J'adore Chicago
Dimanche 11 mai 2008 à 03 h 19
J'adore Chicago.
Quand on arrive de nuit et qu'on prend la Red Line vers le Nord à partir de Roosevelt, on se croirait dans Dark City.
J'adore Chicago.
Aujourd'hui, j'ai pris un coup de soleil en pionçant dans le Millenium Park, j'ai tapé la discut' dans un Caribou avec une américaine et sa fille chanteuse lyrique et ce soir je vais mater Speed Racer en Imax.
J'adore Chicago.
Demain je vais explorer une expo sur les grands peintres américains après avoir assisté à un concert de Shostakovic par le Chicago
Symphony Orchestra.
J'adore Chicago.
Dès mon arrivée un truc fantastique, unique et précieux a eu lieu : j'ai connu un moment de complicité avec une jolie inconnue.
Il était 2h00 du matin, la rame était presque vide, un arrêt avant le mien, elle s'est levée et a tendu une main gracieuse dans le vide pour s'équilibrer. Son front s'est légèrement froncée face à la concentration requise pour un tel exercise, puis elle a jeté un bref regard vers moi. Elle s'est alors rendu compte de l'insolite de la situation, a esquissé un début de rire clair avant de très légèrement tituber. Jamais titubation n'aura été aussi léger et savoureux. J'ai souri de sa maladresse, elle a fait de même et on a échangé des regards complices jusqu'à ce que le train s'arrête et qu'elle sorte. Elle est allée dans le sens du train et ainsi, lorsque celui-ci a repris sa course, je l'ai recroisée. Elle m'a alors lancé un sourire franc et lumineux.
J'adore Chicago.
L'auberge dans laquelle je suis est d'un kitsch inouï, principalement revendiqué par un bassin intérieur surmonté d'une vierge en stuc aux couleurs délavées. La tête inclinée vers un Jésus inexistant, elle lance a contrario un regard mi-compatissant mi-dénonciateur vers la photo jaunie de James Dean qui pend derrière le comptoir du manager douteux. A mon réveil ce matin, deux coréens on fait un duet de jazz sur le piano recouvert de velours violet. Les douches sont crades, les chambres sont bordéliques mais, un grand poster d'un film de Woody Allan rattrape tout ça. Le faible prix aide pas mal aussi.
J'adore Chicago.
A Chicago, les bâtiments restent et témoignent de leur époque : les publicités ne sont pas effacées, les bâtiments en brique de l'ère industrielle côtoient les buildings art déco et ceux s'inspirant du style français du second empire. C'est une ville qui affiche ses balafres, ses bâtiments en ruine, ses briques usées, ses façades soulignées par le noir de la pollution comme pour dire 'Voyez, j'ai vécu et je vis encore'.
J'adore Chicago.
Le métro est aérien et, l'utilisant de nuit, je m'attends à voir passer le lit de Little Nemo, enjambant les grattes ciels vers Slumberland.
J'adore Chicago.
Chicago n'est pas Atlanta.
J'adore Chicago.
Quand on arrive de nuit et qu'on prend la Red Line vers le Nord à partir de Roosevelt, on se croirait dans Dark City.
J'adore Chicago.
Aujourd'hui, j'ai pris un coup de soleil en pionçant dans le Millenium Park, j'ai tapé la discut' dans un Caribou avec une américaine et sa fille chanteuse lyrique et ce soir je vais mater Speed Racer en Imax.
J'adore Chicago.
Demain je vais explorer une expo sur les grands peintres américains après avoir assisté à un concert de Shostakovic par le Chicago
Symphony Orchestra.
J'adore Chicago.
Dès mon arrivée un truc fantastique, unique et précieux a eu lieu : j'ai connu un moment de complicité avec une jolie inconnue.
Il était 2h00 du matin, la rame était presque vide, un arrêt avant le mien, elle s'est levée et a tendu une main gracieuse dans le vide pour s'équilibrer. Son front s'est légèrement froncée face à la concentration requise pour un tel exercise, puis elle a jeté un bref regard vers moi. Elle s'est alors rendu compte de l'insolite de la situation, a esquissé un début de rire clair avant de très légèrement tituber. Jamais titubation n'aura été aussi léger et savoureux. J'ai souri de sa maladresse, elle a fait de même et on a échangé des regards complices jusqu'à ce que le train s'arrête et qu'elle sorte. Elle est allée dans le sens du train et ainsi, lorsque celui-ci a repris sa course, je l'ai recroisée. Elle m'a alors lancé un sourire franc et lumineux.
J'adore Chicago.
L'auberge dans laquelle je suis est d'un kitsch inouï, principalement revendiqué par un bassin intérieur surmonté d'une vierge en stuc aux couleurs délavées. La tête inclinée vers un Jésus inexistant, elle lance a contrario un regard mi-compatissant mi-dénonciateur vers la photo jaunie de James Dean qui pend derrière le comptoir du manager douteux. A mon réveil ce matin, deux coréens on fait un duet de jazz sur le piano recouvert de velours violet. Les douches sont crades, les chambres sont bordéliques mais, un grand poster d'un film de Woody Allan rattrape tout ça. Le faible prix aide pas mal aussi.
J'adore Chicago.
A Chicago, les bâtiments restent et témoignent de leur époque : les publicités ne sont pas effacées, les bâtiments en brique de l'ère industrielle côtoient les buildings art déco et ceux s'inspirant du style français du second empire. C'est une ville qui affiche ses balafres, ses bâtiments en ruine, ses briques usées, ses façades soulignées par le noir de la pollution comme pour dire 'Voyez, j'ai vécu et je vis encore'.
J'adore Chicago.
Le métro est aérien et, l'utilisant de nuit, je m'attends à voir passer le lit de Little Nemo, enjambant les grattes ciels vers Slumberland.
J'adore Chicago.
Chicago n'est pas Atlanta.
J'adore Chicago.
Mais t'as peut-être loupé la femme de ta vie, qui sait ^^.
Ya aussi le Navy Pier qui claque quand il fait beau
Logiquement (c'est quand même l'Amérique, y'a une constante à suivre) tu vas recroiser la fille du métro et vous allez tomber fous amoureux.
Sinon, joli texte.
Fail.
Sinon ça donne envie.
[enhanced version]
T'as vraiment raison... j'étais allé voir le film sur la base des 7 premières minutes foutues online, mais c'est vraiment décevant/déconcertant : ya plein de bonnes idées de montages mais globalement, c'est ultra superficiel et forcé. Et puis un clone maléfique d'aAl Gore en méchant, ça fait bizarre.
J'ai quelques photos mais je ne suis pas bon photographe, donc c'est pûrement 'documentaire'. J'ai des photos de nuit de la Navy Pier et du Magnficent Mile - nom de dieu le bâtiment du Chicago Tribune est une pure merveille - mais j'ai paumé ma carte SD. Je les foutrais si je la retrouve.
Sinon, il a commencé à cailler hier soir et aujourd'hui il pleut à saut; heureusement que je suis en intérieur. J'espère que demain il fera beau, ça me ferait chier d'avoir un temps pourri pour le dernier jour.