[PC]Syndicate

INTRIGUE : Nous sommes dans un futur où le transhumanisme a bouleversé notre mode de vie. Plusieurs sociétés s’arrachent ce marché, et n’hésitent pas à faire appel à des hommes de main, modifiés via des puces leur permettant de contrôler leur puissance, mais aussi d’autres machines. En tant que membre d’un des plus gros syndicats, on vous envoie pour découvrir ce que font les concurrents, et si possible mettre un terme à leur business. Mais vous allez vous rendre compte que votre passé est bien plus complexe que vous ne le pensiez

GAMEPLAY : Syndicate était à la base un jeu en vue isométrique, où gestion et tactique étaient les fondements d’un gameplay solide et exigeant.
Pour ce « reboot », EA a décidé d’en faire un FPS, ce qui du coup change considérablement le gameplay. La tactique n’est plus de la partie, on agit face à des ennemis apparaissant ponctuellement dans des couloirs étroits.

Oui, « Syndicate » a été recyclé comme un simple FPS lambda, et en terme de gameplay, se voit ultra limité. A part des points vous permettant d’améliorer vos compétences, et trois pouvoirs à peu près similaires (faire sauter l’arme d’un ennemi, le pousser au suicide, où le convertir temporairement de notre côté avant de le forcer à retourner l’arme contre lui), c’est le calme plat, le vide sidéral.

Pire, le titre se prêtait à des phases d’infiltration, mais il n’en est rien. C’est moi avance, moi tue!!! La seule originalité vient du fait que votre vision bionique vous permet de voir les ennemis cachés dans le décor, ou encore de hacker leur protection pour les rendre vulnérables.

RÉALISATION : Et bien c’est pas fameux du tout. Environnements pauvres, où certains environnements ternes contrastent avec des environnements flashy au point de faire mal aux yeux, textures moyennes, on se demande comment le studio Starbreeze (géniteur de jeux comme les Riddick) a pu se vautrer dans cette réalisation banale. Sans doute des contraintes budgétaires et temporelles, mais quoi qu’il en soit, ce « Syndicate » ne vraiment pas attractif visuellement. Idem pour la partie sonore, où deux trois remix du score original (dont un signé Skrillex) viennent nous réveiller.

DURÉE DE VIE : Comptez 9 bonnes heures pour en venir à bout. Attention, le mode difficile est vraiment difficile, avec quelques boss qui vont vous pousser dans vos retranchements. Cela est un moyen de prolonger la durée de vie, mais honnêtement le titre n’a pas grand intérêt, et aucune objectif secondaire ne vient pour vous titiller à certains instants. Autant le dire, on n’y reviendra pas de si tôt.

INTÉRÊT : EA a voulu profiter du succès des derniers « Deus Ex » pour proposer sa version, en recyclant une autre licence ayant connu son moment de gloire en 1993, et en déléguant sa réalisation au studio Starbreeze.

Le potentiel était là, on pouvait avoir un actionner tactique, où notre personnage pouvait avec ses puces contrôler l’environnement. Mais Adam Jensen gagne par K.O., la saga Deus Ex et ses derniers volets proposant des challenges plus intéressants, des intrigues plus humaines et moins série B, couplées d’un gameplay où les enquêtes, la réflexion, la stratégie se mêlent à des phases d’action ou de furtivité bien exploitées.

05/20

Jeuxvideo.com

Fiche Nofrag

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[PC]Beyond Enemy Lines (+DLCs)

INTRIGUE : Vous êtes un membre des forces spéciales, et votre job va consister à récupérer une micro-puce tombée aux mains de l’ennemi, à la frontière Géorgienne. Vous êtes seul contre toute une armée, et votre expérience des armes et du conflit ne seront pas de trop afin de mener à bien votre mission, en un seul morceau.

GAMEPLAY : « Beyond Enemy Lines » se veut comme un hommage à Project IGI, et on retrouve donc le même gameplay, à savoir :
-Vous êtes seul sur chaque mission
-Vous disposez d’une carte tactique pour voir les ennemis et les objectifs en temps réel
-Votre arsenal est limité en munitions, mais vous pouvez porter plusieurs armes différentes
-Vous disposez de jumelles, de lunettes à infrarouge pour vous aider dans les moments les plus sensibles
-Vous santé ne se régénère pas automatiquement, il va falloir trouver des kits de soins ou des seringues
-Vous ne pouvez pas sauvegarder dans un mission, il faut tout faire de A à Z pour que votre progression soit sauvegardée
-Les niveaux sont assez denses pour que vous puissiez commencer par où bon vous semble

RÉALISATION : Il s’agit d’un jeu indépendant, avec très peu de personnes aux commandes (ne réduire le jeu qu’au développeur serait un peu réducteur).

Il s’est basé sur le moteur Unreal pour donner vie à cet hommage, et la réalisation souffle le chaud et le froid : certains décors sont bien plus réalistes que l’original, fort heureusement; on retrouve les mêmes modèles avec des textures améliorées, mais le clipping fait aussi son apparition, vos armes passent parfois à travers le décor, l’animation dans son ensemble est très rigide, et on constate que notre personnage est comme touché par Parkinson au repos, avec une tendance à gesticuler tout seul, ce qui pénalise pas mal quand on tente de cliquer sur un bouton.

La partie audio est du même acabit, on a droit à que peu de musiques, dynamiques quand on est repéré…Mais tout cela reste bien loin des scores enivrants de Project IGI.

Cette version ne permet pas de se coucher, ni même de faire du lean, ce qui était possible (et recommandé dans IGI). En contrepartie, on a enfin de l’ironsight.

DURÉE DE VIE : Le jeu de base comprend 8 missions, qui ne sont pas des remakes de certaines cartes des Project IGI. Ce sont de nouvelles cartes, avec parfois quelques similitudes, mais cela s’arrête là.

Plusieurs DLCs eux viennent rendre hommage au jeu initial, avec des cartes mises à jour, mais on retrouve aussi certains niveaux de la version bêta. Une extension permet aussi de jouer dans un autre environnement, en plein hiver. Ces niveaux sont d’ailleurs accessibles en standalone.

Faire le tour de l’ensemble vous prendra environ une dizaine d’heures.

L’intérêt d’y retourner est relatif à votre relation avec le jeu : si vous l’appréciez, si vous retrouvez les sensations du premier Project IGI, alors vous y reviendrez pour tenter de nouvelles approches, ou ressentir ce sentiment du chasseur qui peut devenir à tout moment la proie.

INTÉRÊT : Assez casse-gueule de défendre ce jeu qui se veut un hommage à un de mes jeux culte (pour ne pas dire LE jeu).

L’intention est louable, tant le premier Project IGI souffrait de quelques défauts (comme son I.A. un peu dans les fraises), et que la technique a fait un énorme bond depuis.

Cette version rattrape en partie son retard technologique, mais accuse encore le coup concernant une intelligence artificielle pas évoluée : l’ennemi peut être létal dès qu’il vous a repéré, mais vous oublie quelques secondes après que vous vous soyez caché, ce qui ne rend pas crédible toute tentative d’approche « réaliste ».

La difficulté est présente avec cette absence de checkpoints, des ennemis résistants aux balles (contrairement à vous), et un certain challenge en général.

Mais la contrepartie, c’est que tout cela est gratifiant. Repérer le champ de bataille de loin, préparer une tactique, prendre son temps, tout cela est réellement immersif.

Et malgré ses défauts, on continue si on aime le genre, celui de se retrouver seul face à un FPS non linéaire, vous permettant d’évoluer à votre guise dans un niveau. Ses défauts esthétiques et techniques sont alors dissimulés par cette envie d’avancer, surtout que le jeu est stable et fluide.

Une fois les mécaniques du jeu acquises, on peut s’amuser réellement, contrairement aux premières minutes « frustrantes ». Un petite astuce qui fonctionnait aussi dans le premier jeu : le fait de zoomer avec les jumelles sur la tête d’un ennemi, et de tirer avec l’arme de base (un pistolet avec silencieux). On fait alors mouche quasiment tout le temps, la balistique n’étant prise en compte que sur les armes à plus gros calibre (comme les fusils de sniper).

A savoir que le développeur est très réactif, que le jeu a évolué au fil du temps, et qu’il reste à l’écoute de tout ce qui peut lui être remonté, des bugs aux suggestions.

Il planche déjà sur la suite, qui semble très prometteuse, dû à toute l’expérience acquise sur ce volet, qu’il compte bien mettre à jour en parallèle.

15/20

Site Officiel

Fiche Steam

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[PC]Titanfall 2

INTRIGUE : Comme beaucoup d’œuvres de science-fiction, « Titanfall 2 » appuie son intrigue sur la colonisation d’autres planète par l’être humain, ce qui a pour cause de générer par la suite de nombreux conflits. l’IMC, organisme pro-terrien, tente bien faire régner l’ordre face à une Milice Frontalière prête à tout pour conserver son indépendance.
Vous êtes Jack Cooper, un apprenti pilote de mécha, et par un triste hasard du sort, vous allez hériter de BT-7274, un Titan aux compétences impressionnantes. Vous allez seul trouver quel plan machiavélique l’IMC a mis au point pour se débarrasser de la Milice.

GAMEPLAY : Titanfall 2 joue sur deux axes : vous en tant que pilote du Titan, où on se retrouve face à un jeu style « Mechwarrior » ou plus récemment « Hawken », et des phases à pied, pour un style plus proche d’un FPS classique.

Une certaine liberté d’action vous est permise, et à part certains passages imposés à pied, vous pouvez à tout moment quitter votre Titan qui agira alors de façon autonome, géré par son I.A.

A bord du Titan, l’ensemble est très réactif et on est grisé par la puissance de feu du colosse de métal, qui nécessite cependant de correctement gérer son arsenal, évolutif tout le long de la campagne. D’une mitrailleuse à un lance-roquette en passant par un fusil sniper (et pour finir en beauté avec une Gatling), l’arme principale choisie influence aussi sur les pouvoirs du titan, et sur ces armes secondaires. Une fois débloqué, chaque arme dispose alors d’atouts, qu’il faudra employer à bon escient face à la singularité des ennemis ou de la situation.

A pied, c’est une autre histoire, puisque ce qui pouvait s’apparenter à un FPS classique se voit en fait doter d’une excellente exploitation du level design, avec un personnage pouvant faire des double-sauts ou courir le long des murs.

Des capacités quasi intuitives, vraiment bien retranscrites, et qui donnent tout leur sens à une jouabilité verticale. Fini les rush dans des couloirs sans fin, ici on va vous demander la plupart du temps de lever les yeux, et de se la jouer comme Mario.

C’est vraiment rafraîchissant, et vraiment bien exploité. Idem pour les sensations de tirs, avec une multitude d’armes à disposition, et de vraies bonnes sensations de tir.

RÉALISATION : « Titanfall 2 » a presque 3 ans, mais visuellement n’a pas pris une ride. Si les premiers niveaux sont classiques, on a par la suite une richesse visuelle à pleurer. C’est beau, vraiment très beau, sans être un fleuron, mais il y a de quoi s’extasier sur certains décors, où finesse, originalité, et design font un merveilleux mélange.

Que ce soit sur une planète à la végétation luxuriante et à la faune belliqueuse, dans une usine géante ou lors d’un passage où on flirte avec les cimes et les nuages, c’est bluffant.

L’aspect sonore est du même niveau concernant les voix (et la localisation française réussie). Seules les compositions restent un peu trop classiques, dans une alternance de cuivres et autres sonorités très blockbuster.

DURÉE DE VIE : 9 chapitres, 9 heures de jeu. Hormis le multi disponible, il s’agit d’une durée de vie correcte, mais on aurait aimé avoir un ou deux niveaux en plus.

Car il faut dire que l’aventure est grisante, et qu’on prend autant notre pied à jouer en Titan ou en humain, les deux disposant d’un gameplay différent.

L’envie d’y rejouer est présente, sans pour autant nous submerger une fois le titre fini. On y reviendra avec plaisir, à l’occasion.

Certains éléments à découvrir dans l’environnement (des casques de pilotes) vous poussent aussi à l’explorer l’envers du décor, avec parfois de petites surprises. De quoi agréablement augmenter la durée de vie de quelques minutes supplémentaires.

INTÉRÊT : « Titanfall 2 » est une très bonne surprise, un digne successeur de « Shogo », qui lui aussi alternait les phases de mécha et à pied.

Visuellement superbe, et doté d’un gameplay aux petits oignons, le titre se permet en plus de proposer quelques séquences oniriques, dont une calquée sur un des plus beaux niveaux de « Dishonored 2« , ou un autre moment où votre sens de l’orientation va être malmené.

On prend un réel plaisir à jouer à ce titre, qui n’a pas de réel défaut. On sent que le studio de développement, Respawn Entertainment, est composé d’anciens membre d’Infinity Ward, les responsables de nombreux Call Of Duty avant le split de l’équipe.

Loin de se reposer sur leurs lauriers, ils ont su apporter de la fraîcheur à un genre la plupart du temps rigide, où l’originalité ne prime pas à chaque fois.

Beaucoup de qualités pour ce titre, qui mérite de figurer dans les FPS à faire dans une vie de gamer.

17/20

Jeuxvidéo.com

Fiche Nofrag

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[PC]Resident Evil 2 [2019]

INTRIGUE : Deux inconnus se retrouvent face à l’invasion de Raccoon City par une horde de zombies. Leon S. kennedy, une jeune recrue de la Police commençant à peine dans cette ville, et Claire Redfield, à la recherche de son frère, vont devoir survivre dans un environnement des plus hostiles, où les morts-vivants ne représentent qu’une partie d’une menace bien plus grande.

GAMEPLAY : Puisqu’il s’agit d’un remake du jeu Playstation sorti en 1998, on s’amuse à comparer les deux titres d’un point de vue gameplay, et sur ce coup, Capcom a eu la bonne idée de conserveur le matériaux de base, à savoir un inventaire restreint, des caisses pour stocker, des énigmes à résoudre, peu de munitions, combiner des objets pour en créer de nouveaux, ou améliorer des armes.

Votre but est de survivre dans un environnement hostile, et pour cela vous devrez gérer minutieusement votre inventaire, éviter trop d’allers retour pouvant exciter la faune locale et épuiser vos munitions.

Le changement de vue, de plans statiques à une caméra à l’épaule, est très bien géré par le moteur maison, qui avait déjà fait ses preuves sur « Resident Evil 7 ».

Un petit ajout, les armes secondaires, comme les couteaux et grenades, permettant d’en finir rapidement au corps à corps une fois agrippé par un roublard. Mais attention, les couteaux s’usent, et finiront par vous lâcher au bout d’un certain nombre d’utilisations.

RÉALISATION : Comme dit plus haut, cette refonte est bien évidemment visuelle, et s’adapte aux canons du genre. Le RE Engine, ici employé, permet de donner « vie » à des décors glauques, et on apprécie vraiment le travail d’orfèvre effectué, quand on ouvre une porte donnant sur un long couloir sordide, avec au bout une fenêtre prête à céder sous le poids de zombie forçant le passage.

Mais quand on y regarde de plus prêt, le titre n’est pas si beau, fait un peu office de trompe l’œil. Si les personnages sont parfaitement modélisés, certains décors, eux, vont du quelconque à de l’abouti, mais sans plus.

C’est vraiment sur l’ambiance que le titre prime, et ne se proclame pas comme une vitrine technologique.

Sur la partie sonore, on pouvait déplorer les superbes titres composés par Masami Ueda (et son légendaire « The Marshalling Yard », une des plus belles compos vidéoludiques qui m’a fait acheter l’OST rien que pour faire tourner cette compo en boucle), son remake opte pour une bande-son éloignée des envolées lyriques du premier, pour quelque chose de plus sobre, de très discret (à se demander parfois si on a vraiment de la musique dans le jeu).

Cependant, un petit DLC permet de switcher la bande son) et de retrouver les musiques d’origine sur la version actualisée. Mais une fois activé, on se rend compte que la discrétion de la nouvelle bande son sied mieux à cette relecture.

Par contre, pour ce qui est du doublage, c’est un carton plein! Non seulement on peut choisir les voix (Japonaises, Américaines ou locales), mais la version française est un exemple de qualité : les voix sont agréables, correspondent au physique du personnage, et le jeu d’acteur est magnifique : on sent l’engagement des acteurs dans ce projet.

Et surtout, on évite les clichés des anciens Resident Evil et leurs dialogues niaiseux pour de vraies répliques, un vrai travail d’écriture, et le souci du détail (quand votre personnage commence à jurer à l’approche d’une menace).

La difficulté du titre est aussi bien gérée, et on a rarement vu des ennemis aussi coriaces que ces zombies. Avec plus de six balles dans la tête, certains se relèveront encore. Du coup, soit vous avez de la chance en leur éclatant la tête d’une balle (ce qui est rare, sauf avec les armes les plus puissantes), soit vous optez pour vous assurez de leur mort définitive en donnant quelques coups de couteaux dans leurs carcasses (les munitions étant rares, on fait preuve d’économie).

DURÉE DE VIE : Pour cette version 2019, Capcom a conservé l’idée des deux personnages jouables, avec chacun son arc narratif, et ces scénarios bis. Mais ils ont un peu changé la donne, avec un regroupement plus profond des intrigues.

Ils ont aussi ajouté ou amélioré des passages du jeu, et si globalement on reconnaît les lieux clé de 1998 (le commissariat, les égouts, le laboratoire), plusieurs ajouts permettent de prolonger la durée de vie.

Partez sur un bon 8/9 heures pour en voir le bout lors de votre premier rush (à 100%), tout en sachant que l’aventure prend bien moins de temps par la suite, une fois qu’on est coutumier avec les mécaniques de la nouvelles version, de ses énigmes, et de la carte.

A ce sujet, cette dernière est exemplaire : enfin une carte lisible, sans 3d et rotation inutile, avec les objets et points d’intérêts affichés lors de votre passage et se supprimant une fois exploités, et surtout des couleurs pour définir les zones nettoyées, pas encore découvertes, ou présentant encore un intérêt tactique, comme un objet à collecter ou une énigme à résoudre.

Enfin, la durée de vie se voit développée avec l’ajout gratuit de nouveaux modes, comme les survivants, et bien évidemment le retour de Hunk et du Tofu.

INTÉRÊT : Resident Evil 2, version 1998, fait partie de mes jeux cultes. Inutile de préciser dans quel état j’étais lors de l’annonce d’un remake, entre le stress de ne pas avoir de nouvelles pendant un bon moment, jusqu’à son annonce en fanfare et toute la hype que cela a engendré.

Critiques dithyrambiques côté presse et public, cette cuvée 2019 mérite tout le bien qu’on peut entendre sur elle, même si bien évidemment tout n’est pas parfait. Si le jeu a formidablement rajeuni avec sa refonte graphique, elle n’est pas exempte de quelques légers petits défauts, mais rien de bien méchant.

On pourrait pester face aux incohérences des scénarios bis (ce qui donne dans la redite, alors qu’on aurait aimé voir une autre version d’une situation, avec à la clé une énigme originale).

On pourrait aussi regretter que le jeu ne soit pas plus long, mais il se rattrape avec une replay value du tonnerre (si on veut vraiment le finir à fond, il convient de boucler les 4 approches Léon A/Claire B et Claire A/Léon B), sans compter les différents modes ajoutés gracieusement par Capcom (chapeau sur ce coup!).

Enfin, l’idée de faire évoluer un des personnages comme le Tyrant, ennemi implacable et emblématique, à de quoi faire pester : un monstre immortel, vous pourchassant sans relâche, ça énerve à la longue.

Mais finalement, Capcom a sans doute fait le bon choix. Cette approche renvoie à celle d’Alien Isolation, à savoir un stress permanent en la présence de la créature, relançant la machine à stress après avoir fait le ménage dans toutes les pièces. Et puis, si vous gérez bien votre aventure (et votre inventaire), ce douloureux passage ne dure pas si longtemps).

Rajoutez à cela des zombies à la mort incertaine (le point le plus flippant du jeu, mais aussi le plus réaliste, tous les cadavres restent au sol, et on ne sait jamais si l’un d’entre eux se lèvera à votre énième passage, d’où un stress permanent), Capcom nous livre des ennemis de taille, et redonne son prestige aux zombies (à la base, une menace difficile à éliminer, un peu comme dans le « Retour des Morts-vivants »).

Forcément, quand votre jeu culte renaît aussi bien ce ses cendres, on ne peut qu’approuver cette démarche. On aurait pu avoir droit à une pure exploitation de licence, avec DLCs onéreux à la chaîne (même si certains sont là, ils sont dispensables et d’un faible coût), mais Capcom a fait preuve de générosité. On attend maintenant la relecture de « Resident Evil 3 » de pied ferme!!!

19/20

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[PC]Star Wars : Battlefront 2 (campagne solo + DLC)

INTRIGUE : La partie solo de ce nouveau Battlefront 2 s’appuie sur le personnage de Iden Versio, membre l’escouade Inferno, en gros les forces spéciales de l’Empire.

Et oui, on incarne un méchant, voire une méchante, sur cette campagne solo riche en rebondissements. Mais ce ne sera pas le seul personnage jouable, car les figures emblématiques viennent ponctuer l’intrigue de leur présence.

L’histoire se situe durant l’épisode VI, mais pas que. En effet, un DLC gratuit permet d’en voir plus, des années bien plus tard, et se greffe alors aux épisodes récents.

Cela permet une immense variété, entre les personnages connus, les spécialement conçus pour cette histoire; le tout dans une alternance de phases en FPS (mais aussi jouables en TPS), mais aussi et bien évidemment de joutes spatiales comme tout bon Star Wars qui se respecte.

GAMEPLAY : Le studio DICE s’appuie sur un concept classique, et on se retrouve donc avec un personnage doté d’une arme, et de compétences qui se débloqueront au fil de l’aventure.

On dispose aussi de 3 capacités, comme le port d’une grenade, le scan de la zone, où une arme puissante dans un temps limité (ou autre contrepartie).

Pour les phases dans l’espace, c’est le même principe, et tant mieux, car le ton résolument arcade de l’ensemble permet un fun immédiat, et une immersion directe dans le feu de l’action et de l’univers créé par George Lucas.

RÉALISATION : C’est tout simplement magnifique, sur tous les plans. Visuellement, on atteint un niveau d’excellence bluffant, et après la claque Crysis et ses visages ultra-réalistes, ce Battlefront lui tient concurrence.

Que dire des différentes environnements côtoyés, sinon qu’ils nous assènent d’un large champ de vision, de détails hallucinants, d’une animation sans faille, et bien évidemment d’un rendu sonore surpuissant (et très bonne localisation française).

DURÉE DE VIE : Plutôt correct, les 15 niveaux de l’intrigue et les 4 rajoutés gratuitement par le DLC vous proposent de vous amuser durant 10 heures.

En quelque sorte une bonne durée de vie, surtout en comparaison des derniers Battlefield, tout en sachant bien évidemment que le multi est le point fort de ces titres.

INTÉRÊT : Qu’on aime ou pas Star Wars, on ne peut nier les qualités de ce Battlefront, très complet (car disposant d’une campagne solo loin de faire figuration), dense, mouvementée, certes jouant avec le fan service, mais on n’en demandait pas plus. Le titre est très agréable à jouer, à un tout petit détail près : son HUD.

S’il est possible de le masquer totalement pour plus d’immersion, on aurait souhaité avoir plus d’options de personnalisation de l’interface.

Ou comment supprimer cette infâme crosshair venant gâcher le travail artistique, comme cette barre de vie insipide.

Les jeux récents arrivent à proposer un hud intelligent, voire totalement personnalisable. Pour un titre de cet envergure et assez récent, c’est plutôt dommage de ne pas avoir la possibilité de choisir une crosshair plus discrète, voire semi transparente, et de ne garder que les actions contextuelles affichées (car si on opte sans le HUD, on peut se retrouver à tourner pendant des heures dans le décor pour savoir où aller, et surtout si un élément du décor vous permet d’activer une porte).

C’est rageant à certains moments, et quand on voit le niveau d’excellence global du titre, on se demande pourquoi avoir sacrifié ce pan de gameplay pourtant crucial.

16/20

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[PC]Zombi

INTRIGUE : Un virus a décimé la quasi totalité de l’humanité. Vous errez dans les rues de Londres, à la recherche d’espoir.
Elle viendra de la part d’une voix d’un mystérieux inconnu, qui va vous guider tout le long de l’aventure, afin de sauver votre peau, mais surtout la sienne.

GAMEPLAY : Zombi est le portage du jeu ZombiU, sorti sur Switch. Pour l’occasion, le gameplay s’adapte au combo clavier/souris (ou pour les plus intrépides à une manette PC).

Zombi reprend les principes d’un FPS : on erre dans des environnements infestés de zombies, avec différentes tâches à accomplir (plus généralement récupérer un objet sensible). Héritage de la Switch, on peut scanner l’environnement afin de savoir ce qui nous attend : des objets, des vivres, des munitions, mais surtout des ennemis).

Si le premier niveau ouvre la porte à ce qui sera votre quartier général, les autres niveaux sont reliés par ce hub, et peuvent, une fois débloqués, être explorés à tout moment via des bouches d’égout.

Concernant notre planque, elle sert avant tout à se reposer (l’équivalent d’une sauvegarde), à améliorer les armes trouvées, ou à consulter les environnements découverts à la recherche de ressources précieuses, le titre s’axant fortement sur la survie.

Et cela est bien rendu : sac à dos limité en emplacements, munitions rachitiques, personnage pouvant mourir d’une simple morsure, on est loin d’un Dead Rising.

D’ailleurs, l’originalité du titre, c’est de faire en sorte que chaque survivant est unique : en gros, vous mourrez, vous recommencez avec un nouveau personnage, au physique aléatoire. Il conviendra d’aller sur le lieu de votre précédente mort afin de récupérer votre sac et toutes vos armes collectées.

RÉALISATION : Le jeu est sorti depuis un certain temps (2012), et en plus est issu d’une adaptation tardive sur PC (2015).

Honnêtement, le résultat n’est pas si mauvais, et tient encore la route aujourd’hui. Les textures sont bien évidemment fades et peu travaillées, la technique n’est pas vraiment là (on oublie les dernières technos DX12), mais de temps en temps, le jeu renvoie quelques environnements pas dégueux, avec un petit cachet rappelant Silent Hill ou Resident Evil 2.

DURÉE DE VIE : La force de ZombiU, c’est de jouer sur l’aspect survie.

Donc ici deux cas d’école : soit vous en avez rien à cirer de votre personnage et le faites mourir autant de fois que nécessaire, soit vous la jouez prudence, en abusant de la tablette pour scanner l’environnement, et éviter ainsi les désagréables surprises.

Cela n’empêche pas le titre de jouer avec quelques scripts perfides afin de nous mettre à mal.

Sous cet angle, vous allez alors vraiment profiter du titre, et une fois la main mise sur la batte de baseball, vous allez prendre un malin plaisir à vous la jouer Negan.

Le corps à corps est risqué, mais géré de façon stratégique (avec l’arbalète silencieuse et ses carreaux récupérables), vous allez économiser d’importantes munitions, mais aussi augmenter vos chances de survie.

En choisissant la prudence, vous obtiendrez alors une durée de vie plus que correcte, avec 18 heures au compteur pour en faire le tour.

INTÉRÊT : Zombi aurait pu passer inaperçu vu le déluge de titres similaires, mais il mérite le détour.

Si techniquement il est un peu daté, le plaisir d’arpenter différents environnements londoniens est là.

Une mention pour la crèche, où on n’en mène pas large, ou encore cette arène qui va vous mettre la tension si vous avez opté pour une approche tactique et lente.

Hormis quelques sales petits bugs gênants (des retours bureau sans quitter le jeu, mettant en péril votre avatar), le jeu tourne bien évidemment comme un dragster, et les temps de chargement sont minimes.

C’est con à dire, mais ce titre permet de retrouver le stress et l’ambiance d’un jeu culte comme « Resident Evil 2 », les personnages charismatiques en moins, et une intrigue plus lambda.

Quoiqu’il en soit, si vous êtes en manque de FPS et de jeux de survie exigeant, « Zombi » est un bon concurrent pouvant vous occuper durant quelques heures, où ne fera pas forcément le fier devant son écran.

14/20

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[PC]Metal Gear Solid : Ground Zeroes

INTRIGUE : « Metal Gear Solid : Ground Zeroes » figure de préquelle à Metal Gear Solid, un des meilleurs jeux Playstation de l’époque. Ce titre est aussi une introduction à « Metal Gear Solid V : The Phantom Pain », dont il hérite de bon nombre d’éléments.

On y incarne donc un Snake durant les années 1970, avec un sauvetage de deux de ses camarades, détenus dans un camp militaire américain ressemblant fort à cela de Gantanamo.

GAMEPLAY : On oublie les précédents MGS, car ici la zone d’action est plus importante, et on peut parler de monde ouvert, où une bonne partie de la base est à votre portée, ce qui vous permet de la découvrir comme bon vous semble.

L’infiltration est bien évidemment la matière première du jeu, et on retrouve l’essence même des MGS, à quelques détails près : l’arsenal est plus réduit, et visible sur Snake (cela pour plus de difficulté et d’authenticité). Moins de gadgets, moins de munitions du coup, et des silencieux qui s’usent à l’usage, rendant l’infiltration corsée, et l’obligation d’aller au corps à corps (ou l’esquive), pour économiser des balles.

On note la possibilité de customiser une arme (activer ou non un silencieux ou une lampe) mais aussi de tirer à la première personne, ce qui est plutôt pas mal…sauf que cela est mal géré, on ne passe pas d’un mode à l’autre d’un claquement de doigt, mais juste en visée.

Il est possible de tagger ses ennemis pour les suivre sur une mini-carte, afin de ne pas se faire surprendre. On prend alors un grand plaisir à scruter la base avec ses jumelles pour repérer tout le monde, et se faciliter la tâche.

RÉALISATION : Basé sur le Fox Engine, qui sera aussi employé sur « Phantom Pain », le jeu est impressionnant. Pas tant au niveau de ses textures, mais de sa restitution d’un monde et de ses détails.

« Ground Zeroes » commence sous une pluie battante, et c’est limite si on peut sentir la pluie. Les effets de ruissellement, l’éclairage, les animations, les détails sont minutieusement travaillés, et le jeu en jette.

Le tout est optimisé, ce qui renforce encore plus le plaisir qu’on éprouve en parcourant le titre.

DURÉE DE VIE : Si ce titre est souvent comparé à une démo, c’est que sur le papier, on a que peut d’objectifs : s’infiltrer dans une base et libérer deux détenus (voire plus…).

En ligne droite, cela prend évidemment peu de temps, mais si vous avez envie de découvrir chaque recoin de la base, la durée de vie augmente considérablement.

De plus, à la fin, vous débloquez des missions secondaires.
Se basant sur le même environnement, mais avec des conditions météo différentes (en plein jour, au coucher du soleil), vos objectifs seront totalement différents : sabotage, assassinat, récupération d’informations, voire du rail shooting en hélico avec une M16 ne demandant qu’à faire parler la poudre.

Loin d’être anecdotiques, ces missions variées confèrent une plus-value au titre, et permettent d’améliorer son score.

Au total, quasiment 5 heures, presque autant qu’un Call of Duty.

INTÉRÊT : Grand fan du premier MGS sur PS, mais déçu par les épisodes suivants, ce MEtal Gear Solid pourrait bien me donner envie d’investir dans « Phantom Pain ».

L’orientation prise par le titre, en terme de gameplay, est cohérente, et le challenge est là, sans être permissif. Un point important, frustrant sur les précédents jeux, et la prise en compte des soldats tués ou assommés dans la zone de combat.

Dans les chapitres précédents, on assistait avec une certaine frustration à une remise à zéro des patrouilles dès qu’on retournait dans une zone.

Impossible de nettoyer une base à l’époque, ce qui est quasiment possible de faire ici, en prenant bien évidemment ses précautions (cacher les corps, le B.A. BA). Cela va de pair avec une seule zone, et l’aspect tactique est alors renforcé, de même que le stress (« J’ai bien caché le corps? »).

Seule ombre au tableau, la gestion des touches. Si l’ensemble est plutôt bien pensé (pas trop de touches pour une action aisée), « Ground Zeroes » souffre de bugs de réaffectation des touches rédhibitoire, vous obligeant soit 1) à faire avec les touches imposées, soit 2)opter pour un petit logiciel ou la customisation de vos drivers clavier pour remapper « à l’extérieur » les touches importantes.

Un bug connu, mais jamais corrigé par Konami depuis la sortie du titre (quasiment 5 ans).

Hormis cela, « Metal Gear Solid : Ground Zeroes » est un titre à tester, surtout qu’on le trouve à un prix très réduit actuellement.

Il peut vous donner envie d’en voir plus avec son grand frère, et pour ceux qui n’auraient jamais touché à un MGS, de s’intéresser au projet ambitieux de Hideo Kojima.

14/20

Jeuxvideo.com

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[PC]Firewatch

INTRIGUE : Henry est un chic type, qui n’a juste pas eu de bol dans la vie. Sa femme a choppé Alzheimer, et pour se changer les idées, il décide de devenir garde forestier dans le Wyoming. Tout cela se passe en 1989, durant un été très chaud.

Sa routine? Passer ses journée dans cette immense domaine, et discuter avec sa collègue Delilah, dont il ne connaît que la voix.

Notre cher quadra ne va pas se douter un instant que cet été va être pour lui une expérience unique, ce domaine cachant bien des mystères…

GAMEPLAY : Nous sommes en face d’un FPS, mais sans tir. Firewatch se présente comme un jeu d’aventure à la première personne, et votre but sera de discuter avec Delilah, d’explorer les environs, dans le but de faire respecter la loi face à des gens peu consciencieux, et sans conscience que leurs actes peuvent avoir des répercussions dramatiques, comme un feu de forêt. Vous n’aurez que peu d’interactions, si ce n’est un inventaire évolutif qui vous permettra de débloquer certains passages, comme avec la hache. Sinon, vous disposez d’une simple lampe, d’un appareil photo, d’une carte et d’une boussole, et aussi de cordage pour passer d’un endroit escarpé à sa base (et inversement).

RÉALISATION : Le style du jeu est atypique : épuré, proche du cell-shading, et des textures minimalistes. Pourtant, ça marche, on s’immerge rapidement dans cette nature digitale, au point de s’arrêter comme un simple quidam devant un coucher de soleil aux teintes majestueuses. l’environnement est assez varié pour qu’on sache à peu près où on est sur la carte sans avoir à la déployer. A vous les joies d’un lac bien fréquenté, d’un environnement consumé par les flammes et en train de renaître, de sommets vertigineux, de canyons, de grottes, etc…
Le titre se réserve même le luxe de vous surprendre vers sa fin.

DURÉE DE VIE : La durée de vie est très courte, surtout quand on se prend au jeu. Si le début peut être fastidieux, sans qu’on sache réellement à quoi s’attendre, quelque chose fonctionne directement : les dialogues entre Henry et Delilah. Ce duo forme vraiment une bonne paire, on a l’impression de voir la naissance d’une belle amitié entre deux personnes qui ne se connaissent même pas, et se confient l’un à l’autre dans cette immensité. Le fait de pouvoir choisir nos réponses face à Delilah aura un impact négligeable sur l’épilogue, mais mérite qu’on s’y attarde un peu pour découvrir la finesse d’écriture, et donner vie à ce duo. Alors qu’on pourrait vite se lasser d’avoir à discuter avec quelqu’un, ici c’est un plaisir, l’humour et les moments de tendresses se suivant à un rythme très régulier.
Comptez donc 6 bonnes heures pour faire le tour complet du titre, en sachant qu’il en faudra bien moins pour découvrir toutes les zones sans s’attarder (diviser alors le temps par deux ou trois, mais ce serait du gâchis). l’envie d’y revenir est là, ne serait-ce que pour découvrir des variations dans les dialogues, mais aussi se promener dans cet environnement.

INTÉRÊT : Firewatch est un très bon jeu, à part des productions acutelles et se penchant sur la narration pour nous atteindre. Les férus d’action passeront leur tour, mais les autres, ceux qui aiment le mystère, risquent fort d’y prendre vite goût.
Car comme précédemment cité, le titre n’est pas vraiment accrocheur dans ses premiers instants, on ne sait pas à quoi s’attendre en tant que joueur.

On suppose qu’on va se retrouver face à un feu, mais autant garder le suspens. Car le titre est plus intelligent que cela, et éclate ses mystères en petites intrigues dont on essaie de trouver un lien, qu’il soit cohérent, voire surnaturel. Telle est la force du titre, à nous faire songer à toutes les situations, à tous les dangers rôdant dans cette forêt.
La conclusion sera pertinente, bien amenée, et avec une certaine poésie, voire de la mélancolie. On pourrait dire qu’on est face à un grand moment d’écriture, tant la fin nous laisse un goût amer en bouche. Non pas comment elle se finit en tant que jeu, mais comment elle se finit sur une note pas vraiment joviale, mais ici chacun ira de sa propre conclusion.

16/20

Jeuxvideo.com

Fiche NoFrag

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[PC]Deus Ex – Mankind Divided

INTRIGUE : Après l’excellent « Deus Ex : Human Revolution« , la licence n’était pas pour autant abandonnée par feu Eidos (désormais Square Enix Europe), et l’agent Adam Jansen revient après un certain laps de temps, temps que Adam n’arrive pas à quantifier, ni se souvenir de ce qui a pu lui arriver. On en saura bien plus durant ce volet, et de ses DLC. Mais l’intrigue même de Mankind Divided s’intéresse surtout aux agissements d’un groupuscule pointé du doigt suite à un attentat à Prague. La ville devient vite un centre névralgique où les augmentés et humains sont sur le point de se livrer une guerre sans concession. L’agent Janssen va donc enquêter pour éviter la crise, et lever le voile sur ce qui semble être une sombre machination…

GAMEPLAY : Par rapport au précédent volet, c’est quasiment la même chose, à savoir un FPS où vous pourrez faire évoluer votre personnage, le rendre plus puissant au combat ou plus furtif, en fonction de votre approche privilégiée. Sur ce point, les développeurs ont pris en compte les remarques, et on peut finir le jeu sans la moindre victime à déplorer. L’aspect furtif est bien évidemment plus gratifiant, et mis en avant via un level design ingénieux, où vous aurez toujours plusieurs moyens pour contourner un obstacle, qu’il soit matériel ou humain. On note dans ce chapitre de nouvelles extensions, rien de bien exceptionnel, mais apportant de la variété à votre style de jeu.

RÉALISATION : Cela reste propre, mais un poil décevant. Si on évite les teintes marron/jaune de « Human Revolution », ce n’est que de façon temporaire. Cela nous laisse au moins le temps de découvrir Prague en plein jour, avant de retomber dans des nuances plus connues. les graphismes ont heureusement évolués aussi, avec bien plus de détails, mais cela reste encore un peu trop rigide, à l’image des animations encore un peu trop raides. Même constat pour la bande-son, excellente, mais en écho avec le précédent score de Michael McCann.

DURÉE DE VIE : Bien évidemment conséquente, surtout si vous aimez accéder aux missions secondaires (12 au total), en plus des missions principales (au nombre de 17). Rajoutez à cela l’envie de découvrir le moindre recoin des quelques cartes mises à votre disposition (où fourmillent des caches à cracker, avec des bonus d’XP à la clé). Par contre, si on fait une fois le tour au complet du titre, il n’est pas sûr qu’on y retourne de sitôt.

INTÉRÊT : Si vous avez aimé « Deus Ex : Human Revolution », cette suite est faite pour vous. Sans réelle évolution majeure, on tombe sur une suite directe ayant quelques évolutions techniques et de gameplay, avec une histoire intéressante. Pourtant, les premières heures de jeune ne laissent pas augurer d’une « partie de plaisir », car les premières missions nous semblent anodines, le scénario ne décollant que tardivement. Et les cartes ne semblent guère conséquentes au début, on se demande si on est pas face à une petite enquête de routine dans un petit quartier, alors qu’on est censé être dans une mégalopole. C’est seulement à partir d’un niveau, où on sort de Prague, qu’on a plus « d’ampleur » : ampleur dans le scénario, dans l’environnement, etc.
Il faut donc être patient, et ne pas trop se perdre à vouloir tout récupérer dans Prague dès les premières heures, quitte à se lasser.
Heureusement que la qualité va crescendo…jusqu’à la fin.

En effet, cette dernière est totalement bâclée, vite expédiée, et ne restera pas dans nos mémoires. En fouillant un peu, on apprend que le jeu devait être bien plus long, mais que pour certaines contraintes (en terme de budget, de planning), le jeu a été coupé, avec sans doute une suite à ce volet en guise d’épilogue.
« Mankind Divided » est un bon jeu, mais on pouvait sans doute en attendre plus de ce dernier.

14.5/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

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[PC]Battlefield 1 – Mode « Stories »

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INTRIGUE : A l’image de son concurrent direct (Call Of Duty), la saga Battlefield abandonne les épisodes avec conflits contemporains (le 3 & le 4, les Bad Company) pour se concentrer aux conflits majeurs des générations précédentes, en commençant par la première guerre mondiale. En guise de solo, ils proposent 5 histoires centrées sur 5 personnages différents, 5 destins aux quatre coins du monde.

GAMEPLAY : Gameplay on ne peut plus classique, on retrouve les bases du FPS avec la possibilité d’emprunter des véhicules en fonction de l’intrigue, d’un coucou à un tank, avec même quelques passages étranges, comme ce vol en pigeon voyageur, plus anecdotique qu’autre chose. Malgré un moteur permettant de vastes cartes à explorer, on est ici face à un classique FPS couloir, avec des objectifs à compléter tout en allant d’un point A vers un point B.

RÉALISATION : Battlefield oblige, c’est magnifique. Après la déception de voir le titre ralentir comme un bousin en mode DX12, s’en débarrasser permet alors d’avoir un titre ultra fluide, superbe, bénéficiant de décors réalistes, et d’effets de lumière à couper le souffle. Jamais la boue ne vous aura semblé si réaliste, et prendre un fort lors d’une tempête s’avère impressionnant. On reste cependant très loin des vidéos promotionnelles vantant une surenchère d’action à l’écran.

DURÉE DE VIE : Très très très courte! Moins de 6 heures pour tranquillement faire le tour des 5 intrigues, en pouvant commencer par n’importe laquelle. Sachant que chacune propose deux à trois niveaux, tous plus ou moins courts, on fait vite le tour, malgré le fait d’avoir monté la difficulté au maximum, et cherché les collectibles disséminés un peu partout sur la carte.

INTÉRÊT : Un court solo, c’est déjà mieux que rien (en référence à BLACK OPS IIII). C’est dommage, car la variété des missions (en tank, en avion, dans le désert, sur la côte et en pleine montagne) permet de varier les plaisirs, avec quelques surprises. Ainsi, d’un point de vue purement subjectif, la mission dans les Alpes paraissant la plus bandante, mais finalement s’avère décevante. Tout l’opposé avec cette balade en avion, un pur régal.

Car ces courtes missions ne vous imposent pas un style particulier de jeu. Les niveaux réservés à l’aviation, ou au tank, donnent aussi la part belle à l’exploration solo et à la discrétion (quitte à faire dans l’anachronisme avec des armes à silencieux).

D’ailleurs, la furtivité est sans doute le moyen le plus valorisant de terminer un niveau, un comble pour un titre mettant surtout en avant sa profusion d’action et d’explosions.

A ce titre, et afin d’augmenter la durée et la difficulté du titre, il est dommage de ne pas avoir plus de contraintes lors des différentes quêtes. Un exemple tout bête, un passage vous amène en pleine campagne avec comme objectif de récupérer des pièces pour réparer votre avion. Si ce niveau est superbe, intense et immersif, il est à l’image du reste : un simple amuse-bouche!

Pourquoi ne pas avoir une garnison complète d’ennemis à la place d’une poignée, pourquoi ne pas nous pénaliser une fois découvert?

Ce solo découpé en scénettes est finalement une bonne surprise, mais de trop courte durée. Il était possible de rallonger l’expérience pour avoir un titre solo frôlant les 8 heures de jeu, en plus du multi qu’on connaît tous.

On espère que le mode Stories de Battlefield V soit plus consistant, mais les premiers échos ne vont pas dans ce sens. Ce sera sans doute un simple copier-coller, avec en nouveauté des passages en ski. Ça donne envie, certes, mais ça frustre à l’idée de se dire que l’aventure sera pliée en un jour ou deux.

14/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

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