La 11ème heure, documentaire écologique produit par DiCaprio
Jeudi 31 janvier 2008 à 01 h 03
J'ai vu l'avant-première de la 11ème heure, réalisé par Leila Conners Petersen et Nadia Conners, et produit et présenté par Leonardo DiCaprio.
C'est un documentaire qui se veut complet sur l'état de la planète, depuis ses causes jusqu'à ses conséquences, en passant par une description complète du processus et, au-delà de la responsabilité de l'homme dans le problème environnemental, par une attaque directe contre quelques groupes plus coupables que le reste de l'humanité - à savoir Exxon et ses semblables, les gouvernements soumis à ces companies et plus généralement le système économique dans lequel nous vivons.
Le format consiste en des bouts de phrases prises au milieu d'interviews de spécialistes (pas de personnage médiatique à part Stephen Hawking) en alternance avec des séquences vidéos courtes présentant des images "choc" et 5 coupures où DiCaprio nous regarde dans les yeux et fait la transition entre les différentes parties du film.
Pour ce qui est du plan, donc, le film procède comme suit :
1) Génèse énergétique de l'homme ou comment on a cessé d'avoir un comportement digne d'un écosystème le jour où on a inventé la machine à vapeur et utilisé le pétrole.
2) Explications diverses autour de l'idée qu'on ne peut fondamentalement pas construire une croissance éternelle basée sur l'utilisation d'une quantité finie de produits.
3) Conséquences pour l'environnement - la partie la moins bien traitée du film, floue et pleine d'affirmations à la limite de la grandiloquence mais sûrement plus efficaces pour le public qu'une démonstration par a+b façon Al Gore dans An Unconvenient Truth.
4) Les responsables du désastre. Comme dit plus haut, Exxon et la soumission du gouvernement aux companies pétrolières sont vite désignés comme grands coupables. Mais ensuite le film extrapole courageusement et s'attaque de front à la notion de consumérisme, et DiCaprio se met à militer pour un monde où "le sens de notre vie serait dérivé non pas du bien-avoir, mais du bien-être".
Il est dit clairement que la croissance économique et l'achat ne sont pas des fins en soi mais des moyens parmi d'autres d'atteindre le bonheur ; et ce contrairement à ce que la publicité et la télévision (elles aussi pointées du doigt) tentent de nous faire croire. Là je paraphrase le film mais c'est vrai que la consommation est devenue une fin en soi.
5) Les solutions. Le concept de design from cradle to cradle (du berceau au berceau, au lieu de design from cradle to grave) est bien mis en avant par McDonough qui a fait une super conférence à TED en 2005.
La notion d'achat-vote est aussi présente, et le discours est centré autour de l'idée que la société doit devenir exempte de déchets, à l'instar de la nature qui ne produit que des déchets internes (considérés comme des ressources par d'autres de ses composants), mais pas de déchets externes (non réutilisables). Malgré tout la fin se rapproche un peu de la bouillie de grandes phrases et la musique quasi guerrière n'aide pas beaucoup.
Il y a au final des idées intéressante (en tout cas nouvelles pour moi) comme celle qui compare la nature à un agent économique oublié. Pour faire simple : la nature produit gratuitement toutes les matières et l'énergie dont nous avons besoin, et ce n'est qu'en l'intégrant à la théorie économique que le système pourra être véritablement global - sinon c'est comme si l'humanité avait toujours été subventionnée par un agent invisible ne demandant rien en retour. Une estimation montre que si l'homme devait faire tout le travail de la nature (par exemple la pollinisation dont s'occupent les abeilles ou la conversion de CO² en O² dont les arbres se chargent en ce moment), il nous en coûterait 35 trillions (10^12) de dollars par an. L'économie annuelle mondiale produit 18 trillions de dollars.
Le film parle aussi du fait que nous ne sommes qu'une espèce parmi d'autres, que nous allons disparaître et que d'autres espèces prendront notre place. Il est dit que ce que nous faisons à l'environnement, nous le faisons bien sûr à nous-même, puisque la vie continuera après une hypothétique extinction de l'espèce humaine due au réchauffement climatique. Mais il est aussi dit, et ça c'est assez courageux, que ce qui compte ce n'est pas nous sauver nous, mais les espèces que nous faisons disparaître chaque jour et qui n'ont rien demandé à personne.
Voilà, un bon film, le début d'une longue série j'espère, car il faut des styles et des approches différentes pour toucher tout le monde. L'avantage ici c'est que DiCaprio (qui s'est mis à la voiture électrique et a recommencé à emprunter les avions de ligne comme tout le monde) donne son nom au film, ce qui augmentera l'audience. Cela dit je suis sûr qu'avec sa tête sur l'affiche il aurait multiplié les entrées par deux.
Liens:
Page wikipedia
Site officiel marketing
Site officiel écologique
C'est un documentaire qui se veut complet sur l'état de la planète, depuis ses causes jusqu'à ses conséquences, en passant par une description complète du processus et, au-delà de la responsabilité de l'homme dans le problème environnemental, par une attaque directe contre quelques groupes plus coupables que le reste de l'humanité - à savoir Exxon et ses semblables, les gouvernements soumis à ces companies et plus généralement le système économique dans lequel nous vivons.
Le format consiste en des bouts de phrases prises au milieu d'interviews de spécialistes (pas de personnage médiatique à part Stephen Hawking) en alternance avec des séquences vidéos courtes présentant des images "choc" et 5 coupures où DiCaprio nous regarde dans les yeux et fait la transition entre les différentes parties du film.
Pour ce qui est du plan, donc, le film procède comme suit :
1) Génèse énergétique de l'homme ou comment on a cessé d'avoir un comportement digne d'un écosystème le jour où on a inventé la machine à vapeur et utilisé le pétrole.
2) Explications diverses autour de l'idée qu'on ne peut fondamentalement pas construire une croissance éternelle basée sur l'utilisation d'une quantité finie de produits.
3) Conséquences pour l'environnement - la partie la moins bien traitée du film, floue et pleine d'affirmations à la limite de la grandiloquence mais sûrement plus efficaces pour le public qu'une démonstration par a+b façon Al Gore dans An Unconvenient Truth.
4) Les responsables du désastre. Comme dit plus haut, Exxon et la soumission du gouvernement aux companies pétrolières sont vite désignés comme grands coupables. Mais ensuite le film extrapole courageusement et s'attaque de front à la notion de consumérisme, et DiCaprio se met à militer pour un monde où "le sens de notre vie serait dérivé non pas du bien-avoir, mais du bien-être".
Il est dit clairement que la croissance économique et l'achat ne sont pas des fins en soi mais des moyens parmi d'autres d'atteindre le bonheur ; et ce contrairement à ce que la publicité et la télévision (elles aussi pointées du doigt) tentent de nous faire croire. Là je paraphrase le film mais c'est vrai que la consommation est devenue une fin en soi.
5) Les solutions. Le concept de design from cradle to cradle (du berceau au berceau, au lieu de design from cradle to grave) est bien mis en avant par McDonough qui a fait une super conférence à TED en 2005.
La notion d'achat-vote est aussi présente, et le discours est centré autour de l'idée que la société doit devenir exempte de déchets, à l'instar de la nature qui ne produit que des déchets internes (considérés comme des ressources par d'autres de ses composants), mais pas de déchets externes (non réutilisables). Malgré tout la fin se rapproche un peu de la bouillie de grandes phrases et la musique quasi guerrière n'aide pas beaucoup.
Il y a au final des idées intéressante (en tout cas nouvelles pour moi) comme celle qui compare la nature à un agent économique oublié. Pour faire simple : la nature produit gratuitement toutes les matières et l'énergie dont nous avons besoin, et ce n'est qu'en l'intégrant à la théorie économique que le système pourra être véritablement global - sinon c'est comme si l'humanité avait toujours été subventionnée par un agent invisible ne demandant rien en retour. Une estimation montre que si l'homme devait faire tout le travail de la nature (par exemple la pollinisation dont s'occupent les abeilles ou la conversion de CO² en O² dont les arbres se chargent en ce moment), il nous en coûterait 35 trillions (10^12) de dollars par an. L'économie annuelle mondiale produit 18 trillions de dollars.
Le film parle aussi du fait que nous ne sommes qu'une espèce parmi d'autres, que nous allons disparaître et que d'autres espèces prendront notre place. Il est dit que ce que nous faisons à l'environnement, nous le faisons bien sûr à nous-même, puisque la vie continuera après une hypothétique extinction de l'espèce humaine due au réchauffement climatique. Mais il est aussi dit, et ça c'est assez courageux, que ce qui compte ce n'est pas nous sauver nous, mais les espèces que nous faisons disparaître chaque jour et qui n'ont rien demandé à personne.
Voilà, un bon film, le début d'une longue série j'espère, car il faut des styles et des approches différentes pour toucher tout le monde. L'avantage ici c'est que DiCaprio (qui s'est mis à la voiture électrique et a recommencé à emprunter les avions de ligne comme tout le monde) donne son nom au film, ce qui augmentera l'audience. Cela dit je suis sûr qu'avec sa tête sur l'affiche il aurait multiplié les entrées par deux.
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J'ai un gros doute la dessus.
J'ai un gros doute la dessus.
"
wrong ! bang !
Inculquer la notion de consommation comme finalité dès cet âge c'est donner davantage de mal aux Al Gore et DiCaprio, et c'est ce qui me rend pessimiste sur l'évolution de notre espèce, compte tenu de la croissance exponentielle des facteurs destructeurs d'écosystème actuels.
Il est dit clairement que la croissance économique et l'achat ne sont pas des fins en soi mais des moyens parmi d'autres d'atteindre le bonheur ; et ce contrairement à ce que la publicité et la télévision (elles aussi pointées du doigt) tentent de nous faire croire. Là je paraphrase le film mais c'est vrai que la consommation est devenue une fin en soi.
Et c'est tellement plus facile d'atteindre le bien-être a la place du bien-avoir quand on fait partie des 1% les plus riches du monde, comme al gore et di caprio. Du coup il tombe un peut a plat le message a deux eurosballes.
J'ai toujours, moi aussi, aimé cette idée que l'homme n'est pas une fin en soi et que lorsqu'il disparaîtra, ce ne sera pas la fin du monde mais seulement celle de l'homme.
Néanmoins, je trouve que le message de résistance envers les besoin imposé par la pub est un peut facile de la part de types qui en sont completement a l'abris (parceque suffisement riche pour être au delà.) et de fait, en sont un peut les porte étendard.
Au fond, si on se démene et si on veut plus d'argent, c'est justement pour pouvoir vivre comme Al Gore et Di Caprio. C'est un peut le faites ce que je dis, pas ce que je fais.
Ton article est déjà bien plus convaincant que les discours des grands penseurs publics.
Néanmoins, j'y note (plus faiblement) le même paradoxe. Il reconnais lui même qu'il avait une position privilégiée en tant qu'associé, il met la voile comme loisir (ce n'est pas donné ca) ... bref, on en est pas a la décroissance avec son mode de vie. On en est au mieux a une croissance plus lente.
Kakek., sinon, on a beau croire que la fin de l'homme n'est pas celle du monde, et que la survie du monde est plus intéressante que celle de l'homme, je suis persuadé que si l'on savait qu'il faudrait que l'homme disparaisse (par la stérilisation de force), personne ne mettrait ce genre de politique en œuvre et que tout serait tenté pour sauver l'homme quitte à niquer la planète avec.
En pratique, actuellement (et pour le futur prévisiblé) les deux sont liés. Notre survie passe par celle de la planete et des autres especes vivantes de toute facons.
Et faire quelques geste symbolique (prendre les grandes lignes et rouler en voiture electrique ... HAHA) ce n'est pas renoncer a son mode de vie.
Pour ma part, je pense qu'on est foutus, et j'espère que l'espèce humaine souffrira bien avant de partir.
Car je suis pret a sauver l'espece humaine, je suis pas pret a mettre un terme a l'espece humaine pour qu'une espece hypotetique prenne la releve tout simplement parcequ'on est pas sur de voir cet espece arriver. Si par contre on a connaissance de cet espece, là ça change ma réponse. C'est ce que j'ai voulu dire par "tout en sachant qu'il n'existe pas d'autres especes du meme niveau que l'homme".
Ce qu'on va voir arriver dans les années à venir ? la fonte des glaces, le temps complètement detraqué, mais pas le Jour d'Après.
Vous avez beau cracher sur l'humanité mais l'Homme a une capacité d'adaptation monstrueuse et il lui faudra plus qu'un pétage de plomb de la nature pour le tuer.
"Selon une étude de 2002 citée dans l’ouvrage, 23 % des adultes australiens ont “décéléré” d’une façon ou d’une autre au cours des dix années précédentes. Et Clive Hamilton estime que ce chiffre est en progression. "
Sur un plan personnel, il y a deux ans, j'ai réduit volontairement mon temps de travail à 60% (avec la diminution de salaire équivalente) pendant quelques mois pour mes loisirs. De la même manière, je vais probablement demander une diminution de temps de travail avec conservation de mon salaire en lieu et place d'une augmentation en 2008. Pourtant, je n'ai pas un salaire énorme (1700€/mois environ), mais, comme cité plus haut, j'estime que la consommation n'est pas une fin en soi et mon "niveau de vie matériel" me suffit. Ensuite, j'admet volontiers que la conservation de la planète n'est pas ma motivation première mais j'essaie de rationnaliser ma consommation (sur le plan de l'utilité personelle et sur le plan écologique).
Bombe atomique ?
L'humanité a la possibilité de faire exploser des centaines de fois la planète avec l'arsenal nucléaire mondial (désolé, je n'arrive pas à remettre la main sur la source). Et pour reprendre la problématique levée par Aliocha, je ne vois pas en quoi c'est réconfortant...
Ensuite, il est vrai que l'homme a une forte capacité d'adaptation qui, à mon humble avis, devrait lui permettre se survivre aux éventuels changements climatiques à venir. Pour autant, est-ce nécessaire de continuer à provoquer la dégradation de notre environnement pour que ces changements détruisent encore plus d'espèces et éradiquent une proportion supplémentaire de l'humanité?
Voilà les nouveaux terroristes de la planète.
L'homme devient un réservoir de virus et en meme temps un disséminateur
L'homme mourra de maladie avant que la planète explose ou chauffe trop.
[gros boulet ON] Il y a également les fumeurs mais bon .. . eux ils préfèrent parler de rationalisation de la consommation et de protection écologique .. . [gros boulet OFF]
dans quelques centaines d'années, on sera au bout des ressources naturelles, bien sur, on aura rien cherché d'autre car ça arrange pas les pouvoirs en place
on va s'apercevoir qu'on est trop nombreux, que c'est le drame... et trop tard
sinon je suis assez d'accord avec aliocha, y a pas grand chose qui donne le droit d'avoir le pouvoir absolue, je vois pas pourquoi on aurait le droit de bousiller la terre, l'univers, ou le jardin du voisin, juste pour notre propre survie
Bien sûr que ça nous flatte de se persuader qu'on est les maîtres de la planète, au point d'avoir son ultime destin ente les mains. Je ne dis pas qu'on souhaiterai que ça se produise, je dis qu'on aime l'idée d'avoir ce pouvoir. Mais l'a t-on vraiment ?
Notre si terrible bombe atomique, généreusement distribuée, donnerait un hiver nucléaire. Et alors ? Ca on l'a déjà eu il y a 65 millions d'années, et ça n'a pas provoqué la plus lourde des extinctions de masse. Qui plus est, ça a formidablement favorisé l'essor des mammifères.
Qu'est ce qui permet de penser que dans notre cas ce serait différent ? A tout les coups on niquera les grands mammifères (ils sont déjà pas en forme) mais pour le reste, une poignée de millions d'années et hop ça repartira de plus belle. On oublie que la vie s'accomode très bien du chaos, chaque crise majeure a donné un vrai feu d'artifice évolutif par la suite.
Hop
Intéressant mais pour moi l'ecologie doit etre profondément inscrite dans un système démocratique véritablement communiste promouvant le partage.
D'abord il me semble queKatrina n'a rien à voir avec la tectonique des plaques mais bel est bien une catastrophe écologique ponctuelle mais ce genre d'évenements devraient se faire de moins en moins rares (je dis bien devraient, il n'y a qu'a voir le nombres de catastrophes écologiques actuelles, inondations and co sont de plus en plus nombreuses). Tu confond avec le Tsunami qui lui est bel et bien dut à un tremblement de terre au large.
Ensuite j'ai vu un peu partout certains qui balancent que c'est bien beau que ces riches nous font la leçon mais ce sont eux qui polluent le plus.... C'est vrai mais on va pas demander à un mec qui gagne 50 000 euros par mois de vivre comme un smicard.... C'est à chacun de faire un effort et pas juste le riche ou le smicard ! Personnelement j'ai tout simplement réduit mon chauvage et acheté des rideaux pour mieu isoler chez moi, je ne chauffe pas ma cuisine et quand je sort de chez moi je réduis le chauffage (suffisement pour que la chaudière n'ait pas à se relancer), j'ai juste un pull quand je suis chez moi de temps en temps mais ca TOUT LE MONDE peut le faire.
Je veux travailler dans l'écologie (enfin ca ou d'autres choses) mais je ne supporte pas cette attitude des écolos à vouloir partir en croisade contre tout et n'importe quoi et même des choses qui n'ont rien à voir avec l'écologie... J'étais à une conférence de Mr Pelt (Président de l'institut européen d'écologie) et une vieille 68 hard (Oulol) commencait à balancer que c'est pas top les biocarburants parce qu'a la place on nourrit pas les petits africains.... CA N'A RIEN A VOIR ! Si on nourrit pas les africain c'est parce que ca ne nous rapporte rien, la seule question que l'on peut se poser concernant les biocarburants c'est si oui ou non c'est vraiment rentable "écologiquement". Bref la pauvre vieille voulait partir en croisade contre le capitalisme.... C'est cette mentalité qui fait que malgrès mes très fortes convictions écolo je ne rejoindrai surement jamais une assoc écolo :/
Sinon l'autre détails qui me fait bien rire c'est que je suppose qu'ici personne n'a un doctorat en écologie ou même en biologie et qu'on voit quand même de sacrés théories "Notre si terrible bombe atomique, généreusement distribuée, donnerait un hiver nucléaire. Et alors ? Ca on l'a déjà eu il y a 65 millions d'années, et ça n'a pas provoqué la plus lourde des extinctions de masse. Qui plus est, ça a formidablement favorisé l'essor des mammifères." Ca c'est grandiose......
A suivre
Source 1 Source 2
C'est des restes de la discussion dans cet article du blog de sxill.
Dixit le chercheur lui même qui part d'une simulation"en 2020, toutes les voitures des Etats-Unis rouleraient au superéthanol", moi quand je pense biocarburant je pense à une sorte de mélange essence/biocarburant que j'ai lu je sais plus ou.
Et sinon il y a je ne sais plus quel gaz qui pourrait être utilisé à la place de l'essence mais à prioris il y a encore beaucoup de recherche dessus, je crois plus en ça qu'aux biocarburants.
En plus moi ce qui me fait marrer c'est les ecolos qui n'incluent pas leurs théories dans l'ensemble de l'environnement (Y compris economique) et qui du coup font joujou avec des petites mesures symboliques. Et qui donnent des lecons.
Enfin, on ne parlait pas forcément d'écologie quand on critiquait l'hypocrysie de Gore et DiCarpaccio. On parlait de mode de vie plus simple basé sur autre chôse que la consomation (Souvent plus nature-friendly, mais c'est un effet secondaire.) venant de la part de mecs qui sont quand même des exemple de reussite de la société de consomation.
Mais ceci dit, même si on parlait d'écologie, il est evident que je ne veut pas recevoir de lecon de mecs qui polluent 100 fois plus que moi et dont les quelques mesures "écologiques" se font parceque leur moyen leurs permettent de les faire en conservant un train de vie incroyablement supérieur au mien.
On a peut etre tous des efforst a faire, mais certains plus que d'autre.
Imagine un buffet, ou chacun se sert. Tu as 4 tranche de jambon dans otn assiette. Et a coté de toi, un mec qui en a une bonne vingtaine remarque qu'il ne va pas y en avoir assez pour tout le monde, surtout qu'on prend plus vite que les serveurs n'en ramenent. Alors il repose 2 tranches. Et ensuite il te regarde et te demande d'en faire autant, parceque chacun doit faire un effort. Tu n'as pas l'impression qu'il se fout de toi.
Quand DiCaprio arrête de voler dans des jet pivés pour prendre les avions grandes lignes (mais probablement toujours en classe affaire) pour se rendre en vacance dans les îles, et fais un film sur l'écologie, ca me fait le même effet.
L'utilisation de tous les terrains agricoles en France pour le biocarburant ne suffiraient pas à fournir assez de biocarburant pour les voitures françaises. Le rendement est quand même assez merdique sachant que la seule raison pour laquelle le biocarburant est moins cher que l'essence, c'est qu'il n'est pas taxé. Et il est moins cher de quelques centimes seulement. Il ne sera qu'un carburant de transition et encore, les gros constructeurs ont beaucoup de mal en Europe.
A mon avis l'énergie propre viendra plutôt de l'electrique, de l'hydrogène (je penche sur l'hydrogène pour le long terme) ou même de l'air comprimé/essence pour l'hybride.
* A l'heure actuelle les agrocarburants sont mélangés à l'essence normale à environ 5% dans certaines essences ce qui est parfaitement toléré par les moteurs actuels.
* D'autres générations de moteurs tolèrent de l'essence pure ou des mélanges allant jusqu'à 20%.
* Il existe des moteurs permettant de rouler avec des aggrocarburants non mélangés mais qui ne fonctionnent pas à l'essence.
Le gaz préssenti pour être utilisé à la place de l'essence est, comme le dit Erix, l'hydrogène. Le problème actuel tient dans la production de l'hydrogène qui est aujourd'hui est obtenu avec des hydrocarbures. Cette solution est donc, à l'heure actuelle, encore plus polluante que l'essence classique. (source)
Merci pour le lien Erix, je ne connaissais pas du tout.
Non, juste un prof d'histoire qui nous a expliqué...
Je susi écolo mais contrairement à beaucoup de mon espèce je part pas en croisade contre toutes les injustices de l'univers et je n'oublie justement pas de me dire "Ok c'est cool, mais on le finance comment?" parce qu'il y a pleins de supers idées sur le papier qui n'ont aucun avenir parce que justement c'est économiquement pas rentable.
La différence entre un écolo de base de moi c'est que l'écolo de base va aller pleurer et se rebeller contre ce système et que moi j'espère qu'on trouvera une solution avec (ou sans, peu importe) le système.
La Méhari des temps modernes
Tata et la voiture à air comprimé française
La différence entre un écolo de base de moi c'est que l'écolo de base va aller pleurer et se rebeller contre ce système et que moi j'espère qu'on trouvera une solution avec (ou sans, peu importe) le système."
Tendance Nicholas Hulot alors? Genre développement durable?
Je ne comprends pas vraiment ta vision de l'écologie...
ca serait en gros esperer un changement dans la production sans s'engager politiquement et penser que tu sauve le monde en portant un pull chez toi dans ton coin?
"Et ta théorie sur les raisons pour lesquelles on ne nourris pas les affricain, tu a un doctorat en économie pour l'appuyer ?
En plus moi ce qui me fait marrer c'est les ecolos qui n'incluent pas leurs théories dans l'ensemble de l'environnement (Y compris economique) et qui du coup font joujou avec des petites mesures symboliques. Et qui donnent des lecons."
100% d'accord
Les problèmes envirronementaux ne se regleront qu'a l'échelle globale,en réevaluant le rapport que les sociétés modernes entretienent avec la marchandise, car actuellement notre mode de vie totalement hors-sol et destructeur sert de modèle a 95% de la population.
Il ne s'agit pas d'arreter de produire ni de se priver mais de remettre les pouvoirs de décision dans les mains
des gens et non pas de laisser les interets privés hyperconcentrés faire la pluie et le beau temps sur le monde que nous partageons tous.
Quand un système hésite entre laisser crever 10 personnes et faire rouler une voiture pendant 100 bornes on le change.
C'est vraiment triste ces "écolos" qui veulent sauver l'environnement sans resoudre les injustices sociales.
Personnellement, jamais vert sans rouge...
ca serait en gros esperer un changement dans la production sans s'engager politiquement et penser que tu sauve le monde en portant un pull chez toi dans ton coin?"
Non en gros je pense qu'on ne "sauve" pas la planète en pensant que tout viens des industries and co, il faut d'abord que chacun regarde son mode de vie et ce qu'il peut faire... Pour moi il est beaucoup plus facile de porter un pull que de demander aux industries de polluer, nous aussi on pollue. J'ai pas vraiment envie ni la plume pour faire une réduction sur le "pourquoi il faut changer nos habitudes" mais mon prof de géologie (travail sur la capture du CO2 dans les anciens puits de pétroles) a eu un discour vraiment cohérent sur le sujet et j'applique.
L'image c'est plutot, t'as l'entrée d'une grotte qui est bloquée, avant de bouger les grosses pierres essayes déjà de deblayer et d'enlever les petites, tu verras les choses plus clairs. Là c'est pareil, à quoi bon essayer de sensibiliser les gens ci ceux ci sont incapable de faire des gestes simples.
Le dévelloppement durable, oui!
Avoir une démarche personnelle et vivre en cohérence avec tes idées, c'est tout a ton honneur et c'est très respectable.
Seulement ce sont véritablement ces gros interets financiers qui justement dépendent de ce mode de vie qui sont la veritable grosse pierre qui bouchera la grotte même quand on aura enlevé les 2 ou 3 graviers devant.
Source (qui elle même renvoie à d'autres sources indiquées dans les références)
Cette citation date de 2004 mais aucune évolution majeure dans la répartition n'a eu lieu depuis. Ainsi, la part de C02 émis sur laquelle les "consommateurs responsables" peuvent agir à titre individuel représente grosso modo 40% des émissions de C02. Pas si négligeable que ça...