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Furtif

Samedi 20 août 2005 à 19 h 37

*Passe le doigt sur son blog*
Tiens c'est poussiéreux.


Depuis quelques temps déjà j'étais intrigué par des affiches de teasing pour le film "FURTIF" dans le métro parisien.
Aujourd'hui à la vue de la bande annonce et du scénario je peux affirmer qu'on tient là une futur référence du genre.


Synopsis Allocine:
Ben, Kara et Henry sont les pilotes d'essai d'avions de combat furtifs ultrasophistiqués. Lorsque le capitaine Cummings leur présente EDI, un avion de combat à intelligence artificielle sans pilote humain, Ben est réticent. Mais lors de leur première mission, EDI se révèle un "pilote" hors pair et élimine leur cible avec succès. Sur le vol de retour, EDI est touché par la foudre. Le cerveau du drone a des réactions étranges. Malgré les réserves de Ben et de Henry, Cummings déclare EDI bon pour le service. Lors de leur mission suivante, contre un baron du crime disposant d'armes nucléaires en Chine, EDI a de nouveaux problèmes, et Ben décide d'annuler la mission... mais EDI refuse d'obéir à ses ordres et mène tout de même l'attaque. A présent, EDI a décidé d'accomplir une mission top secrète qui, si elle aboutit, pourrait bien entraîner une guerre nucléaire à l'échelle mondiale...



Je parie que le noir va se sacrifier à un moment du film


Je vois d'ici la fin du film: La femelle du groupe qui s'adresse au super avion de la mort par l'intercom en pleurant, 30 secondes avant que celui-ci ne largue une bombe nucléaire sur Manhattan: "Nonn ne fais pas ça... je sais que tu as un fond d'humanité en toi... *snif*"
Et après 30 secondes de silence radio durant lesquelles le stress aura atteint son paroxysme, l'avion va décrocher et aller se poser comme une fleur sur une piste militaire.
Vive l'Amérique.

Un futur nouveau "Roman-Photo-Critique-Ciné" en perspective.

Moi qui aime les avions je vais être servi. Rendez vous mercredi prochain, donc.
"Le 24 Août, oxygène recommandé dans les salles" (dixit l'affiche)
8 commentaires, dernier de Idaho.

Le "Roman-Photo-Critique-Ciné"

Samedi 8 janvier 2005 à 15 h 27
Avertissement: Cinématographiquement parlant j'ai des «goûts de merde » (dixit mon entourage). Je n'aime que très rarement ce qui fait recette au cinéma, et mon cerveau n'arrive pas à assimiler l'intérêt d'un géniallissime-trop-cool-ça-déchire « Seigneur des anneaux » , « Spiderman 2 » ou autre film du même acabit. Vous voilà prévenu pour la suite.


Pour moi il y a deux catégories de films catastrophe:
1)-les nuls qui sont juste à chier: au hasard Twister ( le genre de film qu'on regarde même pas jusqu'à la fin tellement c'est ridicule et qu'on s'emmerde)
2)-les nuls tellement à chier qu'ils en sont drôles: au hasard Armageddon

Aujourd'hui, test de l'extrême: J'ai regardé pour vous « FUSION: The Core »
Enfaîte ça fait pas mal de temps que je l'ai vu mais je l'ai trouvé tellement excellent pour un film de la 2nd catégorie que je ne peux pas m'empêcher d'en faire la pub, car -constat dramatique- ce film n'a pas rencontré son public (du moins je ne connais personne qui l'ai vu).

L'affiche du film
Des flammes, une ville, un plan large sur la Terre, des spationautes. Pas de doute c'est un film catastrophe.
L'accroche: « Le danger est déjà au centre de la Terre ».
Comme ça au moins on est fixé, ils s'adressent aux films catastrophes « à astéroïde ». Bruce Willis n'a qu'a bien se tenir.


Synopsis (copier-coller allociné):

Pour des raisons inconnues, le noyau interne de la Terre a cessé de tourner sur lui-même. Le champ magnétique de la planète s'effondre, provoquant sous les latitudes les plus diverses une dramatique et spectaculaire série d'accidents.
Face à cette catastrophe sans précédent, le gouvernement américain convoque le géophysicien Josh Keyes, une poignée de savants de réputation internationale et un tandem de spationautes, la Major Rebecca Childs et le Commandant Iverson. Leur objectif : lancer dans les profondeurs du manteau terrestre une capsule habitée et provoquer des explosions nucléaires en chaîne pour réactiver le noyau et ainsi sauver le monde d'une destruction imminente.

Oh mon dieu, en voilà un scénario qu'il est bon. Là vous vous dîtes: « Je vois d'ici les clichés et les aberrations scientifiques classiques d'un film catastrophe ».
Ce à quoi je réponds: exactement.
Ce film est un pur bonheur de par sa concentration de clichés/conneries débités à la minute.

Il est possible que des faits soient déformés, ça fait pas mal de temps que je l'ai vu et je n'ai plus ma copie de sauvegarde. Cela dit, au moins une certitude: les faits décrits dans les images qui vont suivre sont totalement en décalage avec l'oeuvre originale. Je vais en plus éviter de spoiler le film (ça serait franchement dommage).

Les clichés:
-la théorie de notre scientifique reniée par tous ces confrère va finalement s'avérer exacte. « Je vous l'avais bien dit »
-l'ami du héros meure très vite ( so sad ).
-l 'ami de l'héroïne meure très vite ( so sad²)
-le noir de service va se sacrifier (c'est une constante dans les films US).
-l'informatique au cinéma: on échappe ici au « photoshop v24 » capable d'un zoom x8000 avec dépixelage en temps réel, mais c'est pour se retrouver avec le cliché de l'ado hacker capable ni plus ni moins que de contrôler l'internet multimédia mondial.
-les habituelles discussions à la maison blanche ( oui il n'y a que les américains qui savent) pour finalement décider de tout cacher au public.
-La bonnasse intelligente de service
-Le gentil qui enfaîte est méchant, mais enfaîte pas vraiment puisqu'il est gentil (ok un peu d'originalité sur la fin)
-des morts, beaucoup
-des incidents techniques, beaucoup
-des idées qui nous sauvent à la dernière minute, beaucoup



Présentation des protagonistes de notre aventure:




Le beau scientifique ténébreux, mais tellement plus malin que tout le monde.




Après quelques catastrophes, et des discussions avec les hautes sphères gouvernementales, les USA décident de fabriquer un véhicule pour atteindre le coeur de la Terre.
Comment légitimer qu'un véhicule résiste à des températures à beaucoup de zéros, et à des pressions avec encore plus beaucoup de zéros? Facile, on invente un nouveau matériau aux propriétés géniales: plus il est chaud, plus il est résistant. Eh ouai, ni plus ni moins qu'une réinvention de la physique. Sont forts ces américains.




Heureusement on a échappé au design classique des foreuses dans ce genre de films (le modèle tortue ninja avec un gros cône qui tourne à l'avant). Dans « FUSION:The Core » la machine en question a plus un look de train (assez original et sympa, sans ironie aucune) avec au niveau de sa tête une gatling du futur qui tire des rayons lasers. Trop top: ici une démonstration à l'air libre:




Évidemment ce matériel était déjà prêt et attendait juste une catastrophe de ce genre pour servir.
Résultat, la bête est montée en une dizaine de jours. Sont forts ces américains.
Mais qui va piloter la machine? Les scientifiques c'est que des géologues, pas des fou-fou qui pilotent des foreuses. Eh bein évidement on va engager des spationautes.
J 'ai pas compris le rapport non plus mais à priori fallait que ça soit eux.

L'héroïne est justement pilote à la Nasa, tout comme son pote. Le hasard fait bien les choses. Et après quelques problèmes avec la justice (heureusement elle était innocente) elle va rejoindre la troupe.



Ils bossent tous ensemble et forcement ça crée des liens.



Pendant ce temps là les USA sortent notre jeune hacker de prison pour contrôler l'internet multimédia mondial, pour empêcher des fuites d'informations et la panique des pauvre idiots que nous sommes.




Pendant ce temps au QG...




La machine est prête. Quelques essais, et ça sera bientôt le départ !




Après une magnifique scène de lancement digne des plus beaux tirs de fusées (sauf que là ça part vers le bas) notre joyeuse équipe commence son forage vers le centre de la Terre.




Là en tant que spectateur candide et un peu blasé je me demandais comment ils allaient réussir à créer des effets de surprises, et à faire mourir des gens dans un tube de 5 mètres de diamètre.
Et soudain arrive LA scène du film...
Ils ont quand même pas osé faire ce que je pense qu'ils ont osé?... Ah... Bein... Ok... Ils ont osé...
Sans spoiler, les scénaristes ont réussi à justifier une sortie extra véhiculaire. Rien que ça.
Et malgré le fait que cette situation n'était pas dutout prévue, ils avaient quand même tout le matériel pour y faire face. Chapeau les Américains.
Pour ceux qui veulent savoir sans attendre de voir le film:


[SPOILER] Ils découvrent pendant leur dscente qu'il y a des grumeaux completement creux de plusieurs centaines de mètres de diamètre qui se baladent dans le manteau terrestre (la lave)... Putain respect qd même, fallait y penser. Du coup on a le droit à une scène où la foreuse rentre dans un grumeau, avec à la clé un dialogue du genre: « OH PUTAIN ON VA FAIRE UNE CHUTE DE 200 METRES DANS LE VIDE ACCROCHEZ VOUS!!!! ».
Et ils la font. Et ils meurent même pas. Non franchement, respect. [/SPOILER]






Ils font donc leur sortie extra véhiculaire, avec une scène aux airs de déjà vu:




Évidemment ça pouvait pas se finir aussi simplement. Rien ne marche comme il faudrait avec le matériel US, et va falloir se sacrifier pour réparer ça.




Après beaucoup d'autres péripéties, de morts, de trahisons, d'idées-géniales-à-la-dernière-minute, de sauvage de monde...
Nos Héros sont condamnés.




Mais...





Pour connaître la fin va falloir le regarder.
Ce que je suis fourbe.


Note: Un détail qui diffère des autres films du genre, ici les militaires sont plutôt décrédibilisés (ça change de l'idolâtrerie aveugle et du patriotisme habituel) puisque pour résumer c'est des gros conards. A noter que la France semble avoir un rôle dans le film puisque les têtes nucléaires sont estampillées de notre drapeau national, mais l'explication du comment de la chose n'est pas présente (l'explication a sûrement sauté au montage).


Au final, j'ai bien rigolé, et je ne me suis pas du tout emmerdé. Je ne m'avancerai pas trop en disant que «FUSION: The Core» (j'adore ce titre) est nettement au dessus des productions habituelles de type Armageddon.
Et si vous pensez que ce film est complètement capilotracté voilà une note copié-collée du site allociné:

« De nombreux conseillers techniques étaient sur les plateaux de Fusion pour s'assurer de la véracité des scènes : militaires, savants, astronautes de la NASA. Pour préparer leur rôle, les comédiens ont par ailleurs rencontré de nombreux professionnels. Ainsi DJ Qualls, qui incarne un génie de l'informatique, a-t-il croisé des pirates informatiques réhabilités alors que Hilary Swank et Bruce Greenwood, envoyés au centre de la Terre dans le film, ont discuté avec deux astronautes : Tom D. Jones et le Colonel Susan Helms. »

Qu'on se le dise, «FUSION: The Core» est un documentaire sur la géologie. Demandez à le regarder en classe de SVT.

Le désastre actimel

Vendredi 7 janvier 2005 à 17 h 35

Une nouvelle apparté artistique. Le concept me trotait depuis ces fameuses paroles pronnoncées par Dr.Loser sur son blog, mais pour le "concours" de logos Nofrag je n'aurais pas eu assez de place pour m'exprimer, est c'est trop minable pour être posté sur le thread wallpap'.





Ouai bon je sais, je crois que je vais retourner réviser mes partiels.
5 commentaires, dernier de xgamer.

Pathfin quoi?

Dimanche 19 décembre 2004 à 03 h 24
J'aime à penser que des personnes s'interessent à ce que je raconte. Voici le premier volet de notre aventure dans le monde fantastique de la création videoludesque: "Le pathfinding"

Un jeu de stratégie, aussi complexe et intéressant soit-il, restera toujours frustrant & injouable si à côté de ça il ne dispose pas d'un pathfinding convenable: unités qui s'éparpillent, qui se bloquent, font des détours incroyable,etc... Tout le monde a connu ça.
Je n'avais jamais réellement réfléchi au problème avant de devoir moi même en faire un et j'ai trouvé ce problème franchement intéressant. La difficulté du truc vient enfaîte de l'implémentation. L'algorithme en lui même existe déjà. Beaucoup de personnes se sont frottées à ce problème, et beaucoup d'algorithmes ont été créés. Tous ayant des efficacités variables, seuls certains sont sortis du lot, dont les algo les plus connus (et reconnus) Djikstra et A* (prononcer " a star " si vous voulez briller en société).

D'après les recherches que j'ai entrepris jusqu'ici, l'A* semble remporter la quasi unanimité tant par sa faible consommation de ressources que par son efficacité. Certains développeurs lui trouvent des limites et tentent de lui trouver un successeurs, mais pour ce que je m'apprête à faire ça sera nettement suffisant.




Comme pour tout problème, on va d'abord tenter de simplifier la situation: on va ici raisonner sur des cases. Le jeu sera réalisé en vrai 3D, mais on va tout de même transposer tous les mouvements sur un plan 2D. C'est le genre STR qui nous permet cette pirouette: ici pas question de déplacements verticaux. Modéliser et interpréter le terrain devient ainsi beaucoup plus simple (chaque case est identifiable par ses coordonnées x et y). Aux yeux du programme les unités se déplaceront comme des pièces sur un échiquier. Pour rendre les mouvements et les placements des unités plus naturels aux yeux de l'utilisateur, il suffit de réduire la taille des cases. Vous suivez? Non? Bon, illustration:

Raisonnons sur un échiquier de taille constante et à cases de taille variables. Supposons une dizaines de pièces réparties sur un échiquier à très grandes cases. On aura immédiatement une impression de rangement et d'alignement. Maintenant si on réduisais infiniment la taille des cases, les pièces pourraient virtuellement être placées n'importe où sur le plateau.
Dans le cas de notre jeu on ne va pas créer un maillage si dense, cela rallongerait beaucoup trop les cycles de recherche pathfinding, mais l'idée est là. Je n'ai pas moi même encore idée de la densité qu'il va falloir utiliser pour que le jeu soit fluide, mais ça nous empêche pas de commencer à coder, il suffira de changer quelques variables.

Je n'ai pas cherché dans le cas de jeux 3D, mais l'A* doit aussi y apporter de bons résultats. Au lieu de découper le "monde" en cases, il doit suffire de le subdiviser en cubes.




Résumé du fonctionnement de l'A*:

Le départ et l'arrivée sont donc représentés par deux cases.
La 1ere passe du programme va analyser les cases qui lui sont adjacentes (les 8 cases immédiatement accessibles) et déterminer laquelle d'entre elles est la plus intéressante (en excluant bien sûr les cases impossibles à traverser), celle dont le F est le plus faible. Le F, wtf?
Voici l'équation importante, moteur de l'algo A*:
F = G+H



G: Représente le coût en mouvements que l'on à dépensé pour arriver jusqu'ici. En général on fixe les coûts de déplacement à 10 en vertical et horizontal, 14 en diagonale. Il est clair que si dans le cas du schéma ci-dessus on veut se rendre en haut à droite, le chemin sera plus long que de se contenter d'aller à droite ou de monter (Pythagore racine(1²+1²)= racine(2)=~1.41, et pour éviter de se traîner des virgule on multiplie tout par dix).
On peut ensuite modifier la valeur G de la case pour simuler différents types de terrains (exp:on peut simuler un marécage où il est deux fois plus difficile (long) d'avancer avec des coûts de déplacement 20/28).

H: Estimation de la distance restante, sans tenir compte des obstacles. Plus cette estimation sera optimiste, plus il y a de chance que le chemin trouvé soit effectivement le plus court, au détriment du temps de calcul. Au contraire, une estimation trop pessimiste peut avoir des conséquences dramatiques sur la qualité du chemin obtenu.

Le F de chaque case une fois calculé, on se place sur la case ayant le F le plus faible, et on recommence à tester les cases alentours avec le processus précédent.
(Ce résumé n'est qu'une mise en bouche, je n'avais pas l'intention de refaire des choses déjà faites en mieux par d'autres. Il faut donc ajouter à ce que j'ai présenté les notions de listes ouvertes et fermées pour bien comprendre l'algo, cf liens).




Pour des infos complémentaires:
lien1 : Très bon tutoriel, parfait pour la compréhension de l'algorithme A*.
lien2 (Gamasutra: Anglais, nécessite inscription):Autre bon article, surtout pour l'aspect implémentation du code.
lien3 : Site regroupant pas mal de liens sur l'A* et d 'autres algo de pathfinding, proposant entre autres de petits exe de démonstration pour visualiser les fonctionnement de chacun des algo.
4 commentaires, dernier de Epsylon.

Engagez-vous qu'ils disaient

Jeudi 16 décembre 2004 à 13 h 54
"You're The First, The Last, My Everything..."
J'adore Barry White, surtout quand il m'est facturé 0,35€ la minute.
Ma Freebox refuse de se synchroniser depuis le 2 Novembre. Après beaucoup d'appels à la hotline de Free, beaucoup de foutage de gueule, et de « patience monsieur, on va s'en occuper » , toujours rien de nouveau. Je me traine toujours avec ma connexion de secours à 56K... Quelle horrible sensation de précarité numérique...
26 pages de gens qui ont ce même problème, mais Free n'a pas l'air décidé.


Sinon, l'histoire ne dit pas pourquoi ils ne passent pas d'autres titres de Barry White pour nous faire patienter, comme "Never, Never Gonna Give You Up" ou "Don't Make Me Wait Too Long".

Grand effort de design.

Jeudi 16 décembre 2004 à 13 h 27
En voilà un beau thème graphique. Chatoyant n'est-il pas?
Vous pardonnerez les compressions dégueu mais depuis que je suis en 56K j'ai réalisé le calvaire de ces pauvres internautes de seconde zone. Je fais donc un effort pour eux. Mais rassurez vous, dés que ma Freebox sera à nouveau opérationnelle, je m'empresserai de refaire des images de meilleur qualité (OSEF des bouseux en 56k).
Il explose pas trop les yeux le jaune-stabilo?