[PC]Dishonored 2

 

INTRIGUE : Emilia Kaldwin est monté sur le trône après l’assassinat de sa mère, 15 ans plus tôt. Mais sa tante Delilah apparait subitement et réclame sa place sur le trône. S’ensuit un affrontement, et vous réussissez à vous échapper. A vous de récupérer ce qui vous appartient, en usant ou non de la magie, des techniques d’assassin, ou tout simplement en étant juste une ombre…

GAMEPLAY : On retrouve tout ce qui avait fait le charme du premier Dishonored. A quelques nuances près, comme la possibilité de choisir entre Corvo ou Emily dès le début de l’aventure. les deux personnages disposent de quelques pouvoirs similaires, et ceux qui sont spécifiques à leur personnage ont souvent quelques similitudes.
Mais globalement, c’est très proche de l’expérience du premier, avec des niveaux encore une fois très vastes, et cette volonté d’offrir au joueur une multitude de façons d’accomplir ses objectifs. Bien évidemment, on déconseille la manière brute, possible mais peu gratifiante par rapport à l’art de s’infiltrer discrètement, de ne pas se faire repérer, et de se déplacer comme un fantôme. Comme dans le premier, cette tendance influencera sur le final (la notion de chaos, faible ou élevé), mais aussi sur vos scores, résumés une fois le niveau fini.

De nouveau, les runes et charmes d’os viennent se greffer au gameplay, vous permettent de customiser vos compétences, mais cette fois, vous pouvez vous aussi créer vos propres charmes d’os. Un petit bonus sympa, mais pas vraiment essentiel (perso, fini sans même l’avoir exploité).

Durant l’aventure, de nouveaux ennemis font leur apparition, comme les androïdes. Ces derniers seront des adversaires de choix, car d’un point de vue furtivité, le fait qu’ils puissent voir devant et derrière eux va vous compliquer la tâche.

RÉALISATION : Dishonored fait un bond. Déjà visuellement, c’est encore plus beau, avec des textures encore plus fines, et une gestion de la lumière très intéressante. Mais encore une fois, c’est le level design qui nous assomme.

Le studio Arkhane livre ici une leçon, réussissant dans certains niveaux à nous surprendre et à se réinventer. Si tout le monde a encore en tête le niveau 4, le manoir Jindosh, et sa possibilité à se restructurer à sa guise, le niveau 7 est absolument divin.

Ce dernier vous propose de visiter une vieille demeure abandonnée, mais réussissant quand même à absorber tous vos pouvoirs. Vous trouverez alors un pendule, qui vous permet à tout moment de sauter dans le temps.

Ce n’est plus une carte qu’on visite, mais bien deux, à deux époques différentes. Et le fait d’avoir une lentille pour jeter un œil sur l’époque différente annonce un gameplay des plus jouissifs.

Exemple : vous parcourez tranquillement le monde actuel, repérez un garde dans le passé, vous téléportez dans le temps pour arrivez juste derrière lui, l’assommez, cachez son corps et repartir dans le présent, ni vu ni connu.

C’est carrément une réinterprétation du gameplay lors de ce niveau, épatant par sa richesse visuelle sur deux époques.

Si l’aspect visuel est époustouflant, avec cette volonté de regarder au loin ces décors si détaillés, de fouiller les moindres recoins fourmillant de détails, l’aspect sonore est une nouvelle fois réussi, avec une excellente localisation française, et un sound design une nouvelle fois maîtrisé.

DURÉE DE VIE : 9 nivaux, ça semble peu, mais quand on sait que certains de ces niveaux sont tellement vastes qu’il faut entre 3 et 5 heures pour en venir à bout (en se la jouant furtif bien évidemment), et bien on monte très vite dans le nombre d’heures. Et finir le jeu sans victimes, et sans s’être fait remarqué, ça a un prix : 38 heures de jeu.
Et comme le premier, l’envie de se refaire une partie (surtout que le New Game + est possible) est bien là.

INTÉRÊT : Comme le premier, « Dishonored 2 » est un vrai petit bijou, une réalisation technique de haute voltige couplé à une leçon de level design. On s’en prend plein la tête, que ce soit visuellement, mais aussi en terme de perfidie quand il s’agit de déceler toutes les possibilités offertes à nous pour accomplir au mieux notre besogne.

Plus que jamais, le fait d’observer son environnement, de fouiller les notes et documents mis à disposition, enrichissement l’aventure. Et comme le gameplay est parfait, avec un bon nombre de touches employées (pas trop pour ne pas gâcher l’expérience), le plaisir est permanent.

On s’étonne à recommencer x fois une manœuvre dans le but de faire l’exécution ultime, sans jamais se lasser. Et on se surprend parfois à se promener dans le niveau sans même faire attention aux ennemis (et à marcher sur la queue d’un cerbère <–True Story).

Si le jeu a souffert d’une optimisation calamiteuse dès sa sortie sur PC en 2016, commencer l’expérience en 2018 sur un jeu patché et solide fait plaisir à voir (même si on peut déplorer les temps de chargement longuets au démarrage).

« Dishonored 2 » fait donc partie de mes jeux cultes, pour toutes ces raisons. Si comme moi vous adorez l’infiltration, si vous jeux de chevet sont « Project I.G.I. », « No One Lives Forever », « Return To Castle Wolfenstein », et bien vous avez sous vos yeux le tout dernier jeu à proposer une aventure avec un grand A, où l’infiltration n’a jamais été aussi jouissive et enrichie (n’est ce pas, code 47!!!). Un MUST!!!!

19/20

JeuxVideo.com

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[PC]Call Of Duty : Black Ops III

INTRIGUE : L’épopée « Black Ops » continue. Après avoir côtoyé un aspect un poil futuriste dans le précédent chapitre, on arrive ici en pleine anticipation, où le transhumanisme est à son apogée. N’importe quel soldat peut retourner sur le terrain, après avoir perdu un ou plusieurs de ses membres. C’est votre cas, et vous allez constater certains effets de bord. Mais plus encore, vous allez mettre en évidence une sombre histoire de conspiration mêlant CIA et groupe obscurantiste, manipulations et intelligence artificielle…

GAMEPLAY : Sans surprise, cela reste du COD pure souche. La seule originalité notable de ce volet est de proposer une personnalisation de votre avatar, et de votre arsenal. Vous pourrez tout d’abord choisir le sexe de votre personnage, puis son apparence physique, de la tête en passant par la tenue. Cette personnalisation n’est pas des plus poussées, mais a le mérite d’exister. On regrette juste que le choix soit un peu trop limité, ne serait-ce que dans les visages, où les changements sont juste la couleur des cheveux, de la peau, et de la pilosité pour ces messieurs. Il en est autrement pour les armes, où votre arsenal s’étoffera en fonction de vos succès et de l’expérience acquise lors de missions. Ces derniers vous gratifieront de « badges » à dépenser pour débloquer des armes et compétences, voire les améliorer. La customisation des armes prend un peu plus d’ampleur, pour celles et ceux souhaitant prolonger l’expérience en solo ou multi.
Face à un solo d’une dizaine de niveau, on retrouve bien évidemment un multi, un mode zombie, un mode arcade avec vue du dessus plutôt sympa, etc.

RÉALISATION : On ne peut pas dire que sur ce titre le studio Treyarch se soit foulé. Même s’il n’est pas moche, « Black Ops 3 » accroche moins la rétine que ses petits frères, à savoir « Infinite Warfare » ou « Advanced Warfare ». La faute à des textures pas toujours convaincantes, une profondeur de champ ridicule, et un manque de détail flagrant.
Idem sur l’aspect sonore, rien de transcendant. Le job est assuré, mais sans la volonté de livrer un produit révolutionnaire. Seul aspect vraiment bien rendu, la modélisation des personnages, et surtout des visages assez réalistes.

DURÉE DE VIE : A peu près 15 heures en solo, mais bien évidemment l’aspect multi et autres modes rallongent cette expérience. C’est plutôt pas mal, surtout quand on compare aux précédents COD…
Par contre, pour ce qui est de la rejouabilité, et bien on va dire que c’est pas le meilleur épisode, même si certaines qualités (comme la durée de chaque mission) ne sont pas à négliger.

INTÉRÊT : Grosse grosse déception avec ce volet, et cela pour plusieurs raisons. Déjà la customisation du personnage, sans doute anecdotique, n’est pas des plus poussées. Mais ce sont surtout des aspects solo vraiment nivelés par le bas qui assènent le coup de grâce : niveaux visités sans saveur, déjà vu, pas de verticalité par rapport à « Advanced Warfare », des niveaux parfois trop longs, un arsenal et des compétences mal gérés (une fois votre arme idéale trouvée, vous n’aurez qu’à faire des autres, ce qui est plutôt du gâchis). Même l’intrigue n’est pas fameuse, et on a parfois du mal à établir un lien avec les deux précédents chapitres (un faible lien vient juste vous titiller lors d’un dialogue dans un des derniers niveaux). Ok, on a droit à quelques combats en véhicule, mais c’est bien loin de ceux d’ « Infinite Warfare ». Ok, un niveau est vraiment pas mal, jouant la carte du paradoxe temporel à la mode « Inception ». ok, ils ont réussi à nous placer des zombies dans le mode solo, et ok, l’intrigue est parfois captivante, notamment vers la fin et certains destins tragiques, preuve que certains personnages étaient plutôt travaillés.
Mais voilà, plus on ajoute des chiffres à un titre, plus on se doute que l’effet de surprise s’amenuise. Et c’est bien évidemment le cas avec ce troisième volet. Autant « Advanced » et « Infinite » (voire même « Ghosts ») étaient accrocheurs car proposant leur propre univers, sans attache particulière, et avec une technique en adéquation.
Alors maintenant, on va plutôt être critique sur « Black Ops IIII », prévu cette année, en croisant les doigts pour qu’il ne s’enlise pas plus dans cette configuration, et joue un peu l’épisode Phoenix, celui redorant l’emblème de cette licence.

09/20

JeuxVideo.com

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[PC]Rise Of The Tomb Raider [20 Year Celebration]

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INTRIGUE : la jeune Lara Croft part en Sibérie, persuadé que son père tenait la piste d’une source d’immortalité ancestrale, enfouie dans une cité millénaire. Afin de redorer l’image de sa famille, elle part en expédition, sans se douter que sa vie sera menacée, l’amenant à survivre dans un environnement glacial…et hostile.

GAMEPLAY : La même recette que le précédent volet, serait-on tenté de dire. Mais quand une recette fonctionne, autant l’utiliser.
Ici, point de changement majeur, il s’agit toujours de contrôler Lara dans de multiples environnements ouverts, remplis d’objets à collecter, de secrets ou tombeaux à découvrir.

En l’occurence, on pourrait même dire qu’on est proche de la saturation, tant le craft est conséquent : végétaux, chasse, minéraux, pétrole, munitions, or, documents, cartes et autres parsèment le terrain, et on passe un temps énorme à vouloir tout collecter.

Cependant, cet aspect crafting n’est pas indispensable, les développeurs laissent le choix de se concentrer sur l’aventure sans avoir à atteindre tel niveau, ou dénicher tel objet. En fait, tout du long, vous obtiendrez automatiquement les accessoires indispensables à votre progression.

Le seul point, c’est que cela passera par quelques allez-retour, certains points de la carte n’étant pas accessible tout de suite. En gros, on arrive comme précédemment dans un Metroidmania-like.

Et vers la fin, quand vous compétences et arsenal seront complets, c’est toujours avec une grande aisance qu’on se déplace. Utiliser l’arc pour la chasse, combattre des ennemis ou encore parcourir l’environnement, comme avec le piolet, sont toujours d’une facilité déconcertante.

Idem pour les combats, où Lara change de posture automatiquement à l’approche d’un danger, ou d’un ennemi. Il est possible de se la jouer infiltration, en se cachant dans le décor, comme dans un buisson ou sur une branche.

L’esprit du précédent volet est intact, et embelli par quelques petites nouveautés.

RÉALISATION : « Rise Of The Tomb Raider » est magnifique…la plupart du temps. Hormis deux trois passages peu flatteurs, l’ambiance est là, avec des décors magnifiés par une profondeur de champ et des textures haute résolution hors-norme. Idem pour les cinématiques, formidablement orchestrées, et donnant littéralement vie à Lara, plus belle que jamais. Franchement, du très bon boulot, et le TressFX remplit encore le contrat. Pareil pour la musique, pas mémorable, mais efficace pour nous plonger dans un contexte hostile où la survie est permanente.

DURÉE DE VIE : Excellente, surtout pour cette version « 20 Year Celebration », rajoutant beaucoup de contenus (DLCs) plutôt intéressants (comme le fait de parcourir le manoir des Croft, ou encore lutter contre des vagues de possédés). En souhaitant terminer le jeu à 100%, plus quelques tenues, on cumule à 42 heures, ce qui est pleinement rentable. Et l’envie d’y retourner se fait pressante.

INTÉRÊT : on pourrait reprocher à Crystal Dynamics de ne pas trop avoir fait évoluer la recette précédente, et d’avoir forcé l’aspect Craft. Pourtant, le résultat est un jeu maîtrisé de bout à bout, tant sur le plan technique, narratif et ludique.

Pour les fans des premiers Tomb Raider (surtout le 2), à certains moments, on retrouve vraiment l’ambiance d’antan, avec notre Lara plongé dans un milieu hostile, quasi surnaturel, et devant examiner l’environnement pour s’en sortir (mention au passage dans les mines).
Cette « suite » s’en sort donc à merveille, et propose encore une grande et belle aventure, en attendant la prochaine, teasée à la fin de ce volet. Rendez-vous prochainement en Amérique du Sud…

18/20

JeuxVideo.com

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[PC]WOLFENSTEIN II : The New Colossus

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INTRIGUE : Après avoir mis fin aux agissements du Boucher, on croyait B.J. Blazkowicz mort. Mais le bougre est sauvé in-extremis par ses camarades, et s’enfuient à bord du Marteau d’Eva, un sous-marin Nazi. Ils entreprennent de former une armée en vue de reprendre les Etats-Unis aux mains des Nazis, en se joignant à toutes les cellules de résistance encore en vie.

GAMEPLAY : Si vous avez joué aux précédents volets (« The New Order » et « The Old Blood »), le studio MachineGames a conservé les mêmes mécaniques, à quelques nuances près.
Le sous-marin, le fameux marteau d’Eva, vous servira de Hub entre les différentes missions de l’intrigue. Vous pourrez vous y entraîner, dérouler des missions secondaires, papoter avec vos frères d’arme, chercher des bonus. Vous aurez aussi l’occasion de refaire certaines missions, légèrement modifiées par rapport au modèle original parcouru durant l’intrigue principale. Ces missions ne sont pas anodines, car elle vous permettrons de collecter des cartes sur les officiers Nazi. Avec ces dernières, et une fois décodées, vous obtiendrez d’autres niveaux alternatifs secondaires.
Blazkowicz a une nouvelle fois droit à des améliorations, se débloquant au fur et à mesure que vous accumulez certaines actions (comme des assassinats furtifs ou des tirs dans la tête, des frags en mode akimbo, etc…).
Une nouveauté cependant, liée au scénario et à un moment bien précis. Cette petite surprise vous permettra d’étoffer en fonction de votre choix, votre furtivité, votre mode bourrin, ou un compromis entre les deux.
Précision concernant ce volet, il est désormais possible de recourir à des sauvegardes rapides, via la touche F5. A l’époque où les checkpoints sont le modèle établi (et c’est encore le cas ici), on peut saluer le fait qu’on puisse à tout moment sauvegarder, et ainsi gérer soi-même sa progression.

RÉALISATION : Ce Wolfenstein s’avère techniquement un poil au dessus de ses prédécesseurs, mais alterne entre le bon, et le correct. Certains décors ont un cachet indéniable, et d’autres font dans le quelconque, à la limite du manque d’inspiration (surtout en vue des précédents volets variant les environnements avec délice). On passera donc des ruines de Manhattan et son métro, vu et revu on ne sait plus combien de fois dans les FPS, pour d’autres paysages plus ou moins concluants (la Nouvelle-Orleans, la base secrète d’un personnage tristement célèbre, ou encore un des meilleurs passages du jeu avec une Amérique dans son jus 60’s, et des scènes/dialogues truculents).

DURÉE DE VIE : En accumulant l’intrigue principale, les cartes secondaires, la recherche de tous les bonus disséminés un peu partout, on peut vite monter à 38 heures de jeu pour du 100%. Pour la rejouabilité, on repassera, le fait de se refaire certains niveau durant les missions secondaires, même s’ils sont légèrement modifiés, use et lasse.

INTÉRÊT : Des avis dithyrambiques, élu FPS de l’année 2017, la suite directe d’un excellent FPS…Ce new Colossus avait du charme, mais les promesses s’estompent une fois le titre en main.
Certes, on ne va pas revenir sur l’écriture : l’histoire est intéressante, la dystopie bien restituée, et la fameuse scène chamboulant tout est réussie, pour toute personne ayant réussi à passer au travers des différents spoilers.

Mais voilà, le titre il faut l’admettre peut décevoir, et donne finalement une impression de déjà vu, de « facilité » en pensant se focaliser sur une trame narrative mouvementée, avec quelques scènes épiques (comme sur Venus). Les griefs en sa défaveur sont des environnements trop similaires, tout comme les ennemis, une trop grande facilité ou comment détruire une fois les armes améliorées les plus puissants ennemis en quelques fractions de seconde (en difficulté élevée). On a aussi cette impression de titre ne faisant pas d’efforts, comme ce menu minimaliste qui n’a rien à voir avec celui des précédents volets (ou rien que l’illustration et le score de Mick Gordon vous dressait le poil).

Idem pour l’infiltration, plus aussi jouissive qu’avant, et moins gratifiante (la faute à une carte totalement inutile et illisible). Heureusement, quand ça bourrine, les sensations sont là, mais mal gérées : pas de sentiment d’urgence, votre personnage devient progressivement un surhomme, et l’overdose de munitions, de soins à collecter à ses pieds frise l’indécence (quand on sait que sa vie se régénère en plus, pourquoi encore disposer de kits de soin!!!).

Dans le même ordre, la frénésie d’ennemis avançant en vagues successives, à l’image d’un « Serious Sam », aurait apporté une certaine dynamique. Ici, il faudra se contenter de quelques cyborgs pas folichons, fragile comme du verre. Pour dire, certaines scènes de « Call Of Duty Infinite Warfare », fini dans la même période, s’en sortait mieux.

En plus, d’un point de vue technique, c’est pas folichon : textures mornes à Manhattan, ambiance Doom sur Venus…seul un passage retient toute notre attention, avant la fameuse surprise. Et on essuie encore quelques bugs de jeunesse (comme un retour bureau lié aux crash dump, limité après avoir désactivé une option dans le jeu, sans incidence sur la qualité visuelle, ni les performances).

« Wolfenstein II : The New Colossus » n’est pas un mauvais FPS, il s’appuie juste sur une recette gagnante, propose un scénario barré avec un gameplay parfois nerveux, mais manque d’originalité. Ce qu’on peut souhaiter pour la suite? Un nouveau volet, mais cette fois plus varié et mieux orchestré que son scénario, avec une difficulté adaptée. Bref, un « Return to Castle Wolfenstein »?

10/20

Fiche Jeuxvideo.com

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[PC]Call Of Duty : Infinite Warfare

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INTRIGUE : Dans un futur proche, l’humanité a décidé de coloniser d’autres planètes, dont Mars. Progressivement, un vent d’indépendance souffle, causant une nouvelle ère fragile où une guerre sans merci va décider du sort de la population terrienne. Vous incarnez un jeune capitaine pris dans ce conflit, où toutes vos actions vous mènerons à sacrifier bien des vies.

GAMEPLAY : Ce qui est un « Call of Duty » reste un « Call Of Duty ». Hormis son contexte spatial/futuriste, presque une conclusion du pavé « Black Ops », on retrouve exactement tout l’esprit COD : des compagnons d’arme, des moments épiques, un gameplay nerveux.

Bien évidemment, le fait que l’action se déroule dans le futur permet l’ajout de gadgets sympathiques, comme les drones, les mines à recherche de cibles, les fusils à munitions énergétiques, des grenades anti gravité,…

Mais la plus grosse nouveauté, ce sont ces missions dans l’espace, à bord de chasseurs appelés Jackals. Loin d’être anecdotiques, ces missions sont très plaisantes à jouer, avec un gameplay rudimentaire mais efficace, permettant de naviguer avec une aisance sans équivoque, et de se prendre pendant un instant pour un Maverick des temps futurs. Vous aurez aussi la possibilité de jouer en mode zéro gravité sur certains passages, où un grappin ne sera pas un gadget pour vous faire avancer.

RÉALISATION : Comme les derniers volets, le titre bénéficie d’une bonne réalisation technique, pas un fer de lance d’une nouvelle génération de graphismes, mais c’est propre, fluide, et même bluffant durant certains passages, où l’éclairage s’en sort à merveille pour nous retranscrire des passages d’un beauté saisissante.

DURÉE DE VIE : Moins de 11 heures pour la campagne solo, où des missions secondaires facultatives, plutôt intéressantes (avec ou sans Jackal) viennent gonfler la durée de vie. Comme les autres COD, on y retournera sans doute, le plaisir de fragger en masse des cyborgs et autres envahisseurs martiens étant toujours intact.

INTÉRÊT : Alors qu’il peut être considéré, comme l’opus « Ghosts », comme un mauvais « Call Of Duty », cet Infinite Warfare s’avère être très efficace, voire jouissif. Malgré quelques faiblesses d’un point de vue technique (méchant bug sur le remappage des touches, corrigé sans patch de la part de l’éditeur avec un éditeur de touches signé Razer), une difficulté parfois gênante (être bloqué dès la première mission par un timer figé sur un temps beaucoup trop court pour s’en sortir, et donc obligé de passer de façon irréversible de la difficulté Commando à Seconde Classe) et un méchant (Kit Harrington) pas vraiment mis en avant et une intrigue un peu trop simpliste (et pompée sur les « Red Faction »), le titre permet d’avoir sa dose annuelle de COD avec un changement d’environnement.

14/20

JeuxVideo.com

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[PC]DMC : Devil may Cry

INTRIGUE : Le monde est presque sous le contrôle total de Mundus, roi des démons, qui le tient par la dette. Dante, fils de Sparda (un démon) et Eva (un ange), est un jeune chasseur de démon arrogant. Ils sont, avec son frère jumeau Vergil, les derniers « nephilims ». Selon la légende, seul un nephilim (hybride né du croisement entre un démon et un ange) serait capable de tuer le roi démon. Traqué par Mundus, Dante aidé de Kat et Vergil et armé de son épée Rébellion et de ses pistolets Ebony et Ivory va tenter de sauver le monde…(Wikipedia)

GAMEPLAY : Cette version « actualisée » de « Devil May Cry » (pour ne pas dire un reboot), reprend les mêmes ficelles que les précédents volets, tout en prenant soin d’adapter légèrement le gameplay. Ainsi, on se retrouve avec plusieurs armes, dont le fonctionnement peut toujours être amélioré, acheter de nouveaux combos, mais surtout certaines fonctionnalités spécifiques à des armes (distinguées par des couleurs).
Ainsi, vous aurez une arme pouvant démolir des murs, une autre déployant une chaîne pour tracter un ennemi ou un objet, une autre pour l’effet opposé, etc.
Un gameplay très riche, adapté aussi aux combats, où des ennemis seront sensibles à certaines armes, et pas d’autres. D’où une complexité certaine à jongler entre les touches, et dans les moments frénétiques où les flots d’ennemis sont légion, on a vite fait de perdre pied et de faire n’importe quoi. Les phases de plateformes sont aussi de la partie, exploitant dans certains passages les fonctionnalités spécifiques de chaque arme.
Pour le reste, c’est toujours le même principe : Dante affrontant des démons dans des niveaux/arènes, avec une intrigue un peu plus mature que par le passé.

RÉALISATION : De là à dire que le jeu est beau, il ne faudrait pas abusé. Si la modélisation des personnages est correcte, le level design est un poil bancal, pas trop inspiré, et ces couleurs vives frôlant la saturation dans certains passages ne sont pas du meilleur goût. Quelques niveaux sont plutôt inspirés (comme celui en boîte ou le combat du boss des médias), mais trop rares pour compenser un sentiment de déception visuelle.
un petit point sur la bande-son, sans doute la plus belle surprise de ce titre, avec le groupe CombiChrist aux commandes. Adeptes du métal à la sauce electro, vous allez être servis (et si vous ne connaissez pas, foncez sur « Never Surrender », titre au potentiel purement jouissif).

DURÉE DE VIE : 10 heures pour venir à bout de l’histoire, avec quelques salles mystères dévoilées. C’est honorable comme durée de vie, mais la replay value, à moins d’être fan du genre, est quasi nulle. Dans le genre, d’autres jeux font mieux.

INTÉRÊT : le but pour Capcom de relancer la franchise « Devil May Cry » n’est pas anodin, ils commencent à le faire avec la plupart de leurs grosses licences. En confiant le bébé aux petits gars de chez Ninja Theory (habitués au genre, de « Enslaved » en passant par « Heavenly Sword », en passant par le récent « Hellblade »), l’éditeur nippon a voulu donner une touche occidentale, ce que se ressent avec un humour très spécial (voir la scène d’introduction), imbibé par le côté british omniprésent, et surtout une maturité plaçant le titre dans les jeux à ne pas mettre dans toutes les mains (les connotation sexuelles étant nombreuses, et certains passages sont vraiment malsains).
Mais de part un gameplay un peu trop complexe, une réalisation pas exceptionnelle, cette version a peine à se dresser au niveau des premiers jeux de la saga. Un ponte de Capcom parle d’ailleurs d’un changement d’orientation, comme quoi ils ont fait le tour de ce qui pouvait être fait dans le genre avec cette saga.

09/20

JeuxVideo.com

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Bilan ludique 2017

Une année riche, parfois en terme de qualité (jeux vidéo), ou de quantité (films).

Comme toujours, un clic sur la jaquette renvoie à la critique du média 😉

Commençons par…

LES JEUX-VIDÉO [10 (-5)]

Seulement 10 jeux (5 de moins par rapport à 2016), mais quasiment que des hits, des jeux qui pour une fois vous donnent envie de reprendre l’aventure dès que possible :

 

A noter que les deux grosses claques (« Ori… » et « life Is Strange ») ne sont pas des FPS ou des Shooters, mais des petites pépites riches en émotions.

Mention pour « Alien Isolation », le meilleur film Alien depuis…. »Aliens le retour ».

Retour sur quelques oldies, comme « No One Lives Forever » : bon sang, ce titre enchaine les décennies, et résiste encore très bien face aux productions actuelles.

Et comme chaque année, la galerie de tous ces moments capturés :

Album Facebook Gaming 2017

FILMS [158 (+61)]

Environ 160 films vus, c’est un record à ce jour. Paradoxalement, pas de grandes claques dans la lignée de « The Frame » ou « Spring », mais quelques bons moments quand même (films ayant obtenus en 2017 une note supérieure ou égale à 16) :

Les quatre premiers :

1-« Lion »: où comment chialer sa race si on est un tant soit peu concerné par le sujet.

2-« Tu ne tueras point » : Gibson livre un film sans concession, violent et palpitant.

3-« Split » : Énorme, un Shyamalan très en forme, et une interprétation magistrale de la part de James McAvoy.

4-« Your Name » : film d’animation surprenant, on s’attend pas à ce retournement de situation.

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SÉRIES [8(-9)]

Hormis « The Man in The High Castle », rien de bien surprenant, toujours les mêmes séries à rallonge (« The Big Bang Theory », « The Walking Dead »), des déceptions avec l’adaptation de « The Mist » sur petit écran, ou encore « Castlevania« .

Heureusement, « The Man in The High Castle » rattrappe tout cela, avec une réalisation hors-normes, couplé à un récit effroyable.

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ANIMATION

De nouvelles séries, des suites, mais surtout un gros coup de coeur pour « Food Wars », sorte de « MasterChef » un peu olé olé… Mais c’est tellement bien fait qu’on se tape des fou-rires rien qu’à cause d’un « Chou Farchi ».

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ALBUMS

Quelques bonnes surprises, comme l’album de WoodKid (vous avez sûrement entendu un de ses titres sur les pubs pour une grande marque connue), les nouveaux Lana Del Rey, London Grammar, Lorde…

On peut aussi citer l’album « Distance » de Blitz//Berlin, un groupe plutôt spécialisé dans les compositions de bandes-son pour plusieurs  œuvres cinématographiques (« Extraterrestrial », « The Void », « The Girl On The Train », « Cinquante nuances de… »). Leur album est un peu trop court, mais s’écoute en boucle sans problème. Découverts via le film « It Stains The Sands Red », via ce titre :

Mais un vrai coup de coeur pour « Daughter », en charge de la B.O. pour le jeu vidéo « Life Is Strange – Before the storm ». Cette B.O. est de très bonne facture, mais leurs deux albums sont magnifiques, une pop-folk envoûtante, vraiment un bon gros coup de cœur.

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Dans un tout autre registre, et aussi découvert avec un jeu vidéo (DMC) : Combichrist. Là on change totalement de registre, pour du Metal/Indus qui tâche pas mal. Totalement à l’opposé, mais « addictement » jouissif. Tentez cet extrait pour avoir un avant-goût :

 

Sur ce :

[PC]Assassin’s Creed III

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INTRIGUE : Le jeu est une fiction historique qui se déroule avant, pendant et après la révolution américaine de 1753 à 1783 et son nouveau héros est un jeune homme d’origine britannique et mohawk nommé Ratonhnhaké:ton qui prendra par la suite le nom de Connor. Assassin’s Creed III poursuit l’histoire de la lutte ancestrale entre les Assassins, combattant pour la liberté, et les Templiers, luttant pour le pouvoir par la domination, dans la jeune nation qui deviendra les États-Unis d’Amérique. Il contient également une partie jouable se déroulant au XXIe siècle, où le protagoniste de la série, Desmond Miles, tente de prévenir la fin du monde de 2012, alors que son histoire arrive à sa conclusion. (Wikipédia)

GAMEPLAY : n’ayant connu que le premier « Assassin’s Creed » par le passé, cet épisode apporte quelques améliorations au gameplay, comme la gestion d’un patrimoine, la chasse, la navigation en pleine mer et d’autres petites possibilités.

Mais grosso modo, l’essence même de la saga est là, à savoir un personnage à guider dans plusieurs cartes, avec des missions principales et secondaires, expert dans l’art d’assassiner ses cibles.

Gros bémol me concernant, le gameplay est atroce, et on peut pester par rapport à comment Ubi Soft a pensé le titre et notamment son gameplay.

Explication : on retrouve de nouveau une touche pour nous permettre de passer en mode « parkour », où votre progression à vive allure sera simplifiée, votre avatar évitant de lui-même les obstacles et s’adaptant au milieu, alors que votre simple but sera de l’orienter. Inutile donc d’appuyer sur la touche saut au bord d’un obstacle, tout se fait automatiquement. Ce procédé donne bien évidemment une dynamique sans pareil, mais possède aussi de grosses lacunes.

Ainsi, il n’est pas rare lors d’une progression (à pied ou à cheval), de buter contre un obstacle ridicule, sans possibilité de sauter par dessus (par exemple, il m’est arrivé de buter sur une volaille en plein milieu de ma route…en cheval). Pire, votre personnage, lors de courses-poursuites, s’amuse régulièrement au mime Marceau face à un élément du décor, grimpe à un arbre à la place de le contourner…De quoi pester violemment.

Idem pour les combats, avec une gestion calamiteuse de l’inventaire, où toute fluidité des combats est mise à mal dès qu’on souhaite changer d’arme.

C’est vraiment dommage, car on aurait souhaité un autre style de gameplay, plus standard tout en prenant en compte quelques dynamiques de jeu.

RÉALISATION : Replacé dans son contexte, le titre est très agréable, et propose de belles reconstitutions des premières grandes villes américaines, mais aussi de vastes étendues boisées, que nous pourrons découvrir sur différentes périodes. On sent les moyens mis à disposition, et la reconstitution est vraiment d’un bon niveau, si bien que les quelques niveaux mettant en place Desmond paraissent fades.

DURÉE DE VIE : la durée de vie est bien évidemment conséquente, sur 12 séquences, même sans s’attarder sur les missions secondaires. Comptez environ 38 heures pour faire un bon tour de l’ensemble, malgré le fait que quelques missions secondaires ou objectifs soient vraiment fastidieux (comme les souterrains de Boston et New-York).

INTÉRÊT : Outre le fait que ce genre de jeu ne soit pas ma prédilection à la base, c’est tout de même une certaine déception que de voir certains points entachés par un gameplay non adapté. Si on comprend bien que cela est voulu pour créer une certaine dynamique (très intense quand le personnage saute d’arbre en arbre, ou quand les combats offrent de vraies chorégraphies), c’est frustrant de constater que tout cela est limité par certaines contraintes. Les fans de la série seront bien évidemment aux anges, le titre dispose d’énormes qualités malgré cela, mais les autres devront se plier à certaines aberrations, en comparaison avec d’autres titres moins « dirigistes ».

10/20

JeuxVideo.com

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[PC]Strider

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INTRIGUE : Vous incarnez Hiryu, un ninja disposant d’armes de dernière technologie, infiltré dans un pays d’Europe de l’Est pour mettre un terme à l’hégémonie d’un tyran prêt à tout pour dominer le monde.

GAMEPLAY : Les plus anciens ont connu le premier Strider, un jeu d’action et de plateformes, sorti sur les premières consoles 16 bits et les ordinateurs du moment (même le CPC 6128) et publié par Capcom, durant sa période de gloire en arcade. A l’origine, ce titre en 2D vous proposait de traverser différents niveaux comme dans « Shinobi » ou sa suite « Shadow Dancer », avec un personnage sautant d’éléments du décor à d’autres, tout en coupant ses ennemis avec sa lame affûtée.
Pour sa version 2014, le titre se gratifie d’un univers bien plus étendu, sous la forme d’un Metroidvania.

Et ceci lui va plutôt bien, puisque le studio « Double Helix », en charge de la conversion, s’inspire et rend hommage au jeu originel dès le début, avec un démarrage similaire, des boss identiques (les fameuses soeurs Pooh, le gorille, la chenille, etc) mais densifie l’univers avec plusieurs cartes reliées entre elles, avec toutes leur identité (de la ville aux souterrains, en passant par l’usine, la prison voire un vaisseau en orbite).

Hiryu peut comme dans tout Metroidvania évoluer en récupérant des objets clés disséminés un peu partout dans le décor, où après avoir vaincu un boss. C’est ainsi qu’il pourra augmenter sa vie, son énergie, disposer d’aptitudes supplémentaires comme le fameux double saut, la projection, renvoyer les coups ennemis, et bien sûr ouvrir certaines portes avec la bonne arme déployée.

RÉALISATION : La progression en 2D de l’époque est reprise ici, avec des éléments en 3D. On a par exemple la possibilité de passer d’un plan à un autre via un félin ou un rapace, ces éléments étant sujet à des effets plutôt sympathiques. Dans l’ensemble, les décors, l’animation, le design sont soignés. « Strider » cuvée 2014 ne veut pas être une vitrine technologique, mais se refuse d’être un titre au rabais. Cela permet en outre une fluidité exemplaire, et l’avantage de tourner sur des configurations les plus modestes.

DURÉE DE VIE : Une bonne dizaine d’heures pour compléter le titre en tentant d’atteindre le mythique 100%, ce qui est très dur pour ce titre, la challenge étant assez relevé. Par sûr d’y retourner une deuxième fois par contre.

INTÉRÊT : Titre mythique pour les plus anciens, ce reboot de « Strider » bénéficie d’un savoir faire indéniable : le jeu est plaisant, sans bu notoire, entre modernité et nostalgie.
De la nostalgie, il a hérité d’un critère pouvant amener désarroi et frustration : sa difficulté.

Comprendre par là qu’avant de récupérer tout un arsenal, votre personnage est plutôt chétif, les checkpoints rares, et les points de sauvegarde parfois très distants (sans compter les boss très résistants).
Alors n’ayant pas honte de faire comme moi, qui au début a failli abandonner et délaisser le titre dans le coin le plus obscur de la bibliothèque Steam : baissez la difficulté sur « facile », qui correspond en fait à on mode normal pour les jeux actuels. A partir de là, le challenge est toujours relevé, le die & retry conséquent, mais le titre devient moins élitiste, plus permissif. On apprécie alors cette progression sans réel heurt, et on change alors d’avis sur ce titre à la base frustrant pour certains d’entre nous.

« Strider » est donc un titre recommandable, permettant de choisir son challenge, et emprunt de nostalgie. On espère que le même sort sera réservé à d’autres licences cultes de CAPCOM, comme « Final Fight ».

14/20

JeuxVideo.com

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[PC]Ori And The Blind Forest [Definitive Edition]

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INTRIGUE : Vous êtes Ori, un esprit de la nature, et après que l’arbre aux esprits soit totalement éteint, vous partez en quête pour le raviver, et ainsi redonner vie à toute la faune et flore environnante.

GAMEPLAY : Ori se présente sous la forme d’un « Metroidvania ». Il s’agit d’un jeu en 2D où vous incarnez un chétif être, mélange de chat et de lapin, dans un univers très dangereux. Et comme dans tout Metroidvania, les phases de plateformes sont légion, agrémentées de combats contre une faune et une flore belliqueuse. heureusement, les spores libérés à chaque combat font monter votre XP, et vous permettent d’améliorer vos compétences en combat, déployer de nouvelles possibilités techniques, etc…Bien d’autres objets sont aussi à collectionner, tous ayant pour vocation de vous transformer en une véritable bête de combat, aux compétences multiples. Elles vous seront d’ailleurs nécessaires pour parcourir et progresser dans le jeu, ce dernier étant composé de multiples cartes à compléter à 100%.

RÉALISATION : UN BIJOU!!! Le studio Moon, composé d’anciens prestiges ayant bossés sur de gros projets, ont livré ici une perle. Visuellement, c’est d’une beauté sidérante! Jamais une 2D n’a été aussi vivante, avec des couleurs chatoyantes. Même « Rayman » ou  » Dust, An Elysian Tail » n’arrivent pas à égaler cette perfection visuelle. Il suffit de regarder les photos pour comprendre (et encore, tout est animé). On comprend aisément pourquoi de nombreuses personnes comparent ce titre avec une œuvre de Miyazaki, les deux ayant beaucoup de points commun (relation entre l’esprit et la nature, mais aussi design des différentes créatures et l’univers). Le gameplay est aussi parfait, on contrôle Ori au doigt et à l’œil, et on ne peste quasiment jamais contre un souci de maniabilité. Enfin, la musique, composée par Gareth Coker, fait partie des plus beaux scores composés pour un jeu : de quoi vous donner des frissons, et verser quelques larmes, obligé vu l’intensité dramatique berçant le titre du début jusqu’à la fin.

DURÉE DE VIE : Afin de compléter le titre à 100%, et dans sa version Definitive (ajoutant des zones supplémentaires), il faudra compter environ 16 heures. 16 heures gratifiantes, jamais rageantes ou soûlantes. Et malgré plus d’un millier de morts, lié à une difficulté assez retord, on y retourne. D’ailleurs en parlant de difficulté, le titre est loin d’être punitif. Il est exigeant certes, mais avec la possibilité de créer un point de sauvegarde quasiment où on veut (hormis durant certaines phases cruciales, sur des surfaces instables ou en présence d’ennemis).

INTÉRÊT : Quasiment parfait en version standard, la version Definitive d' »Ori and the Blind Forest » enfonce le clou et projette le titre comme un des meilleurs jeux du moment, dédié à tout le monde, que l’on soit adepte du genre ou totalement réfractaire. Une telle maîtrise force le respect, et prouve que le jeu vidéo s’inscrit comme un noble art. Rares sont les jeux à combiner l’excellence technique, et une narration sublime, au point de vous faire chialer comme un gosse au début…et à la fin.
UN INDISPENSABLE!!!

19/20

JeuxVideo.com

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