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Women

Vendredi 21 octobre 2005 à 15 h 52
de Charles Bukowski. Un poète/écrivain américain d'origine allemande, alcoolique et porté sur le sexe.


Pour résumé, cet écrivain nous raconte une partie de sa vie à partir de ses 50 ans aux Etats Unis, dans les années 70.
Et sa vie se résume à écrire quand il peut, faire des lectures de ses poèmes, boire et baiser. C'est assez cru, répétitif dans la construction mais terriblement addictif.

En fait il rencontre des femmes pour pouvoir écrire sur elles. Il les baise pour mieux les comprendre.

En tout cas, le bouquin ne contient pas de temps mort même si les scènes sont souvent similaires dans l'approche (une lecture, une bonne cuite, une bonne baise). Mais d'un autre côté il y a une bonne réflexion sur les relations humaines et sur la compréhension du monde au travers d'un personnage quelque peu anti social, mais qui sait faire évoluer ses sentiments.

Du bon.

Extraits :

[...]
J'ai raccroché. J'ai pensé à Sara. Après tout, je n'étais pas marié avec Sara. Un homme à certains droits. J'étais écrivain. J'étais un vieux dégueulasse. Et puis les relations humaines étaient un tel fiasco. Seules les deux premières semaines étaient un peu émoustillantes, ensuite les participants perdaient leur intérêt. Les masques tombaient, les gens se montraient tels qu'ils étaient : abrutis, imbéciles, givrés, revanchards, sadiques, assassins. La société moderne avait créé un type particulier, qui s'entre-dévorait avec son semblable. C'était un duel à mort - dans une fosse septique. Je me suis dit que le mieux qu'on put espérer dans un rapport avec autrui était deux ans et demi. Le roi Mongut du Siam avait 9000 femmes et concubines ; Auguste le Fort de Saxonie avait 365 épouses, une pour chaque jour de l'année. La sécurité par la quantité.
[...]

[...]
Je ne me souviens plus très bien quand je vis Lydia Vance pour la première fois. C'était il y a six ans environ, je venais de plaquer mon boulot de postier, que j'exerçais depuis douze ans, pour essayer de devenir écrivain. J'étais terrifié et buvais plus que jamais. Je me battais avec mon premier roman. Chaque nuit, en écrivant, je descendais une demi-bouteille de whisky et deux packs de six bières. Je fumais des cigares bon marché, tapais à la machine, picolais et écoutais de la musique classique à la radio jusqu'à l'aube. Je m'étais fixé un objectif de dix pages par nuit, mais je ne savais jamais avant le lendemain combien de pages j'avais noircies.
[...]

[...]
Viol d'enfant, avec consommation. À notre époque, les enfants étaient bien éduqués. Le violeur viole. Juste retour des choses. Était-elle une femme « libérée » ? Non, elle avait tout simplement le feu au cul. Tanya est revenue. On a bu un autre verre. Bon sang, elle s'est mise à rire et à bavarder, comme si de rien n'était. Eh oui, ainsi vont les choses. Elle ne considérait ça que comme un simple exercice, comparable à la course à pied ou à la natation.
[...]

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