Deus Ex Machina (le blog de mamoudou)

Rechercher

Archives

Nombre de visiteurs*

* Visiteurs uniques : une (1) visite par IP.

Quinn Dexter

Vendredi 30 novembre 2007 à 21 h 35
Ce personnage tiré d'un livre m'a fait explosé de rire hier soir je ne sais pas pourquoi.

Dressé devant l'autel qu'on avait bâti dans le parc, il considérait la silhouette attachée à la croix inversée qui le surmontait. Il s'agissait d'un vieillard, ce qui, d'une certaine façon, était un bon point. Grâce à lui, Quinn allait confirmer son absence totale de compassion ; seuls les enfants étaient aussi sacrés.
Le viel homme priait en silence, tremblant de tous ses membres. C'était un prêtre chrétien, raison pour laquelle Quinn l'avait sélectionné. Un tel sacrifice avait toujours pour but de renforcer l'autorité. C'était un spectacle conçu pour faire trembler les faibles. Qui, au sein de cette assemblée, oserait maintenant le défier ? Cette cérémonie était en fait une ordination, une confirmation de sa puissance.
Il tendit la main et Lawrence y plaça la dague. Elle avait une poignée d'ébène délicatement ouvragée, mais une lame de carbotanium aussi simple qu'affûtée.
Le prêtre poussa un cri lorsque Quinn la plongea dans son ventre proéminent. Lawrence éclata de rire en voyant le visage défait du prêtre. Quinn était immensément fier du garçon ; jamais il n'avait vu un être s'offrir ainsi sans réserves au Frère de Dieu.
[...]
En dépit de sa force, en dépit de sa puissance, Quinn ne pouvait rien faire. Strictement rien. Ce fut pour lui une horrible humiliation. Il se mit à hurler, et l'autel se brisa, faisant choir le corps meurtri du prêtre. Les acolytes s'égaillèrent. Quinn frappa du pied le cerveau de Douze-T, et celui-ci explosa, projetant des bouts de matière grise sur les disciples terrifiés.

Détournement audio

Dimanche 18 novembre 2007 à 00 h 52


C'est mon premier pitoyable essai, largement pompé sur un principe que j'ai entendu un matin à la radio.

7ème opus de Radiohead

Vendredi 16 novembre 2007 à 21 h 45
Parfois la vie nous réserve quelque petite surprise agréable. J'étais bien conscient dans un coin de ma tête, qu'un nouveau Radiohead était annoncé, mais je ne l'attendais pas aussi tôt. Et le voilà, fraîchement télétransporté sur mon disque dur en quelques minutes.
Après quelques écoutes, j'ai décidé de jouer un peu les critiques artistiques, afin de mettre noir sur blanc mon opinion avant d'aller voir ce que d'autres en pensaient. Dites-vous donc bien que je suis parfaitement neutre.

15 Step nous propose une entrée en matière très rythmée, un début quasi électro qui m'a un peu effrayé au début. Mais après quelques secondes, on retrouve les fondamentaux du groupe : la basse omniprésente de Colin Greenwood, la voix de Thom York et les bidouillages de Johnny Greenwood. A la suite, Bodysnatchers est à mon sens un véritable chef d'oeuvre, à la façon de Paranoid Android. Ce titre nous emmène dans des univers très différents qui s'entremêlent. C'est complexe, c'est non-linéaire, ça a beaucoup de force et d'énergie, j'aime beaucoup. Intense, je crois qu'on peut dire intense.
On retrouve du calme et des tonalités plus douces pour Nude, un morceau que j'avais pour ma part déjà entendu sous plusieurs formes (ex Big Ideas). Le rythme est très lent, et la voix de Thom York est le principal instrument, souligné par une basse bien présente. La suite, Weird Fishes/Arpeggi, est une sorte de flux qui entraîne l'auditeur sans faire de pause. Comme un courant puissant mais bienveillant. Le contraste est assez saisissant entre la batterie au tempo très rapide, et le reste de la mélodie qui ondule lentement. Si je devais associer une sensation à ce morceau, je dirais qu'on s'imagine pris dans un mouvement à grande vitesse, tout en étant immobile et serein. Je ne vais pas m'attarder longtemps sur All I Need qui ne m'inspire pas beaucoup je dois dire. On continue avec Faust Arp, un titre très court, à peine deux minutes. C'est très tendre et très doux, juste Thom York, une guitare sèche, et quelques violons. Ca touche la sensibilité, et je dois avouer que j'en ai eu la chair de poule en l'écoutant la première fois.
Le 7ème titre du 7ème album, Reckoner, fait lui aussi appel à quelques violons et contient un de ces passages dont le groupe a le secret. Tous les sons s'éteignent progressivement, la chanson se meurt et puis avec une harmonie géniale, reprend vie dans une transformation dramatique. House of Cards offre une petite transition, un répit avant d'aborder les deux derniers morceaux. D'abord Jigsaw Falling Into Place, qui propulse l'album sur orbite. Des changements de rythme, une intensité omniprésente, et un flot de paroles qui se déverse sans discontinuer. Il est temps de clôturer l'expérience, et c'est Videotape qui s'en charge. Une fois n'est pas coutume, cet opus se termine sur une chanson teintée de mélancolie. Thom York seul sur un piano imprime un air dont on a du mal à se défaire. Difficile de ne pas relancer le titre en boucle. Difficile de vivre le présent lorsque le passé vous tend les bras.

Je dois dire que je suis un grand fan des albums Kid A et Amnesiac qui ont représenté le summum du groupe, en terme d'expérimentation et de recherche. J'ai le sentiment qu'aujourd'hui le groupe atteint une certaine maturité. Je veux dire par là que les sons étranges et jadis expérimentaux sont désormais intégrés harmonieusement dans le moule Radiohead. Sur la liste des regrets, la longueur du disque, environ 44 minutes. Mais il semble que lorsque la commercialisation se fera en dur, il y aura deux disques...
Je termine en donnant le nom de la piste que je préfère pour l'instant, c'est Bodysnatchers.