[PC]Resident Evil 6

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INTRIGUE : Le fantôme de Raccoon City refait surface quand Leon S Kennedy se retrouve face à une armée de zombies. De vieilles figures de Resident Evil font aussi leur comeback, comme Chris Redfield, Ada Wong, ou encore Sherry Berkin, qui a bien grandi depuis Resident Evil 2. Tout ce beau monde va constater qu’une menace plane sur le monde, avec des nids d’infection dans les pays de l’Est, en Chine, …

GAMEPLAY : Resident Evil 6 se découpe en trois volets (+1 bonus fourni directement dans la version PC), avec chacun un binôme, mais aussi une ambiance :
-Leon et Helena, avec au début un retour aux sources de la saga avec les zombies envahissant un campus, mais qui va vite virer aux grand n’importe quoi en Chine avec des explosions dans tous les coins.
-Chris Redfield et Piers, le pire duo, où le survival horror laisse place au shoot bourrin sans saveur.
-Sherry Berkin et le fils de Wesker, Jake Muller. Deux personnages aux super pouvoirs, avec un gameplay varié, allant du survival à l’infiltration (malheureusement très très mal gérée).
-Ada aura droit à son aventure, permettant de joindre ses différentes apparitions dans les différents volets, avec là aussi une part d’infiltration.

RÉALISATION : Si les personnages sont plutôt bien modélisés, les graphismes sont pour la plupart du temps horribles, avec des textures grossières et baveuses, une bande son qui finit par irriter, une maniabilité bâtarde avec des options dispensables, et des animations vraiment à la ramasse. Dommage, car à certains moments, ce « Resident Evil » propose une mise en scène et certains plans qui forcent le respect. Les meilleurs moments visuels seront lors des périples aux pays de l’Est, alors que tout ce qui se passe en Chine est synonyme de bouillie visuelle.

DURÉE DE VIE : La durée de vie est impressionnante, plus de 30 heures pour terminer la campagne solo et son extension Ada, et quelques heures à passer sur les autres modes, comme le fameux mode Mercenaires, désormais un classique.
Mais attention, car cette durée de vie cache une triste réalité, le fait que certains niveaux seront visités par plusieurs duos, et l’impression de refaire le même level avec d’autres personnages n’est pas vraiment gratifiant.

INTÉRÊT : Capcom a voulu mettre les bouchées double pour ce volet, qui frise parfois l’indigestion, voire le mauvais goût par certains moments. Quelques références au début ne suffisent pas de voir que cette saga n’a quasiment plus rien à voir avec les survival horror, mais de l’action sans saveur, avec une maniabilité des plus chiantes avec ses options ne servant à rien, des QTE trop envahissantes et mal intégrées, du grand n’importe quoi côté scénario, donnant alors dans le bestiaire où les zombies côtoient les essaims de guêpes, en passant par la créature invincible de service, les commandos mutants, les yakuzas shootés au virus.
On pensait avoir touché le fond avec « Resident Evil 5 », mais Capcom n’a qu’en partie redressé la barre avec sa suite. Il reste encore énormement de travail pour redonner ses lettres de noblesse à la saga, ce qu’à réussi en partie « Resident Evil Revelations ».

07/20

JeuxVideo.com

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6 réflexions sur « [PC]Resident Evil 6 »

  1. « Indigestion » c’est exactement ça, je me suis jamais aussi senti « forcé » d’avancer dans un jeu, je suis un pigeon quand il s’agit des resident evil ( coup de cœur des premiers jeux vidéos que j’ai touché ) mais là on m’y reprendra vraiment plus, berk.

    Et la partie multijoueurs, une vaste blague..

  2. J’ai trouvé la campagne de Léon pas trop mal, bien qu’un peu courte. Par contre je n’est pas touché aux autres campagne. Je pense qu’il aurait été préférable de se concentrer sur une seul grosse campagne bien finie que vouloir en faire 4 ou 5 mal finie. RE6 le narnar qui a voulu se prendre au serieux, c’est dommage.

  3. Je vais juste copier ma review steam :

    « Un excellent jeu mésestimé et haï par une horde de vieux cons qui s’accrochent à leur souvenirs de PS1, incapables d’accepter le moindre changement, en particulier le tournant coopération qu’a pris leur saga préférée.
    Jouer à ce jeu en solitaire comme un survival horror est la pire des imbécilités, et c’est ce que la majorité des joueurs et de la presse ont fait lors de la sortie console.
    Ici le jeu nous offre jusqu’à quarante heures de pure coop épique et nanardesque. Trois aventures à l’ambiance et aux personnages différents entièrement pensées pour être partagées avec un ou une ami(e). La difficulté No Mercy propose un challenge conséquent et révèle la technicité d’un gameplay aussi riche que difficile à appréhender au premier abord.
    Le scénario ridicule est sublimé par de superbes cinématiques. L’excellent doublage (en VO du moins) donne vie à des dialogues écrits par un stagiaire de Capcom.

    Combien de jeux proposent 40h d’aventure scénarisée en coopération, sans compter les modes annexes dont le très fun mode Mercenaries ?
    Tout comme son prédécesseur, ce RE6 tranche toujours plus avec ses ancêtres, n’étant au final qu’un pas de plus dans une longue marche qui a débuté dès le second opus.
    Effectivement, ce jeu n’a plus grand chose à voir avec le Resident Evil de votre enfance. Et franchement c’est peut être pour le mieux.

    Grosse recommendation si vous avez un pote avec qui le faire. »

  4. Je rejoins SlwoMo sur l’aspect coopération et l’évolution de la série.

    A quoi bon nous servir du RE4 réchauffé ? On y a déjà eu droit avec RE5 d’ailleurs. On ne peut nier que l’apparition du coop dans le 5ème opus a plutôt bien fonctionné, j’ai adoré le 4, tout seul (ou même à deux en se passant la manette à chaque changement de niveau), j’ai aussi adoré le 5 lorsque je l’ai fait avec un ami, on sentait vraiment qu’il était fait pour être parcouru ainsi.

    Les scénarios et dialogues des RE ont toujours été ridicules, seule l’ambiance a changé. D’un vrai survival à l’ambiance géniale pour le premier on est passé à un shooter sur fond d’horreur qui fonctionne néanmoins également plutôt bien. J’avais fait l’erreur de commencer RE6 en difficulté normale à l’époque, mais le faire en difficulté élevée permet d’apprécier les efforts faits sur le gameplay.

    Après ça reste un énorme brouillon, un pêle-mêle d’idées pas forcément super bien agencées et clairement pas du tout cohérent. Mais le chara-design, les monstres en jettent toujours autant, et se renouveler après tant d’opus est assez fort. J’attends vraiment RE7, qui, je pense, saura transformer ce brouillon en un très beau tableau !

  5. Sincèrement, je suis un gros fan des Resident Evil, et bien que je suis nostalgique des anciens je prend les nouveaux comme ils viennent sans préjugé, mais le 6 est vraiment bof.

    Le jeu propose 40 heures, ok, mais sur ces 40 heures yen a bien la moitié qui sont chiantes comme la pluie.
    Aussi, le jeu n’a aucune rejouabilité. En comparaison, RE3 est vachement plus court (5 à 8h pour le finir), mais je l’ai terminé encore et encore avec bien plus de plaisir.
    Le gameplay est très bon, je trouve aussi, mais les phases de jeu sont tellement scriptés que ça en enlève tout le plaisir (c’est pour ça que dans RE6, je préfère de loin le mode Mercenaries au scénario). Certains passage en refaisant le jeu pour la deuxième fois m’ont vraiment dégoutté… Voir que peu importe ce que tu faisais, comment tu les tuais, ce sont toujours les mêmes ennemis qui mutent complètement et de la même façon à chaque fois, alors que l’idée des mutations dépendantes des dégâts est vraiment cool je trouve.

    J’ai trouvé le 4 extrêmement bon, le 5 était sympa mais sans plus (gros manque de démarcation par rapport au 4, mais hormis le dernier passage du jeu, le jeu est quand même fun et défoulant), le Revelation un peu étrange, pas aussi bon que ce que tout le monde dit (le scénario et les personnages sont encore plus nanardesque que dans n’importe quel autre Resident Evil) mais pas mauvais non plus (c’est pas un vrai retour au source contrairement à ce que tout le monde dit je trouve, même si un effort est fait dans ce sens, et là aussi le mode bonus me plait plus que l’histoire) et RE6 j’ai vraiment balancé tout le long entre « j’aime, j’aime pas ». En fait pour le 6 ce qui est étrange, c’est que plus j’y joue, moins je l’aime, car la première fois que j’ai fait les différents scénario je l’appréciais assez bien, hormis lors de certains passages vraiment mal foutus. Mais à chaque fois que j’en refaisais un, j’avais de moins en moins envie d’aller jusqu’au bout, et pour moi c’est symptomatique d’un mauvais jeu. J’y ai quand même joué une centaine d’heure ceci dit, mais c’était pas 100h de fun, ya des heures de jeu que j’ai subit plus qu’autre chose.

    Je trouve la critique de DarkWolf injuste sur certains points (notamment sur le gameplay), mais au final, je trouve que son avis est fort proche de ce que je pense aussi du jeu (jeu trop ambitieux, qui ne sait pas dans quelle direction aller, qui veut plaire à tout le monde mais ne plait particulièrement à personne du coup, et les phases de QTE vraiment mal pensées… J’aurai dis 11/20 moi 🙂 ).

  6. 40 heures avec hélas des niveaux similaires (voir le combat contre l’Ogroman, qui m’a totalement saoulé la seconde fois).

    Mon préféré restera « Resident Evil 2 », qui disposait déjà à l’époque d’une bonne durée de vie, et cela grâce aux deux approches données (Léon ou Claire). A l’époque, Capcom avait réussi à faire en sorte que les deux aventures soient différentes, ce que je n’ai pas retrouvé ici, dans cet opus.

    C’est vraiment un sentiment de gâchis qui m’a possédé tout le long de l’aventure, car en soit, le titre a un énorme potentiel avec sa variété de personnages, ses environnements,…

    Mais sincèrement, je n’ai plus retrouvé l’ambiance, si peut-être au tout début de l’aventure de Léon et Helena, où on retrouvait un peu de l’aspect survival horror. Et l’aspect coop annihile toute forme de stress, celui qu’on ressent en se retrouvant seul en milieu hostile, avec peu de munitions.

    On verra bien ce que nous propose Resident Evil 7, où Capcom promet (et c’est pas la première fois) un retour aux sources. j’espère bien retrouver quelque chose dans la même veine que « Dead Space », et pas un jeu s’orientant vers le décalé, façon « Dead Rising 3 » (je me suis toujours pas remis du boss dans Resident Evil 6 qui se prend pour un sagittaire avant de finir en T-Rex).

    Lueur d’espoir à l’horizon : « The Evil Within », prometteur.

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