[PC]Generation Zero

INTRIGUE : A bord d’une embarcation en direction de la Suède, vous vous retrouvé expulsé suite à une immense explosion. A votre réveil, vous avez échoué sur les rives d’une immense Île suédoise, et vous allez vous rendre compte que plus une seule âme humaine n’est présente, hormis vous.

Après avoir croisé quelques cadavres, vous allez vite vous rendre compte que l’endroit a été pris d’assaut par des machines, et que vous allez devoir les esquiver ou les affronter pour survivre, et trouver un moyen de vous enfuir, s’il reste des survivants…

GAMEPLAY : « Generation Zero » se présente comme un immense monde ouvert, à l’image des derniers Far Cry.

Comme dans ces derniers, vous êtes en vue FPS dans un environnement très ouvert, et votre tâche première sera de compléter des missions principales, donnant le ton du jeu, et suivant une trame narrative spécifique.

Vous aurez aussi des missions secondaires, assez variées, ainsi que d’autres activités qui vous rapporteront de l’XP, des munitions, et des ressources.

Le loot est ici présent, voire omniprésent, pour ne pas dire essentiel. Fouiller le moindre sac, la moindre voiture, les maisons, les cabanes, les cadavres, tout cela vous permettra de collecter des munitions pour vos armes, des ressources pour vous soigner, des matières pour améliorer vos habits, produire des soins et des balles…

Tout cela sera possible via des refuges que vous débloquerez durant votre escapade, en les trouvant. Une boussole en haut de l’interface vous indique quand un est à proximité, et une fois débloqué, vous pourrez rapidement voyager entre ces derniers, vous évitant des allers-retours fastidieux.

Ils seront utiles pour gérer vos stocks (car votre inventaire est limité, avec une gestion de la surcharge comme dans les Stalkers), recycler de vieilles armes trouvées en chemin, améliorer votre arsenal, etc…

Vous pourrez par contre à tout moment améliorer votre personnage via les points de compétence gagnés à chaque changement de niveau. Ces compétences seront liées à des thèmes, comme la survie, le combat, la coopération.

Vous pourrez ainsi porter plus de biens, viser mieux, être plus discret.

Ce ne sera pas les seuls points de personnalisation, car outre le choix préalable de votre personnage, de son sexe et de son look, vous pourrez choisir vos habits, dont certains vous gratifieront d’aptitudes, comme la résistance aux flammes ou une discrétion plus poussée.

Bref, le jeu semble assez complet d’un point de vue gameplay. Il vous imposera de trouver des bunkers dans chaque zone de la carte (correspondant à des décors particuliers), à trouver des codes d’accès sur les ennemis pour débloquer les missions principales.

Il vous proposera aussi de jouer la carte de la subtilité, avec une jauge de furtivité. Idéale pour se frayer un chemin face à une horde, ou coller un coup fatal au plus prêt de l’ennemi (les hitbox sont bien gérés, avec des zone sensibles pour chaque ennemi). Par contre, n’en attendez pas trop de la part de vos ennemis, qui n’ont pas de réelle stratégie hormis vous mitrailler à foison (les pires étant les attaques au gaz). Un conseil, les combats en se réfugiant dans un habitacle comme une maison vous permettent de souffler un peu (les ennemis rentrent très rarement dans ces lieux, sauf cas de collision).

RÉALISATION : Les développeurs ont opté pour le moteur Avalanche, exploité dans les derniers « Just Cause ».

Un bon choix, car ce moteur a de quoi offrir quelques rendus absolument superbes, avec une gestion impressionnante des effets de lumière, surtout avec cette gestion des cycles jour/nuit vous donnant de superbes couchers de soleil ou de belles aurores.

Pour la partie audio, hormis quelques musiques très synthé pour coller avec le contexte du jeu (situé dans les années 80). La suite est composée de musiques dynamiques lors de la présence d’un ennemi ou des phases de combat.

DURÉE DE VIE : Deux écoles s’affrontent : ceux qui aiment et ceux qui détestent. Un constat après avoir parcouru de nombreux avis sur la toile, et bien évidemment une durée de vie qui va basculer entre une dizaine d’heures en ligne droites pour celles et ceux ne voulant pas trop y passer du temps en se concentrant essentiellement sur les quêtes principales, sans fouiller le moindre recoin, et les autres (perso, 66 heures).

Le titre peut être chronophage pour qui souhaite visiter un maximum de terrain, trouver les meilleurs armes, remplir toutes les quêtes et défis, etc..

INTÉRÊT : « Generation Zero » est un drôle de titre, qu’on aime détester, ou qu’on déteste aimer. Techniquement, c’est propre, très propre, c’est joli, c’est fluide.

On pourrait résumer ce jeu à un Terminator chez Far Cry, avec de gros bémols : s’il est possible de jouer en coop, le titre souffre de l’absence totale de PNJ. Vous n’avez que des rapports à lire, parfois avec des enregistrements audio.

Ensuite, la carte est quoi qu’on en dise assez vide, et les assets (les maisons, les granges) deviennent vite redondantes, toutes basées sur les mêmes modèles, peu nombreux.

Idem pour les ennemis, car sortis des tiques, des chiens et autres T-800 (sans oublier les drones), vous n’aurez pas beaucoup de variété. Il faudra tout de même compter sur les Tank et Collecteurs, des machines immenses faisant office de challenge, pour avoir de la variété, des moments de tension et des combats à rallonge (avec en récompense du bon loot une fois le combat gagné).

Un superbe monde, mais quelque peu vidé et redondant. C’est l’un des bémols du titre. Ses autres soucis sont d’ordres conceptuels, avec des choix quelque peu controversés pour la gestion de l’inventaire.

Le titre n’étant pas totalement en version finale, il se cherche encore au niveau de son interface, avec ce comble de voir que les premières versions disposaient d’une gestion de l’inventaire contemporaine et intuitive, désormais remplacée par un foutoir sans nom qu’il est difficile d’apprécier.

Heureusement, les développeurs semblent être à l’écoute, et proposent des améliorations via les patchs à venir.

« Generation Zero » souffle donc le chaud et le froid, se cherche encore, mais part sur certaines bases stables. Avec une meilleure gestion de l’univers, de la narration, de l’interface, de la gestion des endroits découverts, on pourrait avoir un titre au gros potentiel, pour celles et ceux qui ont envie de buter de la machine dans la nature suédoise, tout en profitant de magnifiques paysages.

15/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Control – Ultimate Edition

INTRIGUE : Jesse Faden (vous) se rend dans les locaux du Bureau Fédéral de Contrôle, un immeuble imposant en plein centre-ville, pour avoir des réponses quant à la disparition de son frère. Soupçonnant cette agence d’être derrière tout cela, elle franchit la porte, pour se retrouver alors face à des locaux vides, hormis le technicien de surface.

Seul le directeur prône derrière son bureau, mais se suicide dès votre arrivée.

Bravo, vous voilà nommée directrice, et vous allez alors comprendre que ce bureau se charge des affaires surnaturelles, comme Fox et Mulder, et que ses locaux ont été contaminés par une mystérieuse entité, le Hiss, qui non seulement ronge et déforme les lieux, mais fait léviter les salariés, quand il ne les convertit pas en ennemis…

GAMEPLAY : « Control » est un pur MetroidVania, à la troisième personne. Vous contrôlez Jesse, et vous allez tout de même trouver quelques survivants durant votre périple, qui vous donneront vos directives (un paradoxe pour quelqu’un nommé directrice).

Vous allez alors arpenter toutes les zones du Bureau, qui s’éloigneront parfois des locaux à cols blanc que vous rencontrerez au tout début : une arrière, un monde éthéré, un sous-sol où la flore a repris ses droits, ou encore une prison aux dimensions gargantuesque : tout est possible dans Control, et cela donne droit à des environnements assez variés, mais surtout visuellement à se damner.

Vous devrez alors parcourir ces lieux, débloquer des compétences pour aller plus loin.

Votre arsenal sera composé en tout et pour tout d’une seule arme, mais attention, elle est modulable. Durant votre progression, elle pourra prendre la forme d’une mitrailleuse, d’un fusil à pompe, d’un railgun, d’un lance grenade, etc… Le jeu autorise deux formes switchables à tout moment, mais il est possible de changer cette parité en contrepartie d’un accès à un menu dédié. Il faut donc mieux se préparer pour éviter une rupture de rythme en plein combat.

L’aspect très important dans Control, c’est la personnalisation. Vos ennemis vous rapporteront des points, des matériaux, et des mods. Ces derniers ont tous un grade, et plus il est élevé, plus le mod est efficace. Certains sont prévus pour vos armes, d’autres pour vous. Ils vous permettront d’améliorer vos compétences, de booster les temps de rechargement des armes…

Car oui, si rien n’apparait concernant les munitions, c’est que ces dernières sont illimitées. Pas de risque de tomber à sec, mais attention, il faut compter sur une sacrée contrepartie : le temps de rechargement.

A vous alors de trouver les bons mods pour optimiser ce dernier. N’ayez crainte, en cas de recharge, vous pourrez tout de même vos battre.

Corps à corps, saisie, télékinésie, bouclier, dash…Beaucoup de pouvoirs évolutifs vous permettront de varier les plaisirs face à vos adversaires : on commence au fusil à pompe, pour ensuite lancer sur l’ennemi un morceau du mur, le tout dans des effets visuels impressionnants.

Ces pouvoirs, vous pourrez aussi les améliorer avec des points qui vous seront crédités une fois une mission principale ou secondaire finalisée, ou en terminant certains défis.

Les aller-retours se feront via des points de contrôle que vous débloquerez. Utiles, ils vous permettront de reprendre là où vous aviez échoué, et de voyager où bon vous semble. Concernant l’échec, notez bien que vous perdez 10% des points collectés en tuant des ennemis à chaque fois que vous mourrez. Ces point sont assez précieux, car en rapport avec les mods d’arme. En effet, ces points, combinés aux matériaux que vous collecterez sur vos ennemis, seront utiles pour améliorer les armes, débloquer des clusters pour y ajouter des mods (maximum trois par arme).

RÉALISATION : Control, c’est le savoir faire de Remedy, le studio derrière Max Payne, Alan Wake, Quantum Break.

Pour ce jeu, ils sont allés très loin, en proposant quelque chose de visuellement atypique, avec un univers bien à soit, décalé, influencé par Lynch et son univers extravaguant, dont on retrouve ici de fortes doses dans les projections de Jesse, au Motel, ou les projections tout court des personnages qui viennent se greffer au décor.

Visuellement, c’est donc d’une part étonnant, pour ne pas dire magnifique, avec une extrême finesse. Les textures ne sont pas en reste, car le level design est dantesque, vous plonge dans des endroits où la profondeur de champ va vous jouer des tours, où l’éclairage sublime l’ensemble pour vous donner l’impression d’être dans une sorte de rêve…ou de cauchemar.

Quant à l’animation, c’est du grand art : Jesse réagit au quart de tour, et on sent avec les particules voler, le décor subissant ses rushs, un sentiment légitime de puissance nous habiter.

C’est rare de voir un jeu nous en mettre tellement plein les yeux, et tourner comme une Rolls Royce.

La partie audio est quelque peu décevante, pas de thème mémorable donnant au titre des petits airs de blockbuster. C’est peut-être mieux ainsi, avec des sonorités pour intimes, plus en adéquation avec le mystère des lieux.

Le point qui fâchera, c’est celui du doublage. Certaines voix en VF font très série B, et surtout, la synchronisation labiale est totalement dans les choux.

De quoi vite vous déstabiliser, ou rire de certaines situations ne s’y prêtant pas.

DURÉE DE VIE : « Control », de part sa construction, va vous faire voyager. De multiples allers-retours sur des zones immenses. Cela donne une durée de vie conséquence, boostée si vous cherchez les documents parsemés un peu partout, et tentez de battre certains challenges.

L’ultimate Edition vous donne droit à deux niveaux supplémentaires, un dédié à Alan Wake pour un brillant hommage en clin d’œil, et l’autre sur la fondation, la conclusion du Hiss.

En tout et pour tout, comptez alors au moins une bonne quarantaine d’heures (47 au compteur) pour en faire le tour.

Remedy a promis des surprises quant à cette licence, donc on n’est pas prêt de décrocher, ou de voir débouler un probable DLC, dans l’attente d’une suite.

INTÉRÊT : Remedy a osé, et ils ont bien fait. Cette nouvelle licence, appelée à devenir une franchise vu le succès presse et critique récolté, pouvait freiner avec tant d’excentricité.

Mais force est de constater que le résultat est bluffant. Hormis quelques petits défauts (dont un lié à la localisation), ce titre étonne sur plusieurs points, avec sa narration quasi avant-gardiste, ses décors impressionnants, son intrigue, ses combats mémorables où vous pouvez sentir la force des coups…Bref, du grand art, qui demande cependant une certaine gymnastique, car le titre peut parfois s’avérer exigeant, vous demandant de faire face à des menaces lourdes qui ne vous laisseront aucun répit.

Une belle aventure, jamais lassante (sauf peut-être son dernier DLC) qui restera longtemps en mémoire.

18/20

JeuxVideo.com

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Ion Fury

INTRIGUE : Neo DC : Shelly “Bombshell” Harrison appartient à la Global Defence Force, et va affronter le vil Dr. Jadus Heskel, un transhumaniste qui déploie dans la ville ses troupes.

GAMEPLAY : Dans le pur style rétro, avec un design très prononcé à la sauce Duke Nukem 3D, « Ion Fury » vous invite à nettoyer des zones où les ennemis fleurissent à perte de vue, à dénicher des secrets bien cachés, le tout avec un arsenal bien étoffé, allant de votre colt à une arbalète, en passant par des grenades et gatling.

Chaque arme a un mode secondaire, assez intéressant, comme celui du colt qui permet un mode de visée à tag, très efficace pour faire le ménage.

Vous aurez aussi, et souvent dans les zones secrètes, de petits bonus comme des bottes à double saut, des dégâts amplifiés et des grenades infinies, le tout dans un temps limité.

Pour le reste, nous sommes en face d’un FPS pur jus, sans fioriture, sans gestion de l’inventaire, sans une centaine de touches pour s’y retrouver.

Bref, tout ce qu’on attend d’un fast FPS sans prise de tête, ni gestion de l’armure ou des munitions à prendre en compte (attention cependant à ne pas négliger le rechargement d’une arme en plein combat, vous rendant vulnérable).

RÉALISATION : Si vous avez connu « Duke Nukem 3D », « Ninja Warrior » ou « Blood », vous ne serez pas dépaysé avec le style atypique, très rétro, mais conférant au jeu un certain charme. Oubliez toute texture, ici c’est du pixel et sans modèle 3D, ce qui est amusant quand on voit du dessus les ennemis, qui n’ont aucune épaisseur (ce qui explique que le jeu ne fasse qu’une centaine de Mo).

Mais ça fonctionne, hormis quelque décors souvent trop similaires, le rendu est très correct, ça bouge très vite, les musiques ne sont pas inoubliables mais restent dans l’esprit, alors que les voix sont plutôt sympas, très cliché avec une femme badass jurant et envoyant des piques à l’instar du Duke, alors que les armes ont des bruitages somme toute corrects.

DURÉE DE VIE : Afin de venir à bout des nombreuses zones, il m’aura fallu un peu plus de 27 heures, ce qui est énorme mais s’explique par la volonté durant les derniers niveaux à faire du 100% en terme d’ennemis et de secrets.

Replay value faible, car une fois le titre torché, et à moins d’être fan, on n’a pas vraiment l’envie de s’y remettre de sitôt.

INTÉRÊT : 3D Realms joue à fond la carte de la nostalgie, et donne une fille spirituelle au Duke.

On retrouve les mêmes sensations, les mêmes décors, le même genre d’ennemis et des armes à peu prêt similaires. Ca bouge très vite, c’est assez corsé niveau difficulté et heureusement les checkpoints et sauvegardes manuelles « à l’ancienne » aident à progresser sans trop de mal.

Pourtant, c’était pas gagné, car les premiers niveaux sont laborieux, fouillis, peu intéressants et mal agencés. Un level design pauvre, qui empêche de s’immerger à fond dans le titre.

Il faut alors persévérer, car la suite vaut le détour : les décors varient, on se retrouve avec des univers intéressants (du labo au manoir sorti tout droit de Resident Evil, en passant par un stade, un centre commercial, des égouts et un hôpital abandonné), et les nouveaux ennemis ont de quoi vous donner du fil à retordre (surtout les méchas, et les espèces de Terminator Dhalsim).

On finit par prendre son pied après quelques heures de jeu, et on s’amuse à recenser toutes les références des développeurs disséminées un peu partout (des messages persos aux références à Portal, DooM, Hellraiser, Aliens, Rednek Rampage, Predator, Robocop, Blade Runner, The Thing…

Ion Fury nécessite donc de faire un effort sur les premières heures pour qu’il exhume son vrai parfum : un fast FPS pur rétro qui a su s’adapter aux nouvelles technologies, propose des headshots qui font exploser les cervelles (le jeu est très gore, comme ses aïeuls), et dispose de niveaux assez vastes et variés par la suite (avec la possibilité de revenir en arrière entre certaines zones), le tout dans un univers futuriste un poil décalé.

Un FPS à tester si possible avant de se lancer dans un achat, ou à récupérer en solde, car il se peut que la sauce ne prenne pas avec tout le monde (et certaines personnes n’auront pas l’envie ou le courage de se farcir les premiers niveaux).

14.5/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]DUSK

INTRIGUE : La petite ville de Dusk, aux Etats-Unis, semble être l’épicentre de phénomènes inquiétants. Vous allez le découvrir par vous-même, lors d’une campagne sur 30 niveaux, à combattre des membres d’un culte obscur, des militaires possédés, des boucs maléfiques et des pin-ups qui couinent, sans oublier des loups à roulette…Bienvenue dans DUSK!

GAMEPLAY : DUSK, c’est une lettre d’amour aux genre FPS, et en particulier à ceux qui ont forgé le genre. Vous allez donc trouver du DooM, du Quake, de l’Hexen.

Le jeu est un FPS pur-jus, ultra-classique dans son déroulement : vous progressez dans de longs niveaux à la recherche de clés pour ouvrir des portes, et trouver la sortie.

Des ennemis vous barreront le passage, et leur mort vous gratifiera de points de vie pour vous refaire une santé, une jauge de moral sert en quelque sorte de bouclier avant que vous pissiez le sang, et vous aurez aussi de nombreux secrets à découvrir, vous permettant de mettre la main sur un arsenal conséquent, vous refaire une petite santé, etc.

A part se déplacer, actionner des mécanismes, et tirer sur tout ce qui bouge, votre personnage n’aura pas vraiment d’aptitudes spécifiques. Quelques bonus récoltés viendront vous permettre d’accélérer votre cadence de tir, de ralentir le temps pour un effet assez space, ou encore grimper aux murs comme Spider-Man, une petite originalité qui permet de gagner en verticalité dans de nombreux niveaux.

Dusk se dote d’armes complètes, l’akimbo pour certaines (comme le pistolet ou le fusil Winchester Model 1887) ou encore d’autres bien plus originales comme cette arbalète vous permettant de toucher votre cible à travers n’importe quelle partie du décor, pour un plaisir des plus sadiques.

RÉALISATION : Le développeur (puisqu’il s’agit d’une équipe réduite) vous propose un jeu qui tournera sûrement sur la majorité des PCs actuels. Certes, c’est un peu moche vu le nombre de polygones, les textures fades et les animations rudimentaires, mais d’une part, c’est un jeu hommage au genre, et d’autre part, la partie graphique ne fait pas tout.

Car le fun est assurément là, et parfois on n’a même l’impression que le jeu est beau, car il fonctionne avec son ambiance.

Et que serait une ambiance sans une bonne bande-son? Sur ce point, c’est du nectar, avec aux commandes Andrew Hulshult, un compositeur de génie qui a récemment officié sur « Prodeus » et les DLC de « DooM Eternal ». Un nom respecté dans le milieu, et le gars signe ici une bande-son étonnante, à la fois métal bien énervé, mais aussi des plages plus calmes, dont l’ambiance va rappeler à beaucoup quelques grands classiques du cinéma.

Et retient aussi les bruitages et les voix, permettant de reconnaitre directement le bestiaire ou l’arsenal, et là encore, ça pète et ça vous met les poils…

DURÉE DE VIE : Comme à l’époque des DooM, « Dusk » propose une campagne scindée en trois épisodes, chacun composé de 10 missions, plus un niveau secret. 33 niveaux, tous agréables, et les secrets à dénicher permettent de prolonger l’exploration. Comptez en moyenne de 10 à 20 minute pour faire le tour de chaque, et au final vous obtiendrez une durée de vie d’environ 16 heures, ce qui est fort respectable (certaines campagnes solo de COD n’arrivent même pas au tiers).

On y reviendra sûrement, pour l’envie de chatouiller un fast FPS nerveux qui respecte les codes du genre et offre un bel hommage.

INTÉRÊT : Vous l’aurez compris, ce « Dusk », et sa découverte tardive, et bien c’est un gros kiff. D’un côté, nous avons cette nostalgie de jouer à un jeu qui se concentre sur l’essentiel, sur les bases du fast-fps (vite bouger et tuer), et de l’autre un titre visuellement pas étonnant, mais qui se rattrape avec le reste.

Mais surtout, « Dusk » développe son univers, nous plonge dans un monde où les amateurs de films d’horreur s’amuseront à chopper les références. Le premier épisode vous plonge dans une Amérique crade, paysanne, proche de celle qu’on a pu voir dans les Texas Chainsaw ou Jeepers Creepers, puis l’épisode deux vous envoie dans le charme des séries B avec ses usines et autres laboratoires militaires où des expériences douteuses ont lieu, pour finir dans un dernier chapitre totalement halluciné, où le médiéval vient se confondre avec l’Au-delà, un peu comme dans « Evil Dead 3 ».

Mais s’il fallait résumer « Dusk », ou pourrait tout simplement dire qu’il s’agit de l’essence des premiers DooM, avec la technique de Quake, dans un univers à la Blood ou Redneck Rampage.

Avec un tel pedigree, on se dit que Dusk part sur de bons rails, et on se rappellera encore longtemps de certains passages, comme celui avec la gravité dans un monde éthéré, ou ce laboratoire qui évolue constamment.

Du grand FPS, à essayez sans tarder si cela n’était pas encore fait!

16.5/20

JeuxVideo.com

Fiche Nofrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Quantum Break

INTRIGUE : Jack Joyce vient rendre visite à son frère, étudiant en université, et bossant sur un projet plus qu’ambitieux.

En effet, ce dernier travaille sur une machine à voyager dans le temps. Et bien évidemment, cette dernière est activée, et les ennuis commencent. Jack, victime collatérale du déclenchement de la machine, n’est pas affecté par la faille temporelle, où le temps s’arrête, où les événements se croisent. Pire, il découvre des pouvoirs insensés.

Hélas, il n’est pas le seul, et dans un monde où le temps est sur le point de cesser, il est le dernier rempart pour sauver l’humanité, et vaincre la mystérieuse société Monarch…

GAMEPLAY : Remedy, les papas de « Alan Wake » et de « Max Payne » reviennent dans un genre qu’ils affectionnent, le Third Person Shooter.

En contrôlant Jack (mais pas que…), vous allez affronter les soldats de Monarch, contrôlés par votre ancien ami, Paul Serene.

Armé d’un pistolet à munitions illimité, d’une mitrailleuse et d’une autre arme plus puissante (de la carabine au fusil à pompe), vous allez faire parler la poudre.

Mais dans un environnement où le temps fait des caprices, vous pourrez compter sur vos pouvoirs grandissants, comme le fait de courir vite, de faire des « Dash », de scanner votre environnement (pour déceler armes, munitions et emplacement des ennemis) ou encore d’exploiter des bulles temporelles à lancer sur vos ennemis pour les ralentir, en passant par un bouclier pour vous protéger des balles.

Etrangement, pas de pouvoir pour ralentir ou figer le temps, à l’image d’un « Max Payne ». Cela rend d’un côté le titre plus nerveux, où le mouvement est primordial pour s’en sortir face à des hordes d’ennemis, parfois très costauds.

Vous aurez l’occasion d’améliorer vos pouvoirs, via des sources de chronons à récolter un peu partout, en même temps que des documents étoffant l’histoire, du frère de Jack à la puissante Monarch.

Un petit bémol pour les déplacements de notre avatar, qui ne s’avère pas des plus habiles à manipuler, loin d’être un champion quand il s’agit de sauter par dessus un obstacle minuscule, ou une couverture automatique qui n’est pas des plus harmonieuses.

RÉALISATION : Visuellement, le titre est propre, mais souffre de graphismes quelque peu « flous », come si le titre tournait à une basse définition. Des textures pas vraiment baveuses, mais cela manque de grain (hormis un filtre qu’on peut activer ou non), de finesse et de précision.

Mais ce n’est pas moche, et les différents environnements se parcourent avec plaisir, et varient être des lieux froids et concentrés pour des environnements parfois plus ouverts.

Et surtout, on constate quelques détails très intéressants, comme les reflets dans le sol, la réverbération, ou encore ce flot de particules impressionnant quand on déclenche un pouvoir, sans que cela n’empiète sur les performances.

La localisation française est de très bonne facture, avec un doublage faisant honneur aux acteurs digitalisés pour le jeu, comme Shawn Ashmore, Aidan Gillen, Dominic Monaghan ou Lance Reddick, des têtes qu’on a déjà vu dans des films ou plutôt dans des séries. Un plaisir d’entendre leurs doubleurs officiels sur ce coup. Du très bon boulot.

Les compositions audio sont pour le moins classiques, elles accompagnent le joueur en le positionnant comme personnage central dans un film interactif, avec toutes les sonorités que cela implique.

DURÉE DE VIE : Le jeu est court, moins de 14 heures pour venir à bout des 5 chapitres, avec une réelle aisance pour dénicher tous les documents disséminés un peu partout. Sur ce temps, enlevez 4 x 2à minutes d’épisodes filmés en live, qui assurent la transition entre chaque acte.

La replay value est assurée par des choix moraux qui interviendront à la fin de chaque acte, et modifiant alors l’épisode qui viendra conclure et assurer la transition avec le nouvel acte. Donc si vous voulez découvrir le jeu sous plusieurs angles, vous pourrez refaire l’aventure plusieurs fois…

INTÉRÊT : Remedy a voulu tenter un gros coup en faisant du cross-media, à savoir livrer un jeu ET une série, sur une base intéressante liée aux failles temporelles.

Un concept original, doté de quelques bonnes idées (les choix moraux interagissant sur la série), mais si on ne doit juger que le jeu (la série étant plutôt bien conçue et livrant son lot d’action).

Alors c’est un bon TPS, pas exceptionnel car notre héros est parfois un peu trop rigide quand il s’agit de sauter, ou quand il doit changer d’arme, mais la progression est intéressante, on veut en savoir plus et on se propulse dans cette histoire, plus que dans un autre jeux avec ces épisodes qui mettent en avant des personnages secondaires parfois très attachants (mention pour Liam Burke).

L’action est plutôt soutenue, on déplore parfois l’IA ennemie qui vient se jeter sur nos balles, tandis que les plus costauds, solidement armés et dangereux, vont nous donner quelques sueurs.

En dehors de ces rixes, « Quantum Break » se la joue un peu « plateformer » avec des passages où vous devrez abuser de vos pouvoirs pour vous frayer un chemin.

Finalement, cette fusion de deux médias est plutôt originale et fonctionne plutôt bien. Elle n’est pas parfaite, quelques détails auraient pu être corrigés et les graphismes auraient gagnés sur PC à être plus détaillés, ou moins flous.

Mais globalement, on s’amuse, on suit avec intérêt avec l’histoire, comme dans un film dans le lequel on est le héros, de temps en temps…

15/20

JeuxVideo(JV)

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Layers Of Fear 2

INTRIGUE : En tant qu’acteur, vous allez vivre l’expérience ultime : le rôle de votre vie, à bord d’un paquebot. Mais le réalisateur vous-a t-il tout dit sur ce que vous alliez endurer, sur ces errances dans les couloirs de ce navire déserté, du moins en apparence, où vos souvenirs vont ressurgir et vous glacer d’effroi?
Et quelle est donc cette menace qui vous poursuit occasionnellement?

GAMEPLAY : Comme son prédécesseur, « Layers of Fear 2 » est un walking-sim à la première personne, où vous aurez quelques énigmes à résoudre pour avancer.

Ces dernières s’appuieront sur de la pure logique, ou de l’observation. Rien de bien méchant cependant.

Comme dans le premier, le gameplay est très réduit : une touche pour zoomer, et une autre pour l’interaction avec des objets, qui seront soit à récupérer, soit à manipuler.

Dans ce dernier cas, et quand vous serez face à une porte, un tiroir, il faudra mimer l’action d’ouvrir en tirant, en poussant, ou en tournant.

Une façon de pousser un peu plus l’immersion.

Un petit plus du titre : un ennemi qui viendra vous poursuivre à des moments clé du jeu. Il faudra alors courir, bloquer le passage. Des moments qui rappellent les Outlast et leur chasse à l’homme, dans un environnement très scripté et linéaire (en gros, vous devez prendre le bon chemin sans heurt).

RÉALISATION : Visuellement, c’est très très beau, très propre, très soigné, et les décors, qu’ils soient dans le bateau ou dans d’autres « univers », sont saisissants. Une petite prouesse visuelle, jouant avec les dimensions, les lumières, mais aussi les teintes, car à de nombreuses reprises, vous allez basculer dans un univers tout en noir & blanc, au rendu magnifique, ou dans d’autres teintes, comme ce passage où le rouge prédomine.

La partie sonore est correcte, on ne peut pas dire que les musiques d’ambiance nous transpercent. Par contre, les voix sont excellentes, et c’est un plaisir d’entendre Tony Todd comme narrateur, sa voix particulière nous ayant glacé depuis « Candyman ».

DURÉE DE VIE : Un peu plus long que son prédécesseur, à savoir 4 heures pour voir le bout des 5 actes. C’est un peu court, mais suffisant pour ce genre de jeu.

On pourra y revenir pour débloquer les trois fins disponibles, ou dénicher toutes les affiches et autres objets secondaires.

INTÉRÊT : « Layers Of Fear 2 » nous parle de peur, comme son nom l’indique. Alors, le jeu fait-il peur? Et bien oui et non? Notre Némésis a le don de nous faire sursauter (il est possible de désactiver sa létalité dans les options pour une aventure dénuée de morts à son contact), et certains jumpscares sont de la partie.

Mais le titre se veut plus intelligent, et pioche dans l’horreur psychologique, la perte de repères.

Constamment, vous allez être confronté à du non sens, en ouvrant une porte, vous retourner, et vous retrouver dans un autre univers.

Le contexte général est assez glauque, avec ces pantins aux formes humanoïdes qui miment les pires atrocités (la pendaison, le meurtre…).

En cela, cette suite est plus réussie car elle innove lors de cette plongée dans les abîmes. On veut en savoir plus, on veut connaître notre « rôle » (au propre comme au figuré), et surtout, on adore ce voyage dans les confins du psyché, et ses références à de grands classiques comme « Shining » ou « Seven », en passant par un clin d’œil à Meliès 🌚🚀.

Le studio Bloober accouche d’un titre plus mature, plus abouti, et surtout plus captivant que le premier, avec un savant dosage de peur, de narration, et d’univers fascinant.

14/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Fight’N Rage

INTRIGUE : Quand un village est attaqué par des mutants, quelques combattants décident de livrer bataille et de mettre un terme à l’hégémonie du dictateur responsable de cette discorde.

GAMEPLAY : Pur Beat Them All dans la tradition du genre, avec des canons comme « Final Fight », « Double Dragon », Streets Of Rage », « Fight’N Rage est un brillant hommage qui va a l’essentiel, et propose un gameplay comme nous le connaissions à l’époque, à savoir une aventure rythmée seul ou à plusieurs, un scrolling horizontal pour arriver à un boss clôturant le niveau, une touche pour sauter, une touche pour frapper et balancer des combos, et une touche spéciale, qui ici sera le SP : un coup spécial qui se recherche après emploi, mais que vous pourrez enchainer.

Dans ce dernier cas, s’il n’est pas rechargé, il puisera directement dans votre barre de vie.

RÉALISATION : C’est du 100% nostalgique! Pas de 3D, des gros pixels comme dans le bon vieux temps, avec parfois quelques effets que n’aurait pas renié la Super-Famicon ou la Neo-Geo.

Le design des personnages est correct, avec les profils usuels : une femme, un gros balaise et un ninja. Des personnages variés, avec chacun leurs points forts et leurs points faibles.

Constat similaire pour les décors, avec des niveaux variés, et les gros classiques que sont le fief du grand méchant, la plage, les ruelles, la forêt.

La partie audio est correcte, des musiques rock avec parfois des moments un peu plus calmes. Les bruitages, eux, sont semblables à ce qu’on pouvait entendre dans les sommets du genre.

DURÉE DE VIE : Comptez 1h30 pour voir le bout du jeu, ce qui n’est qu’un début. Car votre progression vous permettra de récupérer des golden coins, et avec ces derniers acheter un nombre conséquent d’addons (comme des niveaux de difficultés supplémentaires), des costumes pour vos personnages, de nouveaux modes de jeux, et aussi des antagonistes à débloquer et à exploiter dans ces différents modes.

Autre point important, votre progression ne sera pas 100% linéaire. A plusieurs endroits du jeu (dont un subtil dès le début), vous pourrez prendre des axes secondaires.

Ces derniers bouleverserons votre progression, et auront un impact sur la fin du jeu, qui en recense un peu moins d’une dizaine.

Mais surtout, vous aurez alors accès à des niveaux inédits.

Ce qui fait que sur les 8 à 10 niveaux qui composeront votre aventure, vous aurez des ambiances différentes, des univers inédits.

Une très bonne idée, permettant au jeu de casser une certaine monotonie.

INTÉRÊT : Comment faire du neuf avec du vieux? C’est en gros la question que s’est posé le développeur de ce jeu, travaillant quasiment seul sur ce projet.

Et pour cela, il n’a pas changé drastiquement la recette qui fonctionnait à l’époque, mais joue sur la fibre nostalgique des joueurs, sur un plaisir immédiat, sur la qualité de son produit, et ajoute même quelques composantes comme les niveaux annexes pour varier, et faire en sorte que chaque partie ne ressemble pas à la précédente.

Il permet en plus de passer par des filtres bien gérés pour se rapprocher de l’affichage d’un écran CRT d’époque, propose différents rendus visuels, et des ennemis qui varient en fonction du niveau.

Si on devait parler de défauts, on peut parler de certains pics de difficulté durant quelques passages, et des checkpoints distants les uns des autres, vous obligeant à vous « retaper » certains passages corsés.

Dans l’ensemble, un très bon BTA, fortement recommandé, que ce soit seul ou à plusieurs.

14/20

JeuxVideo.com

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Kholat

INTRIGUE : En 1959, 9 randonneurs disparaissent dans la région de l’Oural, et quand les corps sont retrouvés, il est impossible de savoir ce qui a pu se passer. On parle même d’événements surnaturels, jusqu’à aujourd’hui inexpliqués.
Le jeu vous met dans la peau d’un homme parti enquêter sur place bien des années plus tard, et va tenter de comprendre ce qu’il s’est passé sur place.

GAMEPLAY : « Kholat » est une combinaison de deux genres, le survival horror, et le walking sim, avec des touches de survie. En vue à la troisième personne, vous allez erreur dans une zone assez importante, représentant l’endroit où la tragédie a eu lieu. Avec en votre possession une carte des lieux, une boussole et une lampe torche, votre but va consister à vous orienter pour trouver des adresses notées en haut de la carte, sous format de coordonnées géographiques.

Sur place, vous trouverez des indices et des éléments permettant de comprendre l’explication donnée par les développeurs sur cet événement, certes un peu fantasmé car l’ensemble aura une forte connotation surnaturelle.

En effet, à certains endroits clés, vous tomberez nez à nez avec une sorte d’esprit, votre némésis tout au long de l’aventure, n’hésitant pas à vous poursuivre pour vous arracher le cœur. Il faudra alors soit courir, mais bien juger votre endurance ne vous permettant pas de sprinter un long moment, ou vous faire tout petit, pour ne pas qu’il vous voit. Et surtout éteindre votre lampe-torche, chose que votre antagoniste ne supporte pas du tout (et potentiellement le renseignant sur votre position).

RÉALISATION : « Kholat », malgré son petit âge (sorti en 2015) et sa modeste équipe de développement, fait preuve d’un certain sérieux concernant sa réalisation, avec un Oural très réaliste, avec ses tempêtes de neige, ses grottes fascinantes, et ses quelques lieux intéressants à découvrir. Le jeu est globalement assez sombre, ce qui lui permet de masquer quelques errances que pourraient être un level design pauvre ou des textures monotones et répétitives. L’ambiance vaut clairement avec son obscurité oppressante, ses jeux de lumières, quand la lune éclaire timidement une zone ou une flamme donne en quelque sorte vie à une grotte.

La partie sonore dispose de très bons thèmes, vraiment en adéquation avec le sujet, vous donnant la chair de poule dans les moments les plus glauques.

Par contre, le spectre sonore n’est pas vraiment réaliste, car un son peut disparaitre d’un simple hochement de la tête vers la droite ou la gauche, ce qui est moins réaliste et crédible qu’un étouffement de ce dernier.

A noter que les seuls dialogues entendus durant le jeu seront ceux narrés par l’acteur Sean Bean.

DURÉE DE VIE : Trouver tous les points d’intérêts se fait en plus ou moins 5 heures. Vous pouvez compter un peu plus si vous tenter de trouver toutes les notes disséminées sur la carte. A savoir que si la zone n’est finalement pas si conséquente, et que certains feux de camps vous permettent de vite vous téléporter d’un endroit à un autre, c’est le repérage à l’ancienne (avec une boussole et une carte) qui vous prendra le plus de temps, à errer régulièrement pour savoir comment rejoindre certaines coordonnées.

INTÉRÊT : « Kholat », fourni gracieusement par la plateforme Steam à un certain moment, est un jeu intéressant, même s’il est imparfait.

Son gros point fort, c’est l’ambiance, magnifiée par une réalisation plus que correcte, et vous plongeant directement dans l’Oural. On pourrait presque ressentir le froid.

Heureusement (ou malheureusement en fonction de vos attentes), le titre minimise la survie et ne joue pas avec les facteurs comme la fatigue, le fait de se réchauffer, de se nourrir…

La seule contrainte réside dans la gestion de la course, avec une endurance très faible, mais vous permettant quand même de fuir votre ennemi, ou de parcourir de bonnes distances sur la carte.

Le couac, c’est que la narration, avec l’idée de ce qui a pu se passer sur place, n’est pas vraiment mise en valeur. On doit se farcir quelques notes, ou écrits, pour savoir ce qui a pu se passer. Pas de cinématiques sous formes de flashbacks permettant de savoir quelle option a pu être envisagée, si ce n’est cette fin, assez étrange et déroutante.

Le plaisir de « Kholat » vient donc de l’exploration mesurée de l’environnement, l’envie de trouver le bon chemin, et ses petits sursauts lors de passages où on ne fera pas le fier pour trouver son chemin (la mention revient à la cabane, avec son obscurité quasi totale oppressante).

Un petit jeu plutôt sympathique, certes imparfait (quelques bugs de collision sont tout de même à recenser, vous obligeant à recharger votre partie), pouvant vous occuper et vous faire frissonner (de froid et/ou de peur) durant quelques heures.

14/20

JeuxVideo.com

Fiche NoFrag

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Little Nigthmares

INTRIGUE : Six est une petite fille vêtue d’un ciré jaune. Elle se réveille dans les cales d’un bateau, dont l’équipage a la fâcheuse tendance à être bien plus grand qu’elle, et tente de la dévorer à tout prix.

GAMEPLAY : « Little Nightmares » est un jeu de plateformes qui puise plus son inspiration du côté d' »Inside » et de « Limbo », que de Super Mario.

Comprendre par là que votre avatar va plonger dans un monde sordide, cruel, dérangeant, et puise finalement toute son inspiration de son titre, des cauchemars. D’ailleurs, comme les précédents titres de Playdead évoqués, la narration est minimaliste : pas de dialogues, pas d’aides, pas de HUD ou de barre de vie. Votre progression se fera via une exploration du monde, bien évidemment des sauts, mais aussi des énigmes à résoudre pour débloquer certains passages.

Autre point, très important, le jeu apporte dans son défilement horizontal une perspective en 3D, vous permettant de naviguer comme bon vous semble dans le décor, et pas seulement à droite et à gauche.

Ceci sera fortement utile, car une dimension supplémentaire vient se rajouter à l’ambiance lugubre du titre : l’infiltration.

Très souvent dans le jeu, on va vous demander de faire profil bas pour récupérer un clé au nez d’un résident, sans faire de bruits. Mais l’aventure scriptée va vous lancer à de multiples reprises un Nemesis à vos trousses, qu’il faudra semer en alternant sauts et prouesses physiques.

Quelques collectibles sont à récupérer en chemin, comme des poupées à casser, ou des petits lutins à câliner.

RÉALISATION : Si le jeu n’est pas à proprement parler une référence visuelle, il compense avec une identité très marquée. Ce ne seront pas les décors qui vont impressionneront le plus, ou le design de Six qui finalement est très vague.

C’est le bestiaire qui tire son épingle du jeu, avec des créatures aux formes humanoïdes difformes, répugnantes, le développeur citant « Le voyage de Chihiro » ou « La cité des enfants perdus ». Un aura les bras longs et tentera de vous attraper malgré son absence de vue, tandis que d’autres, comme le cuistot, qui vous traquera jusqu’à son stock.

L’ambiance sonore est de son côté digne d’un Tim Burton, avec ces petites notes mélancoliques et ses chœurs infantiles. Chaque musique remplit bien son rôle et s’inscrit dans le registre malsain défini par l’ensemble.

DURÉE DE VIE : Les jeux de ce genre ne brillent guère par une durée de vie conséquente. Il faudra compter environ 3 heures pour en faire le tour, un peu plus si vous tentez de tout récupérer. En ligne droite, le jeu ne vous prendra pas plus de deux heures.

Y retourner est envisageable, car l’aventure n’est pas déplaisante, et on apprécie ce petit côté furtif combiné à la peur et l’ambiance putride.

Un DLC est disponible, et le second volet est actuellement disponible.

INTÉRÊT : « Little Nightmares » est dans la même lignée que « Limbo » et « Inside », avec des phases de plateformes dans un environnement cruel, glauque et malsain, et une narration minimaliste.

Ce dernier ajoute un couche de furtivité, lui conférant en quelque sorte une dimension proche du survival-horror, où on tente de fuir une menace pesante et invulnérable.

Une bonne petite surprise, à ne pas laisser entre toutes les mains, car certains visuels, mais aussi certaines scènes liées à Six et à sa faim la dévorant (ce qui est en quelque sorte un des leitmotiv de l’intrigue : la nourriture et consommer ou être consommé) ne sont pas tout public.

En terme de griefs, on pourra pester contre la précision de certains sauts lors de passages cruciaux, des checkpoints peu nombreux vous obligeant parfois à recommencer quelques longues phases fastidieuses, et l’absence d’indices sur l’univers, qui nous incite à vouloir en savoir plus.

Mais il faut croire que c’est l’apanage d’un cauchemar, à savoir ne pas se fier sur la cohérence et vous plonger dans un univers traumatisant.

15/20

JeuxVideo.com

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

[PC]Ruiner

INTRIGUE : Ambiance cyberpunk, gangs de tarés, mafieux, créatures mutantes…il va vous falloir un sacrée paire de ****** pour sauver votre frère, prisonnier d’un immense complexe. Heureusement, une hackeuse vous donnera de précieux indices pour avancer dans les méandres malfamés…

GAMEPLAY : Si vous aimez « Hotline Miami », « God’s Trigger » ou « Mr Shifty » (bref des shooter/hack’n slash), vous allez aimer « Ruiner ».

Pour se démarquer, il embarque une vue en 3D isométrique, un peu comme ces vieux jeux comme « Sigma Seven » ou « Qbert ».

Dans des décors très industriels, comme des complexes haute technologie ou des usines, en passant par une mini ville qui fera office de hub entre quelques missions, vous allez tuer, massacrer des hordes d’ennemis qui vous sauteront tous à la gorge.

Pour vous aider à en découdre, vous aurez une arme blanche, et un pistolet de base, mais vous pourrez récupérer d’autres armes, à la durée de vie limitée mais compensant par une puissance de feu ou de dégâts accrus.

Et ce n’est pas tout, car vous avez aussi d’autres aptitudes, dont le dash, vous permettant d’esquiver ou de planifier un déplacement stratégique rapide, un bouclier pour absorber les coups et tirs, ou encore la possibilité de ralentir le temps.

Toutes ces améliorations seront soumises à des montée en niveau, via des points collectés lors d’un passage au niveau supérieur. Vous aurez en outre la possibilité de récupérer quelques goodies lors de votre périple.

RÉALISATION : « Ruiner » fait dans le haut du panier. On oublie le Pixel Art, le design minimaliste pour quelque chose de vraiment bien conçu, encore aujourd’hui : visuellement, les ambiances, même si retombe assez vite sur les mêmes décors (une carence du Cyberpunk), offrent de jolis rendus, et des effets de lumières saisissants.

C’est très propre, parfois un peu confus, mais la patte est là, et on ressent les différentes influences, notamment l’animation japonaise et le monument Akira.

La partie audio, elle, est bouleversante. Pas de voix, que des sous-titres, mais le son accompagnant votre croisade va vous emballer, avec des artistes coups de cœur comme Zamilska ou Antigone & François X, des compos de malades qui collent à la perfection à l’ambiance, et donnent envie d’en savoir plus sur ces groupes (un conseil, choppez leurs albums, c’est vraiment très bon, surtout Zamilska, recommandée par Trent Reznor et Iggy Pop!).

DURÉE DE VIE : La durée de vie est un peu le point faible du titre, avec à peine 6 heures de jeu. En même temps, une certaine lassitude se fait ressentir à la longue, et la fin arrive à point nommé pour finir en beauté. Quelques modes sont disponibles, afin de replonger dans l’ambiance et de massacrer du junkie…

INTÉRÊT : « Ruiner » est un jeu qui associe une excellente technique avec un plaisir de jeu immédiat, ne s’embête pas avec de longues cinématiques ou de gros discours : c’est nerveux, violent, et c’est une vraie ambiance arcade, comme on a pu connaître gamins avec ces bornes qui nous faisaient cracher nos pièces de 10 francs.

Mais le titre n’est pas exempt de défauts, et si sa courte durée pourrait en faire partie, elle arrive au bon moment. D’où une réflexion du pourquoi?

Tout simplement car le titre oublie de varier les plaisirs, de jouer avec l’environnement, et de ne proposer au final qu’une action bourrine.

On aurait aimer que le titre exploite le dash autrement que dans le feu de l’action, et nous permettre de nous sortir de pièges, ou encore de prospecter des endroits difficiles d’accès, histoire de briser la monotonie.

Mais bon, ce sera peut-être pour une éventuelle suite. En attendant, c’est un excellent défouloir qui a le mérite d’avoir mis en avant quelques groupes talentueux.

15/20

JeuxVideo.com

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic

Pic