Il faut que vous le sachiez et pas seulement dans la colle.
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Mai 2008
Chicago - Avant dernier jour
Samedi 17 mai 2008 à 07 h 18
Pfiou, ç'aura été une grosse journée.
Hier après-midi, je me suis retrouvé par hasard au Visitor Center de Chicago : je cherchais des toilettes et paf, je me suis retrouvé encerclé par de gentils accompagnateurs touristiques. Après avoir récupérés des infos sur les pièces de théâtres en cours - histoire de pouvoir briller en société une fois revenu dans la Vieille Europe - je me suis fais accoster par un 'conseiller culinaire' à la trogne de vigneron abusant un brin trop de son sépâge.
Après m'avoir conseillé MrBeef et Perry's Deli - deux sandwicheries de choix sur la région de Chicago - on a discuté et il s'est avéré qu'il habite dans le même quartier que mon hotel... j'avais un peu la bougeotte donc je lui ai demandé s'il y avait la possibilité de venir à pied jusqu'au centre.
Evidemment, il a répondu oui et je me suis empressé de me faire un itinéraire.
Et donc ce matin à 7h00, j'ai entamé - pôvre de moi - ma descente sur Chicago : après 10 miles de marche effectuée en deux fois 1h30, et une fournée de photos, je dois avouer que l'expérience valait le coup mais n'était pas extraordinaire. Effectivement les paysages sont jolis et on passe par le zoo gratuit de Chicago, mais il ya toujours une route à 6 voies pas très loins et ça gâche un peu le plaisir. Mais bon, avec les photos, vous devriez pas avoir ce problème.
Bref, j'étais content d'arriver au Magnificent Mile à 10h00, pile pour l'ouverture du musée d'art moderne. Le problème c'est que j'étais tellement creuvé que je ne me souviens plus de tous les détails de l'exposition; juste qu'entre 2/3 trucs un peu nullos (genre une coquille de cacahuète en plastique géante dans laquelle on pouvait monter) il y avait 2, 3 trucs sympas par Kare Kilimnic : un peu proutprout mais avec des titres marrants en contre point. Mais bon, comme d'hab avec l'art moderne, je suis globalement paumé. Un truc que je regrette, c'est qu'une partie de l'expo était fermée et que j'ai loupé ça.
J'ai quitté le musée 1h30 plus tard et j'ai lentement bougé vers l'intersection de Erie Street et Chicago pour aller manger chez MrBeef, le fast food italien des stars : voilà ce qu'ils produisent . C'est bien meilleur que ça en a l'air mais c'est aussi diététique que ce que la photo suggère. Je suis redescendu sur le centre pour me reposer dans un Caribou (j'en profite un max, yen a pas à New York) attendant l'heure fatidique de la pièce pour laquelle j'avais acheté une place la veille : Leçon de Catéchisme du Soir. En gros, c'est hilarant : c'est un cours de catéchisme fait par une vrai/fausse nones dans un cabaret réorganisé en salle de classe du début du siècle. Dans le détail, ça maintient un équilibre impressionnant entre respect des vieilles écoles catholique (on était deux non catholique dans la salle) et la satire des vieux dogmes et des vieilles méthodes... La leçon du jour portait sur les pêchés et avec la chance que j'ai, j'ai été sélectionné pour monter sur scène et chanter Koombaya My Lord. Et puisque j'ai appris le second couplet et la chorégraphie avec succès, j'ai eut le droit à une image pieuse... J'en prendrais une photo dès que possible. Bref, une soirée que je vais pas oublier de sitôt.
Ce soir encore, j'ai les pieds en mauvais état mais j'ai 5 trucs prévus pour demain :
- Aller voir le Bean de Chicago,
- Aller voir l'Auditorium
- Aller voir un film dans l'après Midi au Music Box, le plus ancien cinéma de Chicago
- Suivre une visite à pied des Buidlings Art Déco de
- Et finir en beauté par une soirée dans le théâtre d'une troupe de théâtre d'impro.
Je suis quasiment sur que je pourrais tout faire sauf le tour, mais ça dépendra de ma forme.... je vais pas me pousser.
Hier après-midi, je me suis retrouvé par hasard au Visitor Center de Chicago : je cherchais des toilettes et paf, je me suis retrouvé encerclé par de gentils accompagnateurs touristiques. Après avoir récupérés des infos sur les pièces de théâtres en cours - histoire de pouvoir briller en société une fois revenu dans la Vieille Europe - je me suis fais accoster par un 'conseiller culinaire' à la trogne de vigneron abusant un brin trop de son sépâge.
Après m'avoir conseillé MrBeef et Perry's Deli - deux sandwicheries de choix sur la région de Chicago - on a discuté et il s'est avéré qu'il habite dans le même quartier que mon hotel... j'avais un peu la bougeotte donc je lui ai demandé s'il y avait la possibilité de venir à pied jusqu'au centre.
Evidemment, il a répondu oui et je me suis empressé de me faire un itinéraire.
Et donc ce matin à 7h00, j'ai entamé - pôvre de moi - ma descente sur Chicago : après 10 miles de marche effectuée en deux fois 1h30, et une fournée de photos, je dois avouer que l'expérience valait le coup mais n'était pas extraordinaire. Effectivement les paysages sont jolis et on passe par le zoo gratuit de Chicago, mais il ya toujours une route à 6 voies pas très loins et ça gâche un peu le plaisir. Mais bon, avec les photos, vous devriez pas avoir ce problème.
Bref, j'étais content d'arriver au Magnificent Mile à 10h00, pile pour l'ouverture du musée d'art moderne. Le problème c'est que j'étais tellement creuvé que je ne me souviens plus de tous les détails de l'exposition; juste qu'entre 2/3 trucs un peu nullos (genre une coquille de cacahuète en plastique géante dans laquelle on pouvait monter) il y avait 2, 3 trucs sympas par Kare Kilimnic : un peu proutprout mais avec des titres marrants en contre point. Mais bon, comme d'hab avec l'art moderne, je suis globalement paumé. Un truc que je regrette, c'est qu'une partie de l'expo était fermée et que j'ai loupé ça.
J'ai quitté le musée 1h30 plus tard et j'ai lentement bougé vers l'intersection de Erie Street et Chicago pour aller manger chez MrBeef, le fast food italien des stars : voilà ce qu'ils produisent . C'est bien meilleur que ça en a l'air mais c'est aussi diététique que ce que la photo suggère. Je suis redescendu sur le centre pour me reposer dans un Caribou (j'en profite un max, yen a pas à New York) attendant l'heure fatidique de la pièce pour laquelle j'avais acheté une place la veille : Leçon de Catéchisme du Soir. En gros, c'est hilarant : c'est un cours de catéchisme fait par une vrai/fausse nones dans un cabaret réorganisé en salle de classe du début du siècle. Dans le détail, ça maintient un équilibre impressionnant entre respect des vieilles écoles catholique (on était deux non catholique dans la salle) et la satire des vieux dogmes et des vieilles méthodes... La leçon du jour portait sur les pêchés et avec la chance que j'ai, j'ai été sélectionné pour monter sur scène et chanter Koombaya My Lord. Et puisque j'ai appris le second couplet et la chorégraphie avec succès, j'ai eut le droit à une image pieuse... J'en prendrais une photo dès que possible. Bref, une soirée que je vais pas oublier de sitôt.
Ce soir encore, j'ai les pieds en mauvais état mais j'ai 5 trucs prévus pour demain :
- Aller voir le Bean de Chicago,
- Aller voir l'Auditorium
- Aller voir un film dans l'après Midi au Music Box, le plus ancien cinéma de Chicago
- Suivre une visite à pied des Buidlings Art Déco de
- Et finir en beauté par une soirée dans le théâtre d'une troupe de théâtre d'impro.
Je suis quasiment sur que je pourrais tout faire sauf le tour, mais ça dépendra de ma forme.... je vais pas me pousser.
3 commentaires, dernier de Monsieur_plastic.
J'adore Chicago
Dimanche 11 mai 2008 à 03 h 19
J'adore Chicago.
Quand on arrive de nuit et qu'on prend la Red Line vers le Nord à partir de Roosevelt, on se croirait dans Dark City.
J'adore Chicago.
Aujourd'hui, j'ai pris un coup de soleil en pionçant dans le Millenium Park, j'ai tapé la discut' dans un Caribou avec une américaine et sa fille chanteuse lyrique et ce soir je vais mater Speed Racer en Imax.
J'adore Chicago.
Demain je vais explorer une expo sur les grands peintres américains après avoir assisté à un concert de Shostakovic par le Chicago
Symphony Orchestra.
J'adore Chicago.
Dès mon arrivée un truc fantastique, unique et précieux a eu lieu : j'ai connu un moment de complicité avec une jolie inconnue.
Il était 2h00 du matin, la rame était presque vide, un arrêt avant le mien, elle s'est levée et a tendu une main gracieuse dans le vide pour s'équilibrer. Son front s'est légèrement froncée face à la concentration requise pour un tel exercise, puis elle a jeté un bref regard vers moi. Elle s'est alors rendu compte de l'insolite de la situation, a esquissé un début de rire clair avant de très légèrement tituber. Jamais titubation n'aura été aussi léger et savoureux. J'ai souri de sa maladresse, elle a fait de même et on a échangé des regards complices jusqu'à ce que le train s'arrête et qu'elle sorte. Elle est allée dans le sens du train et ainsi, lorsque celui-ci a repris sa course, je l'ai recroisée. Elle m'a alors lancé un sourire franc et lumineux.
J'adore Chicago.
L'auberge dans laquelle je suis est d'un kitsch inouï, principalement revendiqué par un bassin intérieur surmonté d'une vierge en stuc aux couleurs délavées. La tête inclinée vers un Jésus inexistant, elle lance a contrario un regard mi-compatissant mi-dénonciateur vers la photo jaunie de James Dean qui pend derrière le comptoir du manager douteux. A mon réveil ce matin, deux coréens on fait un duet de jazz sur le piano recouvert de velours violet. Les douches sont crades, les chambres sont bordéliques mais, un grand poster d'un film de Woody Allan rattrape tout ça. Le faible prix aide pas mal aussi.
J'adore Chicago.
A Chicago, les bâtiments restent et témoignent de leur époque : les publicités ne sont pas effacées, les bâtiments en brique de l'ère industrielle côtoient les buildings art déco et ceux s'inspirant du style français du second empire. C'est une ville qui affiche ses balafres, ses bâtiments en ruine, ses briques usées, ses façades soulignées par le noir de la pollution comme pour dire 'Voyez, j'ai vécu et je vis encore'.
J'adore Chicago.
Le métro est aérien et, l'utilisant de nuit, je m'attends à voir passer le lit de Little Nemo, enjambant les grattes ciels vers Slumberland.
J'adore Chicago.
Chicago n'est pas Atlanta.
J'adore Chicago.
Quand on arrive de nuit et qu'on prend la Red Line vers le Nord à partir de Roosevelt, on se croirait dans Dark City.
J'adore Chicago.
Aujourd'hui, j'ai pris un coup de soleil en pionçant dans le Millenium Park, j'ai tapé la discut' dans un Caribou avec une américaine et sa fille chanteuse lyrique et ce soir je vais mater Speed Racer en Imax.
J'adore Chicago.
Demain je vais explorer une expo sur les grands peintres américains après avoir assisté à un concert de Shostakovic par le Chicago
Symphony Orchestra.
J'adore Chicago.
Dès mon arrivée un truc fantastique, unique et précieux a eu lieu : j'ai connu un moment de complicité avec une jolie inconnue.
Il était 2h00 du matin, la rame était presque vide, un arrêt avant le mien, elle s'est levée et a tendu une main gracieuse dans le vide pour s'équilibrer. Son front s'est légèrement froncée face à la concentration requise pour un tel exercise, puis elle a jeté un bref regard vers moi. Elle s'est alors rendu compte de l'insolite de la situation, a esquissé un début de rire clair avant de très légèrement tituber. Jamais titubation n'aura été aussi léger et savoureux. J'ai souri de sa maladresse, elle a fait de même et on a échangé des regards complices jusqu'à ce que le train s'arrête et qu'elle sorte. Elle est allée dans le sens du train et ainsi, lorsque celui-ci a repris sa course, je l'ai recroisée. Elle m'a alors lancé un sourire franc et lumineux.
J'adore Chicago.
L'auberge dans laquelle je suis est d'un kitsch inouï, principalement revendiqué par un bassin intérieur surmonté d'une vierge en stuc aux couleurs délavées. La tête inclinée vers un Jésus inexistant, elle lance a contrario un regard mi-compatissant mi-dénonciateur vers la photo jaunie de James Dean qui pend derrière le comptoir du manager douteux. A mon réveil ce matin, deux coréens on fait un duet de jazz sur le piano recouvert de velours violet. Les douches sont crades, les chambres sont bordéliques mais, un grand poster d'un film de Woody Allan rattrape tout ça. Le faible prix aide pas mal aussi.
J'adore Chicago.
A Chicago, les bâtiments restent et témoignent de leur époque : les publicités ne sont pas effacées, les bâtiments en brique de l'ère industrielle côtoient les buildings art déco et ceux s'inspirant du style français du second empire. C'est une ville qui affiche ses balafres, ses bâtiments en ruine, ses briques usées, ses façades soulignées par le noir de la pollution comme pour dire 'Voyez, j'ai vécu et je vis encore'.
J'adore Chicago.
Le métro est aérien et, l'utilisant de nuit, je m'attends à voir passer le lit de Little Nemo, enjambant les grattes ciels vers Slumberland.
J'adore Chicago.
Chicago n'est pas Atlanta.
J'adore Chicago.
12 commentaires, dernier de vimes.