[PC]Strider

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INTRIGUE : Vous incarnez Hiryu, un ninja disposant d’armes de dernière technologie, infiltré dans un pays d’Europe de l’Est pour mettre un terme à l’hégémonie d’un tyran prêt à tout pour dominer le monde.

GAMEPLAY : Les plus anciens ont connu le premier Strider, un jeu d’action et de plateformes, sorti sur les premières consoles 16 bits et les ordinateurs du moment (même le CPC 6128) et publié par Capcom, durant sa période de gloire en arcade. A l’origine, ce titre en 2D vous proposait de traverser différents niveaux comme dans « Shinobi » ou sa suite « Shadow Dancer », avec un personnage sautant d’éléments du décor à d’autres, tout en coupant ses ennemis avec sa lame affûtée.
Pour sa version 2014, le titre se gratifie d’un univers bien plus étendu, sous la forme d’un Metroidvania.

Et ceci lui va plutôt bien, puisque le studio « Double Helix », en charge de la conversion, s’inspire et rend hommage au jeu originel dès le début, avec un démarrage similaire, des boss identiques (les fameuses soeurs Pooh, le gorille, la chenille, etc) mais densifie l’univers avec plusieurs cartes reliées entre elles, avec toutes leur identité (de la ville aux souterrains, en passant par l’usine, la prison voire un vaisseau en orbite).

Hiryu peut comme dans tout Metroidvania évoluer en récupérant des objets clés disséminés un peu partout dans le décor, où après avoir vaincu un boss. C’est ainsi qu’il pourra augmenter sa vie, son énergie, disposer d’aptitudes supplémentaires comme le fameux double saut, la projection, renvoyer les coups ennemis, et bien sûr ouvrir certaines portes avec la bonne arme déployée.

RÉALISATION : La progression en 2D de l’époque est reprise ici, avec des éléments en 3D. On a par exemple la possibilité de passer d’un plan à un autre via un félin ou un rapace, ces éléments étant sujet à des effets plutôt sympathiques. Dans l’ensemble, les décors, l’animation, le design sont soignés. « Strider » cuvée 2014 ne veut pas être une vitrine technologique, mais se refuse d’être un titre au rabais. Cela permet en outre une fluidité exemplaire, et l’avantage de tourner sur des configurations les plus modestes.

DURÉE DE VIE : Une bonne dizaine d’heures pour compléter le titre en tentant d’atteindre le mythique 100%, ce qui est très dur pour ce titre, la challenge étant assez relevé. Par sûr d’y retourner une deuxième fois par contre.

INTÉRÊT : Titre mythique pour les plus anciens, ce reboot de « Strider » bénéficie d’un savoir faire indéniable : le jeu est plaisant, sans bu notoire, entre modernité et nostalgie.
De la nostalgie, il a hérité d’un critère pouvant amener désarroi et frustration : sa difficulté.

Comprendre par là qu’avant de récupérer tout un arsenal, votre personnage est plutôt chétif, les checkpoints rares, et les points de sauvegarde parfois très distants (sans compter les boss très résistants).
Alors n’ayant pas honte de faire comme moi, qui au début a failli abandonner et délaisser le titre dans le coin le plus obscur de la bibliothèque Steam : baissez la difficulté sur « facile », qui correspond en fait à on mode normal pour les jeux actuels. A partir de là, le challenge est toujours relevé, le die & retry conséquent, mais le titre devient moins élitiste, plus permissif. On apprécie alors cette progression sans réel heurt, et on change alors d’avis sur ce titre à la base frustrant pour certains d’entre nous.

« Strider » est donc un titre recommandable, permettant de choisir son challenge, et emprunt de nostalgie. On espère que le même sort sera réservé à d’autres licences cultes de CAPCOM, comme « Final Fight ».

14/20

JeuxVideo.com

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[PC]Ori And The Blind Forest [Definitive Edition]

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INTRIGUE : Vous êtes Ori, un esprit de la nature, et après que l’arbre aux esprits soit totalement éteint, vous partez en quête pour le raviver, et ainsi redonner vie à toute la faune et flore environnante.

GAMEPLAY : Ori se présente sous la forme d’un « Metroidvania ». Il s’agit d’un jeu en 2D où vous incarnez un chétif être, mélange de chat et de lapin, dans un univers très dangereux. Et comme dans tout Metroidvania, les phases de plateformes sont légion, agrémentées de combats contre une faune et une flore belliqueuse. heureusement, les spores libérés à chaque combat font monter votre XP, et vous permettent d’améliorer vos compétences en combat, déployer de nouvelles possibilités techniques, etc…Bien d’autres objets sont aussi à collectionner, tous ayant pour vocation de vous transformer en une véritable bête de combat, aux compétences multiples. Elles vous seront d’ailleurs nécessaires pour parcourir et progresser dans le jeu, ce dernier étant composé de multiples cartes à compléter à 100%.

RÉALISATION : UN BIJOU!!! Le studio Moon, composé d’anciens prestiges ayant bossés sur de gros projets, ont livré ici une perle. Visuellement, c’est d’une beauté sidérante! Jamais une 2D n’a été aussi vivante, avec des couleurs chatoyantes. Même « Rayman » ou  » Dust, An Elysian Tail » n’arrivent pas à égaler cette perfection visuelle. Il suffit de regarder les photos pour comprendre (et encore, tout est animé). On comprend aisément pourquoi de nombreuses personnes comparent ce titre avec une œuvre de Miyazaki, les deux ayant beaucoup de points commun (relation entre l’esprit et la nature, mais aussi design des différentes créatures et l’univers). Le gameplay est aussi parfait, on contrôle Ori au doigt et à l’œil, et on ne peste quasiment jamais contre un souci de maniabilité. Enfin, la musique, composée par Gareth Coker, fait partie des plus beaux scores composés pour un jeu : de quoi vous donner des frissons, et verser quelques larmes, obligé vu l’intensité dramatique berçant le titre du début jusqu’à la fin.

DURÉE DE VIE : Afin de compléter le titre à 100%, et dans sa version Definitive (ajoutant des zones supplémentaires), il faudra compter environ 16 heures. 16 heures gratifiantes, jamais rageantes ou soûlantes. Et malgré plus d’un millier de morts, lié à une difficulté assez retord, on y retourne. D’ailleurs en parlant de difficulté, le titre est loin d’être punitif. Il est exigeant certes, mais avec la possibilité de créer un point de sauvegarde quasiment où on veut (hormis durant certaines phases cruciales, sur des surfaces instables ou en présence d’ennemis).

INTÉRÊT : Quasiment parfait en version standard, la version Definitive d' »Ori and the Blind Forest » enfonce le clou et projette le titre comme un des meilleurs jeux du moment, dédié à tout le monde, que l’on soit adepte du genre ou totalement réfractaire. Une telle maîtrise force le respect, et prouve que le jeu vidéo s’inscrit comme un noble art. Rares sont les jeux à combiner l’excellence technique, et une narration sublime, au point de vous faire chialer comme un gosse au début…et à la fin.
UN INDISPENSABLE!!!

19/20

JeuxVideo.com

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