[PC]ALIENS VS PREDATOR

AVP1

Une licence comme AVP vaut de l’or, et n’a pas forcément eu ses lettres de noblesse sur grand écran, mais ses précédentes adaptations vidéo-ludiques étaient pour la plupart de bonne facture. On se souvient du beat them all de Capcom, bon petit défouloir, mais surtout d' »Alien Vs Predator » 2, signé Monolith, qui réussissait la prouesse d’offrir un titre homogène avec trois gameplay différents (comme son prédécesseur), mais aussi une ambiance oppressante et un rythme tendu. Un véritable petit bijou qui reste encore d’actualité.

Hélas, ce n’est plus Monolith qui signe ce nouveau volet, mais les petits gars de chez Rebellion, déjà auteurs du premier AVP.
En finissant leur dernière production, on ne peut que ressentir une légère déception. Le titre n’est pas mauvais, c’est même un FPS correct, distrayant, mais il est bien loin des attentes des fans.

Le jeu se présente toujours sous le même angle, vous incarnez soit un marine, soit un Predator, soit un alien. Il est possible de commencer avec n’importe quelle race et une fois une mission achevée, de passer à un autre protagoniste. Il est bien sûr plus aisé de rester avec le même personnage, histoire de pouvoir suivre le scénario, mais aussi de conserver le gameplay propre à chaque espèce.

Car si le marine vous propose une séquence grosse flippe avec bébète qui sortent de tous les coins, les deux autres vous imposent l’infiltration et la stratégie afin de sauver vos fesses de xénomorphe. Cela coule de source tant le Predator et son arsenal est un vrai chasseur qui sait se camoufler dans l’environnement, tandis que l’Alien se la jouera perfide en exploitant les zones d’ombres, tout en sabotant les installations humaines. Étant l’espèce la plus fragile (mais ayant en contrepartie une santé qui s’auto-régénère), elle devra faire preuve de prudence et abuser des Instant Kills.

Ces fameuses instant kills sont réservées aux chasseurs, donc à nos deux E.T. préférés. Il leur est possible de tuer leur proie sans avoir à les combattre, le but étant de tenter une approche furtive pour se glisser dans le dos de votre ennemi, de cliquer sur la touche idoine, et de voir sous vos jolis petits yeux une cinématique de mise à mort bien gore.

Le marine, lui, n’aura pas cette possibilité : il devra faire avec son détecteur de mouvements, l’avertissant de la provenance de la menace. Il aura en revanche un arsenal conséquent, du fameux M40 à impulsion, au cribleur, en passant par un fusil sniper capable de détecter ses proie dans le décor. C’est bien évidemment la campagne la plus scriptée, la plus flippante (toute proportion gardée), et la plus longue, même si sa durée de vie n’excède pas les 4 heures de jeu (les deux autres se cantonnant à 3 heures).

D’un pur point de vue technique, le titre n’est pas vraiment joli : textures approximatives, décors répétitifs (surtout repris dans les différentes campagnes, ce qui donne l’impression de refaire le même titre 3 fois d’affiliée avec un simple changement de gameplay) ou encore des modélisations qui laissent parfois perplexe.
Il souffre aussi de grosses lacunes d’un point de vue ergonomie : le marine ne peut pas s’accroupir, chose insensée dans un FPS actuel, alors que cette possibilité est nécessaire lors de combats contre des gardes synthétiques.
En outre, il reste maladroit sur sa mise en scène : certains effets sont vraiment prévisibles, et on n’est jamais oppressé comme on pouvait l’être sur un titre comme « Doom 3 ».
Mais un énorme reproche vient de l’alchimie entre les différentes races : le marine se cantonnera à de l’alien sous toutes ses formes, et ne devra faire face au Predator que dans quelques sporadiques séquences (histoire de dire on l’a fait), alors qu’on pouvait s’attendre à des combats de longue hal(i)eine, dignes du film de McTiernan.

Ces nombreux défauts, qui n’empêchent pas le titre d’avoir un potentiel sympathique, font de cet « Aliens Versus Predator » un énième FPS, frôlant l’opportunisme d’une licence juteuse. Prions simplement pour que le prochain volet soit confié de nouveau à Monolith, qui a prouvé avec une licence comme F.E.A.R., qu’ils savaient gérer l’action et l’ambiance, sans que l’un soit au détriment de l’autre.
12/20

Fiche Jeuxvideo.com

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