Well if I had Hell and this place, I'd live in Hell and rent this place. (le blog de pangel)
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Octobre 2006

Intangibles

Lundi 30 octobre 2006 à 14 h 58
Au delà de la pluie étouffée par les airs
Elle flotte et se repose de sa chute infinie
Déchiré par les vents le linceul disparaît
Une fleur de lambeaux blancs s'envole et se défait.

Sombre ruine dénudée voilà le cimetière
Illuminé soudain d'un sommeil aboli
L'astre brûle et revit dans le crime et la paix
Le champ des morts s'anime, s'écrie et se repaît.

Et au-delà du temps pour toujours interdit,
Elle vogue éternellement entre l'eau et la terre
Déesse inanimée de l'éternel oubli.

Interview

Lundi 30 octobre 2006 à 01 h 30
- Vous venez de refuser un contrat publicitaire record avec cette industrie d'armement que nous connaissons tous. Certains sont interloqués par votre choix.
- Que voulez-vous dire ?
- Il est connu que vos textes ont un pouvoir persuasif exceptionnel. Cette compagnie vous proposait un demi-milliard pour un ensemble de dix slogans. Pourquoi avoir refusé ?
- Je n'avais pas envie de travailler pour une entreprise d'armement.
- Jusqu'à aujourd'hui, vous ne vous êtes jamais engagé publiquement dans quelque cause que ce soit. Serait-ce une première revendication que vous exprimeriez ici ?
- Absolument pas.
- Mais dans ce cas, pourquoi refuser une telle offre ? Nombreux sont ceux qui tueraient pour une telle somme !
- L'argent n'a aucun rapport avec mon refus de travailler pour cette compagnie.
- Quelle que soit l'offre, vous n'auriez pas accepté ?
- Je n'ai pas examiné l'offre avant de refuser.
- Une telle somme vous laisse indifférent, donc ?
- Je n'ai jamais dit une chose pareille. Pourquoi, qu'auriez vous fait à ma place ?
- J'aurais accepté sans l'ombre d'une hésitation. Ce ne sont que des textes.
- Vous êtes présentateur. Imaginez que l'on vous propose d'animer une émission très classique, et ce pour les besoins d'une entreprise d'armement. Vous savez que par votre prestation, vous seriez indirectement responsable de la mort d'un grand nombre de personnes. En fait, mieux vous exercerez votre métier, plus de personnes mourront. Accepteriez-vous cette offre ?
- Oui. Le lien me semble moins évident que ce que vous dites et la somme est trop importante pour supporter un refus.
- Dans ce cas, voudriez-vous vous interroger sur la place de l'argent dans votre échelle de valeurs ? Quelle que soit votre facade, il est certain que vous possédez une éthique, ou une morale. L'argent doit donc posséder une importance considérable pour que vous soyez prêt à faire le sacrifice d'inconnus à votre profit.
- Je dois reconnaître que l'argent est quelque chose de primordial.
- Mais malgré cela, être responsable de décès vous chiffonne, n'est-ce pas ? Et même plus que cela ? Vous devez donc être particulièrement insatisfait de votre vie actuelle pour être prêt à faire cette émission.
- J'aimerai vivre différement, comme tout le monde.
- Et sur quoi est basée votre vie actuelle, je vous prie ?
- Eh bien, l'argent, j'imagine.
- Cela étant dit, pensez-vous toujours qu'un surcroît d'argent contribuerait à améliorer votre vie insupportable dont l'élément central est l'argent ? Cela ne devrait-il pas vous amener à penser que c'est peut-être l'absence d'argent qui contribuerait à rendre votre vie meilleure - d'un point de vue égoîste, toujours - ?
7 commentaires, dernier de Mastaba.

Krishnamurti

Samedi 28 octobre 2006 à 21 h 58
- Avez-vous lu Krishnamurti ?
- Oui.
- Votre discours s'inspire-t-il du sien ?
- En partie, mais Krishnamurti présente une grande faiblesse.
- Vraiment ?
- Krishnamurti apporte la destruction des présupposés. Mais dans une première contradiction excusable, il présuppose déjà une explication au problème qui l'anime, ou plutôt il présuppose le véritable problème.
- C'est-à-dire, pour faire court ?
- Il considère que tous les problèmes humains proviennent du conflit entre l'environnement extérieur toujours neuf (et donc vide de présupposé) et l'esprit humain, perpétuellement englué dans sa mémoire, le passé, et donc des présupposés - et par conséquent incapable d'appréhender l'extérieur, le neuf.
- Cela semble très juste.
- En effet, et c'est pourquoi il s'évertue à ce que chacun fasse naître le neuf en lui. Mais son présupposé est faux.
- En quel sens ?
- Eh bien, pourquoi le monde extérieur serait-il neuf ? Pourquoi y aurait-il une frontière entre le monde extérieur et notre esprit ? Nous faisons partie du monde, nous sommes une parcelle de lui. Et il n'est pas neuf, pas plus que nous. Le monde dans son ensemble, notre esprit compris, n'est que la suite du cheminement d'hier. Il n'y a pas de conflit à ce niveau.
- Pour un matérialiste, cela se tient. Mais où est le conflit, la friction qui cause du désordre dans le monde ?
- Je ne sais pas.

? ! Richesse ! ?

Mardi 24 octobre 2006 à 23 h 43
J'amasse et je m'écrie je suis ravi, je regarde sur quoi je suis assis, je m'extasie !

Les gens sont si petits, hihihi, et mois me voilà si grand si roi assis tout au sommet de mon tas d'or de mon caca j'me sens si fort. Mes bras sont énormes ! Je les étends et j'amasse et je m'écrie, je regarde sur quoi je suis assis : je m'extasie !

Avec des doigts si fins je pince vos têtes et je serre fort ! Le liquide qui suinte...mais c'est de l'or ! J'ai des déchets sur les bras. Des grands bras, plein de déchets, pas assez de bras, je fais un second tas ! un tas de déchets ! Ohhh oui un tas de gens ! Des jambes des bras des têtes d'enfants, ça dépasse et ça s'écroule, c'est pas solide les gens !

Ce second tas pue vraiment trop, je lui tourne le dos. Que d'aventures ! Je suis si haut, si beau, si grand si gros ! Je bouge a peine , c'est confortable. Des pattes poussent à mes pièces-fourmis et elles vont chercher des copines ! Deux gros yeux endormis les observent : ils sont à moi ! Les yeux ! Les pièces ! Les gens ! Mon caca ! A moi !

Je vaux si cher ! Je coûte si cher ! Je vais me vendre. J'ai vendu mon amour au rabais, j'ai mis mes amis sur le tas qui pue, je suis un tas qui pue, mais moi je suis un tas qui plane, je suis un tas qui s'extasie.

Je vends mon bras ! Non, les deux ! Je vous fait un prix ! Voilà ! Mon bras gauche est sur le second tas, mon bras droit s'envole et explose en or qui me fait mal en retombant. Pourquoi ? Et mes jambes alors ? Elles râlent. Elles sont lourdes, elle veulent servir.
C'est vrai ! Servez ! Au revoir mes jambes ! Je suis un tronc ! Je vais militer pour mon écologie.

Refuser la déforestation des troncs d'extase qui puent sur l'or de leurs amis au fond d'un puit d'argent pourri.

Hmmm relou !!!

Mercredi 11 octobre 2006 à 01 h 08
Fracas désincarné témoin de l'infini
Cocon toujours brisé d'une autre humanité
Un nouveau jour se lève sur la ville trahie
C'est le jour des frontières et des désirs morts-nés
Seul éclair de lueur des peuples désunis
Avant la nuit de haine des frères de pitié.
~
Ombre noire de mystère le dernier homme s'avance
Il franchit les barrières qu'une nature a dressées
Il détruit les frontières et conduit la démence
Sous sa juste bannière de haine et de vengeance.
~
L'arme unique étincelle des pleurs de mille peuples
Et creuse la tombe ultime de ces vies gaspillées
La silhouette en dirige le faisceau de pureté
Et prie ses origines de vouloir l'épargner.
Le monstre humanité a fini de renaître
Poussé par la folie de l'éternel maître,

Titre à la fin histoire que ça soit plus clair : , le temps.

Hop ! Comme ça au moins y'a un sens (mais si...)

Séduit

Lundi 9 octobre 2006 à 19 h 36
J'ai laissé mes regrets au fond d'un puit de larmes
Sans frémir j'ai quitté mon habit adorable
Le corps encore transi de ma nouvelle naissance
Je rampe entre les ombres perdues de ma puissance.

Pouvais-je pressentir qu'il suffirait d'une dance,
d'une nuit improbable, de la fin de l'errance ?
C'est aujourd'hui sans honte qu'un château imprenable
Se présente à vos pieds pour y rendre les armes.
6 commentaires, dernier de golan8x.