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Mon pénis et autres tristes histoires

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Alors que j’astiquais machinalement ma gatling de bites (toujours bien huiler ses outils) je réalisai la chose suivante:
comme tout PGM du cul, le confinement avait fini par teinter de bleu mon éléphantesque outil de travail préféré.

Moi qui me faisait une joie d’aller, à la libération, butiner vos rombières qui en auront soupé de vos vieilles ganaches luisantes bronzées à la lueur d’un écran affichant Doom Eternal en 60FPS, de vos mains caleuses ne caressant guère plus que la roulette de votre souris métalisées, daignant à peine, les soirs de pleine lune, les cunnilinguer du bout des lèvres, moi donc qui m’en allais gaiement les cueillir dans le caniveau qu’est devenu leur vie à vos côtés, tel un éboueur du coeur, je me heurtais à un terrifiant obstacle.

Car oui, le déconfinement débute. Oui, les terrasses ouvrent de nouveau. Mais la paranoïa persiste, se manifestant sous la forme de masques couvrant la moitié de leurs faces (et dont les motifs trahissent ce qu’elles ont fait des robes de leurs grand-mères), d’une réticence à la promiscuité (qui pourtant faisait les belles heures de mes trajets en métro), et d’une vague odeur de désinfectant à l’alcool.

Ah, je me souviens de l’époque où l’on exigeait des femmes voilées qu’elles se découvrent, et désormais, c’est tout le beau sexe qui de concert se cache la face, masquant ainsi leurs lèvres purpurines ou grisatres, leurs ratiches laiteuses ou jaunies par la tisane, m’empêchant d’aller pleinement informé vers la plus attirante des bouches à pipe.

Bien entendu, il n’y a pas que les femmes qui portent un masque. Les demi-hommes et autres buveurs de soja en font de même, probablement pour tenter sur un malentendu de s’attirer les faveurs d’un vrai mâle viking désorienté par leur physique androgyne, ignorant le quiproquo alors même qu’ils les désanussent avec véhémence tout au fond d’un parking.
Mais les hommes OSEF #Feminizm2020 #BalanceTonProc

Imaginez: en 2020, on a des femmes masquées portant une mini-jupe, dévoilant ainsi plus de leurs jambes que de leur visage. Quelle tristesse!
Moi qui justement aimait tant contempler un petit nez mutin, un menton arrogant, des lèvres d’un rouge écarlate, et à vérifier si leurs incisives étaient limées pour déterminer si j’étais ou non déja passé par là.

Bref. Je n’ai toujours pas joué à Doom Eternal. Il est bien?

 

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