Le 3log (le blog de pydon)

Rechercher

Archives

Nombre de visiteurs*

* Visiteurs uniques : une (1) visite par IP.

Natural Mod Post Mortem

Samedi 6 septembre 2008 à 16 h 46
Début 2007, les captures d'écran des différents prototypes de Crysis étaient spectaculaires : sunrays, brouillard ambiant, végétation réaliste ou encore justesse des tons. Un tel degré de photoréalisme avait rarement été atteint avec un moteur 3D temps réel, notamment en termes de rendu atmosphérique.



Cette fois-ci, il semblait que les artistes avaient réussi à isoler ce qui différencie un simple jeu vidéo de la réalité même. En particulier, le brouillard ne se résumait plus à un simple cache-misère masquant la faible distance de vue du moteur graphique, mais était réellement intégré au jeu en tant qu'élément à part entière de l'ambiance atmosphérique. Ceci étant rendu possible grâce aux capacités du CryEngine 2 en matière de distance d'affichage s'élevant à plusieurs kilomètres.



Malheureusement, malgré les qualités techniques du jeu final, une déception légitime peut apparaître lorsque l'on s'attarde sur ces différents critères. Dans la majorité des niveaux, le brouillard a pratiquement disparu et laisse sa place à un effet de profondeur de champ douteux. Le mode de qualité le plus élevé apporte également de nombreux filtres de correction colorimétriques : teinte orangée, contraste élevé, saturation faible et filtre de type sharpen renforçant naturellement l'aliasing. Tous les ingrédients du jeu "nextgen".



C'est alors qu'entre en jeu ma tentative de correction de ces divers points, connu sous le nom de Natural Mod, une modification cherchant à améliorer le rendu atmosphérique et l'éclairage général de Crysis afin de rendre le jeu plus naturel, plus réaliste. A gauche se trouvent les images du jeu original, à droite celle du Natural Mod.





La gestion de la brume est un paramètre important, puisqu'elle permet à la fois d'augmenter la densité atmosphérique et de renforcer l'impression de distance des objets se situant à l'arrière-plan. Aussi, les tons sont plus naturels, car aucun filtrage colorimétrique abusif n'est utilisé. Un point d'orgue a été placé sur le rendu de l'aube et du crépuscule, puisqu'il s'agit d'un passage important dans la première carte du jeu. D'autres choix largement plus discutables ont été posés concernant l'intensité des rayons du soleil afin de reproduire l'éblouissement ou encore l'intégration de grain durant la nuit pour simuler le manque de luminosité sur la rétine.



Dès les premières bêta, plusieurs sites internet, tels que CryMod, FileFront ou PCGames.de font l'écho du Natural Mod et l'intérêt d'un grand nombre de joueurs semble conforter l'idée selon laquelle le rendu atmosphérique proposé par défaut n'était pas optimal. À l'heure actuelle, le Natural Mod a été téléchargé plus de 150'000 fois, toutes versions confondues, en ne comptabilisant que les quatre serveurs officiels hébergeant le mod.

À ma plus grande surprise, un soir de janvier 2008, quelques heures seulement après la sortie de la version 2.0, je suis contacté par le community manager de Crytek qui m'indique que ma création a fait tourner quelques têtes au sein des développeurs. Il me propose de transmettre mon CV au siège de CryTek. Naturellement, j'accepte son invitation.

Après quelques semaines, un entretien téléphonique est organisé avec le lead designer, le lead level designer et un level artist, si ma mémoire est bonne. Durant une trentaine de minutes, différents points relatifs au Natural Mod et au CryEngine sont passés en revue, de l'importance du rendu atmosphérique à la gestion des éclairages et de leurs importances sur le gameplay, en passant par ma méthode de travail. En cas d'acceptation, j'entrerais en fonction en octobre en tant que Light Artist, le temps de terminer ma thèse de Bachelor.

J'atterris le 24 juin à Francfort pour ce que je pensais être un entretien d'embauche dans les règles de l'art, mais celui-ci tourne très rapidement en visite du studio et en présentation de quelques développeurs et du projet sur lequel je serai amené à travailler. Trois jours aux frais de la princesse couronnés par un énorme orage sur l'aéroport de Francfort accompagné de très fortes turbulences lors du vol de retour vers Genève. Finalement, ne pas avoir à lever le petit doigt pour son entrée dans le monde professionnel est plutôt... sympathique.

46 commentaires, dernier de jye.

Guide d'achat pour PC de jeux

Samedi 30 août 2008 à 23 h 26
Introduction

Pour ce cinquième et probablement dernier guide d'achat pour PC à usage vidéoludique, pas de configuration précomposée, mais des conseils en fonction de chaque segment : entrée, moyen et haut de gamme. En effet, l'accent a été mis sur l'explication des notions importantes à comprendre afin de choisir au mieux ses composants, plutôt que de bêtement lister les composants à la mode.


Le processeur

À moins d'avoir effectué un stage d'ermite de 2 ans dans les Alpes ou de ne pas s'intéresser au hardware, vous êtes assurément au courant que les processeurs AMD sont persona non grata chez les joueurs. En effet, depuis l'arrivée de l'Intel Core 2 Duo, remplaçant du Pentium 4, le choix c'est considérablement simplifié lors de l'achat d'une plateforme en raison du net avantage des processeurs Intel en terme de puissance sur le secteur moyen et haut de gamme. Néanmoins, grâce à la politique tarifaire très agressive d'AMD, l'achat d'un de leurs processeurs peut s'avérer un excellent choix lors de la préparation d'une configuration orientée bureautique. Actuellement, Intel propose 4 séries de processeurs grand public : les Celeron Dual-Core, les Pentium Dual-Core et les Core 2 Duo et Quad. Les deux premières sont orientées vers l'entrée de gamme et les autres vers les marchés moyen et haut de gamme.

L'achat d'un Pentium Dual-Core est particulièrement recommandé lors d'un budget très limité, car à fréquence égale, il soutient raisonnablement la comparaison avec un Core 2 Duo. De plus, comme la plupart des CPU Intel, le Pentium Dual Core offre un excellent potentiel en overclocking. Par exemple, un E5200 est capable de franchir sans aucune difficulté la barrière des 3 GHz. Ainsi, il est possible d'obtenir à moindre coût un niveau de performance comparable à un E8500 jusqu'à 150 % plus cher.

Faut-il acheter un Quad Core ? Pour l'instant, à part quelques OVNIS tels que Supreme Commander, aucun jeu n'exploite réellement plus de 2 coeurs. Ainsi, pour une utilisation purement ludique, la réponse a cette question est clairement NON, d'autant plus qu'à fréquence égale, les Quad Core peuvent être jusqu'à 50 % plus cher qu'un Dual Core. Toutefois, à moins de considérer votre PC comme une console de bureau, l'achat d'un Quad Core est naturellement recommandé pour une station de travail qui accueillera des tâches lourdes, telles que le montage vidéo ou le traitement graphique, où le temps d'exécutions de certains algorithmes et la durée d'encodage profiteront réellement des coeurs supplémentaires. Par exemple, le CPU moyen de gamme Q6600 sera un choix idéal pour une configuration orientée multimédia. Toutefois, sa fréquence relativement faible le désavantagera en jeu lorsqu'il sera comparé à un E8500 notamment.




Le radiateur de processeur

Chaque processeur Intel Box est vendu avec un ventirad. Il est largement suffisant et permet même d'overclocker légèrement le CPU. Toutefois, lors de fortes charges, il peut s'avérer bruyant, surtout avec un processeur Quad Core. Les références actuelles dans les ventirads à moins de 40 euros sont l'OCZ Vendetta 1 et Vendetta 2, qui se différencient par la taille du ventilateur, à savoir 92 et 120 mm. Ce sont en fait des radiateurs de marque Xigmatek renommés par OCZ. Si vous n'overclockez pas, le Vendetta 1 sera silencieux dans la plupart des situations. Payer plus de 40 euros pour un ventirad n'a pas d'intérêt, à moins de vouloir overclocker très fortement le CPU. À ce jeu-là, le Noctua NH-U12P sera parfait.




La carte mère

Voilà un domaine où bon nombre d'a priori sont encore en vigueur. Non, à chipset identique, les performances d'une carte mère à 200 euros ne sont pas supérieures à celle d'une carte moyenne de gamme à 120 euros. Non, il n'est pas nécessaire de payer plus de 150 euros plus pour réaliser un overclocking avec une augmentation du FSB d'à peine 50 MHz. Enfin, Intel ne fait que recycler son chipset i965 depuis 2 ans avec de maigres évolutions et ce "vieux" chipset n'a rien à envier aux P35 ou P45 en matière de performances.

Deux marques sont recommandées pour la qualité de leur bios, leur capacité d'overclocking et leur prix généralement attractif : Asus et Gigabyte. Le travail effectué par Gigabyte sur sa carte mère d'entrée de gamme DS3R est remarquable puisqu'elle bénéficie d'une qualité de design rarement vu pour un tel prix. Finis les prises d'alimentation placées au milieu de la carte mère, les connecteurs IDE dans le prolongement du premier port PCI Express ou les ports USB disséminés je ne sais où dans le bas de la carte mère. Lorsque l'on monte d'une gamme, les cartes mères Asus deviennent beaucoup plus intéressantes, grâce à un bundle globalement plus étoffé.




La mémoire

Le prix de la mémoire DDR2 est extrêmement faible, il est possible de s'équiper de 4 Go de mémoire de qualité pour moins de 100 euros. Toutefois, pour adresser la totalité de cette mémoire vive, vous devrez utiliser un système d'exploitation 64 bits, malheureusement accompagné d'un grand nombre de désagréments concernant les performances et la compatibilité avec du matériel ancien ou non supporté par leurs fabricants respectifs. De cette manière, l'achat de 3 Go de mémoire est encore l'une des meilleures solutions : en association avec Windows XP, vous aurez plus de mémoire qu'il n'en faut et un système performant et compatible avec n'importe quel périphérique d'après-guerre.

3 Go, et le Dual Channel alors ? Depuis le chipset NForce 2 de Nvidia, il semble que l'expression "Dual Channel" ou "Dual DDR" soit entrée dans les moeurs. Pourtant, même sur les chipsets récents, l'activation de ce mode grâce à un nombre pair de barrettes aux spécifications identiques n'apporte aucun gain visible pour l'utilisateur.

Concernant la fréquence, l'achat de barrettes PC6400 à 800 MHz est devenu la norme. Une fréquence supérieure permet d'augmenter la bande passante FSB, mais les gains sont peu importants tant que la fréquence ne subit pas une augmentation d'au moins 30%. Ainsi, à moins de s'essayer à l'overclocking, la PC6400 a encore de beaux jours devant elle en attendant les CPU disposant d'un FSB Quad Pumped supérieur à 1600 MHz.




La carte graphique

La carte graphique est l'élément le plus important d'un PC orienté jeux vidéo. Le choix de celle-ci est actuellement très simple, en entrée de gamme du moins. Depuis l'arrivée des Radeon HD4850 à moins de 180 euros, toutes les cartes graphiques basées sur le G92 de NVidia sont passées à la trappe. Et ce n'est pas plus mal, puisqu'il existait une grande confusion entre 8800GT, 8800GTS, 8800GTX, 9800GT, 9800GTS et 9800GTX, qui offraient dans l'ensemble des performances finalement assez proches.

Le principal problème de la HD4850 est la gestion boguée de son ventilateur qui n'augmente pas sa vitesse lorsque la carte graphique est à pleine charge. Ceci conduit à des températures élevées qui, combinées à un mauvais refroidissement du boîtier peuvent provoquer divers artefacts ou plantages. Toutefois, il est bon de savoir qu'un grand nombre de fabricants fournissent des systèmes de refroidissement alternatifs, tels que Sapphire, PowerColor ou HIS. Aussi, un ventirad de type Zalman VF900CU offrira d'excellente performantes de refroidissement, tout en étant silencieux.

Sur les secteurs moyens et haut de gamme, les choses se compliquent sérieusement, surtout si vous êtes allergiques aux drivers ATI Catalyst. La HD4870 est à la fois légèrement supérieure à la GTX 260 tout en étant moins chère d'environ 30 euros. Néanmoins, cette différence de prix tend à s'estomper au fil des semaines. La HD4870 talonne même la GTX 280 de NVidia dans certaines situations.

Des cartes à doubles GPU ont également fait leur apparition. La GeForce 9800GX2 offre ainsi des performances à peine supérieures à une GTX 280 et la HD4870 X2 fournit à peu de chose près le même niveau de performances qu'un CrossFire de HD4870. Pour information, une configuration à base de 9800GX2 nécessite en charge environ 500 Watts et une HD4870 X2 plus de 600 ! Sans oublier le support parfois calamiteux des drivers pour certains jeux peu populaires ou anciens. Ce type de carte est à réserver avant tout aux joueurs utilisant la résolution native de leurs écrans 24''.

La marque de la carte graphique n'a aucune importance sur ses performances, à spécifications égales. Ainsi, le choix devra s'effectuer en fonction des jeux fournis, de l'originalité du radiateur et de la garantie.




Le boîtier

Avec l'alimentation, il s'agit bien souvent du composant le plus négligé. Pourtant, un boîtier avec un bon flux d'air permet avant tout de refroidir correctement vos composants, vos disques durs en particulier, qui sont des composants sensibles à la chaleur. Inutile d'acheter un boîtier troué de partout et doté d'un grand nombre de ventilateurs, le circuit d'air n'en sera que plus perturbé.

Parmi la jungle des boîtiers, ceux de la marque Antec ont prouvé leur qualité à de nombreuses reprises. En entrée de gamme, l'Antec Sonata III est un boîtier standard qui ne brille pas par sa finition ou l'attractivité de son design. Toutefois, il est fourni avec une alimentation de qualité à haut rendement de 500 W.

Un cran au dessus se trouve l'Antec Sonata Plus 550, qui n'est autre que l'excellent Antec Solo couplé à une NeoHe 550 W. Au programme, une excellente finition, un système de rétention des disques durs supprimant toute vibration, des parois antibruit et une alimentation modulaire de qualité, mais un espace intérieur limité, au même titre que le Sonata 3, qui ne pourront pas accueillir de carte graphique de grande taille comme les GTX 280 ou HD4870 X2.

Finalement, sur le secteur haut de gamme, l'Antec P182 est à considérer en priorité pour les budgets réservant plus de 100 euros au seul boîtier. Silencieux, espace intérieur vaste, conçu pour assurer un flux d'air optimal, système antibruit, design sobre et finition de qualité. Ce boîtier est toutefois vendu sans alimentation.




L'alimentation

On ne le dira jamais assez, une alimentation de qualité est obligatoire pour une configuration subissant de très fortes charges, comme lors d'une utilisation ludique du PC. Exit les alimentations bas de gamme Heden, Advance, LC Power, Trust, MaxInPower, Raptoxx et j'en passe, qui fournissent rarement la puissance spécifiée et qui parfois n'ont aucun système de protection contre les surtensions. Exit également les alimentations de plus de 700 W qui n'ont aucune raison d'exister pour l'instant, en dehors de tout argument purement mercantile.

Actuellement, une puissance effective de 500 W est encore suffisante pour une configuration dotée d'une seule carte graphique haut de gamme mono-GPU. En entrée de gamme, Antec propose l'EarthWatts 500W sur une base Seasonic, dotée d'un rendement de 85 %. Toutefois, pour son prix, elle n'est pas modulaire et son système de refroidissement n'est pas optimal.

Sur les secteurs moyen et haut de gamme, un seul constructeur se démarque actuellement grâce à ses alimentations de haute qualité sur une base Seasonic, leur silence de fonctionnement et leur prix agressif : Corsair.




Les disques durs

Le choix est relativement simple : Samsung SpinPoint F1. Ce disque est le digne successeur du T166 et offre actuellement un excellent compromis entre réactivité, débit, silence de fonctionnement et chauffe. Le Seagate 7200.11 offre toutefois de meilleurs temps d'accès. Il pourrait ainsi être un choix intéressant pour un disque accueillant le système d'exploitation.

L'écran

La résolution de l'écran va conditionner le choix de la carte graphique. En effet, un écran LCD fournit la meilleure qualité d'image à sa résolution native. La baisser provoque une interpolation des pixels de l'image source ce qui va flouter fortement l'image affichée sur l'écran. En clair, en choisissant un écran doté d'une résolution trop élevée, vos performances s'effondreront en jeu et vous devrez faire des sacrifices quant à la qualité graphique.

De nos jours, la majorité des écrans utilisent une dalle TN, ce qui signifie des angles de visions verticaux réellement mauvais lorsque l'on ne trouve pas parfaitement à la même hauteur que l'écran. Dans ces conditions, le mode portrait de certains écrans n'a absolument aucun intérêt, puisqu'il suffit de se déplacer légèrement de côté pour observer une perte sévère de constraste.

Le petit dernier de Hyundaï, le W220D est une excellente trouvaille puisqu'il s'agit de l'un des écrans 22 " les plus intéressants du moment, grâce à sa bonne réactivité et son ergonomie soignée. Samsung a également renouvelé sa gamme d'écrans avec les T220 et T240 HD, dotés d'un Tuner TNT, ce qui permet aisément d'utiliser l'écran en tant que téléviseur. L'écran haut de gamme proposé est le bon vieil Iiyama B2403WS, un écran qui a fait ses preuves tant en matière de réactivé que de justesse des couleurs.




Où acheter ?

Les magasins en ligne Materiel.net, LDLC, Rue du Commerce, Prodimex (Suisse uniquement), CompuMSA (Belgique) et MindFactory (Allemagne) ont d'excellentes réputations au niveau du service client. L'achat de matériel en Allemagne permet d'économiser quelques euros, sans payer de frais de douane si vous vous trouvez dans un pays membre de l'Union Européenne. En raison de la faiblesse du dollar, l'achat de matériel aux USA peut être avantageux dans certains cas, mais les frais de douanes sont difficilement évitables, sans oublier que la garantie de certains produits n'est parfois pas valable en Europe et que le retour du matériel en cas de problème s'élève à plusieurs dizaines d'euros...
37 commentaires, dernier de pydon.

Tutorial FFDShow - Filtres DirectShow

Vendredi 1er août 2008 à 17 h 03


L'installation et la gestion des codecs sur PC peuvent rapidement tourner au calvaire. Décompresseurs manquants, filtres DirectShow installés à l'insu de l'utilisateur ou encore splitters incompatibles sont à l'origine des principaux problèmes pouvant survenir dans le cadre d'une utilisation orientée multimédia.

La plupart des packs de codecs intègrent quantité de décodeurs et de filtres DirectShow redondants. Pourquoi installer DivX, XviD, 3ivX, QuickTime, MP3 Lame, CoreVorBis ou encore AC3 Filter alors que FFDShow décode parfaitement tous ces formats dans n'importe quel lecteur multimédia moderne et pour seulement 4 Mo ?

Avant de détailler la mise en place d'un "environnement FFDShow", voici quelques notions de base indispensables à la compréhension du sujet.



Un conteneur multimédia permet de stocker des flux audio, vidéo, des sous-titres ainsi que des métadonnées dans une structure spécifique. Un conteneur se présente simplement sous la forme d'un fichier portant l'extension AVI, MP4, OGM ou MKV.

L'un des conteneurs les plus répandus est AVI, Audio Video Interleave. Introduit au début des années 90 par Microsoft, ce conteneur a connu un essor important grâce au succès de Windows 95 et 98 dans le secteur grand public et grâce à l'adoption de l'AVI comme standard dans le domaine des caméras DV. Aujourd'hui, il apparaît toutefois comme dépassé, puisque les formats multimédias modernes tels que l'AAC et l'AVC ne sont pas totalement supportés et que la mise en place de sous-titres et de chapitrages reste très contraignante.

Le successeur le plus probable de l'AVI est le MP4, qui permet de combler les principaux manquements du premier et qui semble se placer comme le conteneur multiplateforme universel de ses prochaines années. Malgré ses indéniables qualités, le conteneur open source Matroska ne provoque pas de véritable engouement au sein des grandes marques du secteur multimédia et par conséquent, le faible nombre d'appareils compatibles limite fortement le succès du MKV.




Le splitter permet d'extraire les différents composants d'un conteneur. Attention, cela n'a rien à voir avec les codecs. Sans splitter, un fichier multimédia ne peut être lu, que vous ayez ou non le codec correspondant.

Par défaut, Windows est fourni avec d'antiques splitters DirectShow, tels qu'AVI Splitter et MPEG-1 Stream Splitter, inclus dans la bibliothèque quartz.dll. Ainsi, Windows prend nativement en charge le splitting de fichiers AVI, MPEG2 ou encore MP3.

Le faible succès des conteneurs alternatifs peut être certainement expliqué par cette intégration native. De plus, cela participe à la mauvaise compréhension par les novices des différentes étapes de décodage d'un fichier multimédia, car ils l'ignorent l'importance de cet élément indispensable.

Pour lire les conteneurs Matroska, MP4 ou encore OGM, il faut un splitter dédié, tels que Haali Media Splitter ou les différents splitters Gabest, sans quoi la lecture de tels fichiers sera impossible, à moins que votre lecteur multimédia en intègre par défaut. Le support du MKV est réduit au strict minimum avec le splitter Gabest MKV, ainsi l'installation du Haali Media Splitter est fortement conseillée pour ce format.




Lors de l'ouverture d'un fichier multimédia, son type est analysé afin de connaître le type de conteneur en présence. Si un splitter correspondant est installé, celui-ci extrait les différents flux audio et vidéo, les démultiplexe si nécessaire et les redirige ensuite vers les filtres DirectShow (codecs) associés aux flux.

Une fois le décodage des frames effectué par les filtres, les signaux audio et vidéo sont finalement transmis aux pilotes son et graphique. Suivant le matériel et les drivers utilisés, d'autres traitements peuvent encore intervenir dans le pipeline de décompression et de traitement, tels que la réduction du bruit numérique de l'image par la carte graphique ou l'émulation d'un environnement sonore en 3D par le biais du pilote de la carte son.

Un bon moyen de savoir quel splitter et quelques filtres sont actifs lors du décodage d'un fichier est d'utiliser GraphEdit. Cliquer-déposer un fichier multimédia à l'intérieure de la fenêtre affiche le graphe de décodage du fichier. En cas d'activation d'un splitter ou d'un filtre DirectShow imprévu, DirectShow Filter Manager permet de désactiver rapidement le fauteur de trouble. Si un message d'erreur est retourné lors de l'ouverture du fichier par GraphEdit, alors le splitter correspondant au conteneur n'est pas installé.




Le premier projet FFDShow a été abandonné en 2004. Quelques mois plus tard, il fut repris par une petite équipe de développeurs sous le nom de FFDShow Tryout. Les dernières versions prennent en charge les CPU multicores, ainsi que de nombreux codecs. La plupart sont intégrés grâce à la bibliothèque libavcodec, laquelle offre une compatibilité avec la majorité des fichiers multimédias en circulation. En effet, les codecs les plus courants tels que DivX, x264, MOV, Fraps, Flash et MP3, AAC, AC3, OGG Vorbis, Flac, Real Audio et bien d'autres, sont pris en charge.



Une fois FFDShow installé, désactivez les filtres intégrés à votre lecteur multimédia. De cette façon, vous n'aurez pas perdu votre temps à installer une dizaine de splitters pour voir votre lecteur les ignorer et choisir ses propres filtres. L'intérêt d'installer des splitters au niveau global est justement de ne pas avoir à contrôler si oui ou non votre lecteur multimédia est compatible avec un conteneur donné. Cela permet également de lire un fichier multimédia avec le même rendu sur n'importe quel player DirectShow. Suivant le lecteur utilisé, la tâche est plus ou moins ardue. Avec Media Player Classic, la désactivation des filtres est très rapide. Avec d'autres player, comme GOM Player, la désactivation des filtres internes peut être particulièrement pénible.



En passant quelques minutes sur les nombreux réglages de FFDShow, il est possible de significativement améliorer la qualité des DVD et des vidéos.


Deblocking

L'un des paramètres les plus importants lors de la lecture de vidéos à bas et moyen bitrate est le deblocking. La plupart des codecs modernes sont basés sur la compression par blocs. L'algorithme de compression découpe l'image en blocs et identifie ceux devant être mise à jour en fonction du "déplacement des pixels" au cours d'une courte séquence vidéo. Si le bitrate de la vidéo est faible, un grand nombre de blocs sera visible.

Le SPP est de loin le meilleur algorithme de déblocage. Sélectionnez cette méthode de declocking dans le menu "Postprocessing". Toutefois, elle est extrêmement lourd et nécessite donc un processeur puissant si l'on veut au moins activer le deblocking horizontal et vertical. L'activation du contrôle automatique de la qualité permet dans tous les cas de réduire l'impact sur les performances et d'obtenir une lecture fluide. Le SPP fonctionne particulièrement bien sur les flux à bas et moyen bitrate, tels que les vidéos Flash ou les animés, mais il aura tendance à lisser l'image de façon trop prononcer lorsqu'activé sur un DivX de bonne qualité.



Dans ces cas-là, il suffit d'ajouter un peu de bruit grâce au menu "Noise" ou d'utiliser le deblocker "mplayer" qui offre de bons résultats tout en étant beaucoup moins lourd. Il existe une version lite du SPP, appelée "Fast SPP Deblocking". Elle est clairement à éviter puisqu'elle floute énormément l'image, mais son coût CPU est nettement plus faible que le SPP standard.


Désentrelacement

Par défaut, FFDShow n'effectue pas de désentrelacement sur la source vidéo, ce qui peut être dérangeant, notamment lors de la lecture de DVD. Plusieurs algorithmes sont disponibles, le meilleur étant clairement "5-tap lowpass", à la fois efficace et peu coûteux en ressource.




Upscaling

Une technique améliorant la qualité des vidéos de moyennes résolutions (DVD) est celle bien connue de l'upscaling. L'image est étirée à une haute résolution en utilisant un algorithme d'interpolation peu destructeur tel que le Spline ou le Lanczos. Cette méthode est particulièrement adaptée au visionnement de DVD sur une télévision HD et offre des résultats similaires aux puces d'upscaling installées dans un nombre croissant de platines de salon. Pour ce faire, il suffit d'appliquer la résolution native de l'écran sur lequel la vidéo sera affichée.




Espace de couleur - bandes noires

Certains players sont configurés comme en l'an 40. C'est le cas par exemple de GOM Player, qui utilise par défaut un espace de couleur Y'UV 16-235. Qu'est-ce que cela signifie? Le YUV est un espace colorimétrique restreint qui a été créé lors du passage du noir blanc à la couleur. Dans la pratique, si la vidéo que vous regardez possède des bandes noires, elles seront alors affichées non pas en noir (RBG 0,0,0) mais en gris foncé (RGB 16,16,16). Sur un écran de mauvaise qualité avec un faible taux de contraste, il se peut que la différence de profondeur du noir passe inaperçue. Cependant, sur la plupart des écrans LCD récents, ce défaut peut être particulièrement choquant. Afin de bénéficier d'un noir véritable, il faudra configurer le lecteur de façon à ce qu'il utilise l'espace de couleur RGB 24 ou 32 bits. Si la spécification de l'espace de couleur doit se faire sur le fichier source, FFDShow permet d'overrider facilement l'espace colorimétrique.




Son

Le principal intérêt de la fenêtre de configuration du décodeur audio réside dans la normalisation du volume, ce qui permet d'obtenir le même niveau de son quelque soit la source audio. La longueur du tampon permet de modifier la réactivité de la normalisation. En pratique, il est conseillé d'utiliser la plus grande valeur possible afin de réduire la fréquence des réajustements de volume.




Résumé

Il existe bien d'autres fonctionnalités qui n'ont pas été détaillées, comme la possibilité de créer des profils FFDShow et de les appliquer en fonction de conditions prédéfinies (codec, framerate, taille vidéo), d'ajouter un filtre afin d'améliorer la netteté de l'image (Sharpen) ou de réduire le bruit numérique (Noise Reduction). Tant de paramètres qui dépendent avant tout de vos préférences et du type de vidéos visionnées.
12 commentaires, dernier de moSk.

The Office - Le Bureau

Jeudi 24 juillet 2008 à 21 h 19
S'il n'y avait qu'une série américaine à citer pour son humour, sa fraîcheur ou encore son originalité, ce serait bien The Office. Une comédie qui se distingue par sa qualité d'écriture et le jeu de ses acteurs.


Le concept

"The Office" est avant tout un concept lancé par Ricky Gervais et Stephen Merchan pour la chaîne britannique BBC en 2001. La série se veut réaliste et prend la forme d'un reportage télévisé sur la vie au sein d'un bureau d'un fournisseur de papier. À la clef, situations insolites, apartés des différents employés, etc. De ce concept sont nées plusieurs adaptations de la série, chacune conservant la trame originale : une entreprise fournisseur de papier dirigée par un patron à l'humour complètement décalé, persuadé d'être admiré par ses employés. La série met également en avant l'assistant déjanté du patron et la relation amoureuse entre la réceptionniste et l'un des employés.

De ce concept sont nées plusieurs adaptations. L'une des plus fidèles est certainement la version française. En effet, Canal+ a produit la série nommée Le Bureau en 2004. Emmenée par l'excellent François Berléand, alias Gilles Triquet, la série a su parfaitement se démarquer de l'originale britannique et propose l'une des meilleures sitcoms comiques francophones. Malheureusement, la série ne comporte qu'une seule saison de 6 épisodes.




The Office US

L'une des dernières adaptations en date est américaine. Après une première saison particulièrement décevante, les scénaristes sont passés d'une vague copie de la version anglaise à une série totalement remaniée, avec un rythme plus rapide et un jeu d'acteur misant sur l'improvisation, notamment celles de Steve Carell (Micheal Scott) et Rainn Wilson (Dwight Schrute). De nombreux acteurs participent d'ailleurs à l'écriture du scénario, tels que B.J. Novak (Ryan, the Temp) ou Paul Lieberstein (Toby). De plus, contrairement aux versions anglaise et française qui tendent vers une vraisemblance totale, l'adaptation US se démarque par les situations burlesques dans lesquelles sont placés les personnages.



Suite à ce remaniement, les récompenses pleuvent (Emmy Award et Golden Globe) et l'audience augmente après chaque épisode. Actuellement, la série comporte 4 saisons d'une vingtaine d'épisodes chacune. Fait rare, la qualité semble s'améliorer à chaque épisode. La saison 4, raccourcie à 14 épisodes en raison de la grève des scénaristes, est à ce titre complètement déjantée, avec un épisode final hilarant. La série est en excellente santé puisque NBC a commandé 28 épisodes supplémentaires pour la saison 5 et qu'un "non spin-off" basé sur l'un des personnages secondaires sera lancé en 2009.


Extraits

Voici deux extraits parmi les deux meilleurs épisodes de la deuxième saison. Il s'agit de montages de 4 minutes résumant les épisodes "The Fire" et "The Injury".




Watch it

Chaque épisode dure une vingtaine de minutes et contrairement à la version UK, la série ne nécessite pas un niveau d'anglais faramineux. Si vous ne voulez pas débuter sur une mauvaise impression, commencez directement à la deuxième saison.
17 commentaires, dernier de .

Bilan de la simulation de vol militaire sur PC

Mercredi 11 juin 2008 à 17 h 54
S'il y avait bien un genre vidéoludique dans lequel le PC était roi, c'était bien celui de la simulation de vol. Il y a 10 ans, les sorties de simulateurs d'avions et d'hélicoptères étaient fréquentes. Malheureusement, ce genre tend à disparaître, lentement mais sûrement.


L'avant 2000 : l'heure de gloire

En 1995, Electronic Arts achète une licence Jane's, un organisme de renseignement militaire américain. S'en suit une avalanche de simulateurs de haut vol durant les cinq années ultérieures. Le premier simulateur majeur est Jane's F-15 Eagle, une véritable simulation hardcore sortie en 1998. Avionique réaliste oblige, un manuel papier de plusieurs centaines de pages accompagne le CD-ROM pour décrire les différents systèmes d'armes, les modes de bombardement, l'utilisation du radar ou encore les différentes tactiques de combats.



Une grande partie des boutons des deux cockpits du F-15E sont modélisés et cliquables, ce qui permettait de naviguer dans les écrans multifonctions de la même manière qu'un véritable pilote pour modifier la fréquence de balayage de l'antenne radar, varier la hauteur de déploiement des bombes à sous-munitions, verrouiller le système de navigation sur l'avion ravitailleur le plus proche ou encore larguer le réservoir de carburant central. Les amateurs d'hélicoptères ne sont pas en reste avec les excellents Longbow 1 et 2, simulateurs d'Apache AH-64.

Deux ans plus tard sort Jane's F/A-18, le dernier grand simulateur de Jane's Combat Simulation, une évolution de Jane's F-15 dotée d'une avionique et d'une modélisation des systèmes d'armes encore plus pointues. Malheureusement, le jeu n'est jamais sorti en France pour des raisons légales qui obligent les éditeurs à fournir une documentation en français. À l'époque déjà, la traduction d'un manuel de plusieurs centaines de pages n'était plus au goût de certains éditeurs.



En 1999 sort Falcon 4.0, la simulation civile de F-16C Block 50/52 la plus réaliste jamais créée, développée par le célèbre studio de MicroProse fondé par Sid Meier (Civilisation, Pirates, Grand Prix 3). Le jeu incorporait notamment une campagne dynamique en temps réel regroupant plusieurs centaines d'unités. Toutefois, la version finale du jeu est extrêmement bogué et coûteuse en ressource matérielle, notamment en mode campagne dynamique. Naturellement, ce jeu a profité d'une plus forte popularité (en France) que Jane's F/A-18, alors indisponible.



Tout comme les FPS quelques années plus tard, les simulateurs ont aussi connu leurs époques Word War 2, avec B-17 II: The Mighty Eight, Battle of Britain, Combat Flight Simulator, Red Baron 2 ou encore Jane's WWII Fighters (basé sur le moteur de Jane's F-15).


L'après 2000 : l'avènement des simulateurs softcore

Depuis les années 2000, on note une nette diminution du nombre de sortie sur le marché des simulateurs de vols ainsi qu'une disparition presque totale des simulateurs hardcore. Tout d'abord, Electronic Arts n'a pas renouvelé sa licence Jane's en 2000 et ils n'ont malheureusement plus développé de simulateur, alors qu'ils bénéficiaient d'une expérience de premier ordre dans le domaine de la simulation. De plus, Microprose, le développeur de Falcon 4.0, European Air War et B-17 II, fut successivement pillé par Hasbro Interactive, lui-même racheté par Infogramme au début des années 2000. Suite aux déboires de ce dernier, ce studio phare des années 90 fut définitivement fermé en 2002. Son dernier jeu fut Geoff Crammond's Grand Prix 4, un simulateur de Formule 1.

En 2001 sort le messie qui allait concilier facilité de prise en main, plaisir de pilotage et fun : IL-2 Sturmovik développé par Maddox Games. C'est une simulation que l'on peut qualifier de « softcore », à mi-chemin entre un European Air War et un Combat Flight Simulator 2. Les points forts du jeu sont entre autres le grand nombre d'appareils pilotables disponibles et un excellent mode multijoueur. Vu le succès du premier épisode, plusieurs add-ons et extensions stand-alone ont été réalisées : Forgotten Battles, Ace Expansion Pack , Pacific Fighter et IL-2 Sturmovik 1946. Rien que ça.



Au niveau des simulateurs modernes, la situation est moins excitante. Le moyen Flanker 2.0 et le non moins meilleur Lock-On Modern Air Combat prennent pratiquement des airs de simulateurs arcades comparés à Falcon 4.0 ou Jane's F/A-18. En effet, l'avionique et les systèmes d'armes des avions sont modélisés au strict minimum et les cockpits ne sont pas cliquables, ce qui limite les possibilités d'interaction au seul clavier.



Trois jeux ont été sciemment oubliés : Falcon 4.0 Allied Assault, Battle of Britain 2 et Enemy Engage 2. Ces trois jeux sont malheureusement des rééditions des versions sorties plusieurs années auparavant, avec toutefois de légères améliorations graphiques, des corrections de bogues et de légères évolutions. Cela laisse toutefois un goût amer dans la bouche lorsque l'on possède déjà les versions originales de ses jeux et qu'un grand nombre de modifications amateurs permet de surpasser sans mal les versions rééditées.

Il est à noter que l'éditeur des deux principales simulations actuelles, à savoir IL-2 et Lock On, est Ubisoft. Un éditeur important dans le domaine de la simulation, mais qui s'est néanmoins borné à ne sortir qu'un pauvre manuel d'une trentaine de pages seulement pour Lock On et qui n'a fait que de nous abreuver d'add-ons d'IL-2 durant plus de 6 ans sans aucune évolution majeure.


L'après 2008

Annoncé pour la première fois en 2003 par Maddox Games, les créateurs de IL-2 Sturmovik, Storm of War : Battle of Britain est une version remise au goût du jour d'IL-2. Le développement semble avoir été mis en pause par Ubisoft durant quelques années et au vu des dernières interviews, ce jeu apparaît simplement comme une mise à jour d'IL2 dans le contexte de la guerre d'Angleterre. La date de sortie devrait se situer en 2009.

Pendant ce temps, le piètre Gaijin Entertainment développe IL-2 Sturmovik : Birds Of Prey, une version simplifiée du simulateur de Maddox Games, dont ils s'acharnent à dire à qui veut bien l'entendre qu'aucune concession n'a été faite en termes de gameplay. Hormis quelques fanboys qui attendent une véritable simulation sur console, personne ne les croit.



Du côté de l'aviation moderne, le simulateur d'hélicoptère KA-50 BlackShark semble très prometteur. Il utilise le moteur de Lock On/Flamming Cliff et il est attendu depuis environs 3 ans et risque bien de l'être pendant de nombreux mois encore. À la vue des vidéos de démonstration, la modélisation de l'avionique est absolument phénoménale et ce simulateur place la barre très haut, bien au-delà de celle fixée il y a maintenant 10 ans par Longbow 2.



Dernier simulateur hardcore en développement, Fighter Ops, d'abord basé sur le moteur OpenGL de X-Plane, moteur dont les créateurs tendent à s'éloigner au fur et à mesure du développement afin de créer leur propre moteur graphique DirectX. Trop ambitieux au départ puisque les développeurs pensaient intégrer plusieurs avions pilotables, tels que le F15 et l'A10, ils se concentrent désormais sur l'appareil d'entraînement T38. La sortie du jeu n'est malheureusement pas attendue avant très longtemps.



Pendant ce temps-là, devant le succès rencontré par l'Ace Combat 6 de Namco sur Xbox 360, Ubisoft préfère se concentrer sur Hawx, un nouveau « simulateur » arcade naturellement basée sur une licence Tom Clancy, plutôt que de favoriser le développement du successeur d'IL2 Sturmovik. La modélisation des cockpits est simpliste, la désactivation des assistances électroniques permet d'effectuer des figures rocambolesques et les trajectoires d'attaque et d'évasion sont affichées sous forme de gigantesques triangles holographiques.




Résumé

La fin des années 90 fut l'heure de gloire des simulateurs sur PC. Que ce soit Falcon 4.0 ou Jane's F/A-18, les simeurs n'étaient pas en reste. Malheureusement, avec la mort des studios de développement Jane's Combat Simulation et Microprose, le marché de la simulation a totalement implosé. Imaginez une situation où EA et Konami fermaient leur studio de développement de jeux de sport, il n'y aurait par exemple plus aucun jeu de Football valable durant de nombreuses années. C'est pourtant ce qu'il s'est passé avec le marché de la simulation hardcore, puisqu'aucun éditeur n'a repris le flambeau.

Des jeux softcore tels qu'IL-2 ou Lock On sont alors apparus dans le ciel des joueurs. Autant le premier a su conserver une avionique simple tout en mettant un point d'orgue sur le plaisir de pilotage, autant Lock On s'est avéré extrêmement décevant pour les simeurs attendant un remplaçant pour leur vieillissant Falcon 4. Ceux-ci ont d'ailleurs été plus que déçus lorsque Falcon 4 fut réédité, entre autres, alors qu'un grand nombre de mods amateurs surpassaient allégrement la version commerciale de Falcon 4 Allied Assault.

Le futur de la simulation semble particulièrement sombre, avec de nouveaux simulateurs comme Battle of Britain ou BlackShark qui tardent à sortir, alors qu'ils furent annoncés il y a plus de 3 ans. Les grands éditeurs favorisent désormais le casual gaming et semblent avoir définitivement mis à l'écart ces jeux où la courbe de progression est lente, mais non moins gratifiante et où la lecture d'un feuillet de 4 pages ne suffit pas à maîtriser le gameplay en quelques minutes...
27 commentaires, dernier de .

Guide d'achat PC pour joueurs

Dimanche 13 avril 2008 à 19 h 52
Pour le plus grand bonheur des acheteurs, on observe depuis plusieurs mois un net ralentissement de l'innovation dans le domaine des cartes graphiques/processeurs/chipsets. En effet, Nvidia recycle son GPU économique G92 à tour de bras avec les 8800 GT/GTS, les 9600 GT et 9800 GTX/GX2. De plus, Intel n'a pas sorti de relève à son chipset P35 et se contente de renouveler son assortiment de CPU Core 2 avec une finesse de gravure plus faible et un jeu d'instructions optimisé pour les applications multimédia.

De l'autre côté, AMD semble définitivement écarté de la course aux performances sur le marché des processeurs, tandis qu'ATI tente de survivre à coup de baisse de prix sur son assortiment moyen de gamme.

Il ne faut pas oublier le prix extrêmement faible de la mémoire, dû aux stocks très importants de puces DDR2. En effet, 4 Go de mémoire DDR2 se négocient aux alentours 100 euros !


Configuration 1 : jeux budget



Pour moins de 600 euros, une tour de jeux aura rarement été aussi avantageuse. Une carte graphique performante, un processeur facilement overclockable, le tout dans un boîtier moyen de gamme relativement silencieux. Pour les overclockeurs en herbe, les Pentium Dual Core dont les premiers prix avoisinent 50 euros sont extrêmement intéressants de par leur capacité d'overclocking très élevées.

L'écran 19" pourra être remplacé par un 20", comme le non moins vieux Samsung SyncMaster 206BW. Toutefois, sa résolution native est de 1680*1050 pixels, ce qui en refroidira plus d'un sur un jeu tel que Crysis. Pour les allergiques aux dalles TN et 16/10, le Belinea 1980 S2 reste le meilleur choix en 19", grâce à son format 5/4 et sa dalle Premium-MVA.

Le clavier Logitech Ultra-X Flat offre une frappe de type portable, rapide et silencieuse. La souris MX400 possède une forme ergonomique et un capteur LASER. En fonction de vos goûts, elle pourra être avantageusement remplacée par une souris typée gamers : Logitech G5, Microsoft SideWinder, Razer Death Adder, Ikari Laser Mouse, etc.


Configuration 2 : jeux 20"



Une configuration très équilibrée, avec un boîtier compact et silencieux accompagné d'une alimentation modulaire de qualité. Le ventirad OCZ permettra un overclocking aisé du processeur. Dans cette gamme de prix, la GeForce 8800 GT est incontournable grâce à son excellent rapport qualité/prix.


Configuration 3 : jeux 22"



La configuration haut de gamme parfaite, dotée d'un boîtier spacieux et prête pour un overclocking poussé grâce au CPU supportant facilement 4 GHz. On passe ici à 3 voire 4 Go de RAM, non pas parce cela est indispensable, mais parce qu'avec un prix aussi faible, il serait dommage de s'en priver.

La 8800 GTS 512 Mo sera plus à l'aise dans les hautes résolutions que la 8800 GT, notamment lors de l'utilisation de l'antialiasing et du filtrage anisotropique. Récemment sortie, la 9800 GTX n'est qu'un clone overclocké de la 8800 GTS. Ainsi, elle se révèle peu intéressante, d'autant plus que l'on peut encore trouver des 8800 GTX 768 Mo aux alentours de 270 euros. Bien que cette dernière soit plus vieille d'un an et demi que la 8800 GTS et la 9800 GTX, elle est plus performante dans certaines situations grâce à sa plus grande capacité mémoire et son interface mémoire de 384 bit.

L'écran ViewSonic cité est polyvalent, correctement réglé et doté d'une garantie 0 pixel mort. Toutefois, il pourra être remplacé par le Iolair MB24W 24" 8ms, écran d'entrée de gamme 24" doté d'une dalle très réactive et rencontrant actuellement un énorme succès grâce à son prix planché de 300 euros.

Le micro-casque Sennheiser PC151 de la configuration 2 laisse sa place au casque fermé Koss SB49, digne successeur du SB45, qui offre un excellent rendu ainsi qu'un microphone de très bonne qualité.


Configuration 4 : jeux 24"



Une configuration de luxe, doté de la carte graphique la plus performante du moment. Attention toutefois aux problèmes de pilotes inhérents aux cartes graphiques multi-GPU. Comprenez par là qu'il s'agit d'un produit temporaire qui a été créé dans le seul but de reprendre le leadership sur le segment haut de gamme et que le support de cette carte au niveau des drivers pourrait se révéler catastrophique, comme l'a été celui de la 7950 GX2 ou comme l'est actuellement celui de la HD3870X2... Ainsi, une configuration SLI embarquant 2 GeForce 8800 GT/GTS pourrait dans certains cas se révéler plus pérenne pour un coût identique, bien que consommant plus et occupant plus d'espace.

L'écran Iiyama B2403WS est une valeur sûre depuis plusieurs mois. En effet, il offre une réactivité de 2 ms et un rendu des couleurs de bon niveau. Son clone est le Belinea o.display 24 4.1, en version blanche uniquement.


FAQ

Quelle marque pour la carte graphique ?

Peu importe, la plupart des marques utilisent le même design. Au mieux, choisissez en fonction du bundle, de la garantie offerte par le constructeur et du système de refroidissement, car de plus en plus de constructeurs utilisent des ventirads silencieux Zalman, Arctic Cooling ou CoolerMaster pour se différencier de la concurrence.

2, 3 ou 4 Go de mémoire ?

2 Go reste encore largement suffisant pour un PC orienté jeu. Pour les utilisateurs plus exigeants, 3 ou 4 Go pourra se révéler très intéressant compte tenu du coût très bas de la mémoire.

Windows XP ou Vista ?

Pour l'instant, Vista ne représente AUCUN intérêt pour le jeu sur PC. De plus, les éditeurs effectuant de plus en plus de portages entre console et PC, DirectX9 va rester la norme pour de nombreux mois encore, car celles-ci utilisent des puces graphiques dérivées des architectures DirectX9, à savoir ATI R500 pour la XBox 360 et Nvidia G70 pour la PlayStation 3.

Comment minimiser le prix et maximiser la puissance ?

Prenez simplement la première configuration citée, associée à une carte graphique 8800 GT/GTS 512 Mo et overclockez fortement le CPU ou choisissez un processeur haut de gamme comme l'E8400 ou le Q9300.

Où acheter ?

Les magasins en ligne Materiel.net, LDLC, Prodimex (Suisse uniquement), ComputerMSA (Belgique) ont une excellente réputation en termes de SAV, bien que les prix du premier soient généralement plus élevés.
44 commentaires, dernier de Ba7oU.

Optimisations pour Crysis: Pydon's Shaders Tweak

Mercredi 28 novembre 2007 à 21 h 39
Présentation

Le Pydon's Shaders Tweak a été créé pour optimiser le framerate de Crysis. Il permet de jouer en "Qualité Elevé" ou "Très Elevé", mais avec des options de shaders retravaillées, afin de gagner en fluidité tout en gardant un niveau visuel très proche du jeu original. Ce tweak est compatible avec toutes les versions de Crysis (mode solo et multi-joueurs). De plus, il ne modifie pas vos fichiers originaux.


Que change le Pydon's Shaders Tweak?

- améliore le framerate jusqu'à 33% en mode "Elevé" et 50% en mode "Très Elevé"
- augmente la densité de la végétation
- augmente la distance de vue des rochers et de la végétation
- améliore la qualité de l'eau
- améliore grandement la qualité des textures distantes (bug du jeu original)
- améliore grandement les performances lors des combats
- retire les effets de flou, sauf lors des explosions et d'un bas niveau de vie


A qui s'adresse le Pydon's Shaders Tweak?

- aux joueurs qui utilisent le mode "Elevé" ou "Très élevé" et voulant grandement améliorer la fluidité de Crysis
- aux joueurs qui utilisent le mode "Moyen" et voulant obtenir un rendu proche du mode "Elevé" sans plomber les performances
- aux joueurs qui privilégient le framerate mais ne voulant pas réduire la qualité du rendu graphique
- aux possesseurs de carte graphique haut de gamme frustrés par le manque d'optimisation


Téléchargement

Pydon's Shaders Tweak 1.4 Installeur (FileFront.com, 300 ko)
Pydon's Shaders Tweak 1.4 Installeur (RapidShare.com, 300 ko)


Installation

- Lancez l'installeur et suivez les instructions
- Lancez le jeu


Comparatif










Changelog

version 1.4
- nouvel installeur
- améliorations mineures



Tous les détails sur Clubic...
29 commentaires, dernier de .

XNeat Windows Manager

Samedi 24 novembre 2007 à 16 h 24


Quiconque travaille régulièrement avec Windows se rend compte que l'ergonomie du gestionnaire de fenêtres n'a pas évolué depuis 12 ans et qu'il est clairement en retrait par rapport aux concurrents. Des fonctionnalités aussi basiques que le "Always on Top", la transparence des fenêtres ou le tri des boutons de la barre des tâches n'a jamais été implémenté par Microsoft.


Présentation

C'est alors qu'entre en jeu XNeat, un logiciel qui permet d'améliorer la gestion des fenêtres sous Windows. Il permet d'afficher une fenêtre au premier plan, d'en modifier la transparence, de l'envoyer dans le systray ou même de la masquer. En cliquant avec le bouton droit sur la barre de titre d'une fenêtre, vous obtenez le menu contextuel suivant:



XNeat détecte également les clics du bouton central:




Concernant la gestion de la barre des tâches, vous pouvez fermer une fenêtre avec le clic central de la souris et même trier les boutons par cliquer-déposer:




De plus, en appuyant sur WIN+Espace, vous afficherez un menu rapide facilitant la gestion des fenêtres:




Téléchargement

XNeat Windows Manager (freeware, 500ko, pour Windows XP et Vista 32 bit)

XNeat mérite clairement sa place au rang des logiciels indispensables, au même titre que TaskSwitchXP, Unlocker, Rocketdock ou encore TeraCopy, car ils permettent vraiment d'améliorer la productivité sous Windows XP et Vista (32 bit).
17 commentaires, dernier de pydon.

Guide de l'overclocking 2.0

Samedi 3 novembre 2007 à 15 h 22
Mise à jour

Après plusieurs mois de bons et loyaux services, mon guide pour l'overclocking pour processeurs Intel nécessitait quelques ajouts et modifications :

- overclocking automatique et logicielle
- mise à jour du guide d'achat
- réglages CPU PLL, Strap, tensions minimales
- support du chipset X38
- support de la mémoire DDR3
- support des processeurs Penryn
- remaniement des sections
- précisions et améliorations diverses



Consulter le guide : Overclex.net

Télécharger le guide : pydon.guide.overclocking.intel.pdf (850 Ko)
________________________________________________________________________________________________________

Avant-propos

Le guide suivant est dédié à l'overclocking des processeurs Intel de type Core 2 Duo, Quad et Pentium Dual Core, qui possèdent un excellent potentiel en termes de "surcadençage". Souvent, les forums spécialisés regorgent d'une multitude de tutoriels au sujet de l'overclocking, mais ils sont généralement trop génériques, incomplets et totalement inadaptés aux débutants. Ce dossier a donc été réalisé afin que chacun puisse overclocker simplement son processeur Intel en comprenant les réglages à effectuer. Cet article est basé sur les principales marques et chipsets du marché. Il en reprend ainsi les terminologies afin d'éviter toute confusion sur les paramètres à appliquer. Finalement, il est sensé fournir une base de connaissances solide pour l'apprentissage et la compréhension de l'overclocking.


Fantômes de l'overclocking

L'overclocking effraie généralement les débutants pour plusieurs raisons. Premièrement, il est souvent mystifié et serait soi-disant réservé à une élite. Deuxièmement, il serait dangereux et réduirait radicalement la durée de vie des composants.



Toutefois, il faut savoir que les CPU modernes, en particulier les derniers processeurs Intel, disposent de protections contre la surchauffe empêchant toute détérioration du processeur liée à un montage incorrect du radiateur ou à la faiblesse du refroidissement. De plus, certaines cartes mères disposent de système d'extinction de la machine en cas d'avarie, sans parler des batteries de tests de pré-démarrage détectant les réglages incohérents du BIOS. En outre, il n'a jamais été véritablement prouvé que l'overclocking, à part en spécifiant des tensions trop élevées, diminuait la durée de vie du matériel dans des valeurs inacceptables, c'est-à-dire inférieures à 5 ans.

Finalement, le "traumatisme de l'écran noir" en cas de mauvais paramétrage du BIOS et le Clear CMOS s'en suivant est généralement une épreuve qui en découragera plus d'un. Toutefois, ce guide a été créé dans l'optique de défaire ces craintes grâce à une meilleure connaissance des réglages à effectuer.


La suite sur Overclex.net...

Analyse du marché des cartes graphiques

Dimanche 7 octobre 2007 à 20 h 23
Le segment moyen de gamme des cartes graphiques est en passe de subir d'importants chamboulements dans les semaines à venir. Voici un résumé de la situation actuelle et des futurs produits d'ATI et nVidia.


Radeon 9700 made in nVidia

Il y a 1 an, nVidia nous gratifie de son GPU haut de gamme G80, une réussite indiscutable tant au niveau des performances que de la qualité d'affichage et du système de refroidissement. En clair, un produit dans la lignée des Radeon 9700, hormis quelques problèmes d'encombrement pour les GF 8800 GTX et Ultra.




GeForce FX made in ATI

7 mois plus tard, ATI réplique fébrilement avec le R600, maintes fois reporté en raison de nombreux problèmes d'architecture et de gravure. A la clé, ROPs buggés, architecture mal maîtrisée, pilotes totalement immatures se traduisant par des performances DirectX10 à la rue, le tout saupoudré d'une consommation et d'une nuisance sonore supérieures aux GF 8800. Seules une tarification relativement agressive et de bonnes performances en rendu DirectX9 lui évitent le ridicule, malgré ses airs de GeForce FX.




Nihil

Depuis le printemps 2007, absolument rien, le calme plat, si ce n'est de vulgaires déclinaisons bas de gamme ou pseudo-moyennes de gamme des deux GPU cités, soient la GF 8600 GTS et la HD 2600 XT, aussi peu convaincantes l'une que l'autre. En résumé, ce marché a été purement et simplement déserté et le joueur lambda a dû se cantonner à des produits d'anciennes générations, à savoir les Radeon X1950 Pro et XT qui commencent clairement à montrer leur limite sur des jeux récents come Bioshock, World in Conflict, Crysis, etc.


« Courrez, aussi vite que vous pourrez ! »

Toutefois, depuis la rentrée, le nombre d'annonces concernant l'arrivée de nouvelles cartes graphiques explose. ATI et nVidia se sont enfin lancés dans la conquête du segment Mainstream/Performance, « pour le plus grand bien du consommateur © ». Cependant, le nombre de produits annoncés risque certainement de donner des boutons à la plupart des acheteurs.


Les soldes

À l'image de nVidia avec sa GF 7900 GTO un an auparavant, ATI tire le premier avec une braderie sur son vieux GPU R600, vendu au rabais sous le nom de HD 2900 Pro, une version sous-cadencée de la HD 2900 XT et en quantité très limitée. Sortie il y a quelques jours, cette carte graphique s'avère fortement intéressante pour le jeu en mode DirectX 9. Malheureusement, elle garde tous les défauts de sa grande soeur : consommation, nuisance sonore et performances DX10 ridicules.

Ce déstockage est dû à l'arrivée le 19 novembre de la HD 2950 Pro, alias RV670, un « die-shrink » du R600 gravé en 55nm, supportant DirectX 10.1, le PCI-Express 2.0 et annoncée en deux versions, « Gladiator » et « Revival ». Toutefois, l'architecture ne semble pas avoir bénéficié d'une quelconque mise à jour et les problèmes de performances en rendu DirectX10 pourraient bien perdurer en attendant l'arrivée hypothétique de drivers correctes. Début 2008, une nouvelle puce haut de gamme remplacera le R600. Nommée R680 et probablement appelée Radeon HD 2950 XT, cette puce sera gravée en 55nm et devrait ainsi supporter des fréquences plus élevées que le R600. Aux dernières nouvelles, ATI prépare également une carte graphique bi-GPU, la HD 2950 X2X, équipée de deux GPU RV670 en CrossFire, certainement aussi inutile que hors de prix.


Recyclage

nVidia réagit avec la préparation du G92, annoncé le 12 novembre, puis avancée au 29 octobre. D'abord appelé GF 8700 GTS, puis GF 8800 GT, cette carte devrait avoir des performances très proches de la GF 8800 GTS actuelle, avec un design single-slot et un système de refroidissement annoncé comme silencieux. Pour éviter une cannibalisation au sein de la gamme, nVidia sortirait une GF 8800 GTS 640 Mo v2 annoncée pour la fin de l'année et disposant de plus d'unités de calcul afin d'augmenter la différence de performances avec la GF 8800 GT. Notez également la disparition pure et simple de la GF 8800 GTS 320 Mo et 640 Mo.




Résumé

Pour cette fin d'année, pas moins de 7 cartes graphiques seront lancées. Du jamais vu. Après s'être tourné les pouces durant un an, les deux constructeurs surréagissent avec une hyper segmentation du secteur moyen de gamme.



MAJ: sortie des 8800GT avancée au 29 octobre 2007
MAJ: Radeon HD2950Pro renommé en HD3850 et HD3870


À n'en pas douter, les fêtes risquent d'être un véritable calvaire pour le joueur voulant enfin acquérir une carte graphique DirectX10 à la fois performante et abordable...
21 commentaires, dernier de .