, une boîte connue pour des FPS budget tous calqué les uns sur les autres (les « Code of Honor » par exemple), on peut s’attendre au pire.
Seulement voilà, depuis quelques temps, CI essaye de se racheter une réputation. Fini les jeux torchés, place à de vraies productions, « quasiment » dignes d’autres grands studios (ouais bon quasiment, car y’a encore du boulot).
Pas de surprises, « Enemy Front » se présente comme un « Call Of Duty », avec quelques innovations pompées par ici ou par-là (la killcam façon « Sniper Elite » ou ses tirs sniper durant des événements sonores couvrant vos tirs, le marquage des cibles aux jumelles, comme dans « Crysis »,…).
Les cartes sont pour la plupart vastes et permettent d’affronter les ennemis selon plusieurs angles, ce qui évite une certaine linéarité dans certains cas.
L’infiltration est aussi suggérée, mais se confronte à une IA des plus crispantes (comme le fait de diminuer sa vigilance selon certains scripts).

RÉALISATION : On pouvait penser que l’adoption du CryEngine3 aurait donné un résultat intéressant, mais honnêtement, il est sous-exploité ici. Textures grossières et peu inspirées, le titre n’est pas vraiment un canon du genre, et pire encore, renvoie à quelques années en arrière, surtout si on compare avec le dernier « Wolfenstein ». Sans être mauvaise langue, certains niveaux sont tout de même « charmants », à l’image de ce petit village de France traversé pendant un niveau, ou encore cette usine de fusées V2 plongée dans la nuit. L’occasion de constater que bon nombre de lumières sont destructibles. Cela ne sert à pas grand-chose, vu l’IA peu développée et scriptée, mais c’est toujours un petit détail qui fait son effet.
Pour la partie sonore, vraiment rien d’exceptionnel. Le doublage français est dans la moyenne, les musiques ne viendrons pas vous hanter après une partie, et les bruitage sont dans la norme de ce qui se fait.

DURÉE DE VIE : Beaucoup de niveaux (dont un bonus), ayant la particularité de varier les environnements, entre milieux urbains en ruine, campagne française, camps de concentration, usines, sous la neige, durant la nuit, etc… Il faudrait compter environ 13 heures pour en venir à bout, sans se presser.

INTÉRÊT : Un énième FPS prenant comme trame la seconde guerre mondiale, alors que le sujet a été ultra-exploité, c’est tout le drame de CI, qui n’arrive pas à se hisser avec ce titre au niveaux des autres titres récents, la technique n’aidant pas non plus. Seul Wolfenstein réussit à se démarquer en misant sur un côté Bis totalement assumé. C’est ce qui manque à ce titre, le petit grain de folie (en plus d’une technique tenant la route, et malgré des efforts sur la variété des environnements), quitte à lorgner du côté de Tarantino pour nous sortir une version non officielle, purement gore et jouissive d’ « Inglorious Basterd », c’est tout ce qu’on souhaite pour le prochain titre CI à venir.

11/20

JeuxVideo.com

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