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Août 2008

Guide d'achat pour PC de jeux

Samedi 30 août 2008 à 23 h 26
Introduction

Pour ce cinquième et probablement dernier guide d'achat pour PC à usage vidéoludique, pas de configuration précomposée, mais des conseils en fonction de chaque segment : entrée, moyen et haut de gamme. En effet, l'accent a été mis sur l'explication des notions importantes à comprendre afin de choisir au mieux ses composants, plutôt que de bêtement lister les composants à la mode.


Le processeur

À moins d'avoir effectué un stage d'ermite de 2 ans dans les Alpes ou de ne pas s'intéresser au hardware, vous êtes assurément au courant que les processeurs AMD sont persona non grata chez les joueurs. En effet, depuis l'arrivée de l'Intel Core 2 Duo, remplaçant du Pentium 4, le choix c'est considérablement simplifié lors de l'achat d'une plateforme en raison du net avantage des processeurs Intel en terme de puissance sur le secteur moyen et haut de gamme. Néanmoins, grâce à la politique tarifaire très agressive d'AMD, l'achat d'un de leurs processeurs peut s'avérer un excellent choix lors de la préparation d'une configuration orientée bureautique. Actuellement, Intel propose 4 séries de processeurs grand public : les Celeron Dual-Core, les Pentium Dual-Core et les Core 2 Duo et Quad. Les deux premières sont orientées vers l'entrée de gamme et les autres vers les marchés moyen et haut de gamme.

L'achat d'un Pentium Dual-Core est particulièrement recommandé lors d'un budget très limité, car à fréquence égale, il soutient raisonnablement la comparaison avec un Core 2 Duo. De plus, comme la plupart des CPU Intel, le Pentium Dual Core offre un excellent potentiel en overclocking. Par exemple, un E5200 est capable de franchir sans aucune difficulté la barrière des 3 GHz. Ainsi, il est possible d'obtenir à moindre coût un niveau de performance comparable à un E8500 jusqu'à 150 % plus cher.

Faut-il acheter un Quad Core ? Pour l'instant, à part quelques OVNIS tels que Supreme Commander, aucun jeu n'exploite réellement plus de 2 coeurs. Ainsi, pour une utilisation purement ludique, la réponse a cette question est clairement NON, d'autant plus qu'à fréquence égale, les Quad Core peuvent être jusqu'à 50 % plus cher qu'un Dual Core. Toutefois, à moins de considérer votre PC comme une console de bureau, l'achat d'un Quad Core est naturellement recommandé pour une station de travail qui accueillera des tâches lourdes, telles que le montage vidéo ou le traitement graphique, où le temps d'exécutions de certains algorithmes et la durée d'encodage profiteront réellement des coeurs supplémentaires. Par exemple, le CPU moyen de gamme Q6600 sera un choix idéal pour une configuration orientée multimédia. Toutefois, sa fréquence relativement faible le désavantagera en jeu lorsqu'il sera comparé à un E8500 notamment.




Le radiateur de processeur

Chaque processeur Intel Box est vendu avec un ventirad. Il est largement suffisant et permet même d'overclocker légèrement le CPU. Toutefois, lors de fortes charges, il peut s'avérer bruyant, surtout avec un processeur Quad Core. Les références actuelles dans les ventirads à moins de 40 euros sont l'OCZ Vendetta 1 et Vendetta 2, qui se différencient par la taille du ventilateur, à savoir 92 et 120 mm. Ce sont en fait des radiateurs de marque Xigmatek renommés par OCZ. Si vous n'overclockez pas, le Vendetta 1 sera silencieux dans la plupart des situations. Payer plus de 40 euros pour un ventirad n'a pas d'intérêt, à moins de vouloir overclocker très fortement le CPU. À ce jeu-là, le Noctua NH-U12P sera parfait.




La carte mère

Voilà un domaine où bon nombre d'a priori sont encore en vigueur. Non, à chipset identique, les performances d'une carte mère à 200 euros ne sont pas supérieures à celle d'une carte moyenne de gamme à 120 euros. Non, il n'est pas nécessaire de payer plus de 150 euros plus pour réaliser un overclocking avec une augmentation du FSB d'à peine 50 MHz. Enfin, Intel ne fait que recycler son chipset i965 depuis 2 ans avec de maigres évolutions et ce "vieux" chipset n'a rien à envier aux P35 ou P45 en matière de performances.

Deux marques sont recommandées pour la qualité de leur bios, leur capacité d'overclocking et leur prix généralement attractif : Asus et Gigabyte. Le travail effectué par Gigabyte sur sa carte mère d'entrée de gamme DS3R est remarquable puisqu'elle bénéficie d'une qualité de design rarement vu pour un tel prix. Finis les prises d'alimentation placées au milieu de la carte mère, les connecteurs IDE dans le prolongement du premier port PCI Express ou les ports USB disséminés je ne sais où dans le bas de la carte mère. Lorsque l'on monte d'une gamme, les cartes mères Asus deviennent beaucoup plus intéressantes, grâce à un bundle globalement plus étoffé.




La mémoire

Le prix de la mémoire DDR2 est extrêmement faible, il est possible de s'équiper de 4 Go de mémoire de qualité pour moins de 100 euros. Toutefois, pour adresser la totalité de cette mémoire vive, vous devrez utiliser un système d'exploitation 64 bits, malheureusement accompagné d'un grand nombre de désagréments concernant les performances et la compatibilité avec du matériel ancien ou non supporté par leurs fabricants respectifs. De cette manière, l'achat de 3 Go de mémoire est encore l'une des meilleures solutions : en association avec Windows XP, vous aurez plus de mémoire qu'il n'en faut et un système performant et compatible avec n'importe quel périphérique d'après-guerre.

3 Go, et le Dual Channel alors ? Depuis le chipset NForce 2 de Nvidia, il semble que l'expression "Dual Channel" ou "Dual DDR" soit entrée dans les moeurs. Pourtant, même sur les chipsets récents, l'activation de ce mode grâce à un nombre pair de barrettes aux spécifications identiques n'apporte aucun gain visible pour l'utilisateur.

Concernant la fréquence, l'achat de barrettes PC6400 à 800 MHz est devenu la norme. Une fréquence supérieure permet d'augmenter la bande passante FSB, mais les gains sont peu importants tant que la fréquence ne subit pas une augmentation d'au moins 30%. Ainsi, à moins de s'essayer à l'overclocking, la PC6400 a encore de beaux jours devant elle en attendant les CPU disposant d'un FSB Quad Pumped supérieur à 1600 MHz.




La carte graphique

La carte graphique est l'élément le plus important d'un PC orienté jeux vidéo. Le choix de celle-ci est actuellement très simple, en entrée de gamme du moins. Depuis l'arrivée des Radeon HD4850 à moins de 180 euros, toutes les cartes graphiques basées sur le G92 de NVidia sont passées à la trappe. Et ce n'est pas plus mal, puisqu'il existait une grande confusion entre 8800GT, 8800GTS, 8800GTX, 9800GT, 9800GTS et 9800GTX, qui offraient dans l'ensemble des performances finalement assez proches.

Le principal problème de la HD4850 est la gestion boguée de son ventilateur qui n'augmente pas sa vitesse lorsque la carte graphique est à pleine charge. Ceci conduit à des températures élevées qui, combinées à un mauvais refroidissement du boîtier peuvent provoquer divers artefacts ou plantages. Toutefois, il est bon de savoir qu'un grand nombre de fabricants fournissent des systèmes de refroidissement alternatifs, tels que Sapphire, PowerColor ou HIS. Aussi, un ventirad de type Zalman VF900CU offrira d'excellente performantes de refroidissement, tout en étant silencieux.

Sur les secteurs moyens et haut de gamme, les choses se compliquent sérieusement, surtout si vous êtes allergiques aux drivers ATI Catalyst. La HD4870 est à la fois légèrement supérieure à la GTX 260 tout en étant moins chère d'environ 30 euros. Néanmoins, cette différence de prix tend à s'estomper au fil des semaines. La HD4870 talonne même la GTX 280 de NVidia dans certaines situations.

Des cartes à doubles GPU ont également fait leur apparition. La GeForce 9800GX2 offre ainsi des performances à peine supérieures à une GTX 280 et la HD4870 X2 fournit à peu de chose près le même niveau de performances qu'un CrossFire de HD4870. Pour information, une configuration à base de 9800GX2 nécessite en charge environ 500 Watts et une HD4870 X2 plus de 600 ! Sans oublier le support parfois calamiteux des drivers pour certains jeux peu populaires ou anciens. Ce type de carte est à réserver avant tout aux joueurs utilisant la résolution native de leurs écrans 24''.

La marque de la carte graphique n'a aucune importance sur ses performances, à spécifications égales. Ainsi, le choix devra s'effectuer en fonction des jeux fournis, de l'originalité du radiateur et de la garantie.




Le boîtier

Avec l'alimentation, il s'agit bien souvent du composant le plus négligé. Pourtant, un boîtier avec un bon flux d'air permet avant tout de refroidir correctement vos composants, vos disques durs en particulier, qui sont des composants sensibles à la chaleur. Inutile d'acheter un boîtier troué de partout et doté d'un grand nombre de ventilateurs, le circuit d'air n'en sera que plus perturbé.

Parmi la jungle des boîtiers, ceux de la marque Antec ont prouvé leur qualité à de nombreuses reprises. En entrée de gamme, l'Antec Sonata III est un boîtier standard qui ne brille pas par sa finition ou l'attractivité de son design. Toutefois, il est fourni avec une alimentation de qualité à haut rendement de 500 W.

Un cran au dessus se trouve l'Antec Sonata Plus 550, qui n'est autre que l'excellent Antec Solo couplé à une NeoHe 550 W. Au programme, une excellente finition, un système de rétention des disques durs supprimant toute vibration, des parois antibruit et une alimentation modulaire de qualité, mais un espace intérieur limité, au même titre que le Sonata 3, qui ne pourront pas accueillir de carte graphique de grande taille comme les GTX 280 ou HD4870 X2.

Finalement, sur le secteur haut de gamme, l'Antec P182 est à considérer en priorité pour les budgets réservant plus de 100 euros au seul boîtier. Silencieux, espace intérieur vaste, conçu pour assurer un flux d'air optimal, système antibruit, design sobre et finition de qualité. Ce boîtier est toutefois vendu sans alimentation.




L'alimentation

On ne le dira jamais assez, une alimentation de qualité est obligatoire pour une configuration subissant de très fortes charges, comme lors d'une utilisation ludique du PC. Exit les alimentations bas de gamme Heden, Advance, LC Power, Trust, MaxInPower, Raptoxx et j'en passe, qui fournissent rarement la puissance spécifiée et qui parfois n'ont aucun système de protection contre les surtensions. Exit également les alimentations de plus de 700 W qui n'ont aucune raison d'exister pour l'instant, en dehors de tout argument purement mercantile.

Actuellement, une puissance effective de 500 W est encore suffisante pour une configuration dotée d'une seule carte graphique haut de gamme mono-GPU. En entrée de gamme, Antec propose l'EarthWatts 500W sur une base Seasonic, dotée d'un rendement de 85 %. Toutefois, pour son prix, elle n'est pas modulaire et son système de refroidissement n'est pas optimal.

Sur les secteurs moyen et haut de gamme, un seul constructeur se démarque actuellement grâce à ses alimentations de haute qualité sur une base Seasonic, leur silence de fonctionnement et leur prix agressif : Corsair.




Les disques durs

Le choix est relativement simple : Samsung SpinPoint F1. Ce disque est le digne successeur du T166 et offre actuellement un excellent compromis entre réactivité, débit, silence de fonctionnement et chauffe. Le Seagate 7200.11 offre toutefois de meilleurs temps d'accès. Il pourrait ainsi être un choix intéressant pour un disque accueillant le système d'exploitation.

L'écran

La résolution de l'écran va conditionner le choix de la carte graphique. En effet, un écran LCD fournit la meilleure qualité d'image à sa résolution native. La baisser provoque une interpolation des pixels de l'image source ce qui va flouter fortement l'image affichée sur l'écran. En clair, en choisissant un écran doté d'une résolution trop élevée, vos performances s'effondreront en jeu et vous devrez faire des sacrifices quant à la qualité graphique.

De nos jours, la majorité des écrans utilisent une dalle TN, ce qui signifie des angles de visions verticaux réellement mauvais lorsque l'on ne trouve pas parfaitement à la même hauteur que l'écran. Dans ces conditions, le mode portrait de certains écrans n'a absolument aucun intérêt, puisqu'il suffit de se déplacer légèrement de côté pour observer une perte sévère de constraste.

Le petit dernier de Hyundaï, le W220D est une excellente trouvaille puisqu'il s'agit de l'un des écrans 22 " les plus intéressants du moment, grâce à sa bonne réactivité et son ergonomie soignée. Samsung a également renouvelé sa gamme d'écrans avec les T220 et T240 HD, dotés d'un Tuner TNT, ce qui permet aisément d'utiliser l'écran en tant que téléviseur. L'écran haut de gamme proposé est le bon vieil Iiyama B2403WS, un écran qui a fait ses preuves tant en matière de réactivé que de justesse des couleurs.




Où acheter ?

Les magasins en ligne Materiel.net, LDLC, Rue du Commerce, Prodimex (Suisse uniquement), CompuMSA (Belgique) et MindFactory (Allemagne) ont d'excellentes réputations au niveau du service client. L'achat de matériel en Allemagne permet d'économiser quelques euros, sans payer de frais de douane si vous vous trouvez dans un pays membre de l'Union Européenne. En raison de la faiblesse du dollar, l'achat de matériel aux USA peut être avantageux dans certains cas, mais les frais de douanes sont difficilement évitables, sans oublier que la garantie de certains produits n'est parfois pas valable en Europe et que le retour du matériel en cas de problème s'élève à plusieurs dizaines d'euros...
37 commentaires, dernier de pydon.

Tutorial FFDShow - Filtres DirectShow

Vendredi 1er août 2008 à 17 h 03


L'installation et la gestion des codecs sur PC peuvent rapidement tourner au calvaire. Décompresseurs manquants, filtres DirectShow installés à l'insu de l'utilisateur ou encore splitters incompatibles sont à l'origine des principaux problèmes pouvant survenir dans le cadre d'une utilisation orientée multimédia.

La plupart des packs de codecs intègrent quantité de décodeurs et de filtres DirectShow redondants. Pourquoi installer DivX, XviD, 3ivX, QuickTime, MP3 Lame, CoreVorBis ou encore AC3 Filter alors que FFDShow décode parfaitement tous ces formats dans n'importe quel lecteur multimédia moderne et pour seulement 4 Mo ?

Avant de détailler la mise en place d'un "environnement FFDShow", voici quelques notions de base indispensables à la compréhension du sujet.



Un conteneur multimédia permet de stocker des flux audio, vidéo, des sous-titres ainsi que des métadonnées dans une structure spécifique. Un conteneur se présente simplement sous la forme d'un fichier portant l'extension AVI, MP4, OGM ou MKV.

L'un des conteneurs les plus répandus est AVI, Audio Video Interleave. Introduit au début des années 90 par Microsoft, ce conteneur a connu un essor important grâce au succès de Windows 95 et 98 dans le secteur grand public et grâce à l'adoption de l'AVI comme standard dans le domaine des caméras DV. Aujourd'hui, il apparaît toutefois comme dépassé, puisque les formats multimédias modernes tels que l'AAC et l'AVC ne sont pas totalement supportés et que la mise en place de sous-titres et de chapitrages reste très contraignante.

Le successeur le plus probable de l'AVI est le MP4, qui permet de combler les principaux manquements du premier et qui semble se placer comme le conteneur multiplateforme universel de ses prochaines années. Malgré ses indéniables qualités, le conteneur open source Matroska ne provoque pas de véritable engouement au sein des grandes marques du secteur multimédia et par conséquent, le faible nombre d'appareils compatibles limite fortement le succès du MKV.




Le splitter permet d'extraire les différents composants d'un conteneur. Attention, cela n'a rien à voir avec les codecs. Sans splitter, un fichier multimédia ne peut être lu, que vous ayez ou non le codec correspondant.

Par défaut, Windows est fourni avec d'antiques splitters DirectShow, tels qu'AVI Splitter et MPEG-1 Stream Splitter, inclus dans la bibliothèque quartz.dll. Ainsi, Windows prend nativement en charge le splitting de fichiers AVI, MPEG2 ou encore MP3.

Le faible succès des conteneurs alternatifs peut être certainement expliqué par cette intégration native. De plus, cela participe à la mauvaise compréhension par les novices des différentes étapes de décodage d'un fichier multimédia, car ils l'ignorent l'importance de cet élément indispensable.

Pour lire les conteneurs Matroska, MP4 ou encore OGM, il faut un splitter dédié, tels que Haali Media Splitter ou les différents splitters Gabest, sans quoi la lecture de tels fichiers sera impossible, à moins que votre lecteur multimédia en intègre par défaut. Le support du MKV est réduit au strict minimum avec le splitter Gabest MKV, ainsi l'installation du Haali Media Splitter est fortement conseillée pour ce format.




Lors de l'ouverture d'un fichier multimédia, son type est analysé afin de connaître le type de conteneur en présence. Si un splitter correspondant est installé, celui-ci extrait les différents flux audio et vidéo, les démultiplexe si nécessaire et les redirige ensuite vers les filtres DirectShow (codecs) associés aux flux.

Une fois le décodage des frames effectué par les filtres, les signaux audio et vidéo sont finalement transmis aux pilotes son et graphique. Suivant le matériel et les drivers utilisés, d'autres traitements peuvent encore intervenir dans le pipeline de décompression et de traitement, tels que la réduction du bruit numérique de l'image par la carte graphique ou l'émulation d'un environnement sonore en 3D par le biais du pilote de la carte son.

Un bon moyen de savoir quel splitter et quelques filtres sont actifs lors du décodage d'un fichier est d'utiliser GraphEdit. Cliquer-déposer un fichier multimédia à l'intérieure de la fenêtre affiche le graphe de décodage du fichier. En cas d'activation d'un splitter ou d'un filtre DirectShow imprévu, DirectShow Filter Manager permet de désactiver rapidement le fauteur de trouble. Si un message d'erreur est retourné lors de l'ouverture du fichier par GraphEdit, alors le splitter correspondant au conteneur n'est pas installé.




Le premier projet FFDShow a été abandonné en 2004. Quelques mois plus tard, il fut repris par une petite équipe de développeurs sous le nom de FFDShow Tryout. Les dernières versions prennent en charge les CPU multicores, ainsi que de nombreux codecs. La plupart sont intégrés grâce à la bibliothèque libavcodec, laquelle offre une compatibilité avec la majorité des fichiers multimédias en circulation. En effet, les codecs les plus courants tels que DivX, x264, MOV, Fraps, Flash et MP3, AAC, AC3, OGG Vorbis, Flac, Real Audio et bien d'autres, sont pris en charge.



Une fois FFDShow installé, désactivez les filtres intégrés à votre lecteur multimédia. De cette façon, vous n'aurez pas perdu votre temps à installer une dizaine de splitters pour voir votre lecteur les ignorer et choisir ses propres filtres. L'intérêt d'installer des splitters au niveau global est justement de ne pas avoir à contrôler si oui ou non votre lecteur multimédia est compatible avec un conteneur donné. Cela permet également de lire un fichier multimédia avec le même rendu sur n'importe quel player DirectShow. Suivant le lecteur utilisé, la tâche est plus ou moins ardue. Avec Media Player Classic, la désactivation des filtres est très rapide. Avec d'autres player, comme GOM Player, la désactivation des filtres internes peut être particulièrement pénible.



En passant quelques minutes sur les nombreux réglages de FFDShow, il est possible de significativement améliorer la qualité des DVD et des vidéos.


Deblocking

L'un des paramètres les plus importants lors de la lecture de vidéos à bas et moyen bitrate est le deblocking. La plupart des codecs modernes sont basés sur la compression par blocs. L'algorithme de compression découpe l'image en blocs et identifie ceux devant être mise à jour en fonction du "déplacement des pixels" au cours d'une courte séquence vidéo. Si le bitrate de la vidéo est faible, un grand nombre de blocs sera visible.

Le SPP est de loin le meilleur algorithme de déblocage. Sélectionnez cette méthode de declocking dans le menu "Postprocessing". Toutefois, elle est extrêmement lourd et nécessite donc un processeur puissant si l'on veut au moins activer le deblocking horizontal et vertical. L'activation du contrôle automatique de la qualité permet dans tous les cas de réduire l'impact sur les performances et d'obtenir une lecture fluide. Le SPP fonctionne particulièrement bien sur les flux à bas et moyen bitrate, tels que les vidéos Flash ou les animés, mais il aura tendance à lisser l'image de façon trop prononcer lorsqu'activé sur un DivX de bonne qualité.



Dans ces cas-là, il suffit d'ajouter un peu de bruit grâce au menu "Noise" ou d'utiliser le deblocker "mplayer" qui offre de bons résultats tout en étant beaucoup moins lourd. Il existe une version lite du SPP, appelée "Fast SPP Deblocking". Elle est clairement à éviter puisqu'elle floute énormément l'image, mais son coût CPU est nettement plus faible que le SPP standard.


Désentrelacement

Par défaut, FFDShow n'effectue pas de désentrelacement sur la source vidéo, ce qui peut être dérangeant, notamment lors de la lecture de DVD. Plusieurs algorithmes sont disponibles, le meilleur étant clairement "5-tap lowpass", à la fois efficace et peu coûteux en ressource.




Upscaling

Une technique améliorant la qualité des vidéos de moyennes résolutions (DVD) est celle bien connue de l'upscaling. L'image est étirée à une haute résolution en utilisant un algorithme d'interpolation peu destructeur tel que le Spline ou le Lanczos. Cette méthode est particulièrement adaptée au visionnement de DVD sur une télévision HD et offre des résultats similaires aux puces d'upscaling installées dans un nombre croissant de platines de salon. Pour ce faire, il suffit d'appliquer la résolution native de l'écran sur lequel la vidéo sera affichée.




Espace de couleur - bandes noires

Certains players sont configurés comme en l'an 40. C'est le cas par exemple de GOM Player, qui utilise par défaut un espace de couleur Y'UV 16-235. Qu'est-ce que cela signifie? Le YUV est un espace colorimétrique restreint qui a été créé lors du passage du noir blanc à la couleur. Dans la pratique, si la vidéo que vous regardez possède des bandes noires, elles seront alors affichées non pas en noir (RBG 0,0,0) mais en gris foncé (RGB 16,16,16). Sur un écran de mauvaise qualité avec un faible taux de contraste, il se peut que la différence de profondeur du noir passe inaperçue. Cependant, sur la plupart des écrans LCD récents, ce défaut peut être particulièrement choquant. Afin de bénéficier d'un noir véritable, il faudra configurer le lecteur de façon à ce qu'il utilise l'espace de couleur RGB 24 ou 32 bits. Si la spécification de l'espace de couleur doit se faire sur le fichier source, FFDShow permet d'overrider facilement l'espace colorimétrique.




Son

Le principal intérêt de la fenêtre de configuration du décodeur audio réside dans la normalisation du volume, ce qui permet d'obtenir le même niveau de son quelque soit la source audio. La longueur du tampon permet de modifier la réactivité de la normalisation. En pratique, il est conseillé d'utiliser la plus grande valeur possible afin de réduire la fréquence des réajustements de volume.




Résumé

Il existe bien d'autres fonctionnalités qui n'ont pas été détaillées, comme la possibilité de créer des profils FFDShow et de les appliquer en fonction de conditions prédéfinies (codec, framerate, taille vidéo), d'ajouter un filtre afin d'améliorer la netteté de l'image (Sharpen) ou de réduire le bruit numérique (Noise Reduction). Tant de paramètres qui dépendent avant tout de vos préférences et du type de vidéos visionnées.
12 commentaires, dernier de moSk.