Bilan de la simulation de vol militaire sur PC
Mercredi 11 juin 2008 à 17 h 54
S'il y avait bien un genre vidéoludique dans lequel le PC était roi, c'était bien celui de la simulation de vol. Il y a 10 ans, les sorties de simulateurs d'avions et d'hélicoptères étaient fréquentes. Malheureusement, ce genre tend à disparaître, lentement mais sûrement.
L'avant 2000 : l'heure de gloire
En 1995, Electronic Arts achète une licence Jane's, un organisme de renseignement militaire américain. S'en suit une avalanche de simulateurs de haut vol durant les cinq années ultérieures. Le premier simulateur majeur est Jane's F-15 Eagle, une véritable simulation hardcore sortie en 1998. Avionique réaliste oblige, un manuel papier de plusieurs centaines de pages accompagne le CD-ROM pour décrire les différents systèmes d'armes, les modes de bombardement, l'utilisation du radar ou encore les différentes tactiques de combats.


Une grande partie des boutons des deux cockpits du F-15E sont modélisés et cliquables, ce qui permettait de naviguer dans les écrans multifonctions de la même manière qu'un véritable pilote pour modifier la fréquence de balayage de l'antenne radar, varier la hauteur de déploiement des bombes à sous-munitions, verrouiller le système de navigation sur l'avion ravitailleur le plus proche ou encore larguer le réservoir de carburant central. Les amateurs d'hélicoptères ne sont pas en reste avec les excellents Longbow 1 et 2, simulateurs d'Apache AH-64.
Deux ans plus tard sort Jane's F/A-18, le dernier grand simulateur de Jane's Combat Simulation, une évolution de Jane's F-15 dotée d'une avionique et d'une modélisation des systèmes d'armes encore plus pointues. Malheureusement, le jeu n'est jamais sorti en France pour des raisons légales qui obligent les éditeurs à fournir une documentation en français. À l'époque déjà, la traduction d'un manuel de plusieurs centaines de pages n'était plus au goût de certains éditeurs.


En 1999 sort Falcon 4.0, la simulation civile de F-16C Block 50/52 la plus réaliste jamais créée, développée par le célèbre studio de MicroProse fondé par Sid Meier (Civilisation, Pirates, Grand Prix 3). Le jeu incorporait notamment une campagne dynamique en temps réel regroupant plusieurs centaines d'unités. Toutefois, la version finale du jeu est extrêmement bogué et coûteuse en ressource matérielle, notamment en mode campagne dynamique. Naturellement, ce jeu a profité d'une plus forte popularité (en France) que Jane's F/A-18, alors indisponible.


Tout comme les FPS quelques années plus tard, les simulateurs ont aussi connu leurs époques Word War 2, avec B-17 II: The Mighty Eight, Battle of Britain, Combat Flight Simulator, Red Baron 2 ou encore Jane's WWII Fighters (basé sur le moteur de Jane's F-15).
L'après 2000 : l'avènement des simulateurs softcore
Depuis les années 2000, on note une nette diminution du nombre de sortie sur le marché des simulateurs de vols ainsi qu'une disparition presque totale des simulateurs hardcore. Tout d'abord, Electronic Arts n'a pas renouvelé sa licence Jane's en 2000 et ils n'ont malheureusement plus développé de simulateur, alors qu'ils bénéficiaient d'une expérience de premier ordre dans le domaine de la simulation. De plus, Microprose, le développeur de Falcon 4.0, European Air War et B-17 II, fut successivement pillé par Hasbro Interactive, lui-même racheté par Infogramme au début des années 2000. Suite aux déboires de ce dernier, ce studio phare des années 90 fut définitivement fermé en 2002. Son dernier jeu fut Geoff Crammond's Grand Prix 4, un simulateur de Formule 1.
En 2001 sort le messie qui allait concilier facilité de prise en main, plaisir de pilotage et fun : IL-2 Sturmovik développé par Maddox Games. C'est une simulation que l'on peut qualifier de « softcore », à mi-chemin entre un European Air War et un Combat Flight Simulator 2. Les points forts du jeu sont entre autres le grand nombre d'appareils pilotables disponibles et un excellent mode multijoueur. Vu le succès du premier épisode, plusieurs add-ons et extensions stand-alone ont été réalisées : Forgotten Battles, Ace Expansion Pack , Pacific Fighter et IL-2 Sturmovik 1946. Rien que ça.


Au niveau des simulateurs modernes, la situation est moins excitante. Le moyen Flanker 2.0 et le non moins meilleur Lock-On Modern Air Combat prennent pratiquement des airs de simulateurs arcades comparés à Falcon 4.0 ou Jane's F/A-18. En effet, l'avionique et les systèmes d'armes des avions sont modélisés au strict minimum et les cockpits ne sont pas cliquables, ce qui limite les possibilités d'interaction au seul clavier.


Trois jeux ont été sciemment oubliés : Falcon 4.0 Allied Assault, Battle of Britain 2 et Enemy Engage 2. Ces trois jeux sont malheureusement des rééditions des versions sorties plusieurs années auparavant, avec toutefois de légères améliorations graphiques, des corrections de bogues et de légères évolutions. Cela laisse toutefois un goût amer dans la bouche lorsque l'on possède déjà les versions originales de ses jeux et qu'un grand nombre de modifications amateurs permet de surpasser sans mal les versions rééditées.
Il est à noter que l'éditeur des deux principales simulations actuelles, à savoir IL-2 et Lock On, est Ubisoft. Un éditeur important dans le domaine de la simulation, mais qui s'est néanmoins borné à ne sortir qu'un pauvre manuel d'une trentaine de pages seulement pour Lock On et qui n'a fait que de nous abreuver d'add-ons d'IL-2 durant plus de 6 ans sans aucune évolution majeure.
L'après 2008
Annoncé pour la première fois en 2003 par Maddox Games, les créateurs de IL-2 Sturmovik, Storm of War : Battle of Britain est une version remise au goût du jour d'IL-2. Le développement semble avoir été mis en pause par Ubisoft durant quelques années et au vu des dernières interviews, ce jeu apparaît simplement comme une mise à jour d'IL2 dans le contexte de la guerre d'Angleterre. La date de sortie devrait se situer en 2009.
Pendant ce temps, le piètre Gaijin Entertainment développe IL-2 Sturmovik : Birds Of Prey, une version simplifiée du simulateur de Maddox Games, dont ils s'acharnent à dire à qui veut bien l'entendre qu'aucune concession n'a été faite en termes de gameplay. Hormis quelques fanboys qui attendent une véritable simulation sur console, personne ne les croit.


Du côté de l'aviation moderne, le simulateur d'hélicoptère KA-50 BlackShark semble très prometteur. Il utilise le moteur de Lock On/Flamming Cliff et il est attendu depuis environs 3 ans et risque bien de l'être pendant de nombreux mois encore. À la vue des vidéos de démonstration, la modélisation de l'avionique est absolument phénoménale et ce simulateur place la barre très haut, bien au-delà de celle fixée il y a maintenant 10 ans par Longbow 2.


Dernier simulateur hardcore en développement, Fighter Ops, d'abord basé sur le moteur OpenGL de X-Plane, moteur dont les créateurs tendent à s'éloigner au fur et à mesure du développement afin de créer leur propre moteur graphique DirectX. Trop ambitieux au départ puisque les développeurs pensaient intégrer plusieurs avions pilotables, tels que le F15 et l'A10, ils se concentrent désormais sur l'appareil d'entraînement T38. La sortie du jeu n'est malheureusement pas attendue avant très longtemps.


Pendant ce temps-là, devant le succès rencontré par l'Ace Combat 6 de Namco sur Xbox 360, Ubisoft préfère se concentrer sur Hawx, un nouveau « simulateur » arcade naturellement basée sur une licence Tom Clancy, plutôt que de favoriser le développement du successeur d'IL2 Sturmovik. La modélisation des cockpits est simpliste, la désactivation des assistances électroniques permet d'effectuer des figures rocambolesques et les trajectoires d'attaque et d'évasion sont affichées sous forme de gigantesques triangles holographiques.


Résumé
La fin des années 90 fut l'heure de gloire des simulateurs sur PC. Que ce soit Falcon 4.0 ou Jane's F/A-18, les simeurs n'étaient pas en reste. Malheureusement, avec la mort des studios de développement Jane's Combat Simulation et Microprose, le marché de la simulation a totalement implosé. Imaginez une situation où EA et Konami fermaient leur studio de développement de jeux de sport, il n'y aurait par exemple plus aucun jeu de Football valable durant de nombreuses années. C'est pourtant ce qu'il s'est passé avec le marché de la simulation hardcore, puisqu'aucun éditeur n'a repris le flambeau.
Des jeux softcore tels qu'IL-2 ou Lock On sont alors apparus dans le ciel des joueurs. Autant le premier a su conserver une avionique simple tout en mettant un point d'orgue sur le plaisir de pilotage, autant Lock On s'est avéré extrêmement décevant pour les simeurs attendant un remplaçant pour leur vieillissant Falcon 4. Ceux-ci ont d'ailleurs été plus que déçus lorsque Falcon 4 fut réédité, entre autres, alors qu'un grand nombre de mods amateurs surpassaient allégrement la version commerciale de Falcon 4 Allied Assault.
Le futur de la simulation semble particulièrement sombre, avec de nouveaux simulateurs comme Battle of Britain ou BlackShark qui tardent à sortir, alors qu'ils furent annoncés il y a plus de 3 ans. Les grands éditeurs favorisent désormais le casual gaming et semblent avoir définitivement mis à l'écart ces jeux où la courbe de progression est lente, mais non moins gratifiante et où la lecture d'un feuillet de 4 pages ne suffit pas à maîtriser le gameplay en quelques minutes...
L'avant 2000 : l'heure de gloire
En 1995, Electronic Arts achète une licence Jane's, un organisme de renseignement militaire américain. S'en suit une avalanche de simulateurs de haut vol durant les cinq années ultérieures. Le premier simulateur majeur est Jane's F-15 Eagle, une véritable simulation hardcore sortie en 1998. Avionique réaliste oblige, un manuel papier de plusieurs centaines de pages accompagne le CD-ROM pour décrire les différents systèmes d'armes, les modes de bombardement, l'utilisation du radar ou encore les différentes tactiques de combats.


Une grande partie des boutons des deux cockpits du F-15E sont modélisés et cliquables, ce qui permettait de naviguer dans les écrans multifonctions de la même manière qu'un véritable pilote pour modifier la fréquence de balayage de l'antenne radar, varier la hauteur de déploiement des bombes à sous-munitions, verrouiller le système de navigation sur l'avion ravitailleur le plus proche ou encore larguer le réservoir de carburant central. Les amateurs d'hélicoptères ne sont pas en reste avec les excellents Longbow 1 et 2, simulateurs d'Apache AH-64.
Deux ans plus tard sort Jane's F/A-18, le dernier grand simulateur de Jane's Combat Simulation, une évolution de Jane's F-15 dotée d'une avionique et d'une modélisation des systèmes d'armes encore plus pointues. Malheureusement, le jeu n'est jamais sorti en France pour des raisons légales qui obligent les éditeurs à fournir une documentation en français. À l'époque déjà, la traduction d'un manuel de plusieurs centaines de pages n'était plus au goût de certains éditeurs.


En 1999 sort Falcon 4.0, la simulation civile de F-16C Block 50/52 la plus réaliste jamais créée, développée par le célèbre studio de MicroProse fondé par Sid Meier (Civilisation, Pirates, Grand Prix 3). Le jeu incorporait notamment une campagne dynamique en temps réel regroupant plusieurs centaines d'unités. Toutefois, la version finale du jeu est extrêmement bogué et coûteuse en ressource matérielle, notamment en mode campagne dynamique. Naturellement, ce jeu a profité d'une plus forte popularité (en France) que Jane's F/A-18, alors indisponible.


Tout comme les FPS quelques années plus tard, les simulateurs ont aussi connu leurs époques Word War 2, avec B-17 II: The Mighty Eight, Battle of Britain, Combat Flight Simulator, Red Baron 2 ou encore Jane's WWII Fighters (basé sur le moteur de Jane's F-15).
L'après 2000 : l'avènement des simulateurs softcore
Depuis les années 2000, on note une nette diminution du nombre de sortie sur le marché des simulateurs de vols ainsi qu'une disparition presque totale des simulateurs hardcore. Tout d'abord, Electronic Arts n'a pas renouvelé sa licence Jane's en 2000 et ils n'ont malheureusement plus développé de simulateur, alors qu'ils bénéficiaient d'une expérience de premier ordre dans le domaine de la simulation. De plus, Microprose, le développeur de Falcon 4.0, European Air War et B-17 II, fut successivement pillé par Hasbro Interactive, lui-même racheté par Infogramme au début des années 2000. Suite aux déboires de ce dernier, ce studio phare des années 90 fut définitivement fermé en 2002. Son dernier jeu fut Geoff Crammond's Grand Prix 4, un simulateur de Formule 1.
En 2001 sort le messie qui allait concilier facilité de prise en main, plaisir de pilotage et fun : IL-2 Sturmovik développé par Maddox Games. C'est une simulation que l'on peut qualifier de « softcore », à mi-chemin entre un European Air War et un Combat Flight Simulator 2. Les points forts du jeu sont entre autres le grand nombre d'appareils pilotables disponibles et un excellent mode multijoueur. Vu le succès du premier épisode, plusieurs add-ons et extensions stand-alone ont été réalisées : Forgotten Battles, Ace Expansion Pack , Pacific Fighter et IL-2 Sturmovik 1946. Rien que ça.


Au niveau des simulateurs modernes, la situation est moins excitante. Le moyen Flanker 2.0 et le non moins meilleur Lock-On Modern Air Combat prennent pratiquement des airs de simulateurs arcades comparés à Falcon 4.0 ou Jane's F/A-18. En effet, l'avionique et les systèmes d'armes des avions sont modélisés au strict minimum et les cockpits ne sont pas cliquables, ce qui limite les possibilités d'interaction au seul clavier.


Trois jeux ont été sciemment oubliés : Falcon 4.0 Allied Assault, Battle of Britain 2 et Enemy Engage 2. Ces trois jeux sont malheureusement des rééditions des versions sorties plusieurs années auparavant, avec toutefois de légères améliorations graphiques, des corrections de bogues et de légères évolutions. Cela laisse toutefois un goût amer dans la bouche lorsque l'on possède déjà les versions originales de ses jeux et qu'un grand nombre de modifications amateurs permet de surpasser sans mal les versions rééditées.
Il est à noter que l'éditeur des deux principales simulations actuelles, à savoir IL-2 et Lock On, est Ubisoft. Un éditeur important dans le domaine de la simulation, mais qui s'est néanmoins borné à ne sortir qu'un pauvre manuel d'une trentaine de pages seulement pour Lock On et qui n'a fait que de nous abreuver d'add-ons d'IL-2 durant plus de 6 ans sans aucune évolution majeure.
L'après 2008
Annoncé pour la première fois en 2003 par Maddox Games, les créateurs de IL-2 Sturmovik, Storm of War : Battle of Britain est une version remise au goût du jour d'IL-2. Le développement semble avoir été mis en pause par Ubisoft durant quelques années et au vu des dernières interviews, ce jeu apparaît simplement comme une mise à jour d'IL2 dans le contexte de la guerre d'Angleterre. La date de sortie devrait se situer en 2009.
Pendant ce temps, le piètre Gaijin Entertainment développe IL-2 Sturmovik : Birds Of Prey, une version simplifiée du simulateur de Maddox Games, dont ils s'acharnent à dire à qui veut bien l'entendre qu'aucune concession n'a été faite en termes de gameplay. Hormis quelques fanboys qui attendent une véritable simulation sur console, personne ne les croit.


Du côté de l'aviation moderne, le simulateur d'hélicoptère KA-50 BlackShark semble très prometteur. Il utilise le moteur de Lock On/Flamming Cliff et il est attendu depuis environs 3 ans et risque bien de l'être pendant de nombreux mois encore. À la vue des vidéos de démonstration, la modélisation de l'avionique est absolument phénoménale et ce simulateur place la barre très haut, bien au-delà de celle fixée il y a maintenant 10 ans par Longbow 2.


Dernier simulateur hardcore en développement, Fighter Ops, d'abord basé sur le moteur OpenGL de X-Plane, moteur dont les créateurs tendent à s'éloigner au fur et à mesure du développement afin de créer leur propre moteur graphique DirectX. Trop ambitieux au départ puisque les développeurs pensaient intégrer plusieurs avions pilotables, tels que le F15 et l'A10, ils se concentrent désormais sur l'appareil d'entraînement T38. La sortie du jeu n'est malheureusement pas attendue avant très longtemps.


Pendant ce temps-là, devant le succès rencontré par l'Ace Combat 6 de Namco sur Xbox 360, Ubisoft préfère se concentrer sur Hawx, un nouveau « simulateur » arcade naturellement basée sur une licence Tom Clancy, plutôt que de favoriser le développement du successeur d'IL2 Sturmovik. La modélisation des cockpits est simpliste, la désactivation des assistances électroniques permet d'effectuer des figures rocambolesques et les trajectoires d'attaque et d'évasion sont affichées sous forme de gigantesques triangles holographiques.


Résumé
La fin des années 90 fut l'heure de gloire des simulateurs sur PC. Que ce soit Falcon 4.0 ou Jane's F/A-18, les simeurs n'étaient pas en reste. Malheureusement, avec la mort des studios de développement Jane's Combat Simulation et Microprose, le marché de la simulation a totalement implosé. Imaginez une situation où EA et Konami fermaient leur studio de développement de jeux de sport, il n'y aurait par exemple plus aucun jeu de Football valable durant de nombreuses années. C'est pourtant ce qu'il s'est passé avec le marché de la simulation hardcore, puisqu'aucun éditeur n'a repris le flambeau.
Des jeux softcore tels qu'IL-2 ou Lock On sont alors apparus dans le ciel des joueurs. Autant le premier a su conserver une avionique simple tout en mettant un point d'orgue sur le plaisir de pilotage, autant Lock On s'est avéré extrêmement décevant pour les simeurs attendant un remplaçant pour leur vieillissant Falcon 4. Ceux-ci ont d'ailleurs été plus que déçus lorsque Falcon 4 fut réédité, entre autres, alors qu'un grand nombre de mods amateurs surpassaient allégrement la version commerciale de Falcon 4 Allied Assault.
Le futur de la simulation semble particulièrement sombre, avec de nouveaux simulateurs comme Battle of Britain ou BlackShark qui tardent à sortir, alors qu'ils furent annoncés il y a plus de 3 ans. Les grands éditeurs favorisent désormais le casual gaming et semblent avoir définitivement mis à l'écart ces jeux où la courbe de progression est lente, mais non moins gratifiante et où la lecture d'un feuillet de 4 pages ne suffit pas à maîtriser le gameplay en quelques minutes...
Bel article en tout cas.
J'ai jamais rien compris à ce jeu vu que j'étais pas très grand et que je pigeais absolument rien aux objectifs ( mon anglais était insuffisant). Ah, que d'heures passées à voler n'importe où en me demandant où était mon objectif.
Mais la passion des avions c'est fini pour moi maintenant.
(le connard d'annonyme, c'était donc moi!)
J'ai rajouté plein de mods sur mes Apache/Havoc-Comanche/Hokum. Si j'en crois ce que tu dis ça ne vaut pas le coup de prendre Enemy Engaged 2 ?
bravo
Il y une énorme review de EECH2 en 4 parties chez SimHQ (partie 1, partie 2, partie 3, partie 4).
Beating a dead horse, ça veut dire pleurer sur une cause perdue, pas faire un truc qui sert à rien. A part ça c'est un bon résumé, ça me donne envie de réinstaller lock-on.
Suffit de rouvrir un vieux Gen4/Joystick pour voir le nombre de simulations, et c' était normal (ce qui empêchait pas d' avoir plein de shoot on ne peut plus arcade juste à côté).
Maintenant quand y a un jeu qui utilise plus de 5touche c' est trop hardcore et ca en devient un point négatif dans le test de Joy parcequ' il faut "du temps pour le maîtriser"...
WWII Fighters, c'était vraiment une tuerie aussi, les dogfights étaient terribles.
Je me souviens encore du gros livret épais de Longbow qui expliquait les règles d'engagement des Apaches américains et pleins d'autres détails complétement inutiles mais terriblement essentiels.
(je viens de découvrir une sorte de déviance sur jv.com, les kevins qui partent en pélerinage sur tous les forums de jeu)
J'y vois pas mal d'analogies avec la simulation automobile par certains côté (d'ailleurs Microprose y a joué un grand rôle aussi en l'occurence dans les années 90).
Ca serait intéressant d'y faire le même type de constat ou pas (même si avec les récentes productions de ces dernières années, on a l'impression que tout va bien).
ici et là
Ça doit couvrir a peu prêt tout ce qu'on peut conduire comme véhicules, voir plus comme des chiottes, des voitures de ouioui ou même des caisses à savon.
Quoi d'aut'?
Le top du top ne serait-il pas que tous les simus utilisent au moins le moteur google earth...
La réédition est de loin la meilleur que la version original de Microprose (bugé à mort), la preuve, je fait parti d'un escadron virtuel qui utilise la version AF (Allied Force) parce que ça fonctionne toujours.... Mon escadrille vien de remporter la final de TOPGUN 2008, le tout sur un sim élaboré avant 1999, mais débugé par une autre équipe, qui c'est donné la peine. C'est pourquoi j'ai acheté la réédition. C'est cette même équipe qui travail à réaliser Fighter OPS, donc, ils n'ont plus le temps de continuer à développer AF... ils l'ont laissé aller (tomber) à une étape où le simulateur est très fonctionnel (patch 13).
Je suis très satisfais de ce simulateur militaire, le seul hic, ils ont dû travailler par dessu l'encien code, et certaine fonctionnalité sont vieillote... le code réseau en l'occurence. Ça fonctionne, mais ça pourrait être mieux. La vitesse de connexion d'aujourd'hui n'était pas envisagé à l'époque de Falcon4 (Microprose). Il y a aussi les "à coté", développement de la vieille version de Microprose par des équipes "underground" pas légal... BMS, Open Falcon, Red Viper, etc. Et là, on se doit d'être connaisseur pour que ça fonctionne (ou bien informé). Mais la qualité vidéo est légèrement mieux que AF.
Pour finir, AF c'est la stabilité, le reste, c'est beaucoup d'heure de débogage, d'apprentissage, de config à refaire..... des heures de plaisir!