[PC]Wolfenstein Youngblood

INTRIGUE : A la fin de « The New Colossus« , on avait laissé l’agent Blazkowicz alors qu’il venait de libérer les Etats-Unis du joug Nazi. Se reposant avec sa femme et ses deux filles, qu’il format durant des années, il ne donna plus signe de vie du jour au lendemain. Ses filles, inquiètes, décident de partir à sa trace. Les voilà parties avec leur amie Abby, se rendent alors sur le vieux continent, et plus précisément à Paris, où les nazis semblent projeter quelque chose de sombre. Il est temps de botter du facho! La résistance sur place leur donnera tout le nécessaire pour remplir cette tâche, et leur apprend que tout se passe dans un mystérieux Labo X, qui ne pourra être accessible qu’une fois trois codes décryptés dans des quartiers stratégiques répondant au doux nom de « frère ».

GAMEPLAY : « Youngblood » créée une rupture avec les précédents Wolfenstein en se présentant comme un volet secondaire, un titre mineur exploitant l’univers de Wolfenstein, en attendant la suite directe de « New Colossus ».

Et cette rupture, elle va s’opérer de plusieurs manières, sans pour autant vouloir corrompre l’essence même de la saga.

Il s’agit ici du premier titre à se la jouer en coop, car les jumelles de B.J. permettent cette opportunité. Si l’expérience est plus gratifiante à deux, on peut bien évidemment y jouer seul, tandis que notre sœur sera gérée par une I.A.

Autre point, la progression suit en quelque sorte celle de son prédécesseur, avec de nouveau un hub disponible entre chaque mission. Le sous-marin cède ici sa place au QG de la résistance française, dans les catacombes de Paris. L’occasion de se ressourcer, de discuter avec des PNJ, de s’entraîner…

Mais la plus grosse modification apportée vient de l’apport d’une orientation RPG, déterminant l’évolution de vos personnages. Si dans les précédents Wolfenstein, c’était déjà le cas, cela ici conditionne très fortement la difficulté, la progression de vos personnages.

Car comme le dit si bien un des PNJ au début du jeu, vous ne serez pas assez fortes pour aller directement au cœur de Frère 1,2 ou 3.

Et cela, vous allez vite vous en rendre compte. Une fois la première mission assez classique et vous inculquant les bases, vous aurez alors accès au hub, mais aussi à une carte pour vous déplacer librement dans Paris, ou du moins sa représentation dans le jeu (ParisStadt).

Ne vous étonnez pas de mourir souvent au début, car certaines zones ne vous seront supportables qu’une fois un certain niveau acquis (le niveau 20). Vous pouvez tout de même vous y frotter, mais considérer que c’est une mission suicide, les ennemis étant bien trop forts.

Il va donc falloir « leveler », accéder aux zones accessibles (d’un point de vue difficulté) et remplir quelques missions principales et/ou secondaires pour vite progresser. Outre l’XP nécessaire pour passer au niveau suivant, vous allez aussi collecter de l’argent, et des points de compétence. Ces derniers vous permettront de débloquer quelques améliorations de votre condition physique, de votre armure, de vos aptitudes (comme le placage).

Un arbre de compétence très complet, vous permettant de privilégier une approche plus brutale, à une plutôt discrète. Pour cela, vous pourrez compter sur un camouflage optique, un double saut très pratique, ou des armes hautement customisables avec l’argent récolté.

En parlant d’armes, la customisation est ici extrêmement bien pensée, avec pour chaque partie (du canon à la crosse), la possibilité d’opter pour 3 catégories : la précision, les dégâts, et la cadence de tir. A vous d’opter pour les bons mélanges, en prenant en compte certains bonus, pour définir votre style et le faire évoluer comme bon vous semble (vous pouvez modifier à tout moment la structure d’une arme une fois les éléments achetés).

Enfin, l’aspect coopératif de Youngblood permet des interactions avec votre sœur, et s’avèrera cruciale sur le champ de bataille, quand une des deux tombe au combat. Car à la place de mourir simplement comme dans tout FPS classique, le système mis en place ici est basé sur une totale coopération des deux partenaires : si une des sœurs tombe au combat, l’autre a un temps imparti pour la réanimer. Passé ce délai, la survivante n’aura plus aucune occasion de revenir à la vie, et fera perdre au duo une précieuse vie.

Ces vies, maximum trois, permettent donc de ressusciter suite à trois morts conjointes de nos sœurs. Vous aurez la possibilité de récupérer des vies via des bornes à activer à deux, disséminées un peu partout dans les niveaux.

Une très bonne idée, rendant parfois le jeu un peu trop facile quand il suffit de se réanimer à tour du rôle.

RÉALISATION : « Youngblood » hérite de « The new colossus », et s’avère visuellement très agréable.
Le fait que l’action ai lieu à Paris permet de renouveler la plastique du titre, de lui donner une autre couleur.

Cependant, on dénote tout de même une certaine répétition dans les environnements visités, du centre de détention au petit Berlin, en passant par le boulevard de la victoire.

Typiquement, des façades d’immeubles Haussmannien, à l’exception d’un quartier dortoir.

Les zones dédiées aux frères seront plus dans la verticalité, avec parfois une petite redondance dans les lieux côtoyés (et plus précisément les halls).

Mais rien de bien méchant, car tous bénéficient d’un level design impressionnant, fort de la collaboration des studios MachineGames avec Arkane, les « dieuxveloppéeurs » des Dishonored.

Nos petits français insufflent donc à « Youngblood » ce qui manquait cruellement à « The New Colossus » : un level design digne de ce nom, permettant de la jouer en verticalité, de profiter des certains pans de l’architecture pour se glisser ou éviter une menace trop conséquente, et ainsi profiter pleinement de l’optique infiltration proposée par le titre.

Côté audio, le titre s’autorise de l’excentricité en jouant sur l’uchronie : des titres volontairement kitch aux sonorités 80 avec accent allemand pour les musiques secondaires, tandis que le score principal envoie du lourd, comme par le passé. Une très très bonne surprise.

DURÉE DE VIE : Le level design complexe, ouvert, permet d’éviter une trop grande monotonie liée à de possibles aller-retours dans des zones déjà visitées. Certaines zones étant bloquées au début, et nécessitant le bon arsenal pour ouvrir telle ou telle porte (comme dans un MetroidVania), vous trouverez toujours un emplacement que vous n’aurez pas visité.

En ligne droite, le statut de « Youngblood » en tant que spin-off standalone a une durée de vie plus condensée que ses grands frères à la carrure d’un AAA (il peut se boucler très vite vu le nombre de niveaux et de tâches principales à accomplir).

Mais si vous adhérez à la formule, si vous avez envie de récupérer tous les collectibles du jeu (des cassettes audio en passant les les VHS, les lunettes 3D…), et que vous souhaitez en plus finir les missions secondaires, et bien vous allez vite monter dans les heures.

A savoir que suite à sa sortie, une mise à jour renforce le titre de deux zones supplémentaires, ainsi qu’une chasse aux trésors.

Comptez donc environ 40 heures pour faire un 100%, ce qui est excellent pour un jeu dit mineur.

INTÉRÊT : « Youngblood » est malheureusement le vilain petit canard des Wolfenstein, car son orientation a de quoi perturber les puristes, alors que finalement, les bases même du gameplay sont identiques.

C’est nerveux, les armes font mal, c’est bourrin, décomplexé avec toujours cette petite touche d’humour décalé, et surtout, c’est techniquement solide.

L’aspect coop pouvait faire craindre le pire pour les joueurs solitaires, avec le stress de se retrouver avec une I.A. bancale troublant le bon déroulement d’une séance de jeu.

Qu’ils soient rassurés, en solo le titre est hautement jouable, et l’intégration d’une sœur au combat brise en quelque sorte la monotonie avec quelques répliques dans la lignée du géniteur, et côté difficulté, votre jumelle sait se faire petite, voire parfois un peu trop. Vous aurez la priorité sur les grosses cibles, et elle n’interfèrera que très peu, à quelques détails près.

Ces détails seront anecdotiques, comme sa volonté de vous passer devant alors que vous snipez depuis un poste stratégique, ou plus rarement en s’agitant devant vous sans son camouflage optique lors d’une infiltration, et permettant alors aux « Kommandants » (ces petits enfoirés présents à des emplacements stratégiques) de sonner l’alarme et d’appeler des renforts.

Tant qu’on est dans les griefs, on peut blâmer les parties situées dans les égouts, permettant une jonction entre plusieurs zones. Ces endroits peu éclairés et cloisonnés ne permettent pas une trop grande liberté d’action (allumez votre lampe torche, et on vous repère à 10 km, comme sur route meusienne).

Non seulement ces zones sont trop similaires d’une à l’autre, mais l’agencement très pauvre en fait des moments peu convaincants, desquels on préfère s’extraire au plus vite.

Si au moins on avait eu droit à des grottes, des passages souterrains, une extension des catacombes ou des rames de métro, on aurait eu une bien plus grande variété.

Cela n’empêche pas « Youngblood » d’avoir d’excellents moments, d’être un vrai show pyrotechnique quand vous faites parler la poudre ou le désormais célèbre DieselKraftwerk. Fun en solo ou à deux, il renoue avec les précédents titres en insufflant une consonnance RPG très bien gérée.

Victime d’un matraquage, ou plutôt un lynchage presse et public parfois non justifié, il convient de le recontextualiser, et surtout d’y jeter un œil pour les personnes aimant la licence, l’aspect exploration bénéficiant du savoir faire d’excellents développeurs.

Le jeu n’est certes pas parfait, pourra être redondant si on l’aborde sous un certain angle, mais se révèle être d’une richesse insoupçonnée si on prend le temps de lui laisser une chance, et d’exploiter tout ce qui est mis à notre disposition.

en fait, un mot revient pour bien définir l’expérience promise avec ce volet : la liberté. Une liberté de commencer par où on veut, d’opter pour le style qu’on veut, de se trimbaler comme bon nous semble dans les niveaux, d’opter pour les améliorations qui nous boosterons en fonction de notre choix d’approche, etc. Une liberté chère, qu’il est bon de prendre en compte, à l’heure où d’autres licences vous imposent des choix parfois contestés. Mais si on fait un petit effort, qu’on prend le temps de voir ce que le titre a dans le ventre, qu’il possède des qualités indéniables (et des points qui pourront bien évidemment ne pas plaire), alors on peut constater qu’il a un peu été sacrifié lors de sa sortie.

Le jeu est en quelque sorte un petit diamant brut qui ne demande qu’à être taillé. Souhaitons que certains points adoptés ici soient conservés pour un possible Wolfenstein 3…

15.5/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

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[PC]Hitman [2016]

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INTRIGUE : L’agent 47 repart pour de nouveaux contrats commandités par l’ICA, en contact avec Diana, son agent de liaison. Il va devoir faire ses preuves lors d’un test, puis va être envoyés à différents endroits du globe pour assassiner au minimum deux cibles à chaque fois, le tout saupoudré de consipration, d’une menace d’un nouvel ordre…

GAMEPLAY : depuis le tout premier « Hitman », la saga a bien évolué, et la dernière trilogie en date a su apporter quelques changements notoires dans son gameplay. Votre but reste toujours le même : assassiner une ou plusieurs cibles, très souvent protégées ou situées dans des endroits bien gardés.

En tant qu’as de l’infiltration, à vous de trouver le bon déguisement pour berner la sécurité, vous infiltrer par des voies secondaires, et tuer votre cible soit de manuelle traditionnelle, soit en prétextant un accident.

Chaque début de mission se prépare avec votre inventaire, limité mais extensible via des caches d’armes dans le niveau, votre costume de base, et le point d’accès.

Tous ces aspects sont fortement limités au début, vous n’aurez pas trop de choix, mais après avoir fini un niveau, vous serez gratifié en fonction de votre score de nouvelles possibilités, armes, gadgets, etc…

Si Diana vous parle de temps en temps et vous tient à jour avec la situation, vous aurez à votre disposition un excellent atout: l’instinct. ce dernier vous permet de cerner les présences hostiles à travers les murs, de repérer l’emplacement de votre cible, mais aussi tous les éléments susceptibles de vous aider, comme les armes de fortune, les caisses pour cacher les corps, etc.

RÉALISATION : Ce qui étonne à chaque fois avec les « Hitman », c’est comment on est passé d’un titre classique de l’infiltration (avec cette référence qu’est « Hitman 2: Silent Assassin ») à un titre bac à sable, d’immenses niveaux où la foule impressionne.

Le titre est très propre, encore aujourd’hui il fait son petit effet, mais dès qu’arrive une foule, on est fasciné par ce nombre impressionnant de sprites rendant vivant le titre, bien plus que la plupart. C’est très vivant, ça fourmille de détails, et le niveau à Paris est juste sublime.

Côté ambiance sonore, pas de localisation française, ce qui est un peu dommage, et autre bémol, Jesper Kyd, petit prestige et compositeur attitré de la licence, n’est pas présent, remplacé par Niels Bye Nielsen. Si l’univers des deux compositeurs est proche, l’absence de Kyd se fait sentir.

DURÉE DE VIE : 7 niveaux, cela peut sembler court, mais l’essence même de ce « Hitman » est la faculté à aborder chaque nouveau avec une nouvelle approche, appuyée par un score vous permettant de débloquer plusieurs items à chaque fois. En ligne droite, il vous faudra 10 heures pour en faire le tour. La durée de vie devient alors exponentielle à votre désir de tester plusieurs approches sur chaque niveau, et/ou de débloquer votre arsenal.

INTÉRÊT : Si on devait dresser un bilan du genre Infiltration dans le monde vidéoludique, on pourrait dresser comme constat qu’une seule licence est encore active, celle d’Hitman. Son alter ego Sam Fisher ne donne plus signe de vie.

Mais nos deux hommes ne concourrent plus totalement dans la même catégorie.

Hitman, au fil du temps, s’apparente bien plus à un jeu d’aventures qu’à un jeu d’action, où la résolution d’un contrat passera par un bon timing et les bons accessoires.

Bien sûr, il est possible de se la jouer plus violente, car le titre propose tout de même un arsenal, des techniques spécifiques à une approche létale.

Mais cela est moins gratifiant, et surtout plus complexe, avec l’adjonction de la foule, un élément présent depuis quelques volets, un argument technique qui fait son effet, mais inhibe le titre d’un vrai potentiel furtif, dans le sens de ne pas s’appuyer sur un déguisement autr que celui d’un ninja.

Pour faire simple, si vous aimez chercher les trappes, les conduits vous permettant de passer au dessus d’une foule, d’exploiter l’obscurité pour berner vos cibles, et bien « Hitman » n’a plus vraiment adopté ce style.

Et se la jouer comme Sam, surtout dans un des derniers niveaux, reste possible, mais ardu et nécessitant tout de même le recours aux déguisements, preuve que le titre impose tout de même une certaine voie.

On aurait aimé, comme nouveaux axes de gameplay, se voir proposer un gameplay bien plus dense et complexe, pouvoir trimbaler une arme lourde sur les toits à la recherche de sa cible, s’infiltrer sans jamais se faire repérer pour collecter des informations.

« Hitman » est un très bon bac à sables, mais pouvait encore améliorer sa recete, quitte à empiéter chez ses homologues, trop discrets en ce moment.

De quoi satisfaire tout le monde, trouver son propre style. Cela reste néanmoins un très bon jeu, mais il pourra procurer chez certaines personnes, ce sentiment de frustration quant à se prendre pour un vrai agent de terrain, et non pas un Arturo Brachetti cantonné à lancer des lustres sur deux bourgeois.

15/20

JeuxVideo.com

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[PC]Gears 5

INTRIGUE : Une nouvelle génération de Gears avait pris la relève, face à la menace perpétuelle des Locustes. Kait Diaz, jeune recrue, part en quête de vérité la concernant, sur sa mère qui semble être liée à la menace actuelle. Accompagnée de Del, puis d’autres Gears, ils vont percer le mystère la concernant et aussi activer le Rayon de l’Aube seule arme capable de mettre un terme à cette guerre.

GAMEPLAY : Gears 5 reste du Gears, et on retrouve exactement d’un volet à un autre les mêmes mécaniques : se couvrir, tirer dans le tas, avancer…

Cette fois, les choses sont quelque peu différentes. Nous avons tout d’abord un droïde de combat à nos côtés (Jack), un bon élément capable de ramener des armes et des munitions, scanner la zone, renforcer l’équipe, et aussi intervenir de façon létale avec quelques armes améliorables. Il vous suffira pour cela de trouver des pièces, et d’en collecter assez pour débloquer telle fonctionnalité, celles de base se débloquant durant l’intrigue.

Ensuite, sur ces 4 actes, 2 se déroulent dans un environnement semi-ouvert, où vous utiliserez le Skiff, une sorte de voilier à ski pour vous déplacer entre les différents points d’intérêts, des principaux aux secondaires. Une façon de couper la linéarité habituelle estampillée Gears.

RÉALISATION : « Gears 5 » est annoncé comme un des plus beaux jeux sur la console de Microsoft, mais sur PC, il reste dans une bonne moyenne.

Si la modélisation des personnages est bluffante, avec des cinématiques qui vous donnent des baffes, pour ce qui est des décors, c’est nettement plus classique, surtout durant le premier et le dernier acte.

L’acte 2 par contre propose de jolis passages, notamment avec ces effets de lumière et cette glace réaliste.

L’acte 3 est sympa, rappelle un peu « Spec Ops : The line », et s’avère plus concluant durant les phases en intérieur (le hangar, nom de Zeus!!!) qu’en extérieur, où la prédominance rouge n’excite guère les yeux.

Les musiques ne sont pas vraiment la force de ce titre, c’est du classique de chez classique, de quoi orchestrer dynamiquement les combats ou les moments cruciaux. Par contre, la localisation française est un petit bijou : des voix pro, on retrouve les doubleurs d’époque, et Marcus a toujours cette voix à vous foutre les poils (avec encore plus de graves).

DURÉE DE VIE : Il faut compter environ 21 heures pour venir à bout de l’aventure en solo. Une très honnête durée de vie qui ‘explique par l’ajout de quêtes secondaires durant les actes 2 & 3, une plus grande liberté, une volonté de fouiller le moindre recoin pour améliorer Jack, et quelques passages à vous arracher les cheveux (la matriarche BORDEL!!!!!). Ce titre a un petit goût non déplaisant qui sous-entend une deuxième tournée dans un futur plus ou moins lointain.

INTÉRÊT : Sur PC, suivre les Gears était compliqué : Microsoft nous a donné l’eau à la bouche avec le premier, et puis plus grand chose, des exclus console pour timidement revenir sur PC avec le quatrième volet, seulement disponible sur leur store, et avec ce volet, qu’on peut heureusement trouver sur Steam.

L’occasion de voir comment la licence a évolué. Si le gameplay n’a pas changé des masses, on apprécie de voir un titre plus chatoyant, plus coloré, techniquement abouti même si certains décors pouvaient être encore meilleurs, car on oscille parfois entre l’impressionnant et le classique (ces fameux couloirs de base abandonnée).

Les locustes donnent toujours autant de fil à retordre, les nouvelles venues comme la vigie ont de quoi vous faire suer, et certains boss sont magnifiques, à l’image de cette matriarche, un des meilleurs boss, mais aussi un des plus frustrants (un simple contact avec elle et c’est couic!!!).

« Gears 5 » offre plus de variété dans ses décors, dans ses environnements (de la ville aux plaines enneigées, au désert pour finir dans des ruines).

On ne s’ennuie pas un instant, on apprécie de revoir Marcus, mister Badass siouplé, et Kait Diaz est un personnage très charismatique, un personnage féminin réussissant à s’affirmer dans cette équipe gonflée aux stéroïdes et à la testostérone.

Si l’aventure semble toujours aussi kitch, avec nos soldats et leurs bras de 80 centimètres de diamètres, la fluidité de l’ensemble et ses mécaniques en font un excellent défouloir, un très bon cover-shooter qui a su évoluer doucement pour passer le temps. Alors, il faudra attendre combien de temps pour botter définitivement le cul des Locustes cette fois?

16.5/20

JeuxVideo.com

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[PC]Shadow Of The Tomb Raider (Definitive Edition)

INTRIGUE : Lara Croft revient dans cet ultime volet de la nouvelle trilogie, et part cette fois en Amérique du Sud pour déjouer les plans des Trinitaires, à la recherche d’une relique pouvant détruire le monde.

GAMEPLAY : Par rapport à « Tomb Raider » et « Rise of the Tomb Raider« , nous sommes face à la même mécanique bien huilée, avec de grandes zones à explorer, du loot, de la progression à base d’XP, des compétences à gagner, des zones accessibles tardivement vous obligeant à cumuler les allers-retours, etc.

Quelques petites nouveautés sont pourtant au rendez-vous, et permettent d’étoffer le jeu de Lara : elle peut désormais se suspendre via son grappin, et se balancer pour atteindre certains points stratégiques.

Une nouveauté aussi concernant les combats, avec la faculté de s’imbiber de boue et de se la jouer à la Rambo 2, en se collant à un mur. Un point purement réservé pour la partie infiltration.

RÉALISATION : Sincèrement, ce titre envoie du lourd. C’est très souvent visuellement magnifique, avec des décors à perte de vue, des textures très fines et photoréalistes, un éclairage impressionnant qui donne du relief à l’ensemble.

Très souvent, car ce sentiment a tendance à disparaître dans les zones plus communes, où on constate que le titre est un peu moins majestueux, par rapport à certains tombeaux en profondeur qui vous donnent l’impression de ressentir l’humidité et le manque de clarté.

Le score audio est peu inspiré, ou alors il faut aimer le thème remanié à la sauce sud-américaine. Cela fonctionnera chez certains, tandis que d’autres auraient préféré des thèmes plus proches de ceux d’antan, où les chorales venaient se greffer à des sonorités ambiant pour une exaltation de chaque instant.

Juste un petit coup de gueule concernant un point certes futile : les cheveux de Lara. Pour les précédents volets, une technologie était employée et donnait un résultat à l’écran bluffant, avec une chevelure pour Lara impressionnante de réalisme, des cheveux suivant une physique cohérente, et surtout une technique bluffante sans aliasing. Ici, on se demande ce qui a pu se produire, car la chevelure de Lara, si elle a conservé cette malléabilité, et devenue bien plus « moche », avec un aliasing incompréhensible. Un point qu’on retrouve sur certains forums dédiés au jeu, et aucune réaction de la part des développeurs à ce sujet.

DURÉE DE VIE : A peine plus conséquente que le précédent volet, avec un peu plus de 40 heures pour boucler le jeu à 100%, DLCs inclus (des tombeaux venant se greffer à l’intrigue principale, et vous procurant de nouvelles aptitudes).

Gros hic, pour la replay value, une fois les 100% acquis, c’est mort. Contrairement aux autres volets, plus un seul ennemi dans les parages…
Il reste des défis pour s’amuser de temps en temps, comme des contre-la-montre sur des tombeaux avec différents objectifs (temps, score,…)

Heureusement, une partie New Game + vous donne droit de rejouer l’aventure sous certaines nouvelles conditions, ce qui peut être un bon point. Encore faut-il avoir envie de replonger dans l’aventure une seconde fois.

INTÉRÊT : Si on ne peut nier les qualités techniques du titre, quelque chose dérange un peu avec ce Tomb Raider.

En fait, on se retrouve très vite devant un titre extrêmement similaire aux autres, si ce n’est ce flashback bien vu qui aurait mérité plus de profondeur.

Le gros souci de ce volet, c’est donc d’une part peu innover à part le contexte (et se rendre compte que le bestiaire, les pièges, les tombeaux se ressemblent tous d’un volet à un autre), mais surtout, une volonté de laisser de côté l’aspect combat pour proposer plus d’énigmes, et cela avec un rythme très irrégulier.

Les premières heures vont mettront direct dans le bain, avec la satisfaction de retrouver Lara dans de nouvelles aventures. Après quelques heures de haute voltige, on retombe sur du plus classique, puis vient une grande phase où une zone va littéralement vous solliciter pour une très grande partie du jeu, à base de quêtes fedex secondaires, de restriction du gameplay lié à la zone et à ses conditions.

Une énorme zone qu’il faudra encaisser, et les premiers signes de lassitudes, face à un manque de combats, une frustration de ne pas utiliser des armes très correctes, voir et revoir les mêmes décors sur plus de 20 heures…

Suite à cela, le rythme enivrant des premières heures revient, pour un final certes convenu, mais qui envoie encore du lourd.

Cette trilogie se clôt ainsi sur un volet qui a trop tendance à tirer sur la corde, propose une aventure mitigée, et peine parfois à nous captiver, en imposant plus d’énigmes au détriment de combats, qui eux n’ont pas été dépoussiérés et peinent encore à convaincre du fait d’une IA parfois dans les choux (planquez-vous et tuez à la chaîne dans certains cas).

« Shadow… » n’est pas mauvais. C’est un bon Tomb Raider, mais derrière les précédents. Il souffre bien évidement de la comparaison avec les autres, de certains choix, et son final laisse présager de nouvelles aventures.

On espère que cette fois, nous aurons droit à d’autres environnements. On n’est pas contre la visite de certains musées qui cacheraient bien des trésors, et pousser le vice du fantastique, ici très souvent esquissé, pour de plus grandes perspectives. Et surtout, retrouver cette variété d’environnements qui faisant le charme des premiers épisodes, à l’image de « Tomb Raider II », un chef-d’œuvre jamais égalé.

16/20

JeuxVideo.com

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Rétrospective 2020

A toute année son bilan vidéoludique, et 2020 fut l’occasion, contexte actuel, de rééquilibrer les charges…

Plus de jeux, moins de films, tel est le leitmotiv actuel, le télétravail aidant à repartager la donne.

Cela m’a aussi permis de faire un gros dépoussiérage dans plus d’une centaine de titres qui étaient encore en WIP dans mon inventaire, avec chaque semaine de nouveaux titres gratuits (GOG, Epic, Prime Gaming) venant s’ajouter.

Voici donc la rétrospective de cette année riche (dans tous les sens du terme). Merci GOG Galaxy pour gagner du temps dans la réalisation de cette tâche, en attendant que l’implémentation de Twitch soit aussi activée 😉

gog

Pour les autres rétrospectives, c’est par ici


LES JEUX

28 jeux finis, soit 9 de plus par rapport à 2019. Ceci s’explique d’une part par le temps libre gagné en télétravail, mais aussi par la volonté de finir plusieurs petits titres se finissant généralement en « deux-trois heures » .

Je dis généralement car pour un complétiste, il faut toujours doubler ce temps par deux 😉

Les jeux finis (un clic pour arriver à la critique):

Du FPS, du TPS, du walking sim, du jeu de plateforme, encore beaucoup de variété et quelques gros gros coups de cœurs :

1 – Supraland, découvert via un commentaire sur Nofrag, et c’est dommage que le jeu ne soit pas plus mis en avant. Une vraie petite pépite chronophage!

2 – The Occupation : rare jeu fini en une nuit, un concept excellent, et si on adhère, on ne le lâche plus.

3 – Resident Evil 3 Remake : connu pour être trop court, le jeu est digne d’intérêt si on ne se gave pas et si on le déguste avec modération.

4 – Resident EVII : la démo m’avait refroidi, les soldes m’ont convaincu de l’acheter, de me lancer dans l’aventure sans plus de convictions, et de ravaler mes préjugés sur ce qui figure comme l’un des meilleurs Resident Evil, finalement très proche du premier.

5 – Planet Alpha : typiquement le genre de jeu inattendu, captivant via sa réalisation, sa bande-son admirable.

6 – Watch_Dogs : Ubi m’a conquis : un GTA like visuellement très propre, avec un gameplay très habile, et une ambiance « Person Of Interest » comme j’adore.

D’autres coups de cœur bien évidemment, des titres commencés en 2020 et qui seront en théorie finis cette année (comme « Ruiner », ou « Lifeless Planet »).

Des déceptions comme « DooM Eternal » qui n’a de DooM que le nom…et qui s’est vu vite remplacé par « Prodeus », encore en early access, dont je suis backer. Un conseil, foncez dessus, c’est une petite bombe (et la bande-son est dispo sur la toile, histoire de vous donner une idée de l’ambiance qui peut s’en dégager) :

Hélas, d’autres titres ont aussi fait leurs adieux à ma liste, comme les « Darksiders », « Brutal Legend », « Killer Is Dead », « Just Cause 2 », « Sleeping Dogs », « Lego : the Hobbit », certains « Batman Arkham » et consorts.

Des titres avec du potentiel, certes, mais n’étant plus dans mes attentes.

2021 commence plutôt bien, avec « Shadow Of The Tomb Raider », « Gears 5 », « Prey », « Hitman », « ReCore », « Metro Exodus », « Watch_Dogs 2 », « Mass Effect 3 ».

Et pour un petit panel des jeux en image, direction l’album photo.


LES FILMS

175 films en 2020…on n’est pas loin des 192 de 2019. On pense toujours que le cinéma ne pourra pas se réactualiser, et pourtant, encore de bonnes grosses claques. Palmarès des films avec une note supérieure ou égale à 16 :

(Cliquer sur l'affiche pour vous rendre sur l'avis)


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De la variété, de l’horreur au thriller en passant par la science-fiction, le drame et la comédie. Mais s’il ne fallait en retenir que quelques-uns, le haut du podium serait défini avec des films comme « Promare », « Ne coupez pas », « Midsommar, « The Hunt », « Les figures de l’ombre » et « Bohemian Rhapsody ».


SERIES/ANIMATION

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Suite et fin de « The Man in the High Castle », superbe série, et suite pour « The Boys », qui confirme sa suprématie de série culte.

Côté animation japonaise, on reste sur du classique, sans grosses surprises :

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MUSIQUE

Bon ben là par contre, c’est plutôt maigre, pas grand chose à se mettre sous la dent. On retrouve tout de même le dernier album de « Woodkid », et la découverte de « Chvrches », une sorte de pop acidulée entre Depeche Mode, Garbage, et les 80’s.

Reste encore quelques valeurs sûres comme « Deftones » ou « Sepultura »…

Et oui oui, y’a bien du Mylène Farmer dans la liste (éclectique qu’on vous dit!!! :p )

Sur ce, une bonne et heureuse année 2021, tous les avantages de 2020 sans les inconvénients 😉

Bonus track : un morceau tout en légèreté, on en bien besoin en ce moment

[PC]Supraland

INTRIGUE : En tant que rouge et personnage dans un bac à sable, vous êtes convié par votre reine à discuter avec les bleus situés de l’autre côté du jardin, pour leur demander de rétablir l’eau.

Ce qui devait être une petite mission va se transformer en quête initiatique…

GAMEPLAY : « Supraland », c’est en quelque sorte un mélange de « Portal » et de « Metroïd ». Votre personnage va déambuler dans un monde très ouvert, pourra se déplacer via des catapultes, et arrivera à progresser en étoffant son arsenal, que ce soit une épée en bois, un canon laser, un téléporteur, une ceinture aimant, un faisceau rose, un cube rose et bien d’autres possibilités que vous débloquerez au fil de votre progression, en ouvrant des coffres bien cachés, ou en les achetant chez les quelques vendeurs qui parsèment l’environnement.

L’aspect Metroïd est donc bien là, et pour l’aspect Portal, il s’agira d’énigmes, où l’environnement et vous outils devront être exploités à bon escient, à coup de projectiles pour activer des interrupteurs, mais attention à valider la bonne couleur…

Vous aurez aussi de nombreux ennemis pour vous empêcher de progresser correctement. Rien de bien méchant (du moins au début), mais il est conseillé d’améliorer votre condition pour vite en venir à bout.

RÉALISATION : Sous ses petits airs enfantins, « Supraland » bénéficie tout de même d’une bonne et solide réalisation : fluide, sans bug, une belle distance d’affichage même si on déplore un certain abus du flou, des couleurs vives et chatoyantes et une direction artistique appropriée, se permettant même quelques nombreuses touches d’humour.

Si les musiques ne sont pas mémorables, elles ne sont pas heureusement trop soûlantes, et les dialogues se limiteront à des onomatopées, vous obligeant à lire quelques sous-titres.

DURÉE DE VIE : Elle est conséquente, sans non plus être phénoménale. La première chose que l’on constate en débutant une partie, c’est qu’il y a tellement de choses à faire, à découvrir, qu’on se demande comment on va faire pour obtenir le 100%.

Finalement, en prenant son temps, et en gérant correctement ses allers-retours, on tombe sur une bonne vingtaine d’heures, et comptez bien moins pour celles et ceux ne courant pas derrière les 100%

Pour la replay value,, et bien une fois les 100% réalisés, il n’y a plus grand chose à faire, à part se promener, car les ennemis, eux aussi, font partie des objectifs à compléter pour obtenir les 100% en supprimant leur nid, ce qui du coup réduit grandement leur présence.

INTÉRÊT : « Supraland », c’est un peu comme une drogue, une forme d’addiction sévère vous poussant à toujours vouloir aller plus loin, explorer l’univers ultra vivant, le tout saupoudré d’une bonne humeur et de quelques guests à découvrir.

Mais c’est surtout un jeu qui arrive à concilier l’aspect FPS avec ennemis, des énigmes assez capillotractées (qui vont vous faire revoir vos cours de physique et les codes couleur) avec beaucoup d’harmonie.

On bloque rarement, d’une part car on peut toujours faire autre chose, mais aussi parce que le jeu n’est pas ultra rigide dans ses résolutions.

Un exemple tout simple est celui concernant vos aptitudes de déplacements. Vous allez progressivement acquérir le double saut, puis le triple saut, le téléporteur, et la possibilité de flotter dans les airs (sans oublier l’excellent bonus de l’Happiness pour les plus endurcis).

Avec tous ces éléments, vous arriverez à « tricher » durant certains passages pour passer à travers le décor, ou atteindre une plateforme censée être inaccessible en temps normal. A l’image d’un « Dishonored », vos possibilités sont étendues, et il n’y a pas forcément qu’une méthode pour y arriver.

Beau, intelligent, fun, riche, « Supraland » a tout d’un beau gosse premier de la classe. Ce qui est étonnant, c’est qu’il s’agit de l’œuvre de quelques passionnés, qui vont retenter l’exploit avec un deuxième volet, à venir prochainement. On souhaite vivement qu’il soit dans la même veine.

18/20

JeuxVideo.com

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[PC]Aefen Fall

INTRIGUE : Vous êtes Abadel, un puissant alchimiste dans un Londres très steampunk.

Le gouvernement souhaite arrêter tous les alchimistes.

Vous voilà alors engagé dans une course contre la montre pour stopper leurs noirs desseins.

GAMEPLAY : Vous aimez « Mirror’s Edge », vous adorez « Dishonored »? Et bien « Aefen Fall » n’est ni plus ni moins qu’un jeu de parkour, empruntant au premier ses mécaniques de courses spectaculaires sur les toits d’une ville, dans une environnement rappelant furieusement le second.

En tant qu’alchimiste, vous aurez quelques pouvoirs afin de progresser plus facilement de toit en toit, et aussi éviter les Mechas placés sur votre parcours.

Votre premier pouvoir vous permettra de créer un point artificiel pour prolonger votre saut, lors des passages les plus chauds.

Votre second pouvoir, lui, vous permettra de figer un élément du décor (turbine de ventilation, monorail, ennemis) durant un court laps de temps.

Bien évidemment, les aptitudes de base comme se retourner et courir le long d’un mur sont aussi de la partie.

RÉALISATION : Si la partie sonore s’en tire très bien, avec des musiques inspirées, il en est tout autre chose pour la partie visuelle, à qui il manque une certaine expérience pour devenir mémorable.

C’est au moins propre, certains décors sont agréables, mais comme nous le verrons plus tard, il s’agit d’un projet « jeune », et le manque d’expérience, sans malveillance, se fait un peu ressentir.

DURÉE DE VIE : Le prix vous mettra la puce à l’oreille, le titre se termine très vite, d’une part vu le nombre réduit de niveaux, mais aussi par la volonté du gameplay qui vous pousse à toujours courir, et ne pas vous attarder comme bon vous semble. Comptez un peu plus d’une heure pour en faire le tour, mais ce qui compte surtout avec ce jeu, c’est de pouvoir améliorer son temps en découvrant et empruntant des chemins secondaires, ce qui lui octroie une durée de vie plus conséquente.

INTÉRÊT : Pur projet d’étudiants de l’école Rubika, « Aefen Fall » est une bonne entrée dans le monde des jeux vidéo, avec tout ce que cela implique.

Un petit jeu avec un potentiel certain, trahit par sa prime jeunesse et quelques errances d’un point de vue visuel, des bugs et une optimisation à pieaufiner. Le titre n’a jamais planté chez moi, mais quelques saccades pas trop pénalisantes venaient de temps à autre perturber un passage où la fluidité se voulait exemplaire.

On pourra chipoter sur l’agencement des touches et le keybinding à revoir, mais tout cela fait partie du panel des jeux ne disposant pas d’une équipe expérimentée.

Un gros message d’encouragement pour eux, car ils ont réussi à faire parler de leur titre dans certaines revues spécialisées, et on ne peut que souhaiter pour la suite quelques patchs leur permettant d’apprendre de leurs erreurs, de les corriger, et de nous proposer, forts de cette expérience, un nouveau titre, ou pourquoi pas une suite plus consistante.

12.5/20

Site Officiel

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[PC]Sniper Elite 4 (+DLCs)

INTRIGUE : La seconde guerre continue de faire rage, et Karl Fairburne, sniper émérite, retourne sur le front pour éliminer la menace nazie et fasciste, car cette fois, il est déployé en Italie…

GAMEPLAY : Par rapport aux précédents Sniper Elite, on reste dans quelque chose de très similaire, surtout par rapport au troisième chapitre : de grandes cartes pour chaque niveau, assez ouverte pour permettre plusieurs approches, et grouillant d’objectifs afin d’y rester le plus longtemps possible.

Vous aurez toujours le choix d’un fusil sniper, bien évidemment, mais aussi d’une arme secondaire, généralement une mitrailleuse, et d’un pistolet. D’autres accessoires seront aussi à votre disposition, comme des grenades, des mines, de la TNT, des trousses de soins, etc…

Chaque niveau comporte son lots d’objectifs principaux, nécessaires pour passer au suivant, et des objectifs secondaires intéressants et variés (sabotage, collecte d’informations, assassinats) vous permettant d’approfondir le scénario, mais aussi de collecter plus d’XP, ce qui vous permettra de monter en grade, et débloquer à certains paliers des compétences supplémentaires, allant d’une récupération plus rapide de votre souffle (idéal pour le tir et la course d’endurance), à l’augmentation de votre stock de munitions.

D’autres possibilités vous sont offertes pour personnaliser votre expérience, comme la maîtrise de votre arme, vous permettant d’améliorer des points comme le zoom, le recul…

RÉALISATION : Si le jeu n’est pas une tuerie graphique, il sait encore donner de bons résultats en terme d’esthétique, et sait parfois bluffer lors d’un paysage ou deux, surtout ceux en montagne. Les décors sont assez travaillés pour vous permettre de trouver le bon point pour guetter un convoi, de vous cacher dans un buisson, avec un rendu pas forcément photoréaliste, mais assez efficace pour qu’on s’immerge.

Même constat pour l’aspect sonore, où on retrouve les mêmes thèmes que précédemment, et toujours un sound design adapté, très claquant quand notre tir part pour faire de gros dégâts.

C’est propre, et c’est déjà ça. A noter que le titre donne parfois dans des effets très novateurs, comme certains reflets dans l’eau (voir le dernier niveau du DLC), ou encore les rayons de lumière dans un bâtiment (toujours dans les DLCs).

DURÉE DE VIE : La durée de vie est tout simplement énorme, car entre le jeu de base et ses 8 niveaux (plus deux déblocables en coop only), et les 4 nniveaux des DLCs, il m’aura fallu plus de 43 heures.

Ceci s’explique du fait que chaque carte dispose d’assez d’éléments pour vous tenir en haleine, entre les objectifs principaux, les secondaires, les défis et autres items à collecter. Chaque partie est un appel pour de longues heures à planifier sa stratégie, opter pour les bons déplacements, en taguant ces ennemis aux jumelles (comme dans les Far Cry), et en choisissant soit une approche discrète, minimale, ou tout simplement dévastatrice.

INTÉRÊT : On aurait pu penser que ce 4ème volet allait sentir le réchauffé, et même si la recette n’est pas nouvelle, on prend encore son pied à flinguer du nazi à longue distance.

Enfin, longue distance, c’est vite dit, car si les cartes sont immenses, vos possibilité de fragger un ennemi à l’autre bout de la carte sont quasi nulles, du fait que la géographie et les reliefs, les obstacles, limiteront fortement votre approche.

Vous devrez vous contenter des cibles généralement à moins de 100 mètres, au plus 200, et de rares cas à 300, même si à un moment j’ai réussi un tir à plus de 500 mètres.

Cette volonté de réduire ce facteur a une bonne raison : la trop grande facilité du titre, et cela même en difficile.

Comprendre par là que vos ennemis ne seront mortels qu’à courte distance, et au delà, c’est juste du nettoyage, le son de votre arme ne sera de toute façon pas perçu par l’ennemi.

L’IA n’est pas folichonne non plus, car une fois détecté, il vous suffit de vous planquer dans un buisson pour ne pas être inquiété.

Enfin, le système de sauvegarde est assez spécial : sauvegardes manuelles, sauvegardes automatiques, et sauvegardes rapides manuelles (le fameux F5-F9).

Étrangement, les sauvegardes automatiques interviennent très très fréquemment, limite à chaque tir, ce qui fait que si vous mourrez, ou décidez de reprendre à la dernière sauvegarde, vous n’aurez pas beaucoup perdu de votre progression.

Le titre est alors nullement punitif sur ce point. Pire, il vous avertit fréquemment de menaces avec sons, flashs pour les snipers planqués, musique dynamique, en plus de vous montrer sur la carte où se trouvent les ennemis, et même de les surligner à travers le décor dès que vous collecterez sur les officiers les listes de rondes.

Heureusement, vous pouvez modifier la difficulté et certains points pour plus de réalisme et de challenge, mais il n’empêche qu’une fois qu’on a compris le principe du jeu, c’est du gâteau.

Cela n’empêche pas le titre de rester addictif, de se sentir surpuissant au point de se confronter à un tank, de savourer chaque killcam avec ses effets gore.

Une recette certes pas nouvelle, mais faite avec amour, comme un plat italien.

15/20

JeuxVideo.com

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[PC]Devil’s Hunt

INTRIGUE : Vous, c’est Desmond, un beau gosse pour qui tout réussit, une belle carrière de boxer, une belle villa, une charmante fiancée…
Mais votre monde va basculer quand tout ce à quoi vous teniez vous est brutalement retiré, et dans un excès de colère, vous voilà à songer au suicide, à passer à l’acte, et à vous réveiller en enfer, où Lucifer vous propose un deal. Armé de super pouvoirs, vous allez combattre des hordes d’anges, et de démons…

GAMEPLAY : Le premier volet d’une possible trilogie (ce qui est de moins en moins probable avec le temps) vous place dans un beat them all, ou plus précisément dans un clone de « Devil May Cry » de Capcom : ici aussi, on incarne un humain capable de se transformer en démon, on latte des démons à coups de poings, et plus tard avec des armes virtuelles comme une épée une fois d’autres techniques de combat acquises.

c’est la petite subtilité du jeu, vous débloquerez au fur et à mesure de votre progression 3 styles de combat, tous possédant des combos et autres bottes secrètes à débloquer en échange d’âmes que vous collecterez sur vos victimes, ou cachées dans le décor.

Une idée intéressante, permettant de varier les plaisirs, mais qui finalement ne sera pas trop utile : un des styles est quasi inutile, celui de base convient pour tout le bestiaire, mais le second vous donne la faculté de vous régénérer, ce qui est très utile lors de certains combats, et vous permet aussi de sortir une sorte d’épée/extension de votre bras, pour des coups plus distants.

On peut aussi compter sur 3 pouvoirs à sélectionner, permettant de faire subir de gros dégâts à vos ennemis.

Enfin, vous aurez la possibilité de parer les coups (le même système que dans les « Batman Arkham… » ), mais aussi de dasher, une bonne idée pour vite passer dans le dos d’un ennemi ou esquiver, mais qui ici se révèle être peu pratique et un poil pénalisante.

RÉALISATION : Pour une petite société et un titre loin des AAA, le studio Layopi Games envoie par certains moments du lourd de chez lourd niveau décor. L’enfer est une vraie réussite, avec des décors et des textures qui forcent le respect.

Ce sera moins élogieux concernant la modélisation des personnages, ou les décors dans le monde « réel ».

Côté ambiance sonore, rien de bien folichon, le titre propose des voix en V.O., et certaines sont assez comiques pour propulser le titre dans le rang des nanars (on pense au principal antagoniste de l’histoire et son accent allemand prononcé » Ziss iz Zi End for you!!!! »)

DURÉE DE VIE : 13 chapitres, avec des collectibles, mais franchement, une fois bouclé, ben on passe vite à autre chose. Comptez entre 5 et 7 heures pour en faire le tour, en sachant que les premiers niveaux sont bourrés de cinématiques à se farcir, qu’on combat peu.

Heureusement, la tendance s’inverse par la suite…

INTÉRÊT : La comparaison avec « Devil May Cry » porte un sévère préjudice à « Devil’s Hunt », qui ressemble à un remake sous forme de nanar.

Pourtant, le titre s’avère parfois visuellement superbe, surtout en enfer…Mais hélas, cet environnement revient un peu trop souvent, comme les autres, où on passe le plus clair de notre temps dans l’appart’ de Desmond, dans des immeubles vides de personnel…La monotonie de certains niveaux porte un sacré coup, et ce n’est pas le seul.

Car le point crucial de ce genre de jeux, ce sont les combats. Ici, et bien on constate quelques incohérences.

D’une part, le jeu peut s’avérer un peu trop facile, surtout quand votre personnage gagne en puissance. Si en plus on vous accorde deux chances de revenir à la vie en tapotant la touche action à toute vitesse, vous allez rarement être bloqué, hormis un ou deux boss bien costauds.

Mais les combats ne sont pas vraiment gratifiant, et cela à cause d’un élément primordial, ici supprimé et remplacé par autre chose : le saut!!!

Sauter dans un beat them all vous permet d’accéder à de nouveaux coups, d’esquiver plus facilement des ennemis, là où le dash n’est pas optimisé (et c’est le cas ici, où on déplore une trop grande latence), mais surtout, vous permet de traverser les niveaux sans avoir à déplorer la redondance d’un mécanisme tout con : appuyer sur un bouton pour monter sur un endroit précis du décor pour avancer. C’est d’une part très dirigiste, mais surtout, ça n’épargne pas les bugs (comme celui de ne plus pouvoir revenir en arrière après avoir visité une salle secondaire, bloqué par un demi mur que le personnage refuse de gravir sans l’invite).

Et des bugs comme cela, y’en a d’autres, comme un au troisième chapitre où votre personnage reste bloqué dans le décor suite à une cinématique (tips : passez la cinématique pour pouvoir avancer), sans compter une optimisation parfois dans les choux, où le framerate chute parfois sans explication logique (heureusement, rarement durant les combats).

D’ailleurs ces derniers sont parfois corrects, et on finit par s’y faire. Mais en comparaison avec d’autres titres, c’est un constat de vache maigre.

« Devil’s Hunt » s’est fait démonter par le public et par la presse, mais n’est pas si mauvais que cela. Il a quelques atouts, il faut un peu s’accrocher pour vouloir continuer l’aventure.

Tentez l’aventure à vos risques et périls, seulement si vous êtes fan du genre et que vous n’avez rien à vous mettre sous la dent.

09/20

JeuxVideo.com

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[PC]Effie

INTRIGUE : Galand, un chevalier maudit par une sorcière qui l’a fait vieillir prématurément, raconte à la jeune Effie comment il est parvenu à casser sa malédiction, et en même temps à sauver des villes de son emprise…

GAMEPLAY : « Effie », c’est un jeu de plateformes en 3D, dans la veine d’un « Crash Bandicoot ».

Votre personnage commence dans des salles vides, à collecter des runes, puis fera rapidement la rencontre d’ennemis, et d’un bouclier comme allié.

Ce bouclier, c’est le moteur du jeu. Bien évidemment, il va vous servir à vous protéger, mais aussi à donner des coups (légers ou violents), s’améliorera au fur et à mesure que vous collecterez des runes, et vous servira aussi comme planche de surf pour naviguer rapidement d’une ville à l’autre, entre deux chapitres.

On compte aussi des pouvoirs, distillés au compte goutte, comme le double saut, le fait de planer un court instant pour atteindre des objectifs éloignés, etc…

La suite consiste à boucler chaque ville en délivrant la part d’un talisman vous ouvrant les portes du niveau final, et de son boss, quelque chose de classique. Pour cela, phases de plateformes, destructions d’ennemis, et résolutions d’énigmes niveau CP.

RÉALISATION : C’est tout mignon, dans un style très simple, assez épuré, et cartoon. Chaque ville a sa propre identité, on commence avec un temple digne de Tomb Raider pour débarquer dans un moulin à vent médiéval, une cité marquée par les tonneaux d’alcool, sans oublier la scierie et son préambule très Halloween.

Chaque ville est située sur une vaste carte, avec sans doute les plus beaux décors, une nature étrange aux couleurs rougeoyantes, où vous pourrez flâner pour récolter quelques runes supplémentaires, ou trouver de petits challenges anecdotiques.

L’ambiance sonore est dans le même style, très gentille. Quelques petites musiques d’ambiance oubliables, des voix en V.O.avec un humour bon enfant en prime.

DURÉE DE VIE : Le jeu est très court, comptez 3 à 4 heures pour en faire le tour, et pas grand chose à se mettre sous la dent une fois fini.

INTÉRÊT : « Effie » est quasi passé inaperçu, dans cette multitude de jeux indépendants sortant quotidiennement. Alors quand il est fourni gratuitement sur une plateforme de jeux, on reste sceptique, on teste pour en savoir un peu plus, et on risque de tomber sous le charme.

C’est un tout petit jeu, tout mignon, bien fichu, tout joli et propre sur lui, ce qui lui permet de brasser large niveau public : il plaira aux plus jeunes comme aux plus âgés, s’avère très accessible, très simple et peut-être même addictif, ce qui lui vaut d’être fini un peu trop rapidement.

Tant qu’on est au niveau des doléances, on peu regretter que le personnage soit si raide en position normal, comme un élément posé dans le décor à peine finalisé, sans animation, et à la posture un peu « balai dans le luc ».

14/20

JeuxVideo.com

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