Rétrospective 2020

A toute année son bilan vidéoludique, et 2020 fut l’occasion, contexte actuel, de rééquilibrer les charges…

Plus de jeux, moins de films, tel est le leitmotiv actuel, le télétravail aidant à repartager la donne.

Cela m’a aussi permis de faire un gros dépoussiérage dans plus d’une centaine de titres qui étaient encore en WIP dans mon inventaire, avec chaque semaine de nouveaux titres gratuits (GOG, Epic, Prime Gaming) venant s’ajouter.

Voici donc la rétrospective de cette année riche (dans tous les sens du terme). Merci GOG Galaxy pour gagner du temps dans la réalisation de cette tâche, en attendant que l’implémentation de Twitch soit aussi activée 😉

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Pour les autres rétrospectives, c’est par ici


LES JEUX

28 jeux finis, soit 9 de plus par rapport à 2019. Ceci s’explique d’une part par le temps libre gagné en télétravail, mais aussi par la volonté de finir plusieurs petits titres se finissant généralement en « deux-trois heures » .

Je dis généralement car pour un complétiste, il faut toujours doubler ce temps par deux 😉

Les jeux finis (un clic pour arriver à la critique):

Du FPS, du TPS, du walking sim, du jeu de plateforme, encore beaucoup de variété et quelques gros gros coups de cœurs :

1 – Supraland, découvert via un commentaire sur Nofrag, et c’est dommage que le jeu ne soit pas plus mis en avant. Une vraie petite pépite chronophage!

2 – The Occupation : rare jeu fini en une nuit, un concept excellent, et si on adhère, on ne le lâche plus.

3 – Resident Evil 3 Remake : connu pour être trop court, le jeu est digne d’intérêt si on ne se gave pas et si on le déguste avec modération.

4 – Resident EVII : la démo m’avait refroidi, les soldes m’ont convaincu de l’acheter, de me lancer dans l’aventure sans plus de convictions, et de ravaler mes préjugés sur ce qui figure comme l’un des meilleurs Resident Evil, finalement très proche du premier.

5 – Planet Alpha : typiquement le genre de jeu inattendu, captivant via sa réalisation, sa bande-son admirable.

6 – Watch_Dogs : Ubi m’a conquis : un GTA like visuellement très propre, avec un gameplay très habile, et une ambiance « Person Of Interest » comme j’adore.

D’autres coups de cœur bien évidemment, des titres commencés en 2020 et qui seront en théorie finis cette année (comme « Ruiner », ou « Lifeless Planet »).

Des déceptions comme « DooM Eternal » qui n’a de DooM que le nom…et qui s’est vu vite remplacé par « Prodeus », encore en early access, dont je suis backer. Un conseil, foncez dessus, c’est une petite bombe (et la bande-son est dispo sur la toile, histoire de vous donner une idée de l’ambiance qui peut s’en dégager) :

Hélas, d’autres titres ont aussi fait leurs adieux à ma liste, comme les « Darksiders », « Brutal Legend », « Killer Is Dead », « Just Cause 2 », « Sleeping Dogs », « Lego : the Hobbit », certains « Batman Arkham » et consorts.

Des titres avec du potentiel, certes, mais n’étant plus dans mes attentes.

2021 commence plutôt bien, avec « Shadow Of The Tomb Raider », « Gears 5 », « Prey », « Hitman », « ReCore », « Metro Exodus », « Watch_Dogs 2 », « Mass Effect 3 ».

Et pour un petit panel des jeux en image, direction l’album photo.


LES FILMS

175 films en 2020…on n’est pas loin des 192 de 2019. On pense toujours que le cinéma ne pourra pas se réactualiser, et pourtant, encore de bonnes grosses claques. Palmarès des films avec une note supérieure ou égale à 16 :

(Cliquer sur l'affiche pour vous rendre sur l'avis)


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De la variété, de l’horreur au thriller en passant par la science-fiction, le drame et la comédie. Mais s’il ne fallait en retenir que quelques-uns, le haut du podium serait défini avec des films comme « Promare », « Ne coupez pas », « Midsommar, « The Hunt », « Les figures de l’ombre » et « Bohemian Rhapsody ».


SERIES/ANIMATION

(Cliquer sur l'affiche pour vous rendre sur l'avis)

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Suite et fin de « The Man in the High Castle », superbe série, et suite pour « The Boys », qui confirme sa suprématie de série culte.

Côté animation japonaise, on reste sur du classique, sans grosses surprises :

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MUSIQUE

Bon ben là par contre, c’est plutôt maigre, pas grand chose à se mettre sous la dent. On retrouve tout de même le dernier album de « Woodkid », et la découverte de « Chvrches », une sorte de pop acidulée entre Depeche Mode, Garbage, et les 80’s.

Reste encore quelques valeurs sûres comme « Deftones » ou « Sepultura »…

Et oui oui, y’a bien du Mylène Farmer dans la liste (éclectique qu’on vous dit!!! :p )

Sur ce, une bonne et heureuse année 2021, tous les avantages de 2020 sans les inconvénients 😉

Bonus track : un morceau tout en légèreté, on en bien besoin en ce moment

[PC]Supraland

INTRIGUE : En tant que rouge et personnage dans un bac à sable, vous êtes convié par votre reine à discuter avec les bleus situés de l’autre côté du jardin, pour leur demander de rétablir l’eau.

Ce qui devait être une petite mission va se transformer en quête initiatique…

GAMEPLAY : « Supraland », c’est en quelque sorte un mélange de « Portal » et de « Metroïd ». Votre personnage va déambuler dans un monde très ouvert, pourra se déplacer via des catapultes, et arrivera à progresser en étoffant son arsenal, que ce soit une épée en bois, un canon laser, un téléporteur, une ceinture aimant, un faisceau rose, un cube rose et bien d’autres possibilités que vous débloquerez au fil de votre progression, en ouvrant des coffres bien cachés, ou en les achetant chez les quelques vendeurs qui parsèment l’environnement.

L’aspect Metroïd est donc bien là, et pour l’aspect Portal, il s’agira d’énigmes, où l’environnement et vous outils devront être exploités à bon escient, à coup de projectiles pour activer des interrupteurs, mais attention à valider la bonne couleur…

Vous aurez aussi de nombreux ennemis pour vous empêcher de progresser correctement. Rien de bien méchant (du moins au début), mais il est conseillé d’améliorer votre condition pour vite en venir à bout.

RÉALISATION : Sous ses petits airs enfantins, « Supraland » bénéficie tout de même d’une bonne et solide réalisation : fluide, sans bug, une belle distance d’affichage même si on déplore un certain abus du flou, des couleurs vives et chatoyantes et une direction artistique appropriée, se permettant même quelques nombreuses touches d’humour.

Si les musiques ne sont pas mémorables, elles ne sont pas heureusement trop soûlantes, et les dialogues se limiteront à des onomatopées, vous obligeant à lire quelques sous-titres.

DURÉE DE VIE : Elle est conséquente, sans non plus être phénoménale. La première chose que l’on constate en débutant une partie, c’est qu’il y a tellement de choses à faire, à découvrir, qu’on se demande comment on va faire pour obtenir le 100%.

Finalement, en prenant son temps, et en gérant correctement ses allers-retours, on tombe sur une bonne vingtaine d’heures, et comptez bien moins pour celles et ceux ne courant pas derrière les 100%

Pour la replay value,, et bien une fois les 100% réalisés, il n’y a plus grand chose à faire, à part se promener, car les ennemis, eux aussi, font partie des objectifs à compléter pour obtenir les 100% en supprimant leur nid, ce qui du coup réduit grandement leur présence.

INTÉRÊT : « Supraland », c’est un peu comme une drogue, une forme d’addiction sévère vous poussant à toujours vouloir aller plus loin, explorer l’univers ultra vivant, le tout saupoudré d’une bonne humeur et de quelques guests à découvrir.

Mais c’est surtout un jeu qui arrive à concilier l’aspect FPS avec ennemis, des énigmes assez capillotractées (qui vont vous faire revoir vos cours de physique et les codes couleur) avec beaucoup d’harmonie.

On bloque rarement, d’une part car on peut toujours faire autre chose, mais aussi parce que le jeu n’est pas ultra rigide dans ses résolutions.

Un exemple tout simple est celui concernant vos aptitudes de déplacements. Vous allez progressivement acquérir le double saut, puis le triple saut, le téléporteur, et la possibilité de flotter dans les airs (sans oublier l’excellent bonus de l’Happiness pour les plus endurcis).

Avec tous ces éléments, vous arriverez à « tricher » durant certains passages pour passer à travers le décor, ou atteindre une plateforme censée être inaccessible en temps normal. A l’image d’un « Dishonored », vos possibilités sont étendues, et il n’y a pas forcément qu’une méthode pour y arriver.

Beau, intelligent, fun, riche, « Supraland » a tout d’un beau gosse premier de la classe. Ce qui est étonnant, c’est qu’il s’agit de l’œuvre de quelques passionnés, qui vont retenter l’exploit avec un deuxième volet, à venir prochainement. On souhaite vivement qu’il soit dans la même veine.

18/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

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[PC]Aefen Fall

INTRIGUE : Vous êtes Abadel, un puissant alchimiste dans un Londres très steampunk.

Le gouvernement souhaite arrêter tous les alchimistes.

Vous voilà alors engagé dans une course contre la montre pour stopper leurs noirs desseins.

GAMEPLAY : Vous aimez « Mirror’s Edge », vous adorez « Dishonored »? Et bien « Aefen Fall » n’est ni plus ni moins qu’un jeu de parkour, empruntant au premier ses mécaniques de courses spectaculaires sur les toits d’une ville, dans une environnement rappelant furieusement le second.

En tant qu’alchimiste, vous aurez quelques pouvoirs afin de progresser plus facilement de toit en toit, et aussi éviter les Mechas placés sur votre parcours.

Votre premier pouvoir vous permettra de créer un point artificiel pour prolonger votre saut, lors des passages les plus chauds.

Votre second pouvoir, lui, vous permettra de figer un élément du décor (turbine de ventilation, monorail, ennemis) durant un court laps de temps.

Bien évidemment, les aptitudes de base comme se retourner et courir le long d’un mur sont aussi de la partie.

RÉALISATION : Si la partie sonore s’en tire très bien, avec des musiques inspirées, il en est tout autre chose pour la partie visuelle, à qui il manque une certaine expérience pour devenir mémorable.

C’est au moins propre, certains décors sont agréables, mais comme nous le verrons plus tard, il s’agit d’un projet « jeune », et le manque d’expérience, sans malveillance, se fait un peu ressentir.

DURÉE DE VIE : Le prix vous mettra la puce à l’oreille, le titre se termine très vite, d’une part vu le nombre réduit de niveaux, mais aussi par la volonté du gameplay qui vous pousse à toujours courir, et ne pas vous attarder comme bon vous semble. Comptez un peu plus d’une heure pour en faire le tour, mais ce qui compte surtout avec ce jeu, c’est de pouvoir améliorer son temps en découvrant et empruntant des chemins secondaires, ce qui lui octroie une durée de vie plus conséquente.

INTÉRÊT : Pur projet d’étudiants de l’école Rubika, « Aefen Fall » est une bonne entrée dans le monde des jeux vidéo, avec tout ce que cela implique.

Un petit jeu avec un potentiel certain, trahit par sa prime jeunesse et quelques errances d’un point de vue visuel, des bugs et une optimisation à pieaufiner. Le titre n’a jamais planté chez moi, mais quelques saccades pas trop pénalisantes venaient de temps à autre perturber un passage où la fluidité se voulait exemplaire.

On pourra chipoter sur l’agencement des touches et le keybinding à revoir, mais tout cela fait partie du panel des jeux ne disposant pas d’une équipe expérimentée.

Un gros message d’encouragement pour eux, car ils ont réussi à faire parler de leur titre dans certaines revues spécialisées, et on ne peut que souhaiter pour la suite quelques patchs leur permettant d’apprendre de leurs erreurs, de les corriger, et de nous proposer, forts de cette expérience, un nouveau titre, ou pourquoi pas une suite plus consistante.

12.5/20

Site Officiel

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[PC]Sniper Elite 4 (+DLCs)

INTRIGUE : La seconde guerre continue de faire rage, et Karl Fairburne, sniper émérite, retourne sur le front pour éliminer la menace nazie et fasciste, car cette fois, il est déployé en Italie…

GAMEPLAY : Par rapport aux précédents Sniper Elite, on reste dans quelque chose de très similaire, surtout par rapport au troisième chapitre : de grandes cartes pour chaque niveau, assez ouverte pour permettre plusieurs approches, et grouillant d’objectifs afin d’y rester le plus longtemps possible.

Vous aurez toujours le choix d’un fusil sniper, bien évidemment, mais aussi d’une arme secondaire, généralement une mitrailleuse, et d’un pistolet. D’autres accessoires seront aussi à votre disposition, comme des grenades, des mines, de la TNT, des trousses de soins, etc…

Chaque niveau comporte son lots d’objectifs principaux, nécessaires pour passer au suivant, et des objectifs secondaires intéressants et variés (sabotage, collecte d’informations, assassinats) vous permettant d’approfondir le scénario, mais aussi de collecter plus d’XP, ce qui vous permettra de monter en grade, et débloquer à certains paliers des compétences supplémentaires, allant d’une récupération plus rapide de votre souffle (idéal pour le tir et la course d’endurance), à l’augmentation de votre stock de munitions.

D’autres possibilités vous sont offertes pour personnaliser votre expérience, comme la maîtrise de votre arme, vous permettant d’améliorer des points comme le zoom, le recul…

RÉALISATION : Si le jeu n’est pas une tuerie graphique, il sait encore donner de bons résultats en terme d’esthétique, et sait parfois bluffer lors d’un paysage ou deux, surtout ceux en montagne. Les décors sont assez travaillés pour vous permettre de trouver le bon point pour guetter un convoi, de vous cacher dans un buisson, avec un rendu pas forcément photoréaliste, mais assez efficace pour qu’on s’immerge.

Même constat pour l’aspect sonore, où on retrouve les mêmes thèmes que précédemment, et toujours un sound design adapté, très claquant quand notre tir part pour faire de gros dégâts.

C’est propre, et c’est déjà ça. A noter que le titre donne parfois dans des effets très novateurs, comme certains reflets dans l’eau (voir le dernier niveau du DLC), ou encore les rayons de lumière dans un bâtiment (toujours dans les DLCs).

DURÉE DE VIE : La durée de vie est tout simplement énorme, car entre le jeu de base et ses 8 niveaux (plus deux déblocables en coop only), et les 4 nniveaux des DLCs, il m’aura fallu plus de 43 heures.

Ceci s’explique du fait que chaque carte dispose d’assez d’éléments pour vous tenir en haleine, entre les objectifs principaux, les secondaires, les défis et autres items à collecter. Chaque partie est un appel pour de longues heures à planifier sa stratégie, opter pour les bons déplacements, en taguant ces ennemis aux jumelles (comme dans les Far Cry), et en choisissant soit une approche discrète, minimale, ou tout simplement dévastatrice.

INTÉRÊT : On aurait pu penser que ce 4ème volet allait sentir le réchauffé, et même si la recette n’est pas nouvelle, on prend encore son pied à flinguer du nazi à longue distance.

Enfin, longue distance, c’est vite dit, car si les cartes sont immenses, vos possibilité de fragger un ennemi à l’autre bout de la carte sont quasi nulles, du fait que la géographie et les reliefs, les obstacles, limiteront fortement votre approche.

Vous devrez vous contenter des cibles généralement à moins de 100 mètres, au plus 200, et de rares cas à 300, même si à un moment j’ai réussi un tir à plus de 500 mètres.

Cette volonté de réduire ce facteur a une bonne raison : la trop grande facilité du titre, et cela même en difficile.

Comprendre par là que vos ennemis ne seront mortels qu’à courte distance, et au delà, c’est juste du nettoyage, le son de votre arme ne sera de toute façon pas perçu par l’ennemi.

L’IA n’est pas folichonne non plus, car une fois détecté, il vous suffit de vous planquer dans un buisson pour ne pas être inquiété.

Enfin, le système de sauvegarde est assez spécial : sauvegardes manuelles, sauvegardes automatiques, et sauvegardes rapides manuelles (le fameux F5-F9).

Étrangement, les sauvegardes automatiques interviennent très très fréquemment, limite à chaque tir, ce qui fait que si vous mourrez, ou décidez de reprendre à la dernière sauvegarde, vous n’aurez pas beaucoup perdu de votre progression.

Le titre est alors nullement punitif sur ce point. Pire, il vous avertit fréquemment de menaces avec sons, flashs pour les snipers planqués, musique dynamique, en plus de vous montrer sur la carte où se trouvent les ennemis, et même de les surligner à travers le décor dès que vous collecterez sur les officiers les listes de rondes.

Heureusement, vous pouvez modifier la difficulté et certains points pour plus de réalisme et de challenge, mais il n’empêche qu’une fois qu’on a compris le principe du jeu, c’est du gâteau.

Cela n’empêche pas le titre de rester addictif, de se sentir surpuissant au point de se confronter à un tank, de savourer chaque killcam avec ses effets gore.

Une recette certes pas nouvelle, mais faite avec amour, comme un plat italien.

15/20

JeuxVideo.com

Nofrag

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[PC]Devil’s Hunt

INTRIGUE : Vous, c’est Desmond, un beau gosse pour qui tout réussit, une belle carrière de boxer, une belle villa, une charmante fiancée…
Mais votre monde va basculer quand tout ce à quoi vous teniez vous est brutalement retiré, et dans un excès de colère, vous voilà à songer au suicide, à passer à l’acte, et à vous réveiller en enfer, où Lucifer vous propose un deal. Armé de super pouvoirs, vous allez combattre des hordes d’anges, et de démons…

GAMEPLAY : Le premier volet d’une possible trilogie (ce qui est de moins en moins probable avec le temps) vous place dans un beat them all, ou plus précisément dans un clone de « Devil May Cry » de Capcom : ici aussi, on incarne un humain capable de se transformer en démon, on latte des démons à coups de poings, et plus tard avec des armes virtuelles comme une épée une fois d’autres techniques de combat acquises.

c’est la petite subtilité du jeu, vous débloquerez au fur et à mesure de votre progression 3 styles de combat, tous possédant des combos et autres bottes secrètes à débloquer en échange d’âmes que vous collecterez sur vos victimes, ou cachées dans le décor.

Une idée intéressante, permettant de varier les plaisirs, mais qui finalement ne sera pas trop utile : un des styles est quasi inutile, celui de base convient pour tout le bestiaire, mais le second vous donne la faculté de vous régénérer, ce qui est très utile lors de certains combats, et vous permet aussi de sortir une sorte d’épée/extension de votre bras, pour des coups plus distants.

On peut aussi compter sur 3 pouvoirs à sélectionner, permettant de faire subir de gros dégâts à vos ennemis.

Enfin, vous aurez la possibilité de parer les coups (le même système que dans les « Batman Arkham… » ), mais aussi de dasher, une bonne idée pour vite passer dans le dos d’un ennemi ou esquiver, mais qui ici se révèle être peu pratique et un poil pénalisante.

RÉALISATION : Pour une petite société et un titre loin des AAA, le studio Layopi Games envoie par certains moments du lourd de chez lourd niveau décor. L’enfer est une vraie réussite, avec des décors et des textures qui forcent le respect.

Ce sera moins élogieux concernant la modélisation des personnages, ou les décors dans le monde « réel ».

Côté ambiance sonore, rien de bien folichon, le titre propose des voix en V.O., et certaines sont assez comiques pour propulser le titre dans le rang des nanars (on pense au principal antagoniste de l’histoire et son accent allemand prononcé » Ziss iz Zi End for you!!!! »)

DURÉE DE VIE : 13 chapitres, avec des collectibles, mais franchement, une fois bouclé, ben on passe vite à autre chose. Comptez entre 5 et 7 heures pour en faire le tour, en sachant que les premiers niveaux sont bourrés de cinématiques à se farcir, qu’on combat peu.

Heureusement, la tendance s’inverse par la suite…

INTÉRÊT : La comparaison avec « Devil May Cry » porte un sévère préjudice à « Devil’s Hunt », qui ressemble à un remake sous forme de nanar.

Pourtant, le titre s’avère parfois visuellement superbe, surtout en enfer…Mais hélas, cet environnement revient un peu trop souvent, comme les autres, où on passe le plus clair de notre temps dans l’appart’ de Desmond, dans des immeubles vides de personnel…La monotonie de certains niveaux porte un sacré coup, et ce n’est pas le seul.

Car le point crucial de ce genre de jeux, ce sont les combats. Ici, et bien on constate quelques incohérences.

D’une part, le jeu peut s’avérer un peu trop facile, surtout quand votre personnage gagne en puissance. Si en plus on vous accorde deux chances de revenir à la vie en tapotant la touche action à toute vitesse, vous allez rarement être bloqué, hormis un ou deux boss bien costauds.

Mais les combats ne sont pas vraiment gratifiant, et cela à cause d’un élément primordial, ici supprimé et remplacé par autre chose : le saut!!!

Sauter dans un beat them all vous permet d’accéder à de nouveaux coups, d’esquiver plus facilement des ennemis, là où le dash n’est pas optimisé (et c’est le cas ici, où on déplore une trop grande latence), mais surtout, vous permet de traverser les niveaux sans avoir à déplorer la redondance d’un mécanisme tout con : appuyer sur un bouton pour monter sur un endroit précis du décor pour avancer. C’est d’une part très dirigiste, mais surtout, ça n’épargne pas les bugs (comme celui de ne plus pouvoir revenir en arrière après avoir visité une salle secondaire, bloqué par un demi mur que le personnage refuse de gravir sans l’invite).

Et des bugs comme cela, y’en a d’autres, comme un au troisième chapitre où votre personnage reste bloqué dans le décor suite à une cinématique (tips : passez la cinématique pour pouvoir avancer), sans compter une optimisation parfois dans les choux, où le framerate chute parfois sans explication logique (heureusement, rarement durant les combats).

D’ailleurs ces derniers sont parfois corrects, et on finit par s’y faire. Mais en comparaison avec d’autres titres, c’est un constat de vache maigre.

« Devil’s Hunt » s’est fait démonter par le public et par la presse, mais n’est pas si mauvais que cela. Il a quelques atouts, il faut un peu s’accrocher pour vouloir continuer l’aventure.

Tentez l’aventure à vos risques et périls, seulement si vous êtes fan du genre et que vous n’avez rien à vous mettre sous la dent.

09/20

JeuxVideo.com

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[PC]Effie

INTRIGUE : Galand, un chevalier maudit par une sorcière qui l’a fait vieillir prématurément, raconte à la jeune Effie comment il est parvenu à casser sa malédiction, et en même temps à sauver des villes de son emprise…

GAMEPLAY : « Effie », c’est un jeu de plateformes en 3D, dans la veine d’un « Crash Bandicoot ».

Votre personnage commence dans des salles vides, à collecter des runes, puis fera rapidement la rencontre d’ennemis, et d’un bouclier comme allié.

Ce bouclier, c’est le moteur du jeu. Bien évidemment, il va vous servir à vous protéger, mais aussi à donner des coups (légers ou violents), s’améliorera au fur et à mesure que vous collecterez des runes, et vous servira aussi comme planche de surf pour naviguer rapidement d’une ville à l’autre, entre deux chapitres.

On compte aussi des pouvoirs, distillés au compte goutte, comme le double saut, le fait de planer un court instant pour atteindre des objectifs éloignés, etc…

La suite consiste à boucler chaque ville en délivrant la part d’un talisman vous ouvrant les portes du niveau final, et de son boss, quelque chose de classique. Pour cela, phases de plateformes, destructions d’ennemis, et résolutions d’énigmes niveau CP.

RÉALISATION : C’est tout mignon, dans un style très simple, assez épuré, et cartoon. Chaque ville a sa propre identité, on commence avec un temple digne de Tomb Raider pour débarquer dans un moulin à vent médiéval, une cité marquée par les tonneaux d’alcool, sans oublier la scierie et son préambule très Halloween.

Chaque ville est située sur une vaste carte, avec sans doute les plus beaux décors, une nature étrange aux couleurs rougeoyantes, où vous pourrez flâner pour récolter quelques runes supplémentaires, ou trouver de petits challenges anecdotiques.

L’ambiance sonore est dans le même style, très gentille. Quelques petites musiques d’ambiance oubliables, des voix en V.O.avec un humour bon enfant en prime.

DURÉE DE VIE : Le jeu est très court, comptez 3 à 4 heures pour en faire le tour, et pas grand chose à se mettre sous la dent une fois fini.

INTÉRÊT : « Effie » est quasi passé inaperçu, dans cette multitude de jeux indépendants sortant quotidiennement. Alors quand il est fourni gratuitement sur une plateforme de jeux, on reste sceptique, on teste pour en savoir un peu plus, et on risque de tomber sous le charme.

C’est un tout petit jeu, tout mignon, bien fichu, tout joli et propre sur lui, ce qui lui permet de brasser large niveau public : il plaira aux plus jeunes comme aux plus âgés, s’avère très accessible, très simple et peut-être même addictif, ce qui lui vaut d’être fini un peu trop rapidement.

Tant qu’on est au niveau des doléances, on peu regretter que le personnage soit si raide en position normal, comme un élément posé dans le décor à peine finalisé, sans animation, et à la posture un peu « balai dans le luc ».

14/20

JeuxVideo.com

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[PC]Vane

INTRIGUE : Vous commencez dans la peau d’un oiseau, survolant un désert, pour finir dans le corps d’un enfant propulsé dans un monde étrange, où les repères sont altérés. Votre but sera de progresser en faisant preuve de jugeote, et peut-être empêcher ce monde de s’écrouler…

GAMEPLAY : « Vane » se base sur le minimalisme. Comprendre par là que vous n’aurez pas de didacticiels, de dialogues,…rien.

Ce concept est similaire à celui de « Rime » ou « Inside« .

Cela peut donc être frustrant au début, car on doit savoir quoi faire, à quel moment, et quel sont l’étendue de nos actions.

Vous pourrez de temps en temps vous transformer en oiseau, ce qui sera nécessaire lors de certains passages. Dans tous les cas, votre cri, comme dans « Rime », vous permettra d’activer des mécanismes.

RÉALISATION : Assez étonnant comme titre, en référence à son aspect graphique particulier, ou l’ensemble des polygones composant le jeu sont un peu à l’air libre.

Un parti pris particulier, qui confère au jeu une identité spécifique. Ce n’est pas spécialement beau, mais c’est loin d’être moche. A plusieurs endroits, on sera même soufflé par la direction artistique, et des décors empruntant au surréalisme.

Et surtout, une gestion intéressante de l’éclairage, donnant toute sa dimension dans plusieurs salles.

Côté sonore, pas de dialogues, à part les cris de notre personnage, et quelques musiques correctes, donnant un côté mystique à l’ensemble.

DURÉE DE VIE : Elle est courte, « Vane » se terminant en quelques heures, à peu près 3. A savoir qu’il existe une fin secondaire, mais qui ne nécessite pas de refaire le jeu intégralement. Juste un choix lors de la scène finale.

Y revenir? C’est un peu complexe car le jeu n’offre pas grand chose en tant que replay value. Un titre qui risque fort une fois fini d’être désinstallé.

INTÉRÊT : « Vane » est avant tout une expérience visuelle, car son parti pris d’un point de vue graphisme est original, ce qui change des productions classiques, ou du Pixel Art.

Cependant, il tente comme d’autres œuvres de proposer une expérience sensorielle, où vous ne serez jamais guidés.

Alors au départ, c’est de la frustration, on ne comprend pas ce qu’on doit faire, et on erre dans un décor parfois sympathique, parfois lugubre, à trouver ce qu’il faut faire pour avancer.

C’est parfois maladroitement présenté, avec une lumière gisant dans l’obscurité comme repère.

Quant à l’histoire, elle sera bien évidemment à l’interprétation de chacun, avec cet enfant qui se transforme en oiseau, libère ses semblables pour finalement avoir à choisir son monde vers la fin (ce qui n’est pas un spoiler, vu que l’interprétation est libre).

C’est un jeu qui se tente, faute de…Si comme moi vous l’avez eu gratuitement, jetez y un œil, car pour quelques heures, on a droit à de l’atypique, dans une ambiance spéciale mais réussie, cassée en partie par une absence totale de narration et d’aide (là où d’autres titres savaient plus subtilement vous aider sans vous prendre par la main).

11/20

JeuxVideo.com

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[PC]The Occupation

INTRIGUE : Dans les années 80, un attentat terroristes fait une vingtaine de victimes. Rapidement, le gouvernement veut mettre en place une loi des plus liberticides.

Mais des personnes s’interrogent, et remettent en question l’enquête. Et si le principal coupable, un immigré qui clame son innocence, était la victime d’une sombre machination, destinée à promouvoir des relents extrémistes?

Dans la peau d’un enquêteur, et de temps en temps dans celle d’une veuve, vous allez chercher à connaître la vérité, quitte à outrepasser les règles…

GAMEPLAY : « The Occupation » base son gameplay sur deux grands axes : l’aventure et l’infiltration. Chaque niveau se dessine comme un immense défouloir où vous pourrez aller où on vous semble, si vous esquivez les systèmes de surveillance, les gardes, et trouvez les bons raccourcis.

Pas d’armes ici, mais votre cerveau pour compenser, trouver les indices, utiliser la technologie pour déjouer les pièges et rassembler les preuves.

On est entre le walking-sim et le jeu d’infiltration, pour un mélange détonant.

Vos seuls gadgets seront votre montre pour surveiller l’heure de vos rendez-vos, un pager pour vous avertir d’appels téléphoniques, et votre mallette pour classer les cartes d’accès et les preuves collectées.

RÉALISATION : Une touche atypique, qui n’est pas sans rappeler les Dishonored. De jolis environnements, très complexes, très détaillés, d’excellentes voix en V.O., une B.O. de très bonne facture.

D’un point de vue technique, « The Occupation » sent le professionnalisme, et s’avère parfois impressionnant pour un jeu dont peu de personnes ont entendu parler.

DURÉE DE VIE : C’est là l’une des originalités du jeu, vous avez 4 heures pour boucler l’enquête.

Vous allez donc quasiment jouer en temps réel, car sur les différents chapitres qui ponctuent le jeu, les principaux sont chronométrés, et aussi les plus longs. En gros, vous arrivez une heure avant l’interview avec les témoins clés, une heure donc pour collecter le maximum de preuves pour tourner l’entretien en votre faveur.

Tout ceci est correctement expliqué durant le jeu, et la collecte d’indices permet de savoir où on en est et ce qu’il nous reste à faire (trouver le code du coffre chez untel qui contient les enregistrements, mais ceci nécessite une carte d’accès violette que seul X détient et qui est dans son bureau au dessus, etc…).

Mais attention, aucune sauvegarde durant ces moments, c’est vraiment du temps réel, et donc de l’investissement. Si on quitte, on reprend au début du chapitre.

Et cela n’empêche pas le jeu d’avoir une replay value ultra conséquente, car on peut, après avoir fini le jeu, recommencer tel ou tel chapitre, afin d’explorer toutes les possibilités qui nous sont offertes, et elles sont conséquentes.

Sans oublier les fins disponibles, qui heureusement seront disponibles en fonction de vos choix opérés dans les derniers instants, donc inutile de recommencer tout le jeu.

INTÉRÊT : « The Occupation », une vraie petite perle, et un des rares jeux à être fini en une journée. Certes la durée de vie est courte, d’une part via le choix imposé du temps réel pour l’investigation et les entretiens, mais aussi par l’absence de checkpoints qui font que quoi qu’il advienne, vous finirez à un moment T le chapitre (un peu comme un examen).

On subit alors le stress de ne pas collecter toutes les preuves à temps, de ne pas avoir les bons éléments en notre possession pour « l’empoignade verbale » qui suivra.

Si on devait comparer « The Occupation » à d’autres titres, il faudrait se pencher sur les « Dishonored » pour l’aspect esthétique, et les « Deus Ex » pour la partie analyse, dialogue et le facteur aventure.

Mais surtout, le titre est prenant, l’histoire est bien menée, un peu effrayante en vue de l’actualité, et il est difficile de sortir d’une partie une fois que l’ambiance est lancée. Bien évidemment, il faut faire fi de ses petits défauts, et de ses quelques choix discutables.

En cela, le seul gros bémol, c’est le gameplay, avec des touches parfois mal agencées, un remapping dans les choux, et quelques réflexes à adopter quant à la gestion des cartes d’accès durant les phases de stress.

Mais ces problèmes se gèrent une fois qu’on a mis les mains dans le cambouis, et à partir de ce moment, l’addiction prend le relais.

Un titre atypique qui ne plaira pas à tout le monde certes, mais qui mérite néanmoins d’être connu, voire testé (une démo est disponible pour se rendre compte du potentiel du jeu, et voir si on adhère à son univers et son gameplay).

17/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

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[PC]Tacoma

INTRIGUE : Une enquêtrice, Amy, est envoyée sur la station spatiale Tacoma après que cette dernière n’ait plus donné de nouvelles. A vous de l’explorer, et de comprendre ce qui a pu se produire…

GAMEPLAY : Tacoma revête les habits et la gestuelle d’un FPS pour se développer en tant que jeu d’aventure, avec comme gameplay une fonctionnalité épatante, la capacité à revivre dans certains endroits les derniers moments de l’équipage, sous forme de projection holographique.
Pour ne pas trop subir ces projections temporelles, vous pourrez à volonté accélérer ou rembobiner la diffusion, pour pouvoir à certains moments accéder aux informations des membres de l’équipage, lire leurs conversations par message, etc.

Cela vous permettra aussi de trouver certaines informations utiles pour poursuivre, mais il faudra aussi passer par une phase de recherche, et ne pas hésiter à fouiller dans le décor, à soulever chaque objet ou cadre pour trouver la petite information pertinente.

RÉALISATION : Visuellement, le titre n’est pas très flatteur, et propose le minimum syndical, avec des textures moyennes, des modèles holographiques peu complexes, et un score commun.

Les voix sont heureusement bien choisies, même si on peut déplorer l’absence d’une localisation française.

DURÉE DE VIE : L’aventure s’avère très courte, un peu moins de 3 heures pour en voir le bout, et sans choix déterminant à la fin.
Une fois que vous connaîtrez le fin mot de l’histoire, vous n’êtes pas sûr d’y revenir.

INTÉRÊT : Il faut prendre Tacoma comme une expérience, et pas comme un jeu. Sa très courte durée de vie, son gameplay innovant mais vite cantonné à sa singularité, font qu’il est plaisant à jouer, lors de sa découverte.

On veut en savoir plus, savoir ce qui s’est passé, on découvre les habitudes de l’équipage, leurs relations (où l’amour a une place prépondérante, et sert de leitmotiv pour unir les individus entre eux), et finalement on se prend au jeu de vouloir à tout prix savoir ce qui a pu se produire, en craignant évidemment le pire.

Car certains personnages, ou leur santé, ne jouent guère en faveur d’une issue heureuse. Pourtant, le titre peut surprendre là où on s’attend à quelque chose de téléphoné.

« Tacoma » mise tout sur cette expérience, au détriment d’une technique un peu faiblarde, à l’image de la durée de vie.
Si vous cherchez de l’action ou de la réflexion, passez votre chemin, vous risquez de trouver le titre ennuyeux.

Si par contre vous dévorez les nouvelles de S.F., les revues où l’I.A. est décortiquée, vous risquez d’y prendre goût.

Car « Tacoma », dans son impression de narrer une histoire à l’eau de rose dans l’espace, s’avère bien plus complexe et nourrit une base très cynique sur un futur anticipé qui peut faire froid dans le dos.

14/20

JeuxVideo.Com

Fiche Nofrag

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[PC]Everreach – Project Eden

INTRIGUE : Dans la peau de Nora Harwoord, une responsable de la sécurité la colonie Eden, votre rôle va consister à veiller sur le processus de colonisation, mis à mal par une faction rebelle. Mais votre enquête va révéler une toute autre origine à ces conflits.

GAMEPLAY : Un petit Third Person Shooter, mâtiné d’aspect RPG avec collecte d’XP pour améliorer votre avatar, et des matières premières à collecter pour débloquer des compétences dans un arbre.

En gros, on tire sur des cibles, on collecte des matières premières, parfois en ouvrant des coffres souvent verrouillés et nécessitant la résolution d’un mini-jeu, pour arriver à son but. En gros, cela ressemble à du Mass Effect pour le gameplay (avec 4 pouvoirs à débloquer, en plus de vos deux armes).

Vous aurez aussi de façon récurrente des phases en Hoverbike, où il faudra soit rallier un point à un autre sans gros challenge, soit éviter des vaisseaux ennemis à vos trousses.

Certains passages, peu nombreux, vous mettrons aussi dans une situation où vos conversations avec des PNJ nécessiterons un choix de votre part, pouvant influencer la suite des événements.

RÉALISATION : C’est plutôt joli, pas incroyable, mais les modèles sont corrects, les mondes sont gorgés de détails, mais la profondeur de champ est ridicule, avec un flou vous empêchant de voir au loin, à moins de 30 mètres.

Ce dernier disparaît une fois la visée activée de votre arme, mais on est plus souvent à se déplacer l’ensemble rengainé.

le reste est de la même facture, avec des doublages sympathiques (mais aucune VF, même en sous-titres), et des musiques sommes-toutes classiques pour ce genre de production.

DURÉE DE VIE : Annoncée à 8 heures sur différents sites comme « Howlongtobeat », il m’aura fallu seulement 6 heures pour boucler le jeu, en sachant qu’il existe deux fins (mais qui ne nécessitent pas de refaire l’intégralité du titre).

C’est court, mais l’explication vient du fait qu’il s’agisse d’une toute petite équipe, avec des moyens modestes. Quant à le refaire, rien n’est moins évident, car une fois fini, on a pas vraiment l’excitation de revenir au combat.

INTÉRÊT : « Everreach », c’est le souhait non avoué de donner vie à une arlésienne : « Starcraft Ghost ».

Beaucoup étaient impatients de mettre la main sur ce titre annoncé maintenant des années en arrière, et d’enfiler la combinaison de Nova.

Hélas, le projet n’a jamais vu le jour, et on peut se consoler modestement avec ce titre.

Mais voilà, il convient de préciser que ce dernier est le fruit d’une seule personne, qui a endossé la casquette de plusieurs postes pour finir ce titre.

Il convient donc de faire preuve d’indulgence, car les griefs en sa défaveur sont plutôt nombreux.

Tout d’abord, le titre fourmille de bugs. Certains ont été corrigés via des patchs, mais il arrive qu’on bloque sur un mini-jeu, que notre personnage refuse d’avancer si notre arme n’est pas dégainée, ou pire encore, d’être totalement invincible durant 90% du jeu, faisant de ce dernier un parcours de santé.

Rien de bien méchant ne pouvant entraver la progression, mais quelques moments de frustration.

Vient ensuite le plaisir : le titre est tout de même aguicheur, fait penser à Mass Effect (l’auteur de ces derniers a aussi bossé sur Everreach), mais l’histoire peine à captiver, les niveaux se résument à avancer, tirer, avancer, avec de faibles rebondissements, hormis une fin plutôt correcte.

On peut aussi reprocher au titre de ne pas s’adonner à d’autres variations de gameplay, car une approche furtive, décelable dans un niveau, aurait pu donner au titre une toute autre dimension, ainsi qu’un arsenal plus étoffé et modulable, à la place de pouvoirs qu’on n’aura parfois jamais testé (car à débloquer).

Ce n’est donc pas mauvais vu l’historique, mais on regrette plusieurs points qui pouvaient être améliorés.

On espère juste que cette preuve d’amour non assumée à « Starcraft Ghost » puisse déboucher sur du concret, et voir enfin Nova en action.

11/20

JeuxVideo.com

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