Il faut que vous le sachiez et pas seulement dans la colle. (le blog de vimes)

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Les Droits du Joueur

Mardi 1er juillet 2008 à 14 h 44
Il y a un peu moins de 10 ans, Danniel Pennac eut l’idée géniale d’établir une Charte des Droits du Lecteur . Puisque cette idée est géniale, je la pique et vous présente la Charte des Droits du Joueurs :

Un joueur a :

1. Le droit de ne pas jouer.
2. Le droit de tricher dans les jeux solo.
3. Le droit de ne pas terminer un jeu.
4. Le droit de re-jouer à un jeu.
5. Le droit de jouer à n’importe quoi, n'importe où et n'importe comment
6. Le droit d’utiliser un jeu comme échappatoire.
7. Le droit d’être de toutes les chapelles (hardcore, casual, jeu=art, jeu=loisir) et d’apprécier tous les genres.
8. Le droit de jouer sans se cacher ou en se cachant
9. Le droit de ne pas justifier ses goûts ou ses changements de goûts.
10. Le droit d’étendre, de modifier et de corromptre ces droits.

Quelques additions essentielles à faire ?
[Rev 1 : 'ou en se cachant' amendement par jeanjeanlebanni]
[Rev 2 : 'n'importe' étendu par 'n'importe comment' amendement par crocopower et compressé en un droit]

FêteDuCiné - 1ère partie

Lundi 30 juin 2008 à 18 h 47
Seuls Two ...
est ...
... long
... vide
... très mal monté
n'est pas ...
... drôle du tout
... une évolution pour Eric et Ramzy
... à la hauteur du pitch.

Valse avec Bachir ...
est ...
... un documentaire plus qu'un film d'animation
... bouleversant
... le meilleur film que j'ai vu sur la complexité du conflit israelo-palestinien.
n'est pas ...
... un film à aller voir pour son animation, mais pour sa réalisation
... aride, mais il a la sobriété nécessaire à son sujet
... un brûlot, film pro/anti israelien/palestinien.
7 commentaires, dernier de benkb.

Le détail qui tue

Vendredi 20 juin 2008 à 19 h 10
Ca fait quatre jours que je joue à GTA4, j'ai apparemment découvert un peu plus de 20% du jeu et tout ce à quoi je peux penser lorsque j'éteins la Xbox, c'est combien le directeur artistique du titre doit être en colère contre certains UI/game designers de Rockstar.

Comme Criminel, je trouve Liberty City fantastique : elle n'a certes pas le côté champêtre du county de San Andreas, mais la somme de détails accumulés sur une ville si grande est proprement fascinante. Pour peu que vous parcouriez certains quartiers glauques sous la pluie ou que vous découvriez certains aspects des 4 îles à des heures clefs, vous en prendrez pleins les mirettes.
Mais voilà, toute cette beauté, cette avalanche de détails passe relativement inaperçu à cause d'une fonctionnalité extrêmement bien foutue : le GPS sur la minimap.
C'est la première fois dans ma vie de joueur que je vois une fonctionnalité si bien réalisée et si pratique ruiner si radicalement l'expérience de jeu.

La plupart des missions des GTAs commencent par un tour en voiture au côté d'un personnage secondaire avec qui on tape la discut'. Outre l'utilité narrative de cette phase (elle permet d'introduire les ennemis, le contexte et de mieux définir les personnages), elle a aussi comme fonction de faire découvrir la ville aux joueurs et de lui donner l'occasion de mémoriser ses routes : on repère des super sauts à tenter, des coins dans lesquels se planquer si on se fait courser, des ruelles qu'on va explorer plus tard... bref, ça tire le joueur vers la profondeur d'un environnement qu'il explore d'habitude de manière superficielle et le pousse à expérimenter le côté Sandbox du gameplay. Que du bonus en fait.

Dans GTA4, on perd tout cela parce que le GPS fait apparaître l'itinéraire de ces 'voyages' sur la minimap et c'est tellement bien foutu qu'on peut quasiment se diriger de bout en bout en scrutant le bas de l'écran. Bon, on se prendra quelques bagnoles en cours de route, mais c'est véritablement en zombie qu'on parcourera la ville. Le plus vicieux, c'est qu'une fois qu'on prend cette habitude, il est quasiment impossible de s'en détacher; c'est devenu un réflexe et il est trop tard.

Ce problème me fascine.

D'abord parce que je comprends que ni les designers ni les testeurs n'ait pu remarquer ce défaut et rien que ça, je suis sûr que ça impliquer pas mal de trucs intéressants.
Ensuite, parce que ça illustre bien pourquoi il faut parfois élever le joueur au niveau du jeu plutôt que de s'abaisser au sien. Dans ce cas ci, les créateurs n'ont pas eut confiance dans les compétenes d'orientation du joueur et ont fini par entamer le potentiel de leur jeu sans s'en rendre compte. Cette problématique me rappelle les travers de certains casual games (hyper-assistance) et des rares MMORPG auxquels j'ai joué (tâches répétitives, un brin gratifiante, mais décorélés du background) qui trahissent la profondeur de leur univers sans forcément le vouloir.

Enfin, et c'est là le plus important, c'est un puzzle de game design dont la solution - que je n'ai pas encore trouvée - n'est pas la proposition qui répond pourtant aux mieux aux besoins fonctionnels. Pour s'en convaincre, il suffit d'étudier les solutions alternatives.
1)Le GPS vocal existant fonctionne par distance, ce qui n'est pas pratique lorsque la voiture fait du min-max-min en quelques secondes. Un système de rappel intermédiaire (comme 'à droite dans 100 mètres','plus que 50') pourrait aider mais la meilleure évolution serait système relatif (genre '2ème à gauche') qui se base sur la vitesse pour commencer l'annonce. Dans tous les cas, c'est une solution audio qui empêcherait de profiter de la radio, ce qui dans un GTA est fondamentalement MAL.
2)Un système in-world pourrait fonctionner, mais ça risquerait de foutre en l'air la crédibilité de l'environnement et, en plus, Fahrenheit a montré qu'avoir des trucs qui clignote en overlay n'aide pas à apprécier ce qu'il y a en fond.

Bref, si ça ne tenait qu'à moi, on ferait de cette problématique un cas d'école, paf, à admirer jusqu'à la fin des temps (ou des GTA-like)

Chicago - Avant dernier jour

Samedi 17 mai 2008 à 07 h 18
Pfiou, ç'aura été une grosse journée.

Hier après-midi, je me suis retrouvé par hasard au Visitor Center de Chicago : je cherchais des toilettes et paf, je me suis retrouvé encerclé par de gentils accompagnateurs touristiques. Après avoir récupérés des infos sur les pièces de théâtres en cours - histoire de pouvoir briller en société une fois revenu dans la Vieille Europe - je me suis fais accoster par un 'conseiller culinaire' à la trogne de vigneron abusant un brin trop de son sépâge.
Après m'avoir conseillé MrBeef et Perry's Deli - deux sandwicheries de choix sur la région de Chicago - on a discuté et il s'est avéré qu'il habite dans le même quartier que mon hotel... j'avais un peu la bougeotte donc je lui ai demandé s'il y avait la possibilité de venir à pied jusqu'au centre.
Evidemment, il a répondu oui et je me suis empressé de me faire un itinéraire.
Et donc ce matin à 7h00, j'ai entamé - pôvre de moi - ma descente sur Chicago : après 10 miles de marche effectuée en deux fois 1h30, et une fournée de photos, je dois avouer que l'expérience valait le coup mais n'était pas extraordinaire. Effectivement les paysages sont jolis et on passe par le zoo gratuit de Chicago, mais il ya toujours une route à 6 voies pas très loins et ça gâche un peu le plaisir. Mais bon, avec les photos, vous devriez pas avoir ce problème.
Bref, j'étais content d'arriver au Magnificent Mile à 10h00, pile pour l'ouverture du musée d'art moderne. Le problème c'est que j'étais tellement creuvé que je ne me souviens plus de tous les détails de l'exposition; juste qu'entre 2/3 trucs un peu nullos (genre une coquille de cacahuète en plastique géante dans laquelle on pouvait monter) il y avait 2, 3 trucs sympas par Kare Kilimnic : un peu proutprout mais avec des titres marrants en contre point. Mais bon, comme d'hab avec l'art moderne, je suis globalement paumé. Un truc que je regrette, c'est qu'une partie de l'expo était fermée et que j'ai loupé ça.

J'ai quitté le musée 1h30 plus tard et j'ai lentement bougé vers l'intersection de Erie Street et Chicago pour aller manger chez MrBeef, le fast food italien des stars : voilà ce qu'ils produisent . C'est bien meilleur que ça en a l'air mais c'est aussi diététique que ce que la photo suggère. Je suis redescendu sur le centre pour me reposer dans un Caribou (j'en profite un max, yen a pas à New York) attendant l'heure fatidique de la pièce pour laquelle j'avais acheté une place la veille : Leçon de Catéchisme du Soir. En gros, c'est hilarant : c'est un cours de catéchisme fait par une vrai/fausse nones dans un cabaret réorganisé en salle de classe du début du siècle. Dans le détail, ça maintient un équilibre impressionnant entre respect des vieilles écoles catholique (on était deux non catholique dans la salle) et la satire des vieux dogmes et des vieilles méthodes... La leçon du jour portait sur les pêchés et avec la chance que j'ai, j'ai été sélectionné pour monter sur scène et chanter Koombaya My Lord. Et puisque j'ai appris le second couplet et la chorégraphie avec succès, j'ai eut le droit à une image pieuse... J'en prendrais une photo dès que possible. Bref, une soirée que je vais pas oublier de sitôt.

Ce soir encore, j'ai les pieds en mauvais état mais j'ai 5 trucs prévus pour demain :
- Aller voir le Bean de Chicago,
- Aller voir l'Auditorium
- Aller voir un film dans l'après Midi au Music Box, le plus ancien cinéma de Chicago
- Suivre une visite à pied des Buidlings Art Déco de
- Et finir en beauté par une soirée dans le théâtre d'une troupe de théâtre d'impro.
Je suis quasiment sur que je pourrais tout faire sauf le tour, mais ça dépendra de ma forme.... je vais pas me pousser.

J'adore Chicago

Dimanche 11 mai 2008 à 03 h 19
J'adore Chicago.

Quand on arrive de nuit et qu'on prend la Red Line vers le Nord à partir de Roosevelt, on se croirait dans Dark City.

J'adore Chicago.

Aujourd'hui, j'ai pris un coup de soleil en pionçant dans le Millenium Park, j'ai tapé la discut' dans un Caribou avec une américaine et sa fille chanteuse lyrique et ce soir je vais mater Speed Racer en Imax.

J'adore Chicago.

Demain je vais explorer une expo sur les grands peintres américains après avoir assisté à un concert de Shostakovic par le Chicago

Symphony Orchestra.

J'adore Chicago.

Dès mon arrivée un truc fantastique, unique et précieux a eu lieu : j'ai connu un moment de complicité avec une jolie inconnue.

Il était 2h00 du matin, la rame était presque vide, un arrêt avant le mien, elle s'est levée et a tendu une main gracieuse dans le vide pour s'équilibrer. Son front s'est légèrement froncée face à la concentration requise pour un tel exercise, puis elle a jeté un bref regard vers moi. Elle s'est alors rendu compte de l'insolite de la situation, a esquissé un début de rire clair avant de très légèrement tituber. Jamais titubation n'aura été aussi léger et savoureux. J'ai souri de sa maladresse, elle a fait de même et on a échangé des regards complices jusqu'à ce que le train s'arrête et qu'elle sorte. Elle est allée dans le sens du train et ainsi, lorsque celui-ci a repris sa course, je l'ai recroisée. Elle m'a alors lancé un sourire franc et lumineux.

J'adore Chicago.

L'auberge dans laquelle je suis est d'un kitsch inouï, principalement revendiqué par un bassin intérieur surmonté d'une vierge en stuc aux couleurs délavées. La tête inclinée vers un Jésus inexistant, elle lance a contrario un regard mi-compatissant mi-dénonciateur vers la photo jaunie de James Dean qui pend derrière le comptoir du manager douteux. A mon réveil ce matin, deux coréens on fait un duet de jazz sur le piano recouvert de velours violet. Les douches sont crades, les chambres sont bordéliques mais, un grand poster d'un film de Woody Allan rattrape tout ça. Le faible prix aide pas mal aussi.

J'adore Chicago.

A Chicago, les bâtiments restent et témoignent de leur époque : les publicités ne sont pas effacées, les bâtiments en brique de l'ère industrielle côtoient les buildings art déco et ceux s'inspirant du style français du second empire. C'est une ville qui affiche ses balafres, ses bâtiments en ruine, ses briques usées, ses façades soulignées par le noir de la pollution comme pour dire 'Voyez, j'ai vécu et je vis encore'.

J'adore Chicago.

Le métro est aérien et, l'utilisant de nuit, je m'attends à voir passer le lit de Little Nemo, enjambant les grattes ciels vers Slumberland.

J'adore Chicago.

Chicago n'est pas Atlanta.

J'adore Chicago.
12 commentaires, dernier de vimes.

Ollie Johnston est mort hier

Mercredi 16 avril 2008 à 05 h 44
... et ainsi s'en va le dernier des 9 Old Men de chez Disney. L'animateur des nains de Blanche Neige, de Pinoccho et de M Mouche n'avait pas gribouillé depuis les années 80, mais avec son grand pote Franck Thomas, avait tout fait pour que les connaissances des 5 premières décades de l'école Disney soient perpétuées.
Brad Bird, John Lasseter et Glen Keane en ont profité et c'est ce dernier qui parle le mieux du génie du bonhomme.

Et vu que l'animation est en ce moment un des thèmes en vogue sur les blogs de NoFrag, je me suis dit que ce petit documentaire où Ollie Johnson commente son travail sur plusieurs films pourrait en intéresser plus d'un.
2 commentaires, dernier de __MaX__.

La démo du projet de mon stage

Lundi 11 février 2008 à 21 h 02
Je n'en avais pas trop parlé sur ce blog pour diverses raisons - la plus importante étant que je ne savais pas par quel bout m'y prendre - mais j'ai fais un stage de Programmeur Gameplay chez Monte Cristo entre Mai et Décembre 2007. Sur le moment j'ai trouvé ça vraiment très formateur. Avec le recul, je me dis que c'était même plus que ça, c'était une expérience énorme.

Quelques mois plus tard, la démo de Silverfall - Earth Awakening (le jeu sur lequel j'ai bossé) est mise en ligne et j'en profite pour faire le lien ici. D'abord, parce que ça me fait plaisir de soumettre à l'ire de la masse un jeu auquel j'ai participé. Et puis, parce qu'à mon goût le jeu n'a pas bénéficié - pour plein de raisons diverses là aussi - de la couverture marketing qu'il méritait ... un brin de pub ne fait jamais de mal.
Pis j'en profites pour confier mon admiration pour le talent et la tenacité des gens qui ont bosser sur ce jeu avec des moyens quand même limité... j'ai pas vraiment eut l'occasion de le faire à l'époque, et c'est un des trucs que je regrette.

Et pis faites pêter les comz, comme les jeunes disent.
4 commentaires, dernier de vimes.

Portable : besoin de conseil urgent

Mardi 4 décembre 2007 à 23 h 51
Bon, mon portable m'a laché ce matin et je vais devoir faire un achat d'urgence à moins de 900€. Mes besoins : robuste pour la programmation de jeu, capable de faire tourner des jeux assez récent et surtout garantie à l'international. J'ai trouvé le TOSHIBA Satellite A200-1SV .. le truc c'est qu'il a un trop gros HD et un lecteur HD-DVD dont j'ai vraiment rien à foutre, donc si quelqu'un a un truc en dessous de 900 euros que je pourrais récupérer sur un magasins à Paris, vous me rendriez un très gros service.
Merci, merci, merci à ceux qui me répondront ... ça se voit que je suis désespéré ?

Portrait de Build

Samedi 8 septembre 2007 à 21 h 39
Les temps de build et de link sur un jeu étant particulièrement longs, on s'occupe comme on peut. Certains font du point de croix, d'autres montent des paris sur les chance de Noriega de creuver en prison avant d'être jugé, moi je dessine... Je commence par les builds courtes - entre 1 et 2 minutes - et je rassemble sur deux grosses images les portraits croqués (et parfois encrés) dans ce genre de laps de temps. J'espère que dans le tas, vous trouverez un ou deux trucs plaisants


Et un petit aperçu de ce que je mettrai demain :

Le Monde et les citations.

Vendredi 24 août 2007 à 19 h 30
Que ce soit une perle de journaliste ou de chef d'état, elle me fait bien rire :