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Août 2006

Review Rock en Seine 2006 - Jour 2

Lundi 28 août 2006 à 17 h 23


Au programme : Phoenix, The Rakes, Editors, Beck, Radiohead... Ca fait pas beaucoup de groupes de vus, la faute à la recherche de traditionnels sandwichs (la tartiflette de la veille avait du mal à être digérée), de liquide pour acheter plein de trucs inutiles (badges, tshirts, bouffe) et de places.



Ecouter "Long Distance Call" de Phoenix

Phoenix avait sorti un troisième album trèèèèès intéressant cette année. "It's Never Been Like That" qui porte d'ailleurs bien son nom : plus rock, plus spontané, plus pêchu. Sur scène, c'était plutôt plus pop, plus calculé, plus mou. Pas forcémment mauvais, juste décevant de voir qu'un groupe a beau monter sur scène, il risque toujours de ressembler à un banal lecteur cd organique. Pas grand monde de convaincu, dommage.



Ecouter "Strasbourg" de The Rakes

Zidane était rock n' roll pour trois raisons : il a fini sa carrière sur un coup de boule, il est aussi chauve qu'un skin et surtout, il a fait danser la France sur fond de The Rakes en nous revendant du Canal Satellite. The Rakes qui jouaient justement sur la scène de l'Industrie, ou de la Cascade, je sais plus. Etonnamment et peut être grâce aux bienfaits d'"Open Book" qui illustrait si bien la fameuse publicité de Zizou, le public est présent et a l'air plus qu'attentif. Tandis que "Capture / Release", leur premier et unique album à ce jour, est moyen-bof-bof, les titres joués en live gagnent en énergie, les singles prenant de véritables allures de singles où les refrains sont repris (bon ok, chuchotés) en choeurs. Le british-rock si copié/collé est définitivement entré dans les moeurs françaises.



Ecouter "Munich" des Editors

Arrivent ensuite Editors. Les Editors sur scène, c'est un peu comme si les gars Interpol avaient bu du café un peu corsé. Mais pas trop, parce que si "Munich" réveille les foules, les autres restent suffisamment lent et posés pour qu'on reste allongé sur la pelouse à peine boueuse. Mais c'est pas grave : il y avait une bache pour nous protéger des taches diverses. Rien de transcendant et sans avoir jamais posé d'oreille attentive sur leur effort, force est de constater qu'il s'agit encore une fois d'un groupe venu d'Angleterre (sans déc' ?!) pompant et repompant dans le même héritage musical.



Ecouter "Devil's Haircut" de Beck

Et là, Beck arrive. Enfin presque... Mais faisons une petite parenthèse pour mieux en savoir sur la relation qui me lie au groupe : Beck, c'est sympa, mais lourdingue. Autant j'ai toujours apprécié le groupe pour les diverses orientations musicales prises et autres explorations artistiques de faites, autant je n'ai jamais réussi à accrocher à un seul album en entier justement à cause de ces deux raisons. Voir le groupe sur scène n'était pour moi que l'occasion d'effectuer le moonwalk sans trop d'effort : c'était donc à reculons que je me dirigeais vers la grande scène jusqu'à ce que Beck arrive. Enfin presque puisque ce sont des marionettes, du type avec des fils qui sortent des membres et qui remontent vers de vraies mains d'humains qui bougent dans tous les sens. Le tout filmé en gros plan et rediffusé sur grands écrans. Le vrai groupe lui, reste invisible et les marionettes s'articulent pendant que "Loser" est entamé. Forcémment, le trois quart du public de Rock en Seine accourt. S'ensuit alors un gigantesque spectacle musical où les titres prennent une tout autre dimension -malgré un petit moment de relachement sur le milieu- et artistique : les marionettes accaparent toute l'attention du public; une table avec de vrais condiments ainsi que de vrais couverts est posée, le groupe s'en servant pour rythmer le morceau. Le tout se terminant en apothéose sur une sorte de court-métrage mettant en scène ces mêmes marionettes visitant Paris (déjà cultissime) et arrivant au Domaine de St Cloud.



Ecouter "Paranoid Android" de Radiohead

Reste une heure à attendre et à hésiter sur ce dilemne : je n'ai pas spécialement envie de voir Radiohead -que je hais pour avoir fait grimper en flèche le prix des places au noir-, les ayant déjà vu lors de leur dernier concert à Bercy. Une heure à me dire que je vais perdre mon temps, qu'ils vont sûrement jouer "Creep" pour le bonheur de "tous", qu'ils vont zapper "Lucky" et snobber leurs bsides et oublier qu'ils préparent un nouvel album et ont déjà des titres inédits en boites. Une longue heure à me rendre compte que ca y est, il fait nuit et Thom Yorke a déjà entamé les premiers morceaux. Tant qu'à faire, autant rester alors. Résultat : "Creep" n'est pas joué, le public ne clappe pas bêtement en boucle -ne tuant pas au passage l'intimité et la magie des nombreux titres-, les bsides sont certes oubliés mais plusieurs titres joués. Alors c'est sûr, ces nouvelles chansons ont besoin d'êtres un peu plus rôdées (un faux départ avait d'ailleurs été fait), les enchaînements des titres trop longs cassant le rythme du concert. Mais bon : "Lucky", "Fake Plastic Trees", "Everything Is In Its Right Place", "Paranoid Android", "Pyramid Song" sur fond de ciel nuageux et d'étoiles filantes (des hélicoptères et des avions e nfait), ça n'a pas de prix. Ah si, celui de se payer en fin de compte un tshirt à leur effigie et de passer à nouveau pour un fanboy écervelé.

Bref, Rock en Seine 2006, c'était très indé, avec plein de jeans serrés, de lunettes de soleils kitchs, de ceintures cloutés, de franges blondes, de vestes badgées, mais c'était aussi très bandant et pas mal de petites surprises.

Review Rock en Seine 2006 - Jour 1

Samedi 26 août 2006 à 13 h 30


Au programme : un bout de Nada Surf, Clap Your Hands Say Yeah, du Kasabian, les Dirty Pretty Things, un peu de The Raconteurs et beaucoup mais pas assez de DJ Shadow. C'est plutôt cool, avec un joli beau temps alors que de la pluie était annoncée (mais pour les gens déçus, il y en a pour le deuxième jour) et des trucs à côtés sympas dont les tapas et la tartiflette.



Ecouter "Always Love" de Nada Surf

Nada Surf, c'est plutôt bien, surtout qu'en plus ils parlent français. Alors forcémment, niveau communication, ça le fait. Et quand le groupe décide de reprendre "La Petite Bill" d'Alain Souchon, c'est l'exstase pour le public -déjà conquis à l'écoute de "Popular"- qui se sent logiquement chouchouté. Mais pour ma part, ça reste toujours un peu trop mou. Peut-être le fait que tout se passe du côté de la Grande Scène et que j'étais en plein dans ce par terre de monde n'écoutant que d'une oreille.



Ecouter "Over and Over Again (Lost & Found)" de Clap Your Hands Say Yeah

Clap Your Hands Say Yeah, pas grand chose à dire sinon que je suis fan et que les voir au Domaine de St Cloud face à un public déjà conquis -il faut l'avouer, l'affiche cette année est beaucoup plus typée que les années précédentes- n'a fait qu'intensifier la bonne humeur générale. Parce qu'on tape des mains, on tape même des pieds et puis le chanteur a la classe malgré ses faux airs de Jean-Jacques Goldman. Contrairement à ce que j'avais pu lire et entendre ici et là, le groupe avait l'air heureux de jouer, et nous étions heureux de les entendre.



Ecouter "Bang Bang You're Dead" des Dirty Pretty Things

De retour à la Grande Scène et après gloutonnage de trucs sucrés qui collent aux dents, ce sont les Dirty Pretty Things qui jouent avec un Carl Barat handicapé d'un bras puisqu'apparemment blessé suite clavicule cassée. Résultat, c'est le guitariste des Paddingtons qui le remplace à la guitare, lui se contentant, sans aucune connotation péjorative, de chanter et courir joyeusement un peu partout. C'est frais, ça ressemble toujours à The Libertines sans ce grain de folie qui n'était pas que dû uniquement à Pete, efficace. En cadeaux bonus, deux titres de The Libertines repris, parce que bon, faut pas déconner, les "Waterloo To Anywhere", leur album, c'est un peu le troisième album de The Libertines.



Ecouter "Empire" (nouveau titre) de Kasabian

Et là, la débandade : Richard Aschroft va débarquer du côté de la scène de la Cascade (ou de l'Industrie ?). Mais heureusement, super Viagra déboule sous la forme de Kasabian : le premier a annulé sa venue, le second vient le remplacer plus ou moins à l'arrache et en profite pour nous présenter quelques titres dont un qui sort du format radiophonique (plus de 3 minutes !) avec quelques cuivres bien placés. Effet garanti, tout le monde est aux anges. Le prochain album de Kasabian s'annonce plutôt bon et pourrait faire taire ces mauvaises langues qui promettaient une vie limitée à un an au groupe.



Ecouter "Steady As She Goes" de The Raconteurs

Et là, Jack White entre sur scène après une introduction musicale quasi-cinématographique. A se demander si ce n'est pas The Raconteurs la tête d'affiche du jour (ça se voit là que Morrisey, je m'en tape ?). La foule est en délire tout ça, parce que The White Stripes, parce que "Steady As She Goes" est un excellent single qui semblerait avoir voyagé dans le temps en direct des années 90, parce que tout ça quoi. En prime, une reprise de "Bang Bang" de Nancy Sinatra : faussement pré-pubère mais suffisamment efficace pour avoir les poils qui s'hérissent sur certains breaks.



Ecouter "Organ Donor" de DJ Shadow

Et finalement, DJ Shadow entre en scène, accompagné de quelques guest dont Lateef qui s'amusera à reprendre son "Wonder Ful Night" posé sur le denrier album de Fatboy Slim. Peut être est-ce le fait que la scène soit petite, qu'il y ait un joli chapiteau, qu'il fasse nuit, mais parmis tous les groupes vus dans la journée, Dj Shadow aura été le seul a avoir une ambiance aussi bonne. Bonne avec un grand B, B comme bonnet B, etc. Même ultra bandant lorsque les premières notes d'"Organ Donor" sont entamées, entraînant un taux de fertilité frôlant les 99% dans le public (même parmi les plus jeunes).


Voilà, la première journée se termine à ... 23h15 tapantes, parce que Rock En Seine, c'est municipal, c'est public, tout ça. C'est un peu dommage d'ailleurs : pas de rappel, pas de possibilité de s'eterniser aux buvettes. Mais en même temps, l'idée d'avoir droit à un bain de pied après les allers retours incessants entre les scènes compense l'idée d'attendre quelques heures avant Taking Back Sunday, Phoenix, The Dead 60's, Skin, The Rakes, Beck, Radiohead.
4 commentaires, dernier de Piotr.

Review de Prison Break : Season 2 Premiere

Vendredi 25 août 2006 à 01 h 25
Si vous avez cliqué ici, c'est que vous n'êtes pas trop con et que vous vous doutez que ça va spoiler.



Ce qu'il y a de bien avec Prison Break, c'est la facilité qu'ont les scénaristes pour recycler les clichés du genre et les réutiliser comme ça, sans la moindre once de remord. Parce qu'il faut bien l'avouer, Prison Break, c'est quand même beaucoup de déjà vu. Mais pas trop, du genre "les prisonniers d'abords, c'est pas que des rappeurs tout noirs". Mais suffisamment pour qu'on ait droit à un cellmate concon et sympa, un mafioso qui ne craint rien et fait peur à tout le monde, un psychopathe endurci serial-killer violeur homosexuel refoulé (pardi!), un gardien pourri jusqu'à l'os, une fille (oui, c'est un cliché), etc. Sans oublier une mythologie aux relents d'x-files avariés et sa conspiration qui va avec, des rebondissements à deux balles que Gilbert Montagné aurait vu venir même sans canne blanche.

... Mais tout ça, on le savait déjà grâce à la première saison : Prison Break, c'est juste une série cheap, à la réalisation cheap, aux moments de pur émotion cheaps (quand est-ce que les messieurs de la télévision et du cinéma pigeront que passer Massive Attack en B.O., c'est aussi cheap et cliché que de choisir FAF la Rage -en exclusivité- pour le générique français ?), mais qui apportait un vent fr... nan, on déconne, Prison Break, c'est juste un peu nul et c'est aussi pour ça que tout le monde regarde. D'ailleurs, ça tombe bien, les plus accros ont déjà eu droit au premier épisode de la saison 2 de Prison Break.

Alors oui, je vais spoiler pour beaucoup : c'est toujours aussi nul.

Maintenant que Scofield (un jour, il faudra qu'on m'explique pourquoi les deux frères n'ont pas le même nom) a -presque- réussi son coup et à -presque- réussi à s'évader de prison, il se coltine agent du FBI qui a l'air d'être un pro du pistage d'évadé. Du genre à caresser des murs et à deviner de suite que sa proie était un dangereux criminel (bon ok, il triche, il l'avait vu dans les résumés de la saison précédente, tout au long de l'épisode, via divers flashbacks qui en rendront épileptique plus d'un). Cet agent du FBI, c'est William Fichtner. Un type que tout le monde a déjà vu au ciné (Armagedon, Pearl Harbor, La Chute du Faucon Noir, Collision, etc) mais dont personne ne retient le nom. La preuve : je ne sais plus de qui je parle. Bref, ce type, c'est un peu l'antithèse de Scofield. Quand ce dernier s'amusait à se taillader pour y écrire en détail l'intégralité de ses plans A, B et C sur son corps, l'agent du FBI lui s'amuse à avoir un regard profond, à renifler l'air et à pointer du doigt la seule et unique bonne direction. Il est tellement fort qu'à un moment, quand on regarde l'épisode, on croit que lui est Scofield et Scofield est lui (rapport à la réalisation MTVesque épileptique). Trop fort quoi, vivement le face à face :

Agent du FBI : "Scofield, tu dois te rendre, on t'a retrouvé"
Scofield : "Non, je ne me rendrai jamais, de toutes façons, j'ai un plan D"
Agent du FBI : "Mais j'ai déjà anticipé ton plan E de toutes manière"
Scofield : "Je m'en fous, j'ai..."

Ouais ok, enfin ils voudraient pas aller au plan Z histoire d'en finir une fois pour toute ? Enfin, je déconne et tout, mais n'empêche, dans Prison Break Saison 2, y a quand même de l'effort : cette conne de Véronica (attention ça...) se prend (... va...) une balle dans le crâne (spoiler). Steadman, le type que tout le monde savait vivant sauf cette conne de Véronica, est super méchant et sourit même avec son dentier. Tout ça, en un seul épisode, ce qui change toujours des trappes à ouvrir sur une saison, des terroristes à tuer sur six saisons, des extraterrestres à dévoiler sur neuf saisons, des amis à baiser sur dix saisons, des estropiés à soigner sur onze saisons. Bref, Prison Break, c'est vraiment trop nul mais on se fait tellement chier...

Wir haben ein Problem : der Klown ist hier !

Dimanche 13 août 2006 à 23 h 03
Des voitures qui foncent, des roquettes qui traversent les rues, des barrages, des avions, des motos, des bâtiments qui explosent... Vous ne rêvez pas, lundi soir, à 20h50, le retour de Max Zander dans "Le Clown : le film" sur M6. Pour rien au monde je ne raterai ça.



Si vous non plus n'êtes pas en train de bronzer au soleil : le résumé du film.

Le site du film, avec l'alléchant trailer en prime pour ceux qui n'ont pas aimé Pirates des Caraïbes 2.
5 commentaires, dernier de dradorb.

Trouver un appart' à Paris ?

Vendredi 11 août 2006 à 20 h 32
Je suis en CDI depuis un moment, j'ai une mère fonctionnaire prête à se porter grante. Je recherche un appartement d'au moins 30m² -40m² serait un idéal- dans Paris de 2 pièces, avec baignoire et toilettes séparées, non meublé, avec parquet de préférence, et avec bow window dans l'idéal (un de mes rêves les plus fous même), dans le 3ème, 9ème, 10ème, 17ème, 18ème ou à peu près autour, tout ça pour un truc autour de 700 €.

Ce serait mon premier vrai appartement et logiquement, ma première vraie recherche d'appartement. Se posent alors à moi plusieurs questions :

- Puis-je potentiellement trouver un appartement correspondant à mes goûts sans être dans le tier monde parisien ?

- Agence ou particulier ?

- Quelles conditions sont demandées généralement ? J'ai entendu dire qu'il fallait, en passant par une agence, au moins trois fois le loyer en salaire... mais, brut ou net ?

- Quid des trucs du genre Locapass, comment ça marche tout ça en gros ?

- Les pièges à éviter dans les annonces ?

Bon évidemment, y a plein de sites spécialisés pour toutes ces questions, mais je préfèrerais avoir des avis de personnes ayant du "vécu".

... et je sais qu'en dehors de Paris il y a mieux tout ça, mais je suis psychologiquement prêt à payer pour le "luxe" de rester dans la capitale.