Il faut que vous le sachiez et pas seulement dans la colle. (le blog de vimes)
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Février 2006

Quelqu'un a la moindre idée...

Samedi 25 février 2006 à 22 h 49
.. de comment font les studios de jeux-vidéo pour juger de la faisabilité d'un gameplay au stade de conception?
Si qqun a une réponse ou un début de réponse... merci de m'éclairer.
6 commentaires, dernier de Mathieu.

L'esprit Gervais

Jeudi 23 février 2006 à 22 h 58

Il est intéressant de voir comment le froid, une marche forcée de 45 minutes la nuit, la présence d'une fondue savoyarde au menu d'un restaurant marocain* ou un "Vivement Dimanche" consacré à Philippe Sollers peuvent affranchir l'esprit des limites qu'on pense lui connaître.

Pas plus tard qu'il y a trois heures, je rentrai de Paris après avoir passé le TOEIC - un examen d'origine si saugrenue qu'elle vaudrait presque la peine d'être contée et à la simplicité si évidente que je me demande si je vais l'avoir ou pas - je rentrais, dis-je, lorsque j'entreprise le tronçon redouté reliant la Beaujoire à La Chantrerie.

Tout nantais qui se respecte n'aura jamais vécu la solitude des arrêts de bus des lignes 72 et 76 lorsque la dix neuvième heures d'un jeudi glacial n'en fini pas d'agoniser; les autres sauront cette souffrance et sauront - et pas seulement celui de Tolkien - que la marche à pied et de rigueur.

Ce n'est pas que je n'aime pas la marche; ce n'est pas non plus que traverser les hameaux sans vie alors que les cris des loups retentissent au loin me soit désagréable; non, ce qui m'énerve, c'est que pendant le temps précieux que je passe dehors, mon loyer n'est pas rentabilisé à 100%.
Aigri, frais certes, mais aigri, je me suis donc mis à marcher. Pour me donner du courage je massacrais avec ténacité les airs très connus du répertoire pop - histoire d'effrayer les jeunes et de m'attirer la sympathie des terribles mamies rodant à ces heures sombres.

Mais le froid aidant, mes cordes commençaient à sonner à peu près juste et , pour une raison qui échappera à tous sauf au percepteur d'impôts -les veinards- mon esprit commença à battre la campagne sur le thème "dancing on my grave", une expression qui était improbablement apparu durant le TOEIC.

Voilà le résultat, c'est en anglais et ça culbute les règles minimales de la poésie mais ça sied bien au ton un peu ampoulé que j'aime donner à mon blog de tempsà autres


He, the poet who died young
had this hung onto his lips :
"If ever something should go wrong,
If death was to pull me by the hips;
I don't want cries, don't care to mourn,
Wash your face away from this frown,
So in the end my soul shall see
You, dancing on my grave happily"

How dare he say that, how dare he convince me
And how dare I transmit that will to my family?!

And now, that everything is gone
Now that I am less flesh than bone
I am bitter, I feel so down
For it is a terrible sight to see
My corpse 6 feet underground
And joy for all my family

Bring back the tears, bring back the pain
Feelings of guilt and sorrow
If you have to, just try and feign
And miss me as this is my vow

Die young if it pleases you,
But never wish for those who stay
To live happily ever after you
Schadenfreude is fucking great

*Fait historique

Hulk, brise touche fraîche

Mercredi 22 février 2006 à 22 h 48

Un scientifique ayant entrepris des expériences sur le système de défense immunitaire décide, après avoir eut des résultats extraordinaires sur les animaux, de devenir le cobaye humain non officiel de son projet. 20 ans plus tard, son fils adopté par une famille d’accueil découvre ce que son père lui a génétiquement légué.

Pour un producteur à Hollywood, Ang Lee est Monsieur Tigres et Dragon, c'est-à-dire Monsieur Blockbuster Classieux. En proposant à cet Ang Lee là, le développement d’une adaptation de Hulk, les producteurs d’Universal et de Marvel ont surtout eut à faire au Ang Lee de Ice Storm et de Ride with the Devil. Sans doute conscient du pullulement des comics dans le cinéma, Ang Lee a décidé de frapper là où personne ne l’attendait, sur l’aspect esthétique. Ainsi a-t-il mis en place une sorte de cohérence cinématographique inédite qui, en recyclant tout les effets artificiels d’un cinéma bis, permet de reproduire la mise en page et le fourmillement visuel des comics. Souvent virtuose, les effets de transitions et de composition qu’utilise Lee transcendent, pour moi, le style comics en le rendant acceptable au yeux de spectateurs qui -comme moi- sont allergiques au comics. La représentation du Hulk est, parallèlement, tout à fait satisfaisante, misant plus sur la crédibilité que sur le réalisme. Avec son côté un peu cartoon, il devient une sorte de gros bébé pris d’une crise de colère et permet de laisser le champ libre à l’interprétation.

Les convictions de Lee quant à la mise en scène et au montage ne se retrouvent malheureusement pas au niveau du film lui-même. Indécis entre le blockbuster estival et le film d’auteur, The Hulk est en fait dans un perpétuel état de flottement. Malgré donc un déroulement fluide, le film reste long, très long et sans réel enjeu. En décidant de miser tout sur une utilisation exclusive et approfondie de la parabole psychanalytique qu’Hulk représente, Ang Lee a oublié de donner un but à ses personnages. Arrive alors ce qu’il y a de pire pour un film de ce genre : le personnage principal évolue, mais il évolue seul, c'est-à-dire qu’aucun évènement extérieur ne vient réellement le perturber. On pourrait dire que c’est un chemin initiatique personnel qu’effectue Banner mais le fait est que ses changements successifs restent pour le moins abscons, car finalement assez peu justifiés. Voir la première transformation de Hulk et la scène dans la stratosphère, c’est voir ce qu’il y sans doute de mieux dans le film concernant le rapport entre Banner et son démon intérieur. On y voit l’essence et le réel intérêt de la relation Haine/Jouissance chez le héros alors que le reste du film est exclusivement consacré à la créature verte. Tant et si bien que la dichotomie entre Banner et Hulk devient bien trop grande pour que le projet de Lee aboutisse totalement.
En dehors du personnage de Hulk/Banner lui-même, auquel Bana donne parfaitement corps, Ang Lee néglige assez étonnamment les protagonistes de l’histoire : soit archétipaux, soit plats, ils laissent un goût d’inachevé, cette sensation étant à son paroxisme dans un final lénifiant, minant les espoirs qui y avait été mis.

Au final, The Hulk est pour le moins une surprise par rapport aux autres productions du genre mais il souffre du choc entre le soucis du réalisateur d’aller plus loin que son sujet et l’exigence de dynamisme et de divertissement que les scènes d’actions demandent. Du manque de maîtrise et de réussite à ce niveau ressort une œuvre bancale et souvent décevante.

Note : j’ai réussi à caser ça nulle part mais les sauts de Hulk sont magnifique, les scènes d’actions sont bof (à part le moment où Hulk court à la vertical sur les paros rocheuse et que les hélicos semblent avoir un caractère propre) et la scène avec les chiens est un sommet de frustrations car filmé dans la pénombre absolu. Et la première scène entre Hulk et Betty est bien sympathique.
2 commentaires, dernier de koops.

Appel aux codeurs

Mardi 21 février 2006 à 22 h 52
Puisqu'il y a manifestement d'excellent codeurs dans les parages -suivez mon regard - je vais faire appel à eux. Voilà, je code in homebrew en C++ et j'obtiens une erreur que je ne saisie pas du tout... vu que je n'utilise jamais la directive packed dans mon code.

PSPiral.o(.bss+0x0) : multiple definition of '__packed__'
main.o(.bss+0x0) : first defined here
DisplayManager.o(.bss+0x0) : multiple definition of '__packed__'
main.o(.bss+0x0) : first defined here
MainMenu.o(.bss+0x0) : multiple definition of '__packed__'
main.o(.bss+0x0) : first defined here
TransferMenu.o(.bss+0x0) : multiple definition of '__packed__'
main.o(.bss+0x0) : first defined here

Edit : j'arrive pas à faire fonctionner les balises code donc le code des classes se trouve ici pour ceux qui veulent
http://forums.ps2dev.org/viewtopic.php?p=36040#36040
2 commentaires, dernier de vimes.

Dessins d'un Samedi après-midi

Samedi 11 février 2006 à 23 h 04
Ironique de voir comment en une journée, j'ai plus dessiné que sur les trois dernières semaines... tout ça à cause de l'achat d'un nouveau sketch book.

En commençant par du n'importe quoi, avec une étude anatomique qui part en couille par ennui... et qui montre pourquoi je stagne toujours sur certains points de techniques super importants


La première page du book fait dans le tram sur le retour du Leclerc


Un autre florilège pour esayer de trouver des styles un peu oroginaux... je suis assez étonné de la façon dont le personnage à droite est finalement bien sorti.


Un dessin dont là aussi, je suis là aussi assez content - auto-congratulation quand tu nous tiens - et qui est parti d'un essai d'élaboration sur un singe surlequel il y avait un reportage cet après sur la 5. J'aime bien la dynamique, mais yaurait du boulot à faire sur les bras.


Une petite branlette masturbatoire sur une enième tentative de style mais bon, je me demande ce qu'une planche de BD peut donner dans un style pareil.


2 p'tits vampires

Trois attentes : 1 jeu, 1 film et une bande dessinée

Lundi 6 février 2006 à 01 h 20
Occupons nous un peu en attendant la mort; une mort qui arrivera inévitablement et si ce n'est pas de la main des extrémistes de tout poils ce sera de l'ennui provoqué par le Superbowl.

Le jeu - The City of Metronome

Un joli serpent de mer moins médiatique que Duke Nukem Forever ou Stalker... bon, j'avoue que j'exagère : le jeu n'a pas encore atteint le stade d'arlésienne; mais avec des développeurs qui annoncent depuis 3 années de suites des nouveaux prototypes pour l'E3 et des éditeurs incroyablement absents, il y a de quoi être dubitatif.
Mais peu importe car le jeu est vraiment alléchant : le design est un croisement sympathique entre Dark City et Horologiom, les développeurs ont pour ambition non dissimulée de repenser le jeu d'aventure et tout ça fleure bon la relève de ICO et Shadow of the Colossus. Le site n'est pas souvent updaté mais les images restent toujours impressionnantes.

Le film - Tideland (aka Rose in Tideland)

Après la déception des Frères Grimm (qu'on pourra attribuer à plein de choses, mais là encore, on s'en fout, le film est sacrément nul), Terry Gilliam revient avec un film qui - comme le très vénérable Brazil - provoque la polémique. Prix du public à San Sebastian cette année, le film a provoqué beaucoup de remouds chez les spectateurs. Même parmi le cercle des amis intimes de Gilliam, on est pas vraiment sûr du succès du film : l'ex Monty Python Michael Palin est sorti d'une pre-projection totalement perturbé puis recontacta le réalisateur du film quelques heures plus tard pour lui dire "J'arrive pas à me sortir ce film de la tête, c'est soit le pire film que tu ais jamais fait, soit le meilleur". Un film qui ne fait pas l'unanimité ? Ca c'est un truc que j'attends, sans compter que la distribution est excellente et que les premiers extraits sont fantastiques.
A découvrir sur le site officiel [ Access Map puis Trailers]

La BD -"Les marais du temps" de Frank Legall

J'adore Théodore Poussin : l'histoire et l'ambiance colonialo-fantastique des 8 premiers tomes ont fait de la série un petit bijou qui ne déparaît pas devant des monuments comme Corto Maltese et, dans un style plus éloigné, Adèle Blanc-Sec.
La cerise sur le gâteau est que Frank Le Gall ne s'arrête pas à l'univers de Poussin, il a aussi forgé avec son frère l'univers Des Petits Contes Noirs qui reprennent un brin l'héritage d'Humour Noir de franquin mais qui s'en affranchissent rapidement ... bref, un Spirou et Fantasio sous sa plume et son crayon est vraiment une très, très bonne nouvelle et surtout un développement de carrière inattendu.
Et hop, la maquette de couverture pour se faire plaisir....
2 commentaires, dernier de toof.

Trois petits bonheurs qui remontent le moral

Dimanche 5 février 2006 à 01 h 10
I -Découvrir par hasard un film génial, comme ça en zappant.
Le titre Guêpier pour trois abeilles
Le réalisateur Joseph L. Mankiewicz, génie entre les génies
La chaîne Arte, presque évidemment...
L'amorce du film Aidé d'un acteur engagé pour interpréter son docteur personnel, un millionaire un peu excentrique décide de mettre en scène sa propre agonie et d'y convier 3 femmes ayant compté dans sa vie afin de déterminer laquelle aura son héritage.

Le résultat Un film drôle, hilarant et profond par un Mankiewicz tout a fait dans son élément : des personnages féminins qui trament et font dans la joute verbale pour éviter de dévoiler des sentiments complexes, des mises en abîme vertigineuses, une manipulation extrème du spectateur et une fin hallucinante de roublardise ... Guêpier pour trois abeilles est un peu le best-of du scénariste/réalisateur. Dans ce sens là, on pourra dire que le réal répète les stratégème de l'Affaire Cicéron, Chaînes conjugales ou Eve mais le personnage principal construisant lui-même son intrigue sur un classique de la littérature anglaise, je préfère prendre ça comme un ultime pied de nez aux conventions de la narration. Et puis le film est vraiment trop bon, trop drôle, trop émouvant por faire la fine bouche. Si vous l'avez pas vu, guettez une rediff sur Arte et jetez- y vous dessus.

II - Voir des heures de programmation laborieuse sur PSP montrer leurs fruits
Programmer sur PSP est long... surtout lorsqu'on utilise un SDK non officiel. Je détaillerais par le menu un jour ou l'autre, mais bon, aujourd'hui kje vais juste dire qu'on atteuint un degrès de satisfaction certain lorsqu'on a réussi à faire un clone de Spiraclock qui tourne très bien. Même si , on peu gagner en terme de performance, qu'une période d'optimisation s'annonce et qu'après ça on sait qu'on va s'attaquer à la communication entre console via infrarouge et WIFI, je suis carrément fier d'avoir réussi un clone quasi parfait de ça... Sans source et en utilisant une librairie graphique de bas niveau.


III - Constater à nouveau que Woody Allen et Quino avaient tout compris
"Écoutez, on ne serait pas dans un monde meilleur si chaque groupe ne croyait pas avoir une ligne directe avec Dieu ?" -Woody Allen
Quino, drôle et grave
4 commentaires, dernier de vimes.

[Dessin] 0% Caricature of Mahomet

Vendredi 3 février 2006 à 21 h 08
En vrac, comme ça, parce qu'il faut bien que j'utilise ma bande passante en upload.
Des recherches 10 000th un projet de jeu complètement dingue que j'aimerias voir un jour aboutir


Un petit tableau fait après qu'un pote ce soit lamenté sur le fait que les joueurs français de Lineage II oublient un peu que parmis les elfes il y en a aussi qui sont cruels, impitoyables et inflexibles.Perso, j'ai jamais joué au jeu mais c'est de là que vient l'idée de 'Elves of Two Kinds'...


Shit Happens et ouais...


Florilège naheulbeuk vachement inégal.

Avec de gauche à droite et haut en bas : le barbare, le barbare bis, le voleur, le rodeur, le troll, le nain et l'ogre.

Maximilian, un ptit gars surement influencé par Psychonauts et un concours de character design lancé par un game designer de grande renommée et dont le nom m'échappe pour l'instant.

Un pote à Miximilian magicien escorc de son état.

Un autre acolyte réellement tête brûlé... erm


Des Elementals
Celui de l'atome

Celui de la Verdure


Des Essais de style un peu différents



Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom


Une petite scénette surréaliste comme je les aime. Celle-ci est basé sur un le détournement de "Heaven for Everyone"
6 commentaires, dernier de vimes.