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Réveille-toi ! Le gnosticisme et le bouddhisme dans Matrix.

Article très complet à lire ici. Attention, c’est long, mais néanmoins pas si inintéressant que ça. Bonne lecture.

32 commentaires pour “Réveille-toi ! Le gnosticisme et le bouddhisme dans Matrix.”

  1. Mr.Friandise dit :

    Ohlàlà c’est vrai que c’est long. Je lirai tout ça demain, une fois frais et dispo.

  2. Anonyme dit :

    J’ai du mal à croire les analyses géniales qu’on nous fait de Matrix depuis que ses auteurs ont sortis les 2 bouzes qui ont suivies.

  3. seskemachine dit :

    l’article se focalise essentiellement sur le premier, qui est un véritable chef-d’œuvre de sf, quoi qu’on en dise. après les 2ème et 3ème, c’est une autre histoire ;)

  4. jeanjeanlebanni dit :

    Y a une différence entre mélanger plein de références et de mots-clé et avoir effectivement un message, une analyse à faire passer ou un thème à développer. Matrix est un fourre-tout sans aucune direction. Mélangeons les mots du dictionnaire et on aura un texte très riche et complexe. Mais qui ne veut rien dire.

    Au-delà des analyses à deux balles, on retrouvera toujours les thèmes du héro aux milles visages.

  5. seb83600 dit :

    J’aime bien le bouddhisme, je m’y suis jamais penché, mais leurs cultures m’ont l’air assez cool.

  6. Anonyme dit :

    Non ce que je veux dire seske c’est que si le premier était si génial, comment ils ont pu foirer les 2 autres à ce point ?
    Je crois que c’était juste un coup de chance, qui a tenu à pas grand chose, malgré ce qu’affirment toutes les analyses masturbatoire qui sont faites sur ce film juste parcequ’il a bien marché.
    Je suis sur qu’on pourrait faire la même analyse sur cette daube de Dante01.

  7. seskemachine dit :

    "Matrix est un fourre-tout sans aucune direction. Mélangeons les mots du dictionnaire et on aura un texte très riche et complexe. Mais qui ne veut rien dire."

    je pense le contraire : le film en lui-même a plusieurs niveaux de lecture. tu peux le voir comme un simple et basique film de sf, avec moult références aux westerns, jeux-vidéos etc… mais tu peux le voir aussi sous sa forme "librairie" : de multiples références à Alice aux pays des merveilles, a neuromancien, 1984. et même, comme l’article le dit lui-même, sous sa forme philo : les multiples références religieuses, tout comme le fait que le thème principal soit une repompe allégée de Simulacre et Simulation de Baudrillard. bref, tout ça pour re-dire que le film à plusieurs niveaux de lecture, ce qui est assez unique en soi pour un blockbuster.

  8. Anonyme dit :

    "Non ce que je veux dire seske c’est que si le premier était si génial, comment ils ont pu foirer les 2 autres à ce point ?"

    Heu. Parce que le 1er était génial ?

  9. seskemachine dit :

    oui (et je suis parfaitement conscient que je répond à un troll)

  10. jeanjeanlebanni dit :

    Ce ne sont pas là plusieurs niveaux de lectures. Il n’y pas d’histoires dans l’histoire, d’interprétations différentes des mêmes événements. Tu viens de l’écrire toi-même, ce sont juste des références alignées à la queue-leu-leu. Si elles se répondaient pour souligner un message autre que l’évidence même du thème principal du film (la réalité est trompeuse!) pour inciter à une réflexion sur ces thèmes-là.. ok.. mais ce n’est pas le cas. Ce n’est pas parce que ces références seraient plus "intellectuelles" que ça en fait un film plus riche à niveaux de lecture multiples. Ou alors je suis trop blasé de tous ces thèmes (ce qui n’est pas impossible) mais je n’y crois pas de trop.

    Marrant que tu évoque Baudrillard, je viens juste d’apprendre qu’il est décédé ce mois-ci :/

  11. Anonyme dit :

    "Heu. Parce que le 1er était génial ?"

    : )
    Les gens qui l’encensent ont tendance à zapper ses deux petits frères difformes en tout cas.
    Il était quand même bon, merci Agent Smith et les effets spéciaux surprenants à l’époque. Mais ca a pas tenu à grand chose pour que ca soit un nanard avec des acteurs aussi crédible que ceux de Dino-crocodile - la créature du lac. Je le sais j’ai ma tante qui a un ami qui a vu le tournage.

  12. WOLFREIM dit :

    En dehors des maladresses narratives, d’un montage version longue, beaucoup trop étiré pour 2 opus, qui auraient pu n’en constituer qu’un seul, expurgé de ses scènes inutiles et pseudos sentimentales à 3 francs six sous, les 2 derniers de volets de Matrix n’auront jamais l’aura du premier auprès du public.

    La raison: le discours sur l’aspect conspiration, la lutte contre un système qui nous manipule du 1er film, LE GRAND COMPLOT, le nécessaire combat contre le système entier (ses agents, et les citoyens complices) a été anéanti dans le 2em film par la seule scène de l’architecte, qui nous explique que l’anomalie (l’élu)n’est ni plus ni moins qu’un autre système de contrôle.

    "Dans le mythe gnostique, le dieu suprême est absolument parfait et de la sorte éloigné et mystérieux, "ineffable", "innommable", "lumière incommensurable pure, sainte et immaculée" (Le livre secret de Jean). Indépendamment de ce dieu, d’autres êtres d’une divinité moindre demeurent dans le plérome (une sorte de paradis, une partie de l’univers qui n’est en rien la Terre), qui possèdent un sexe métaphorique mâle ou femelle [16]. Un couple formé par ces êtres est capable d’engendrer une progéniture, qui est, elle-même, une émanation divine, parfaite à sa manière [17]. Un trouble apparut lorsqu’un éon, un être femelle dénommé Sophia ("la sagesse" en grec), décida d’"engendrer un être à son image, sans le consentement de l’Esprit", c’est-à-dire d’enfanter sans l’aide de son compagnon (Le livre secret de Jean). L’ancienne conception considérait que, dans la reproduction, la femelle donnait la matière et le mâle, la forme. Ainsi l’acte de Sophia produisit une progéniture imparfaite et même malformée, qu’elle perdit loin des autres êtres divins du plérome, dans une région séparée du cosmos. Cette divinité ignorante et malformée, parfois dénommée Yaldabaôth, se prit elle-même d’une manière erronée pour le seul dieu.

    Les gnostiques voient dans Yaldabaôth le Dieu créateur de l’Ancien Testament, qui décida lui-même de créer les archontes (les anges), le monde matériel (la terre) et les êtres humains. Bien que les traditions varient, Yaldabaôth insuffla en l’être humain l’étincelle divine ou l’esprit de sa mère Sophia qu’il possédait en lui (particulièrement dans Le livre secret de Jean, réminiscences de Genèse 2-3). Tout le dilemme de l’homme est là. Nous sommes des perles dans la boue, un esprit divin (bon) enfermé dans un corps de matière (mauvais) et dans un monde de matière (mauvais). Le ciel est notre véritable maison, mais nous sommes en exil du plérome.

    Par bonheur pour les gnostiques, le salut reste possible sous la forme de la gnose, une connaissance transmise par un rédempteur gnostique. Il s’agit du Christ, une figure envoyée par le plus grand Dieu pour libérer l’humanité du Dieu créateur Yaldabaôth. La gnose comprend la compréhension de notre vraie nature et de notre origine, la réalité métaphysique qui nous était jusqu’alors inconnue pour aboutir à la délivrance du gnostique (au moment de la mort) de la prison matérielle asservissante du monde et du corps, vers les sphères supérieures de l’esprit. Dans cette ascension cependant, le gnostique devra toutefois approcher les archontes, jaloux de leur luminosité, de leur esprit et leur intelligence qui tenteront d’empêcher le voyage du gnostique vers les sphères supérieures.

    Le mythe fondamental du gnosticisme rejoint de manière significative l’intrigue de Matrix, tant du point de vue du problème que les hommes rencontrent que de sa résolution. Tout comme Sophia, nous avons conçu une progéniture par orgueil, comme Morpheus l’explique : "Au 21e siècle, l’humanité était unie dans les louanges. Nous nous émerveillions de notre grandeur lorsque nous avons donné naissance à l’Intelligence Artificielle." [18]. Pourtant notre progéniture, tout comme Yaldabaôth, est malformée (la matière sans l’esprit ?). Morpheus décrit l’Intelligence Artificielle comme une "conscience singulière qui engendra une race entière de machines", un parallèle évident avec le Dieu créateur des archontes (anges) et du monde matériel illusoire des gnostiques. L’Intelligence Artificielle crée la Matrice, une simulation par ordinateur qui est "une prison pour ton esprit". De cette manière Yaldabaôth/l’Intelligence Artificielle piège l’humanité dans une prison matérielle qui n’est en rien la réalité ultime, comme Morpheus l’explique à Neo : "Tant que la Matrice existera, l’espèce humaine ne sera jamais libre.""

    Intéressant, sinon j’ai trouvé l’explication dans cette analyse du premier Matrix, l’explication du code jaune dans le dernier volet et des possibilités de Neo qui est à même de transcender le réel:

    "Le problème du nirvâna. Mais que se passe-t-il lorsque la version matricielle de la réalité disparaît ? Le bouddhisme enseigne que le nirvâna est réalisé une fois le samsâra transcendé. La notion d’un soi est complètement abandonnée, de sorte que la réalité conditionnée s’évanouit, et ce qui subsiste, s’il reste quelque chose, défit les capacités du langage à le décrire. Pourtant, lors de son retour dans la Matrice, Neo conserve "l’image d’un soi résiduel" et la "projection mentale d’un soi numérique". Lors de son "éveil", il ne se retrouve pas dans un nirvâna, ou dans un non-lieu, mais dans une situation nouvelle avec un sens du soi intact, même s’il est un peu confus, qui ressemble fortement à son moi dans la Matrice. Trinity pourrait avoir raison lorsqu’elle dit que la Matrice "ne peut te dire qui tu es", mais ce que nous sommes ressemble, au moins d’une certaine façon, à ce que nous pensons être dans la Matrice. En d’autres termes, il y a suffisamment de continuité dans le sentiment d’identité dans le monde de la Matrice et dans "le désert du réel" pour supposer que les auteurs donnent à entendre que "l’éveil" complet n’a pas été encore réalisé et qu’il se trouve par-delà la réalité du Nabuchodonosor et du monde qu’il habite. Si le paradigme bouddhiste est suivi jusqu’à ses conclusions logiques, on peut s’attendre à ce qu’il y ait au moins un autre niveau de "réalité" au-delà du monde de l’équipage, car même ceux qui se sont libérés de la Matrice sont toujours sujets à la souffrance et à la mort et continuent de manifester des egos personnels."

    Enfin, je crois que je tiens un élément de réponse à ce choix étrange à la fin de MATRIX REVOLUTION, présentant Neo se laissant infecter par Smith ( action faisant référence au choix de la non violence) opposé à la férocité du combat qui m’avait vraiment enchanté dans le premier opus (et qu’on retouve dans le deuxième opus avec la scènes des multitudes de Smith). D’autant qu’à la fin tous les humains de la matrice sont contaminés par SMITH:

    Mais pourquoi donc associer aussi directement connaissance et violence ? Les réalisateurs présentent la violence comme rédemptrice [54] et absolument indispensable à la réussite des rebelles. Sur ce point, Matrix s’éloigne fortement des paradigmes du bouddhisme et du gnosticisme chrétien qui se rejoignent là. La "réalité" de la Matrice qui exige que des êtres humains meurent victimes d’une violence salvatrice n’est pas la réalité ultime à laquelle aspirent le bouddhisme et le gnosticisme chrétien. Ni la "tranquillité" du plérome ni le "Néant" éternel du nirvâna ne dépendent de la technologie ou de l’utilisation de la force qui toutes deux caractérisent le monde des rebelles dans Matrix.

    L’association explicite que fait le film de la connaissance et de la violence laisse fortement entendre que Neo et ses compagnons n’ont pas encore réalisé la réalité ultime. Selon les visions du monde du gnosticisme chrétien comme du bouddhisme que le film évoque, cette réalisation implique une liberté complète à l’égard du monde matériel et offre la paix de l’esprit. Les Wachowski reconnaissent eux-mêmes qu’il est tout à fait "ironique que Morpheus et son équipage dépendent complètement de la technologie et des ordinateurs, tous les démons contre lesquels ils combattent" [55]. Il est vrai que l’existence même du film dépend à la fois des possibilités technologiques et de la soif de violence hollywoodienne. Se niant lui-même, Matrix enseigne que le nirvâna est au-delà encore de notre portée.

  13. Capitaine Al Batard dit :

    Je n’arrive pas à ne pas résumer Matrix à cette phrase de Trinity qui dit en substance : " Tu ne peux pas mourir parce que je t’aimeuuuu ". Suivi par la résurection "magique" de Neo.

  14. WOLFREIM dit :

    Je trouve ce passage très con aussi. C’est d’ailleurs le gros reproche que je ferais au 1er film.

  15. JiHeM dit :

    Matrix n’était pas un mauvais remake, mais je préfère quand même l’original, Dark City.

  16. seskemachine dit :

    :)

  17. Jazz_JackRabbit dit :

    L’article est très intéressant. Le fait qu’il soit fait par autre chose que des cinéphiles qui ont matté vite-fais sur wikipédia la signification de quelques termes lui donne une tout autre crédibilité.

  18. WOLFREIM dit :

    Toi aussi XD

    Mais je vais aller plus loin:
    En réalité Proyas, selon son propre aveu, s’est beaucoup inspiré de Phillip K dick (lisez UBIK!!!) et dont on retrouve beaucoup de thématiques en plus paranoïde dans MATRIX. Parce que Matrix qui est un film très dickien dans sa construction (mélange ésotérisme dans un monde SF) est une forme d’adaptation détournée d’UBIK.

  19. redrick dit :

    Notez que baudrillard se désolidarisait complètement du film.

  20. caroline dit :

    "Matrix n’était pas un mauvais remake, mais je préfère quand même l’original, Dark City."

    Matrix n’était pas un mauvais remake, mais je préfère quand même l’original, Ghost in the shell ;)

    http://www.youtube.com/v/Y3tF7TL0Qh4

    la vidéo ne prouve rien, c’est juste marrant (même si en tant que fan de ghost in the shell, matrix m’a toujours fait un peu mal au cul), et on peut dire que matrix c’est le film de fans, qui ont pris des références un peu partout (comme tout le monde). Mais j’ai toujours eu de la peine à m’extasier devant matrix, alors qu’avant lui existait des films qui avaient déjà fait mieux, chacun dans leur domaine respectifs.

    "Oui mais matrix combine tout ces films pour devenir un unique chef d’oeuvre"

    Bah non … matrix prend pas. Le 1 est un bon petit film, sans plus (le choix des acteurs est … particulier) et les suivants sont … sont …

    PS : pas encore lu ton article, pour ceux qui l’ont lu, c’est pas un peu "on peut trouver ce qu’on veut dans n’importe quel film" ? Genre Astérix aux jeux olympiques est une critique de la chine car le coté dominateur de jules césar nous rapporte à notre propre image de l’autorité et indirectement à …

    PS2 : pas besoin de m’insulter, je troll pas, je n’ai juste pas aimé matrix même si il m’avait plutôt plu la première fois.

  21. Anonyme dit :

    [url]http://www.matrix-happening.net/index.htm[/url]
    Dans le même genre, avec le même défaut de s’être arrêté au premier film.

  22. WOLFREIM dit :

    caroline, lis l’article en lien sur le thread se seskemachine. Vraiment .

    Cela prends 10-15 minutes à tout casser.

    Et lis Ubik au passage avant de citer Ghost in the shell.

  23. jeanjeanlebanni dit :

    La raison: le discours sur l’aspect conspiration, la lutte contre un système qui nous manipule du 1er film, LE GRAND COMPLOT, le nécessaire combat contre le système entier (ses agents, et les citoyens complices) a été anéanti dans le 2em film par la seule scène de l’architecte, qui nous explique que l’anomalie (l’élu)n’est ni plus ni moins qu’un autre système de contrôle.

    Gné ? Pourquoi le thème de la conspiration est-il anéanti quand on apprend que l’acteur principal de celui-ci est aussi manipulé ? Au contraire, ça ne fait que le renforcer.

    Pour le reste: oh crap, le héros part en guerre et revient changé et avec une nouvelle vision du monde.

    La seule chose qui m’a frappé dans le 3ème c’est le parallèle évident du thème du prophète de Dune.

    Mon idée est que la majorité comprend qu’il y a des références à foison dans matrix, mais ne connaissant pas assez l’origine de celles-ci ils leur accordent plus d’importance qu’il faudrait en accorder à leur véritable contexte (c’est à dire ce qu’est la gnose, comment elle a évolué, la vision du christianisme aux origines, ses différentes interprétations du message christique, de la trinité, les différentes religions révélées, les différents bouddhismes, etc.). Ce à quoi ces références se rapporte ne peut pas être résumé par ces seules références ; c’est dénaturer le message et simplifier des idées qui n’ont d’intérêt que dans un contexte particulier lié à l’évolution de leur histoire. La plupart des textes d’analyses de matrix se contentent de re-mâchouiller une bibliographie en pointant les références dans le film. Ça ne fait pas de matrix un sujet de réflexions sur ces thèmes. Ce n’est même pas indispensable pour comprendre ce qui se passe dans matrix. Et c’est là l’argument le plus fort que j’ai pour souligner le fait que matrix ne sort que des références à tire-la-rigot au lieu d’en faire quelque chose de construit qui appuie l’histoire.

    Bien entendu ça donne un certain cachet au film qui n’est pas désagréable. C’est même pour ça que j’aime bien le film : )

    Si John McCain se mettait à se battre contre des fanatiques religieux qui lui parlaient en permanence de la cabale et si ce John répondait par des citations du livre on pourrait faire le même genre de réflexions concernant les die hard.

  24. seskemachine dit :

    les reals admettent eux-même que matrix est un film bourré de références (bd, philo, histoire, jeux-vidéos… c’est un beau melting pot tout de même). c’est plutôt le public qui cherche surtout des explications sur le pourquoi du comment…

  25. WOLFREIM dit :

    Dans Matrix la trilogie, il faut distinguer 3 choses:

    -Les humains déconnectés ou non

    -Les machines (deus ex machina , les sentinelles partageant la même intelligence artificielle)

    -Les programmes: les agents, l’oracle, l’architecte, le maître des clefs etc… autonomes

    L’élu prend conscience que tout ceci: la guerre contre les machines, la conspiration des machines contre l’humanité n’est elle même qu’une vaste blague et que la seule solution c’est d’arrêter la guerre entre les machines et les humains (cf la discussion entre Neo et le conseiller dans Reloaded sur le fait que les humains dépendent des machines). C’est plus dans ce sens là que je l’entendais. Et que la prophétie de l’élu à laquelle croient les libérés n’est elle même qu’une forme de manipulation: en clair qu’on soit dans le système ou hors du système (pour lutter contre celui ci) ne sert à rien.

  26. jeanjeanlebanni dit :

    Pourtant, à la fin du dernier volet, Neo fait clairement quelque chose de nouveau qui n’était pas prévu par les machines (à cause de l’agent Smith d’ailleurs, ce diable qui refuse d’obéir aussi) (hinhin). Même si cette nouvelle alliance (hinhin²) est elle aussi le fruit des manipulations de l’oracle la solution est toujours d’arrêter la guerre entre les humains et les machines. Le terme ’solution’ est mal choisir, c’est plutôt d’objectif (qui a toujours été le même) dont on devrait parler ; objectif toujours atteint par la conspiration (ce que met l’oracle en place petit à petit).

    Note: je ne suis pas sûr que tu emploies le terme ‘deus ex machina’ comme il faut ou alors je ne comprends pas ton deuxième point.

  27. caroline dit :

    oui oui, je l’ai lu l’article. C’est intéressant mais ça ne va pas me faire aimer plus que ça le film : soit ils arrivent à faire passer ça à travers le film et c’est super, soit tu dois lire ce genre d’article pour comprendre le "über" sens caché et c’est un peu de la branlette je trouve.
    M’enfin l’article est intéressant.

    "Et lis Ubik au passage avant de citer Ghost in the shell."
    Pour ubik, je l’ai lu bien sur. Ca n’est d’ailleurs pas le premier bouquin à parler de mise en abime / de perception "virtuelle" du monde. Peu importe en fait, ce que je dis c’est que le film approche plein d’autres films, touche plein de références mais ne s’élève jamais au dessus (à mes yeux).

    Comme le dit seske : "c’est un beau melting pot tout de même. c’est plutôt le public qui cherche surtout des explications sur le pourquoi du comment…" et moi j’ai effectivement trouvé qu’il y avait un aspect melting pot mais je sais pas, j’ai surtout l’impression qu’ils ont balancé plein de références pour faire classe sans vraiment savoir vers quoi ils se dirigeaient (ce qui à mes yeux se confirme avec les deux bouses qu’ils ont pondu après).

  28. WOLFREIM dit :

    Il n’y a pas eu une histoire de plagiat sur le scénario de Matrix 1 et 2? D’ailleurs qu’est ce que cela a donné? J’en ai entendu parler une fois mais sans suites.

    Il m’a été dit aussi qu’il existait une version longue de Matrix avec les 30 premières minutes supprimées du métrage final. Fake ou pas?

  29. Anonyme dit :

    plagiat de neuromancien de Gibson. celui-ci avait porté plainte.

  30. jeanjeanlebanni dit :
  31. WOLFREIM dit :

    En cherchant sur Wikipedia (en tapant MATRIX) je suis tombé sur ça:

    Enfin, une rumeur prétend que Dark City, sorti un an avant Matrix, a été une source d’inspiration pour ce dernier et certains sites ont pris le plaisir de les lister. En réalité, l’inspiration a plutôt prit le sens inverse puisque la version définitive du scénario de Matrix a été achetée en 1994 par la Warner Bros, coiffant au poteau plusieurs majors…dont New Line, productrice de Dark City, qui n’allait pas tarder à demander quelque réécritures pour Dark City (une nouvelle version sera livrée par David Goyer). Voilà qui explique les similitudes de certains évènements ou idées. Pour ce qui est des similitudes de décors, c’est tout simplement que pour des raisons de budget, Matrix a réutilisé certains des décors de Dark City (les deux films ont été tournés dans le même studio). Rajoutons que la simple proximité des dates de sortie suffit à réfuter toute thèse de copiage, Dark City n’étant sorti qu’un mois avant le début du tournage de Matrix. Dans ces conditions, difficile de croire que les frères Wachowski, alors en pleine pré-production d’un tournage qui s’annonçait compliqué, aient pu ne serait-ce qu’envisager d’ajouter des éléments à leur scénario qui était alors bouclé depuis plus de trois ans.

  32. Anonyme dit :

    Au niveau des plagiat y’a aussi Grant Morrison qui pense que les Wachowski ont plagiés son oeuvre "The Invisibles"

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