Well if I had Hell and this place, I'd live in Hell and rent this place.
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Novembre 2007
Essai dans un autre genre
Vendredi 23 novembre 2007 à 10 h 50
Chaque matin de fortune que je bricole, avec mes ficelles de rêves et une débrouillardise ensommeillée, c'est le générique d'ouverture d'une journée unique, un peu comme toutes les autres ! Les trompettes désaccordées sonnent juste si on a la tête ailleurs et les pieds nus. Alors, qui sont tous ces gens au milieu de la cour, de la basse-cour, de la haute-cour, habillés de tout ce qui ne se trouve pas la nuit, et surtout pas quand on dort ?
La nuit c'est leur terrain de chasse, leur poche de pantalon préférée, leur jardin secret à accès public. Et alors, quoi ? Vous avez des yeux pourtant ! Et si on y regarde de près, très très près, ou de loin aussi, ça les crève les yeux. Vous l'avez jamais regardée la nuit, ni avec les yeux grand ouverts ni avec vos paupières fermées, agitées par une histoire à dormir debout tellement fantastique qu'on refuse de bien s'en souvenir le lendemain.
C'est qu'être rationnel, c'est important ! Moi, je me suis investi à fond dans le procédé. Je rationne tout, même mes pensées ! Pas plus d'un quart d'heure par jour, sauf les dimanches. Je m'offre un extra de vingt minutes, mais je compense devant la télé par honnêteté intellectuelle. Rien ne vaut la télévision, sauf peut-être au théâtre. 200 paires d'yeux qui reflètent un petit carré de couleur perché sur une scène c'est comme une planète qu'on découvre trop tard, trop longtemps après sa période de fertilité, c'est triste et passionnnant à la fois.
La tristesse c'est ce qui fait chanter, et la passion c'est ce qui fait continuer. J'ai entendu l'histoire d'un artiste hier, qui préférait donner à ceux qui l'écoutaient plutôt que de se faire voler par ceux qui le vendaient. Se faire vendre aujourd'hui c'est comme se faire acheter hier : tout le monde aimerait bien que ça lui arrive mais en attendant, c'est immoral.
L'avantage de vivre debout c'est qu'on finit par passer pour un visionnaire, avec nos idées nouvelles piquées à un horizon que les gens ne voient pas parce que eux, ils vivent le cul sur une chaise avec une télévision interactive devant les yeux, un nuage noir appellé patron derrière l'épaule et l'idée que l'écran est infiniment profond fourrée quelque part entre les deux.
La nuit c'est leur terrain de chasse, leur poche de pantalon préférée, leur jardin secret à accès public. Et alors, quoi ? Vous avez des yeux pourtant ! Et si on y regarde de près, très très près, ou de loin aussi, ça les crève les yeux. Vous l'avez jamais regardée la nuit, ni avec les yeux grand ouverts ni avec vos paupières fermées, agitées par une histoire à dormir debout tellement fantastique qu'on refuse de bien s'en souvenir le lendemain.
C'est qu'être rationnel, c'est important ! Moi, je me suis investi à fond dans le procédé. Je rationne tout, même mes pensées ! Pas plus d'un quart d'heure par jour, sauf les dimanches. Je m'offre un extra de vingt minutes, mais je compense devant la télé par honnêteté intellectuelle. Rien ne vaut la télévision, sauf peut-être au théâtre. 200 paires d'yeux qui reflètent un petit carré de couleur perché sur une scène c'est comme une planète qu'on découvre trop tard, trop longtemps après sa période de fertilité, c'est triste et passionnnant à la fois.
La tristesse c'est ce qui fait chanter, et la passion c'est ce qui fait continuer. J'ai entendu l'histoire d'un artiste hier, qui préférait donner à ceux qui l'écoutaient plutôt que de se faire voler par ceux qui le vendaient. Se faire vendre aujourd'hui c'est comme se faire acheter hier : tout le monde aimerait bien que ça lui arrive mais en attendant, c'est immoral.
L'avantage de vivre debout c'est qu'on finit par passer pour un visionnaire, avec nos idées nouvelles piquées à un horizon que les gens ne voient pas parce que eux, ils vivent le cul sur une chaise avec une télévision interactive devant les yeux, un nuage noir appellé patron derrière l'épaule et l'idée que l'écran est infiniment profond fourrée quelque part entre les deux.
2 commentaires, dernier de Grendel.