[PC]Star Wars : Battlefront 2 (campagne solo + DLC)

INTRIGUE : La partie solo de ce nouveau Battlefront 2 s’appuie sur le personnage de Iden Versio, membre l’escouade Inferno, en gros les forces spéciales de l’Empire.

Et oui, on incarne un méchant, voire une méchante, sur cette campagne solo riche en rebondissements. Mais ce ne sera pas le seul personnage jouable, car les figures emblématiques viennent ponctuer l’intrigue de leur présence.

L’histoire se situe durant l’épisode VI, mais pas que. En effet, un DLC gratuit permet d’en voir plus, des années bien plus tard, et se greffe alors aux épisodes récents.

Cela permet une immense variété, entre les personnages connus, les spécialement conçus pour cette histoire; le tout dans une alternance de phases en FPS (mais aussi jouables en TPS), mais aussi et bien évidemment de joutes spatiales comme tout bon Star Wars qui se respecte.

GAMEPLAY : Le studio DICE s’appuie sur un concept classique, et on se retrouve donc avec un personnage doté d’une arme, et de compétences qui se débloqueront au fil de l’aventure.

On dispose aussi de 3 capacités, comme le port d’une grenade, le scan de la zone, où une arme puissante dans un temps limité (ou autre contrepartie).

Pour les phases dans l’espace, c’est le même principe, et tant mieux, car le ton résolument arcade de l’ensemble permet un fun immédiat, et une immersion directe dans le feu de l’action et de l’univers créé par George Lucas.

RÉALISATION : C’est tout simplement magnifique, sur tous les plans. Visuellement, on atteint un niveau d’excellence bluffant, et après la claque Crysis et ses visages ultra-réalistes, ce Battlefront lui tient concurrence.

Que dire des différentes environnements côtoyés, sinon qu’ils nous assènent d’un large champ de vision, de détails hallucinants, d’une animation sans faille, et bien évidemment d’un rendu sonore surpuissant (et très bonne localisation française).

DURÉE DE VIE : Plutôt correct, les 15 niveaux de l’intrigue et les 4 rajoutés gratuitement par le DLC vous proposent de vous amuser durant 10 heures.

En quelque sorte une bonne durée de vie, surtout en comparaison des derniers Battlefield, tout en sachant bien évidemment que le multi est le point fort de ces titres.

INTÉRÊT : Qu’on aime ou pas Star Wars, on ne peut nier les qualités de ce Battlefront, très complet (car disposant d’une campagne solo loin de faire figuration), dense, mouvementée, certes jouant avec le fan service, mais on n’en demandait pas plus. Le titre est très agréable à jouer, à un tout petit détail près : son HUD.

S’il est possible de le masquer totalement pour plus d’immersion, on aurait souhaité avoir plus d’options de personnalisation de l’interface.

Ou comment supprimer cette infâme crosshair venant gâcher le travail artistique, comme cette barre de vie insipide.

Les jeux récents arrivent à proposer un hud intelligent, voire totalement personnalisable. Pour un titre de cet envergure et assez récent, c’est plutôt dommage de ne pas avoir la possibilité de choisir une crosshair plus discrète, voire semi transparente, et de ne garder que les actions contextuelles affichées (car si on opte sans le HUD, on peut se retrouver à tourner pendant des heures dans le décor pour savoir où aller, et surtout si un élément du décor vous permet d’activer une porte).

C’est rageant à certains moments, et quand on voit le niveau d’excellence global du titre, on se demande pourquoi avoir sacrifié ce pan de gameplay pourtant crucial.

16/20

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[PC]Zombi

INTRIGUE : Un virus a décimé la quasi totalité de l’humanité. Vous errez dans les rues de Londres, à la recherche d’espoir.
Elle viendra de la part d’une voix d’un mystérieux inconnu, qui va vous guider tout le long de l’aventure, afin de sauver votre peau, mais surtout la sienne.

GAMEPLAY : Zombi est le portage du jeu ZombiU, sorti sur Switch. Pour l’occasion, le gameplay s’adapte au combo clavier/souris (ou pour les plus intrépides à une manette PC).

Zombi reprend les principes d’un FPS : on erre dans des environnements infestés de zombies, avec différentes tâches à accomplir (plus généralement récupérer un objet sensible). Héritage de la Switch, on peut scanner l’environnement afin de savoir ce qui nous attend : des objets, des vivres, des munitions, mais surtout des ennemis).

Si le premier niveau ouvre la porte à ce qui sera votre quartier général, les autres niveaux sont reliés par ce hub, et peuvent, une fois débloqués, être explorés à tout moment via des bouches d’égout.

Concernant notre planque, elle sert avant tout à se reposer (l’équivalent d’une sauvegarde), à améliorer les armes trouvées, ou à consulter les environnements découverts à la recherche de ressources précieuses, le titre s’axant fortement sur la survie.

Et cela est bien rendu : sac à dos limité en emplacements, munitions rachitiques, personnage pouvant mourir d’une simple morsure, on est loin d’un Dead Rising.

D’ailleurs, l’originalité du titre, c’est de faire en sorte que chaque survivant est unique : en gros, vous mourrez, vous recommencez avec un nouveau personnage, au physique aléatoire. Il conviendra d’aller sur le lieu de votre précédente mort afin de récupérer votre sac et toutes vos armes collectées.

RÉALISATION : Le jeu est sorti depuis un certain temps (2012), et en plus est issu d’une adaptation tardive sur PC (2015).

Honnêtement, le résultat n’est pas si mauvais, et tient encore la route aujourd’hui. Les textures sont bien évidemment fades et peu travaillées, la technique n’est pas vraiment là (on oublie les dernières technos DX12), mais de temps en temps, le jeu renvoie quelques environnements pas dégueux, avec un petit cachet rappelant Silent Hill ou Resident Evil 2.

DURÉE DE VIE : La force de ZombiU, c’est de jouer sur l’aspect survie.

Donc ici deux cas d’école : soit vous en avez rien à cirer de votre personnage et le faites mourir autant de fois que nécessaire, soit vous la jouez prudence, en abusant de la tablette pour scanner l’environnement, et éviter ainsi les désagréables surprises.

Cela n’empêche pas le titre de jouer avec quelques scripts perfides afin de nous mettre à mal.

Sous cet angle, vous allez alors vraiment profiter du titre, et une fois la main mise sur la batte de baseball, vous allez prendre un malin plaisir à vous la jouer Negan.

Le corps à corps est risqué, mais géré de façon stratégique (avec l’arbalète silencieuse et ses carreaux récupérables), vous allez économiser d’importantes munitions, mais aussi augmenter vos chances de survie.

En choisissant la prudence, vous obtiendrez alors une durée de vie plus que correcte, avec 18 heures au compteur pour en faire le tour.

INTÉRÊT : Zombi aurait pu passer inaperçu vu le déluge de titres similaires, mais il mérite le détour.

Si techniquement il est un peu daté, le plaisir d’arpenter différents environnements londoniens est là.

Une mention pour la crèche, où on n’en mène pas large, ou encore cette arène qui va vous mettre la tension si vous avez opté pour une approche tactique et lente.

Hormis quelques sales petits bugs gênants (des retours bureau sans quitter le jeu, mettant en péril votre avatar), le jeu tourne bien évidemment comme un dragster, et les temps de chargement sont minimes.

C’est con à dire, mais ce titre permet de retrouver le stress et l’ambiance d’un jeu culte comme « Resident Evil 2 », les personnages charismatiques en moins, et une intrigue plus lambda.

Quoiqu’il en soit, si vous êtes en manque de FPS et de jeux de survie exigeant, « Zombi » est un bon concurrent pouvant vous occuper durant quelques heures, où ne fera pas forcément le fier devant son écran.

14/20

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[PC]Metal Gear Solid : Ground Zeroes

INTRIGUE : « Metal Gear Solid : Ground Zeroes » figure de préquelle à Metal Gear Solid, un des meilleurs jeux Playstation de l’époque. Ce titre est aussi une introduction à « Metal Gear Solid V : The Phantom Pain », dont il hérite de bon nombre d’éléments.

On y incarne donc un Snake durant les années 1970, avec un sauvetage de deux de ses camarades, détenus dans un camp militaire américain ressemblant fort à cela de Gantanamo.

GAMEPLAY : On oublie les précédents MGS, car ici la zone d’action est plus importante, et on peut parler de monde ouvert, où une bonne partie de la base est à votre portée, ce qui vous permet de la découvrir comme bon vous semble.

L’infiltration est bien évidemment la matière première du jeu, et on retrouve l’essence même des MGS, à quelques détails près : l’arsenal est plus réduit, et visible sur Snake (cela pour plus de difficulté et d’authenticité). Moins de gadgets, moins de munitions du coup, et des silencieux qui s’usent à l’usage, rendant l’infiltration corsée, et l’obligation d’aller au corps à corps (ou l’esquive), pour économiser des balles.

On note la possibilité de customiser une arme (activer ou non un silencieux ou une lampe) mais aussi de tirer à la première personne, ce qui est plutôt pas mal…sauf que cela est mal géré, on ne passe pas d’un mode à l’autre d’un claquement de doigt, mais juste en visée.

Il est possible de tagger ses ennemis pour les suivre sur une mini-carte, afin de ne pas se faire surprendre. On prend alors un grand plaisir à scruter la base avec ses jumelles pour repérer tout le monde, et se faciliter la tâche.

RÉALISATION : Basé sur le Fox Engine, qui sera aussi employé sur « Phantom Pain », le jeu est impressionnant. Pas tant au niveau de ses textures, mais de sa restitution d’un monde et de ses détails.

« Ground Zeroes » commence sous une pluie battante, et c’est limite si on peut sentir la pluie. Les effets de ruissellement, l’éclairage, les animations, les détails sont minutieusement travaillés, et le jeu en jette.

Le tout est optimisé, ce qui renforce encore plus le plaisir qu’on éprouve en parcourant le titre.

DURÉE DE VIE : Si ce titre est souvent comparé à une démo, c’est que sur le papier, on a que peut d’objectifs : s’infiltrer dans une base et libérer deux détenus (voire plus…).

En ligne droite, cela prend évidemment peu de temps, mais si vous avez envie de découvrir chaque recoin de la base, la durée de vie augmente considérablement.

De plus, à la fin, vous débloquez des missions secondaires.
Se basant sur le même environnement, mais avec des conditions météo différentes (en plein jour, au coucher du soleil), vos objectifs seront totalement différents : sabotage, assassinat, récupération d’informations, voire du rail shooting en hélico avec une M16 ne demandant qu’à faire parler la poudre.

Loin d’être anecdotiques, ces missions variées confèrent une plus-value au titre, et permettent d’améliorer son score.

Au total, quasiment 5 heures, presque autant qu’un Call of Duty.

INTÉRÊT : Grand fan du premier MGS sur PS, mais déçu par les épisodes suivants, ce MEtal Gear Solid pourrait bien me donner envie d’investir dans « Phantom Pain ».

L’orientation prise par le titre, en terme de gameplay, est cohérente, et le challenge est là, sans être permissif. Un point important, frustrant sur les précédents jeux, et la prise en compte des soldats tués ou assommés dans la zone de combat.

Dans les chapitres précédents, on assistait avec une certaine frustration à une remise à zéro des patrouilles dès qu’on retournait dans une zone.

Impossible de nettoyer une base à l’époque, ce qui est quasiment possible de faire ici, en prenant bien évidemment ses précautions (cacher les corps, le B.A. BA). Cela va de pair avec une seule zone, et l’aspect tactique est alors renforcé, de même que le stress (« J’ai bien caché le corps? »).

Seule ombre au tableau, la gestion des touches. Si l’ensemble est plutôt bien pensé (pas trop de touches pour une action aisée), « Ground Zeroes » souffre de bugs de réaffectation des touches rédhibitoire, vous obligeant soit 1) à faire avec les touches imposées, soit 2)opter pour un petit logiciel ou la customisation de vos drivers clavier pour remapper « à l’extérieur » les touches importantes.

Un bug connu, mais jamais corrigé par Konami depuis la sortie du titre (quasiment 5 ans).

Hormis cela, « Metal Gear Solid : Ground Zeroes » est un titre à tester, surtout qu’on le trouve à un prix très réduit actuellement.

Il peut vous donner envie d’en voir plus avec son grand frère, et pour ceux qui n’auraient jamais touché à un MGS, de s’intéresser au projet ambitieux de Hideo Kojima.

14/20

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[PC]Firewatch

INTRIGUE : Henry est un chic type, qui n’a juste pas eu de bol dans la vie. Sa femme a choppé Alzheimer, et pour se changer les idées, il décide de devenir garde forestier dans le Wyoming. Tout cela se passe en 1989, durant un été très chaud.

Sa routine? Passer ses journée dans cette immense domaine, et discuter avec sa collègue Delilah, dont il ne connaît que la voix.

Notre cher quadra ne va pas se douter un instant que cet été va être pour lui une expérience unique, ce domaine cachant bien des mystères…

GAMEPLAY : Nous sommes en face d’un FPS, mais sans tir. Firewatch se présente comme un jeu d’aventure à la première personne, et votre but sera de discuter avec Delilah, d’explorer les environs, dans le but de faire respecter la loi face à des gens peu consciencieux, et sans conscience que leurs actes peuvent avoir des répercussions dramatiques, comme un feu de forêt. Vous n’aurez que peu d’interactions, si ce n’est un inventaire évolutif qui vous permettra de débloquer certains passages, comme avec la hache. Sinon, vous disposez d’une simple lampe, d’un appareil photo, d’une carte et d’une boussole, et aussi de cordage pour passer d’un endroit escarpé à sa base (et inversement).

RÉALISATION : Le style du jeu est atypique : épuré, proche du cell-shading, et des textures minimalistes. Pourtant, ça marche, on s’immerge rapidement dans cette nature digitale, au point de s’arrêter comme un simple quidam devant un coucher de soleil aux teintes majestueuses. l’environnement est assez varié pour qu’on sache à peu près où on est sur la carte sans avoir à la déployer. A vous les joies d’un lac bien fréquenté, d’un environnement consumé par les flammes et en train de renaître, de sommets vertigineux, de canyons, de grottes, etc…
Le titre se réserve même le luxe de vous surprendre vers sa fin.

DURÉE DE VIE : La durée de vie est très courte, surtout quand on se prend au jeu. Si le début peut être fastidieux, sans qu’on sache réellement à quoi s’attendre, quelque chose fonctionne directement : les dialogues entre Henry et Delilah. Ce duo forme vraiment une bonne paire, on a l’impression de voir la naissance d’une belle amitié entre deux personnes qui ne se connaissent même pas, et se confient l’un à l’autre dans cette immensité. Le fait de pouvoir choisir nos réponses face à Delilah aura un impact négligeable sur l’épilogue, mais mérite qu’on s’y attarde un peu pour découvrir la finesse d’écriture, et donner vie à ce duo. Alors qu’on pourrait vite se lasser d’avoir à discuter avec quelqu’un, ici c’est un plaisir, l’humour et les moments de tendresses se suivant à un rythme très régulier.
Comptez donc 6 bonnes heures pour faire le tour complet du titre, en sachant qu’il en faudra bien moins pour découvrir toutes les zones sans s’attarder (diviser alors le temps par deux ou trois, mais ce serait du gâchis). l’envie d’y revenir est là, ne serait-ce que pour découvrir des variations dans les dialogues, mais aussi se promener dans cet environnement.

INTÉRÊT : Firewatch est un très bon jeu, à part des productions acutelles et se penchant sur la narration pour nous atteindre. Les férus d’action passeront leur tour, mais les autres, ceux qui aiment le mystère, risquent fort d’y prendre vite goût.
Car comme précédemment cité, le titre n’est pas vraiment accrocheur dans ses premiers instants, on ne sait pas à quoi s’attendre en tant que joueur.

On suppose qu’on va se retrouver face à un feu, mais autant garder le suspens. Car le titre est plus intelligent que cela, et éclate ses mystères en petites intrigues dont on essaie de trouver un lien, qu’il soit cohérent, voire surnaturel. Telle est la force du titre, à nous faire songer à toutes les situations, à tous les dangers rôdant dans cette forêt.
La conclusion sera pertinente, bien amenée, et avec une certaine poésie, voire de la mélancolie. On pourrait dire qu’on est face à un grand moment d’écriture, tant la fin nous laisse un goût amer en bouche. Non pas comment elle se finit en tant que jeu, mais comment elle se finit sur une note pas vraiment joviale, mais ici chacun ira de sa propre conclusion.

16/20

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[PC]Deus Ex – Mankind Divided

INTRIGUE : Après l’excellent « Deus Ex : Human Revolution« , la licence n’était pas pour autant abandonnée par feu Eidos (désormais Square Enix Europe), et l’agent Adam Jansen revient après un certain laps de temps, temps que Adam n’arrive pas à quantifier, ni se souvenir de ce qui a pu lui arriver. On en saura bien plus durant ce volet, et de ses DLC. Mais l’intrigue même de Mankind Divided s’intéresse surtout aux agissements d’un groupuscule pointé du doigt suite à un attentat à Prague. La ville devient vite un centre névralgique où les augmentés et humains sont sur le point de se livrer une guerre sans concession. L’agent Janssen va donc enquêter pour éviter la crise, et lever le voile sur ce qui semble être une sombre machination…

GAMEPLAY : Par rapport au précédent volet, c’est quasiment la même chose, à savoir un FPS où vous pourrez faire évoluer votre personnage, le rendre plus puissant au combat ou plus furtif, en fonction de votre approche privilégiée. Sur ce point, les développeurs ont pris en compte les remarques, et on peut finir le jeu sans la moindre victime à déplorer. L’aspect furtif est bien évidemment plus gratifiant, et mis en avant via un level design ingénieux, où vous aurez toujours plusieurs moyens pour contourner un obstacle, qu’il soit matériel ou humain. On note dans ce chapitre de nouvelles extensions, rien de bien exceptionnel, mais apportant de la variété à votre style de jeu.

RÉALISATION : Cela reste propre, mais un poil décevant. Si on évite les teintes marron/jaune de « Human Revolution », ce n’est que de façon temporaire. Cela nous laisse au moins le temps de découvrir Prague en plein jour, avant de retomber dans des nuances plus connues. les graphismes ont heureusement évolués aussi, avec bien plus de détails, mais cela reste encore un peu trop rigide, à l’image des animations encore un peu trop raides. Même constat pour la bande-son, excellente, mais en écho avec le précédent score de Michael McCann.

DURÉE DE VIE : Bien évidemment conséquente, surtout si vous aimez accéder aux missions secondaires (12 au total), en plus des missions principales (au nombre de 17). Rajoutez à cela l’envie de découvrir le moindre recoin des quelques cartes mises à votre disposition (où fourmillent des caches à cracker, avec des bonus d’XP à la clé). Par contre, si on fait une fois le tour au complet du titre, il n’est pas sûr qu’on y retourne de sitôt.

INTÉRÊT : Si vous avez aimé « Deus Ex : Human Revolution », cette suite est faite pour vous. Sans réelle évolution majeure, on tombe sur une suite directe ayant quelques évolutions techniques et de gameplay, avec une histoire intéressante. Pourtant, les premières heures de jeune ne laissent pas augurer d’une « partie de plaisir », car les premières missions nous semblent anodines, le scénario ne décollant que tardivement. Et les cartes ne semblent guère conséquentes au début, on se demande si on est pas face à une petite enquête de routine dans un petit quartier, alors qu’on est censé être dans une mégalopole. C’est seulement à partir d’un niveau, où on sort de Prague, qu’on a plus « d’ampleur » : ampleur dans le scénario, dans l’environnement, etc.
Il faut donc être patient, et ne pas trop se perdre à vouloir tout récupérer dans Prague dès les premières heures, quitte à se lasser.
Heureusement que la qualité va crescendo…jusqu’à la fin.

En effet, cette dernière est totalement bâclée, vite expédiée, et ne restera pas dans nos mémoires. En fouillant un peu, on apprend que le jeu devait être bien plus long, mais que pour certaines contraintes (en terme de budget, de planning), le jeu a été coupé, avec sans doute une suite à ce volet en guise d’épilogue.
« Mankind Divided » est un bon jeu, mais on pouvait sans doute en attendre plus de ce dernier.

14.5/20

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[PC]Battlefield 1 – Mode « Stories »

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INTRIGUE : A l’image de son concurrent direct (Call Of Duty), la saga Battlefield abandonne les épisodes avec conflits contemporains (le 3 & le 4, les Bad Company) pour se concentrer aux conflits majeurs des générations précédentes, en commençant par la première guerre mondiale. En guise de solo, ils proposent 5 histoires centrées sur 5 personnages différents, 5 destins aux quatre coins du monde.

GAMEPLAY : Gameplay on ne peut plus classique, on retrouve les bases du FPS avec la possibilité d’emprunter des véhicules en fonction de l’intrigue, d’un coucou à un tank, avec même quelques passages étranges, comme ce vol en pigeon voyageur, plus anecdotique qu’autre chose. Malgré un moteur permettant de vastes cartes à explorer, on est ici face à un classique FPS couloir, avec des objectifs à compléter tout en allant d’un point A vers un point B.

RÉALISATION : Battlefield oblige, c’est magnifique. Après la déception de voir le titre ralentir comme un bousin en mode DX12, s’en débarrasser permet alors d’avoir un titre ultra fluide, superbe, bénéficiant de décors réalistes, et d’effets de lumière à couper le souffle. Jamais la boue ne vous aura semblé si réaliste, et prendre un fort lors d’une tempête s’avère impressionnant. On reste cependant très loin des vidéos promotionnelles vantant une surenchère d’action à l’écran.

DURÉE DE VIE : Très très très courte! Moins de 6 heures pour tranquillement faire le tour des 5 intrigues, en pouvant commencer par n’importe laquelle. Sachant que chacune propose deux à trois niveaux, tous plus ou moins courts, on fait vite le tour, malgré le fait d’avoir monté la difficulté au maximum, et cherché les collectibles disséminés un peu partout sur la carte.

INTÉRÊT : Un court solo, c’est déjà mieux que rien (en référence à BLACK OPS IIII). C’est dommage, car la variété des missions (en tank, en avion, dans le désert, sur la côte et en pleine montagne) permet de varier les plaisirs, avec quelques surprises. Ainsi, d’un point de vue purement subjectif, la mission dans les Alpes paraissant la plus bandante, mais finalement s’avère décevante. Tout l’opposé avec cette balade en avion, un pur régal.

Car ces courtes missions ne vous imposent pas un style particulier de jeu. Les niveaux réservés à l’aviation, ou au tank, donnent aussi la part belle à l’exploration solo et à la discrétion (quitte à faire dans l’anachronisme avec des armes à silencieux).

D’ailleurs, la furtivité est sans doute le moyen le plus valorisant de terminer un niveau, un comble pour un titre mettant surtout en avant sa profusion d’action et d’explosions.

A ce titre, et afin d’augmenter la durée et la difficulté du titre, il est dommage de ne pas avoir plus de contraintes lors des différentes quêtes. Un exemple tout bête, un passage vous amène en pleine campagne avec comme objectif de récupérer des pièces pour réparer votre avion. Si ce niveau est superbe, intense et immersif, il est à l’image du reste : un simple amuse-bouche!

Pourquoi ne pas avoir une garnison complète d’ennemis à la place d’une poignée, pourquoi ne pas nous pénaliser une fois découvert?

Ce solo découpé en scénettes est finalement une bonne surprise, mais de trop courte durée. Il était possible de rallonger l’expérience pour avoir un titre solo frôlant les 8 heures de jeu, en plus du multi qu’on connaît tous.

On espère que le mode Stories de Battlefield V soit plus consistant, mais les premiers échos ne vont pas dans ce sens. Ce sera sans doute un simple copier-coller, avec en nouveauté des passages en ski. Ça donne envie, certes, mais ça frustre à l’idée de se dire que l’aventure sera pliée en un jour ou deux.

14/20

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[PC]SOMA

INTRIGUE : Atteint d’une maladie incurable, veuf, votre destin va être scellé au détour d’un petit bureau en rénovation, où on vous propose un scan de votre cortex cérébral, en vue de trouver un remède dans un futur proche. Après avoir pris place dans un siège digne des plus grandes œuvres de S.F., vous vous réveillez dans un complexe maritime, seul. Mais êtes-sous sûr d’être seul?
Des présences hostiles se dressent devant vous, alors que vous cherchez à savoir ce que vous faites ici, et qu’est-il advenu de l’équipe en charge de cette station?

GAMEPLAY : « Soma », développé par le studio Frictional Games, reprend le même principe que leurs précédents jeux, tels que « Penumbra » ou Amnesia. Vous dirigez votre avatar en première vue, comme dans un FPS, dans un environnement hostile où la fuite et le discernement seront vos seuls moyens pour vous en sortir, et avancer. Comme dans certains titres mâtinés d’horreur, le fait de croiser le regard avec vos ennemis vous fera sombrer dans la démence.

La progression dans la base se fait alors suivant un rythme régulier d’énigmes genre Escape games, plutôt intelligentes et rationnelles (pas de rubis rouge à mettre dans une tête de tigre pour ouvrir un passage secret), et de poursuites façon chat et souris avec la faune locale, donc les coups ne vous tuent pas tout de suite, mais plutôt au second ou au troisième coup.

Le gameplay est de ce fait peu étoffé : pas d’armes, juste de quoi courir et jeter un coup d’œil dans les coins. L’environnement propose cependant bon nombre de documents et autres sources d’information vous permettant d’en savoir plus sur le lieu et sur ses habitants.

Seul l’onmitool vous suivra tout du long, une sorte d’ordinateur/scanner portable, qui rapidement vous permettra de vous sentir moins « seul ».

RÉALISATION : Soma est plutôt joli, sans être un canon du genre. Les environnements sont plutôt travaillés, avec de belles textures, et les ennemis peuvent être terrifiants. Idem pour la partie sonore, des bruitages et musiques d’ambiance renforçant l’immersion. L’intrigue met en avant deux types d’environnements, bien spécifiques, dont le seul bémol est sans doute de ne pas proposer une richesse de décors conséquente. Mais en même temps, un complexe sous-marin, ça limite fortement le dépaysement.

DURÉE DE VIE : Comptez une dizaine d’heures pour en voir le bout, certaines énigmes étant coriaces, comme certains ennemis rôdant, dont l’invincibilité vous fera pester quand il s’agira de chercher la pièce nécessaire à votre progression. A noter qu’une récente mise à jour vous permet de désactiver l’IA ennemie, ce qui a pour effet de supprimer toute tension au jeu et de ne lui donner qu’un aspect énigme/contemplatif.

INTÉRÊT : Si vous êtes adeptes des jeux d’ambiance morbide avec de la réflexion, alors « SOMA » risque fort de vous plaire. Autant le dire tout de suite, l’intrigue sera vite révélée, mais il faut dire qu’on sentait le coup venir.

Cela permet alors de se poser certaines réflexions liées au courant actuel technologique, où l’intelligence artificielle, la conscience et les possibilités de prolonger notre espérance de vie avec des moyens concrets vont vous amener à des dilemmes inédits, d’une cruauté sans pareil. On se sent impliqué, touché par cette démarche et quelques situations déroutantes, pour ne pas dire dérangeantes.

Cela donne au titre une certaine mélancolie, magnifiquement mise en valeur par l’environnement, parfois crasseux et infecté de créatures très Big Daddy, « Bioshock » nous revenant en tête à plusieurs reprises.

15/20

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[PC]The Bureau : XCOM Declassified

INTRIGUE : Années 60. Les États-Unis et l’URSS entament une guerre froide. Mais dans ce contexte, un nouvel ennemi point le bout de son nez (enfin, s’il en a un). La menace extraterrestre n’est plus un mythe, et le gouvernement américain crée dans l’urgence les XCOM, chargés de renvoyer les petits gris d’où ils viennent…

GAMEPLAY : Les plus anciens connaissent sûrement les XCOM, une série de jeux de stratégie se jouant au tour par tour. Cette fois, ce volet se présente comme un TPS stratégique : en gros, vous incarnez William Carter, et avec l’aide de deux agents, vous allez parcourir plusieurs niveaux avec comme mot d’ordre la stratégie. Inutile de foncer dans le tas, ici on vous demande de placer en temps réel vos hommes de leur ordonner certaines actions comme les déplacements, l’attaque, l’usage de compétences, afin de mieux cerner l’ennemi et de lui mettre une bonne branlée.

Mais avant tout cela, vous devrez passer par votre base, un gros hub vous permettant de dialoguer avec vos collègues, de collecter des infos, d’avoir accès à des tâches secondaires, de recruter vos agents…Il y a vraiment de quoi faire avec cette partie, gonflant plus ou moins la durée de vie. C’est aussi à partir de cet endroit qu’on choisit de lancer les missions principales ou secondaires, mais aussi des missions assistées où vous envoyez quelques uns de vos meilleurs hommes afin de collecter certains objets destinés à votre arsenal.

Quant à vous, vous disposez d’une arbre de compétence, vous permettant de choisir de nouvelles capacités, d’augmenter votre santé après avoir franchi un seuil d’XP. Pas exceptionnel, on a que 10 niveaux, et les compétences ne sont pas diversifiées à outrance. on notera la possibilité de soulever une cible (idéal quand elle reste planquée derrière le décor), d’invoquer un blob ou un drone, ou de prendre temporairement le contrôle mental d’un ennemi.

Vous disposerez bien évidemment d’armes, des classiques de l’époque à l’arsenal E.T. La bonne idée c’est que votre sac à dos, en fonction du modèle choisi, vous apportera des compétences supplémentaires (si vous optez pour le sac dédié aux armes laser, vous allez faire des ravages). La plupart de ces sacs se retrouvent sur le terrain, à vous de les dénicher en fouillant la zone.

RÉALISATION : Replaçons dans le contexte, ce titre est sorti en 2013. Pour l’époque c’est plutôt pas mal, c’est propre sans pour autant afficher une révolution visuelle.

Peu de détails, c’est parfois pauvre quand on se penche sur certaines zones, mais la reconstitution des années 60 est plutôt fidèle. Bon point pour la modélisation des personnages, c’est du bon job, même si les expressions faciales ou gestuelles se répètent rapidement.

En ce qui concernant l’aspect audio, c’est nickel, du rockabilly digne de l’époque, et la localisation française est de très bonne facture, avec des voix professionnelles (comme celle du regretté Patrick « Jack Bauer » Bethune).

DURÉE DE VIE : Moins de 15 heures pour faire le tour complet du propriétaire, c’est correct. Cependant, un sentiment de lassitude se présente en cours de route, car si les décors urbains ont l’avantage de varier en cours de jeu, les environnements extraterrestres restent eux trop similaires. L’impression de déjà-vu se fait alors ressentir au bout de quelques niveaux, ces zones étant systématiquement présentes.

On dispose aussi de certains choix durant les dialogues, pouvant modifier certains événements de l’intrigue. C’est encore plus flagrant vers la fin du jeu, où on vous proposera des fins multiples. A ce sujet, le scénario se veut habile et casse certains clichés. Mais assez pour refaire le titre en entier?

INTÉRÊT : Les plus anciens se souviennent avec nostalgie des XCOM, des titres exigeants à l’époque. Son ouverture sur le genre TPS permet de toucher un public un peu plus large, tout en gardant certains concepts des premiers jeux. Mais hormis cela, cela reste très classique, et passé les premiers niveaux nous plongeant directement dans une intrigue matinée de kitch, on sent progressivement la monotonie nous gagner. Rien d’insurmontable cependant, le titre reste plaisant à jouer, mais sans plus.

Les combats vers la fin se montrent très nerveux, on s’amuse avec l’ensemble de nos compétences en les croisant, mais….On pense parfois au prochain jeu quand on aura fini ce dernier, ce qui nous motive donc pour le finir encore plus rapidement.
Et ça, c’est plutôt mauvais signe, quand on commence à jubiler une fois les derniers niveaux arrivés, alors qu’au contraire, on devrait ressentir un soupçon de nostalgie.

« The Bureau : XCOM Declassified » est un titre correct, pas une arnaque (surtout quand il est offert via Humble Bundle). Fun au début, un peu moins vers la fin, il aurait mérité d’être un peu plus varié, car quitte à choisir l’option stratégie, autant l’étoffer et surtout la maîtriser : un gros bémol du jeu étant l’IA de vos alliés, incapables de rester en position malgré vos ordres. Tout l’aspect tactique sous-jacent en prend alors un gros coup dans les dents (surtout quand vos hommes se mettent à vous rejoindre alors qu’ils étaient censé faire un tir de suppression déstabilisant).

12/20

JeuxVideo.com

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Rétrospective 2018

L’heure est venue de jeter un œil sur cette année passée, histoire de voir quelles œuvres ont retenu mon attention, et pourraient vous intéresser.

(les autres années)

JEUX VIDEO

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17 titres, c’est 7 de plus que 2017. mais cela ne veut pas dire pourra autant de la qualité, mais tout de même quelques beaux moments.

Sur ces 17 jeux, je retiendrai essentiellement les suivants : « Dishonored 2 » et son prolongement « Death Of the Outsider », où l’infiltration est mise en avant dans un univers somptueux, un régal que de passer des heures dans cet univers. Idem pour « Deus Ex – Mankind Divided », sabordé par cette fin tombant comme un cheveu sur la soupe. « Rise of The Tomb Raider », surpris par la vitrine technologique à lustrer les yeux, mais aussi par son histoire et son gameplay solide. « Firewatch », pour son univers et sa narration, et enfin « Outlast II ». Sans nul doute un titre frustrant, mais disposant d’une atmosphère poisseuse et nihiliste, et sachant vous faire perdre 3 kilos sans chopper une gastro.

Quelques bonnes surprises, comme le « COD Infinite Warfare » (haters gonna hate), ou « Soma », même si ce dernier ne m’a pas non plus emporté plus que cela (mention pour son intrigue par contre, avec de vraies questions existentielles posées).

Et « Zombi », ce portage de ZombiU sur Wii : j’en attendais rien, et finalement je m’y suis mis à fond, avec un plaisir coupable en éclatant des crânes façon Negan.

le gros carton rouge revient à la suite de « Wolfenstein », poussive, limite chiante (suivi de près par Black Ops III).

Que nous réserve 2019 : une quarantaine de titres en stand-by, avec du AAA, de l’indépendant, des jeux gratuits par dizaine qu’on va s’efforcer de finir, mais surtout : « RESIDENT EVIL 2 », un remake d’un de mes jeux cultes, qui sent bon le dépoussiérage fait avec passion.

L’ensemble de ces jeux, vu au format diaporama : L’album Gaming 2018

FILMS

202 films…202. Record battu (+44 par rapport à 2017)

Mais beaucoup de navets. On recense tout de même quelques petits bijoux (j’ai restreint la liste que pour ne conserver que les pépites) :

(Un clic sur la jaquette renvoie à un avis)

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SÉRIES

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A part The Punisher, que des suites (et des conclusions de séries déjà entamées), avec Ash Vs Evil Dead, The Walking Dead, Stranger Things, Strike Back et The Big Bang Theory. 6 séries, donc deux de moins que 2017, La Casa De Papel étant commencée depuis des lustres, et toujours en cours chez nous

ANIMATION

Une seule saison, la dernière de Food Wars. Damned, cette année 2019 devrait nous permettre de renouer avec le genre (Velvet Evergarden, Darling in the FranXX, SSSS Gridman, etc…)

 

MUSIQUE

Beaucoup beaucoup de nouveaux albums, mais surtout une découverte (pour un groupe de 1999, c’était mieux tard que jamais) : ULTRA VOMIT

Leur dernier album, « Panzer Surprise », est une bombe. Du métal parodique avec une maîtrise dingue. Il faut les entendre (et voir) parodier Rammstein, Pantera, Iron Maiden, reprendre du Calojero façon Gojira, ou encore la chenille ou ken le survivant. J’aurai jamais misé sur eux si un collègue me les avait fait découvrir, et maintenant ça tourne en boucle.

Quelques mentions (dans l’ensemble c’est bien plus calme que Ultra Vomit):

Jeanne Added – Radiate

My Brightest Diamond – A million and one

Prequell – The Future Comes Before

Snow Patrol – Wildness

TT – Lovelaws

[PC]Dust : An Elysian Tail

INTRIGUE : Dust, c’est vous : un personnage amnésique dans un monde en plein conflit. Épaulé par Fidget, une créature ailée vous suivant partout et assez prolixe, et une épée disposant d’une âme, vous allez parcourir ce monde à la recherche de votre identité, tout en combattant des hordes de monstres.

GAMEPLAY : Nous sommes face à un Metroidmania, un jeu en 2D, où votre progression se fera via plusieurs zones, qu’il sera possible à tout moment de parcourir à nouveau afin de trouver les différents secrets disséminés, et nécessitant certains pouvoirs pour les atteindre.

Ces pouvoirs, comme dans tout jeu du genre, vous les obtiendrez en progressant via une intrigue vous en apprenant toujours un peu plus, et vous permettant de découvrir des personnages à même de vous demander un coup de main, ce qui résultera en quêtes secondaires.

On retrouve au niveau des pouvoirs les classiques du genre, comme le fait de faire un double saut, la fameuse glissade pour passer dans les conduits étroits, etc.

Un aspect RPG est aussi présent, car chaque monstre déchu vous fournira de l’XP pour améliorer vos compétences (santé, attaque, défense, et Fidget vous donnant un coup de main avec ses pouvoirs), mais aussi de l’argent et des matériaux pour créer différents objets vous permettant d’augmenter vos compétences (que ce soit des armures, des amulettes, des bagues).

RÉALISATION : C’est mignon, du moins au début. L’aspect visuel est attachant, avec des couleurs chatoyantes, puis on retrouve quelques références au genre (dont Castlevania). Cependant, on constate que les animations ne sont pas vraiment exceptionnelles, de même que le chara design un peu léger. Idem pour les musiques, rien de transcendant. Par contre, les doublages ne sont pas les plus réussis, trop appuyés dans les intonations (carton rouge pour Fidget), donnant plus dans le dessin animé pour jeunes enfants qu’une œuvre intimiste. Et le fait que ce soit des voix anglaises est un peu décevant, d’autres sonorités auraient pu donner un certain charme exotique à l’aventure (on pense au japonais, champion dans le genre).

DURÉE DE VIE : Plus de 15 heures pour faire le jeu à 100%. C’était pas gagné au début, le titre étant délaissé par mes soins pendant de nombreux mois (pour ne pas dire années), tant l’engouement du début s’essouffle assez vite. C’est dommage, il faut persévérer car l’histoire devient vraiment intéressante vers la toute fin, et se termine même dans un petit élan tragique.

INTÉRÊT : Comme dit plus haut, ce titre n’était pas des plus accrocheur, pour une bonne raison : le fait de jouer à « [url=http://darkwolflair.free.fr/forum/viewtopic.php?p=3598]Ori and the blind forest[/url] » peu de temps après. Forcément, si on compare les deux titres qui sont très similaires, Ori écrase son concurrent sur tous les points.

Ce qu’il faut savoir, c’est que Dust est le fruit d’un seul homme, Dean Dodrill. On relative alors le travail de titan que cet homme a pu développer, face à un studio indépendant. Le titre n’est donc pas parfait, dispose de certains atouts, et il est peut-être dommage de passer à côté si on apprécie le genre, tout en prenant en compte qu’il est forcément mieux sur le marché, mais « Dust » mérite de s’y attarder, et de se forcer pour arriver à l’apprécier à sa juste valeur (les choses s’améliorant grandement dans sa seconde moitié). On appréciera aussi le fait de trouver des personnages connus comme bonus à trouver (ou plutôt à délivrer) dans plusieurs endroits bien cachés dans différentes zones.

12/20

JeuxVideo.com

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