Blog optimisé pour les gens biens. Pas valide aux standards et je vous emmerde. Tout le contenu présenté m'appartient, si vous me volez quoi que ce soit je vous tue au fond d'un métro. Au plaisir. \o/
Voilà, j'ai reçu mon nouvel ordinateur il y a une semaine environ et si une chose est à assurer c'est que je n'en suis pas déçu du tout. Tous les jeux dont j'ai fantasmé et qui ne marchaient pas sur mon ancien ordinateur, tournent désormais tout à fond en 1280x1024 et avec une bonne couche d'AAx8 et de AFx16 par-dessus pour fignoler le tout.
Pour l'instant j'ai commencé The Witcher auquel j'avais longtemps voulu jouer (j'en suis au chapitre deux) et Crysis qui - même s'il possède un style qui déplait à certains - est sans doute le plus beau jeu auquel j'ai joué. Je n'ai de cesse de m'extasier devant chaque recoin de paysage, et rêve d'un Garry's Mod sur ce même moteur. Ci-dessous une grosse poignée de screenshots (que j'ai quand même réduits, faut pas déconner, je vais pas vous foutre trente images en 1280), avec une petite image de The Witcher à la fin. Pourquoi une seule de ce jeu ? ET BIEN PARCE QUE CES ENCULÉS DE DÉVELOPPEURS N'ONT PAS EU L'IDÉE D'UNE FONCTION CAPTURE D'ÉCRAN. Nous sommes en 2008, et oui madame à mon grand dam, ça existe encore.
Sur ce, merci à ceux qui m'ont conseillé, je supprimerai les articles sur ma config sous peu, pour faire un peu le ménage.
Après une première et brève prise de température, et après avoir farfouiné sur quelques articles des blogs NoFrag, j'en suis arrivé à la configuration suivante :
Boitier : Antec Sonata III - 500W Alimentation : Apparemment elle est incluse dans le boîtier, si je me trompe prévenez-moi. Disque Dur : Seagate Barracuda 7200.11 - 500Go Processeur : Intel Core 2 Duo E8400 Carte Graphique : ATI HD4850
Si j'ai fait une connerie dans ma sélection ou si j'ai pris des trucs qui ne sont pas compatibles entre eux, dites-le avant que je me retrouve comme un con après avoir reçu la commande. Vous remarquerez qu'il manque des choses, ce qui m'amène aux dites questions. 1) Pour la carte mère j'ai vu énormément de monde me conseiller un Asus P5Q, le problème c'est que sur le site où je compte commander (LDLC) des P5Q il y en a environ une dizaine de modèles, le P5Q, le P5Q Deluxe, le P5QE, le P5QL, etc. C'est lequel que je suis censé prendre ? 2) Concernant le ventilateur, m'est venu un gros doute : est-il lui aussi compris dans le boîtier et sinon, que prendre ? Je n'ai rien trouvé à ce sujet. 3) Je n'ai rien trouvé dans mes recherches concernant une éventuelle carte son alors je vais poser une question vraiment très stupide : ça existe plus ? Vos gueule au fond, j'ai prévenu que je suivais pas l'actualité hardware. 4) Jusque là j'ai supposé que mon 1,5Go de RAM serait suffisant, seulement beaucoup de gens parlent de 2Go ou plus, vrai ou faux ?
Voilà, merci d'avance de m'éclairer, après ça je pense que ça sera bon. Et merci à ceux qui ont pris le temps de me répondre à l'article précédent.
Bonjour à tous.
Ces derniers temps j'ai repris un peu le jeu PC et ce ne fut que pour me rendre compte que mon ordinateur actuel est quelque peu dépassé. Voyez-vous, je ne change que très peu de config, une fois tous les quatre ou cinq ans, et entre-temps je me débrouille — étant donné que je ne joue pas énormément ce n'est pas un problème. Cette année cela fait quatre ans environ que j'ai changé ma configuration, il est donc l'heure d'une remise à niveau. Ma bête actuelle a cette tête-là :
Système d'exploitation
Windows XP Professionnel (build 2600) Service Pack 2 Carte mère
SMBios version 2.3
MSI MS-7043 1.00
Bios: American Megatrends Inc. Version 07.00T 04/02/01 taille: 512Kb Processeur
Intel(R) Pentium(R) 4 CPU 3.00GHz (3013Mhz) (L1: 28ko L2: 1024ko) Chipset
Northbridge: VIA PT880
Southbridge: VIA VT8237/R Mémoire
Mémoire physique 1535Mo Carte Graphique
nVidia Corporation NV40 [GeForce 6800 GS] GeForce 6800 GS (256 Mo) Péripheriques IDE
WDC WD2500JB-57REA0 20.00K20 (ATA, 232.89 Go, tampon: 8 Mo)
WDC WD800BB-00JKA0 05.01C05 (ATA, 74.53 Go, tampon: 2 Mo) Lecteurs CD/DVD
HA0756A MVN791J 1.0 (DVD-ROM)
PIONEER DVD-RW DVR-106D1.06 (DVD+R Recorder)
HA0756A MVN791J 1.0 (DVD-ROM)
SCSIVAX DVD/CD-ROM 2.7a (DVD-ROM) Disque dur
WDC WD2500JB-57REA0 (232.88Go)
WDC WD800BB-00JKA0 (74.53Go) Carte Audio
Creative Labs:SB Live! EMU10k1: CT4832 SBLive! Value
Je copie/colle d'un site de configuration parce que le problème majeur, c'est qu'en fait je n'y connais pas grand chose. Je ne suis pas l'actualité hardware, mes connaissances sont assez limitées, voilà pourquoi je fais appel à vous. Beaucoup de personnes demandent de l'aide pour monter une config, je suis l'une d'elle.
Mes questions sont donc : que faut-il changer dans ma configuration actuelle (tout, je suppose, en fait) et quelles configurations du moment me conseillez vous pour l'achat. Ne vous en faites pas pour le prix — je ne dis pas que je suis prêt à vendre un rein, il faut juste que ce soit raisonnable, au-delà de ça je m'arrangerai.
Notez que j'ai changé d'écran et de clavier/souris il y a très peu, donc je ne compte pas les changer.
J'en demande peut-être un peu trop, mais bon, le peu d'aide que vous m'apporterez me sera sans doute déjà utile. Merci d'avance.
The drones all slave away,
They're working overtime,
They serve a faceless queen,
They never questioned why.
Disciples of a god,
That neither lives nor breathes,
But we have bills to pay,
Yeah we have miles to face.
J'ai légèrement hésité avant de commencer cet article, pour quelques courtes raisons. Premièrement parce que lors de mon dernier article de musique j'ai dit ne pas vouloir prendre le temps de parler de groupes qui n'ont pas forcément une histoire intéressante. Deuxièmement parce que j'écoute énormément de musique – et ce n'est pas un euphémisme – et pour cette raison je suis très sensible sur les artistes que j'écoute. Je vais être franc et paraître stupide, mais lorsque quelqu'un quelque part crache des atrocités sur un groupe que j'aime, ça me dérange. L'air de dire, on s'attaque à ce que j'aime donc on s'attaque à moi.
Ce qui me mène à la troisième raison : si j'ai hésité à poster cet article ce n'est pas pour ce que je vais dire en soi mais pour la meute bavante qui se tapit au détour des commentaires de NoFrag. Si vous n'aimez pas, partez simplement de l'article ou dites-le avec des mots un tant soit peu civilisés. Je ne force personne à avoir mes goûts, je veux juste éviter l'éternel « C'est de la merde ». Beaucoup ne modèrent pas leur blog, moi si — comme ça c'est dit.
Inside my hands these petals browned,
Dried up falling to the ground,
But it was already too late now,
I pushed my fingers through the earth,
Returned this flower to the dirt.
Je ne m'attarderai pas trop sur le premier album parce qu'au final et avec le recul acquis au fil de la carrière du groupe, The Unraveling reste pour moi très éloigné de ce que deviendra RA par la suite. De ces dix-huit premières pistes, ressort une évidente rapidité de rythme, une batterie répétitive propre à certains groupes punk, beaucoup de lourde voix insufflée dans les morceaux. C'est un départ assez violent dans la carrière du groupe, et je pense que ce sont ces premiers pas qui vaudront au groupe sa première étiquette en tant que « Punk Hardcore » — musicalement et concernant les paroles.
Néanmoins, entre les mailles du chaos musical émanant de The Unraveling, on retrouve quelques-uns des éléments qui plus tard deviendront leur marque de fabrique.
Avant toute chose, et c'est particulièrement visible sur le morceau éponyme « The Unraveling », s'entend clairement la voix du chanteur, Tim McIlrath. Celle-ci se reconnaît principalement par sa versatilité, et se côtoient ainsi phrases douces et violentes, cris et murmures. C'est cette même modulation de la voix qui permettra d'instaurer plus tard plusieurs atmosphères au sein d'un même album. Pour exemple on ne peut que citer l'écart béant entre « State of the Union » et « Swing Life Away » sur leur troisième album : l'une étant une piste emplie de rage et aux sonorités très metal, et l'autre étant une piste très douce jouée à la guitare acoustique.
Leur second album sera la première incursion de Rise Against dans une certaine reconnaissance. Là où The Unraveling était resté dans l'ombre, Revolutions per Minute apportera un faisceau de lumière, et en un sens ce premier rayon balayera les fioritures qui rendaient le premier album un brin chaotique. C'est aussi l'album qui affirmera l'identité du groupe, et scellera les structures musicales qui leur sont propres. Comme si les membres avaient voulu se détacher de la certaine monotonie de leurs premières pistes ; on relèvera ainsi l'utilisation de ponts, de nombreux solos de guitare et de basse, une batterie plus apaisée, une voix mieux maniée. Des éléments qu'ils reprendront par la suite dans leur carrière, en les accentuant d'autant plus.
Malgré leur croissante amélioration, cet album reste pour beaucoup leur meilleur parce qu'il est ce qu'aurait dû être un bon premier coup d'essai : fort et marquant sans en faire trop. Les thèmes qui seront ceux du groupe se dessinent eux aussi, avec notamment cette recherche d'un monde meilleur qui se muera au fil des albums en revendication pure et simple. Car, et s'il y a un des éléments que les membres du groupe ne peuvent nier, c'est leur fervent engagement dans beaucoup de causes. À beaucoup de reprises le groupe fut qualifié de groupe « punk politique » ce que le chanteur a profondément dénigré, expliquant qu'avoir un message n'est pas pour lui un genre auquel se rattacher mais quelque chose de nécessaire à l'écriture de chansons. Pêle-mêle dans les chansons du groupe au fil de sa carrière on citera la défense de l'environnement, du traitement des animaux, de l'exploitation des enfants, des conditions de vie dans les pays en développement, de la politique judiciaire des États-Unis, et j'en passe.
If I held my ground would you ask me to change ?
This drought bleeds on and we're dancing for rain,
We drink the air but it's still not the same,
These worlds collide but the distance remains,
We point the finger, never accepting the blame.
Arrive enfin leur troisième album, mettant à plat et au propre ce qui avait été lancé par Revolutions par Minute. Ce nouvel élément de leur construction, longuement intitulé Siren Song of the Counter Culture fait ressortir encore plus de nouveaux éléments. Le plus évident, très présent dans cet opus, c'est la forte importance qu'a pris la basse de Joe Principe, parfois plus mise en avant que la guitare sur certains morceaux. De nombreux ponts, introductions, et parfois les couplets eux-mêmes ne laissent entendre que la basse, coupant la guitare quelques instants. Ç'aurait pu être monotone pour beaucoup de groupes, mais le jeu de Principe a cette particularité qu'il utilise beaucoup d'accords et de structures non répétitives... en somme il se sert de sa basse comme il se servirait d'une guitare, et ça rend la chose musicalement très intéressante.
Comme je l'ai dit précédemment, cet album accentuera encore plus les différences d'atmosphères et de genres qu'emploie le groupe. Parfois très violent et parfois très doux, on relèvera l'utilisation plus présente de guitare acoustique pour les ponts/intro et pour le morceau Swing Life Away. Les solos de guitare et de basse se font aussi plus nombreux qu'auparavant, jusqu'à en devenir presque un rendez-vous. Prenez n'importe quelle piste, et vous aurez de grandes chances d'assister à un changement soudain de rythme voire d'instrumentale en plein milieu de la chanson, laissant place soit à un solo, soit à un pont en « Screaming Overdrive » ou le chanteur alterne entre les extrêmes de son chant. Dans tous les cas ça n'est pas à voir comme une répétition, car chacun de ces procédés est utilisé avec soin et chacun de ces interludes a sa propre identité.
En dernier lieu, The Sufferer and the Witness est le dernier album en date du groupe, daté de 2006 et préparant au nouvel album The Illusion of Progress à paraître en octobre. Cette dernière pierre à l'édifice se caractérise surtout par un tempérament moins violent, et un album plus lisse... tout simplement moins punk pour beaucoup de fans. Même si j'aime beaucoup cet album en soi, je le trouve moins « osé » que le troisième. On retrouve toutefois l'architecture musicale du groupe, quelques nouveautés et des chansons plus travaillées, mais l'ensemble est plus homogène. Ce qui au choix, est un défaut ou une qualité. Pour ma part je prends le groupe dans son ensemble et n'ai jamais trop de préférence pour tel ou tel album d'un groupe, ce qui fait que mon avis est assez peu aiguisé. Je ne m'estime pas en droit de décider si un groupe n'est plus ce qu'il devrait être ou pas, je me contente de suivre leur évolution et de l'accepter. J'ai d'ailleurs toujours écarquillé les yeux devant ceux qui se permettent de remettre en cause la direction prise par un groupe, comme si c'était aux auditeurs de dire aux membres que faire.
Cela dit l'album reste original en soi, avec encore une fois de petits procédés qui rompent la répétition, des passages a cappella, une chanson en prose façon radio, etc. On ne peut nier qu'il y a un gros travail derrière l'album, qu'on l'apprécie ou pas.
Je n'ai pas beaucoup parlé du guitariste parce qu'il fut différent à chaque album. Se sont ainsi succédé Mr Precision, Todd Mohney, Chris Chasse et Zach Blair. Quant à la seconde guitare, du moment où elle fut introduite au second album, jusqu'à aujourd'hui, elle fut toujours jouée par Tim McIlrath, le chanteur lui-même.
Sur ce, c'en est fini pour cet article qui confirme que je ne sais pas faire court. Pour achever le tout je vous propose quelques extraits de la discographie du groupe, via ce cher player Deezer qui prend un cher plaisir à se foutre totalement de l'ordre que je lui ordonne. Vous aurez donc dans le désordre le plus complet, The Unraveling, A Thousand Good Intentions, Halfway There, Like the Angel, Life Less Frightening, Blood to Bleed, Drones, The Good Left Undone et Everchanging dans sa version acoustique. Soit deux pistes par album et un petit supplément. J'avais pensé à leur cover de Journey (Any Way You Want It) pour l'extra mais je me suis dit que la piste acoustique serait un bon moyen de souligner mes propos. Encore une fois, tout comme l'article précédent, ce ne sont que des titres choisis selon mes goûts et peu importe l'avis que vous en aurez ça ne veut pas dire que vous aimerez ou pas le groupe ensuite.
EDIT : j'ai testé une fois vite fait et le lecteur saute parfois des pistes, hésitez pas à le rappeler à l'ordre en cliquant sur le nom de la piste qui a été sautée.
(Et pardon d'avance pour les fautes, c'est ça d'écrire de longs trucs)
Cet article est long mais le jeu n'est pas des plus simples. Oh puis allez, il y a plein d'images.
Depuis début mars j'ai la chance de participer au beta-test du dernier né de la fameuse Motion Twin, cette société chaleureuse qui envahit Internet à coups de sites de jeux dont certains sont peut-être même déjà familiers à vos oreilles. Le blog de la MT proposait une maigre poignée de places et j'en ai profité... c'est de cette manière que pour la première fois j'ai été introduit à l'univers apocalyptique de Hordes. Rompant avec tous ses précédents projets, l'équipe s'est cette fois lancée dans la création d'un jeu beaucoup plus mature et immoral que ce qu'elle avait fait par le passé ; dites adieu aux lapins, aux Pioupiouz et autres ambiances bon enfant : Hordes débarque et compte bien vous apprendre la survie par la manière forte.
Le concept du jeu en lui-même est on ne peut plus simple, il s'agit dans l'idée de pousser le concept du jeu communautaire dans ses derniers retranchements. À votre inscription, le jeu vous place dans une ville de quarante joueurs. Tous les soirs à minuit, et pendant une demi-heure, une Horde de morts-vivants prend d'assaut la ville et tente de pénétrer dans l'enceinte pour dévorer tout ce qui bouge... et chaque soir la Horde est plus nombreuse et plus puissante. Ceux qui sont dévorés sur le fait se transforment à leur tour en zombies et se retournent contre vous ; si des cadavres de la veille n'ont pas été sortis dans le désert ils reviendront à la vie. Bref, ça n'est pas beau à voir... votre objectif sera donc de vous mobiliser et vous entendre avec les autres concitoyens pour récupérer objets et ressources en partant dans le désert, construire des bâtiments, s'armer et se perfectionner, palier aux ressources d'eau qui s'amenuiseront chaque jour. Il ne s'agit pas d'éradiquer la Horde, car sachez-le dès le début : dans Hordes tout le monde meurt, tôt ou tard. La seule chose qui compte, c'est survivre le plus longtemps possible.
Seulement, croire que les zombies sont vos seuls ennemis serait une erreur, et c'est là que joue toute la subtilité de Hordes. En prenant pour idée de départ de faire se côtoyer quarante personnes inconnues pendant plusieurs semaines, le jeu impose de vous entendre sans forcément vous connaître, sans forcément vous apprécier. Votre but sera de passer outre vos différends, et je vous le dis de but en blanc : c'est impossible. Vol, plainte, pendaison, exil seront votre quotidien et il faudra parfois défendre votre vie bec et ongles — bref, comme dirait les créateurs du jeu, « On n'est pas chez les lapinous ici ». Parfois même tout se jouera à des niveaux dont vous ne vous étiez pas méfiés : vous êtes bloqués dans le désert, minuit approche et vous lancez un appel à l'aide. C'est là que la ville vous répond que c'est bien fait, « Tu t'es gardé de la nourriture et des armes à toi tout seul au lieu d'en partager avec la ville ? Bien, tant pis pour toi, tu mourras ce soir ».
Car si Hordes place quarante joueurs ensemble, ça n'est pas pour que chacun fasse son mieux de son côté. Toutes les villes sont dotées d'une Banque, sorte de réserve où tous les joueurs peuvent poser et prendre des objets sans aucune contrainte. Vous trouvez une tondeuse à gazon dans un bâtiment désaffecté ? Et bien posez-la en banque et tout le monde pourra en profiter pour partir en expédition. Si en revanche vous la gardez chez vous pour votre usage personnel, les gens commenceront à jaser et il est fort probable que si vous ne répondez pas aux pressions des autres citoyens, vous serez pendu haut et court. « Soit tu aides la communauté, soit tu ne nous es pas utile ». Bien sûr c'est un extrême et dans une ville normale, si vous êtes assez habile pour mêler jeu solo et communautaire, personne ne viendra vous emmerder. Donner les ressources trouvées à la ville mais se garder une radio K7 chez soi, c'est une conduite largement tolérée. En fait, l'idéal est toujours de faire la nuance entre ce qui est vraiment à vous et ce qui est à la ville. Ce qui peut vous être utile et ce qui le serait aux autres. Prendre de la ferraille pour améliorer sa propre maison, c'est mal, parce que c'est une ressource rare. Sûr, si la Horde rentre, vous serez le seul à survivre grâce à votre bunker... d'un autre côté la ferraille aurait pu servir à faire des défenses et à empêcher ladite Horde de rentrer. C'est cette logique qu'il faut adopter pour durer dans le jeu.
Tous les objets trouvés le sont en sortant dans le désert qui entoure la ville, via une carte en flash ou je ne sais quoi. Le monde est découpé en 169 cases, variant du simple désert à toute une bardée de bâtiments qu'il faudra explorer et parfois déterrer lorsqu'ils ont été enfouis par les tempêtes de sable. Néamoins, les zombies arpentent quotidiennement le désert et pour fouiller dehors il vous faudra apprendre à ne pas vous retrouver encerclé par ces meutes de plus en plus nombreuses. Pour ce faire, chaque citoyen est considéré comme pouvant bloquer deux zombies, s'il s'en trouve trois sur la case, vous êtes bloqué. Vous pourrez soit demander de l'aide sur le forum, soit tenter de fuir et être blessé. Selon l'endroit où vous le serez, le jeu variera : une blessure à la tête rendra incompréhensibles vos messages, par exemple.
C'est pour cela que dès le jour deux, il est conseillé de ne sortir qu'en groupe, en organisant des expéditions via l'outil dédié du jeu. Forcément, plus vous êtes dans le groupe, moins vous aurez de chances d'être bloqué, et plus vous pourrez ramener d'objets. Le plus souvent au cours d'une expédition, vous vous arrêterez à un endroit sûr pour vous mettre en « fouille-auto » : le jeu fouillera alors la case toutes les deux heures même si votre ordinateur est éteint. Toutefois, au bout d'un moment la case sera jugée comme « Plus rien à fouiller » à jamais, et vous n'y trouverez que des ressources non traitées qu'il faudra remanier en ville via l'Atelier. Exemple : vous trouvez une bûche, il faudra la traiter pour en faire des planches.
Car dans Hordes, la construction et les ressources tiennent une place capitale. Le jeu compte des dizaines de bâtiments, allant de la défense, de la création de nourriture et d'eau, en passant par le confort et la facilité du jeu. Par exemple le Mirador donne une estimation de l'attaque du soir et vous permet de mieux vous organiser, la porte à pistons se ferme toute seule à 23h45 et évite qu'un con laisse la porte ouverte (exposant la ville à la TOTALITÉ de l'attaque de la Horde). Et évidement, il y a les Projets Insensés, sortes de Merveilles qui malgré leur coût exorbitant vous feront gagner de précieux jours en levant des défenses colossales : installer des barbelés autour de la ville contrera 9 zombies supplémentaires lors de l'attaque du soir, alors que bâtir la coûteuse « Fausse Ville » leurre non loin en détournera 180... c'est vous qui voyez. Mais sachez que ces 180 vous laisseront trois à quatre jours de repos et que ceux-ci seront parfois vitaux à votre survie.
Au final, le/les dernier(s) survivant(s) de chaque ville sont considérés comme des Héros pendant un certain temps. Durant cette période, ils disposent de pouvoirs spéciaux et pourront se spécialiser dans l'un des trois métiers qu'offre le jeu. Devenir un éclaireur vous permettra de vous déplacer camouflé dans le désert sans jamais être bloqué (mais la moindre action retire le camouflage), ou encore devenir Fouineur vous fera trouver plus d'objets et plus rares que d'habitude.
Enfin, pour la petite note : Hordes inclut un système de succès et de titres, donc tout ce que vous faites est répertorié dans votre « Âme ». Il ne faut pas croire qu'une fois que vous commencerez une nouvelle partie tout sera oublié : dans votre âme chaque joueur pourra tout savoir sur vous. Du nombre de jours que vous avez tenu dans chaque ville, au nombre de fois que vous avez utilisé un Vibromasseur.
Chaque jour de survie vous apporte des points de survie. C'est en fonction de ces points que seront créées les villes : si vous jouez bien vous serez avec de bons joueurs, si vous vous avalez du cyanure au jour un de chaque ville, vous aurez les concitoyens que vous méritez. Les villes ayant survécu le plus de jour sont visibles dans le classement au panthéon des villes légendaires.
Autre détail sur la survie : quand une ville se retrouve au bord du gouffre (moins de dix habitants) elle entre en mode Chaos. En gros, tout le monde fait ce qu'il veut, on ne peut plus pendre personne, chacun pour sa peau et que sauve qui peut. Ça parait être n'importe quoi mais concrètement sans ça, une ville de moins de dix habitants serait condamnée.
Sur ce, quelques petits conseils avant de vous lancer. La liste de ces conseils est énorme mais elle fera la différence entre un poids mort pour la ville et quelqu'un de remarquable. Vous trouverez la liste des conseils à cette page, faites-en bon usage.
Arrivons-en maintenant au cœur de la chose : les invitations. Hordes, de par son aspect « difficile à saisir » ne fait pas le jeu d'une ouverture grande et ouverte au public. J'ai en ma possession quelques invitations et pour les distribuer je me suis dit que ça serait marrant de faire quelque chose qui ne fasse pas trop « Les dix premiers qui posteront ». Donc, dans Hordes en bas de chaque page se trouve une citation tirée au hasard, dont quelques unes sont postées en exemple ci-après. Je vous demande donc d'imaginer à votre tour, vite fait, une petite citation ou phrase qui collerait selon vous au cadre de Hordes.
Les meilleurs auront une invitation, je préviendrai quand il ne sera plus la peine de se fatiguer le cerveau.
Exemples : « Je sais, je sais. La bouffe est pas terrible mais au moins elle bouge pas quand tu croques dedans. »
« Le vieux Chuck a croisé la Horde, une nuit, il y a longtemps. Et il en est revenu. Sur le coup il a serré les fesses. Depuis, il ne les a toujours pas desserrées. »
« Mon chien, y-a pas à dire, je l'adore ! Il me défend et me distrait. Et puis si j'ai faim... »
« Sept minutes. C'est le temps qu'il faut à un de ces zombies pour te bouffer et ne laisser que quelques osselets derrière lui. Neuf à la rigueur si tu gigotes. »
D'ailleurs, ceci n'est pas une pipe.
Pour faire vite et bien les choses, disons que dimanche dernier je me suis retrouvé à m'ennuyer purement et simplement (ce qui est rare dans mon cas). C'était l'un de ces jours où j'ai tout et rien à faire ; soudainement je n'avais plus rien à jouer à la guitare, plus rien à écrire, plus rien à dessiner — le néant. Du coup, étant donné que ça sera quand même une part non négligeable de mon futur métier, j'ai commencé à me faire la main en photographie.
Avant cela je n'avais jamais touché d'appareil photo de ma vie, et le premier contact avec cette chose fut assez déroutant. J'ai mis quelques bonnes minutes à comprendre comment marchait cette merde de roulette contre-intuitive, et j'ai entamé ma balade dedans et dehors à la recherche de quelque chose qui me semblait amusant, étrange, ou juste joli à mes yeux. Que l'on s'entende bien : je n'ai aucune connaissance en la matière, et mes photos seront sans doute emplie d'une toute naïveté qui fera rire les professionnels de ces blogs. Que voulez-vous, il faut bien commencer par quelque part.
Néanmoins, je ne pars pas complètement les mains vides. J'ai derrière moi une certaine recherche et idée de l'esthétique qui ne plait pas à tout le monde, et mes photos reflèteront les formes, couleurs, perspectives et équilibres que j'aime — que je le veuille ou non. Il sera tout simplement inutile de chercher à me pousser vers telle ou telle direction. Si l'une de mes habitudes ne correspond pas au monde de la photographie, je m'en rendrai compte bien assez tôt. À ce sujet, pour les petits cadres, n'en faite pas toute une histoire, c'est là aussi question de routine.
Dernière note : oui, les images sont toutes petites. Concrètement disons que dans ma vision des choses, une image peut être jolie sans que l'on puisse compter les nervures de la feuille du cerisier. Je ne dois pas encore être fait pour la HD et tout ça... si c'est vraiment gênant, et bien, tant pis.
J'ai mis trois extraits juste après... je n'en mets pas beaucoup parce que souvent les images que j'aime sont celles que tout le monde déteste.
Sur ce, =====> CE NE SONT PAS DES PHOTOGRAPHIES <=====
C'est un bloc de pierres paisibles où quelques mille récifs s'entrechoquent et se résignent.
C'est un bloc de haine abrasive où certains sèment le rêve pendant que d'autres hésitent.
Je poste peu sur ce blog, pour la simple et bonne raison que je n'ai jamais l'impression d'avoir réellement quelque chose à y dire. Il arrive aussi trop souvent qu'un sujet me saisisse, sans que l'article parvienne à aboutir. Oui, longtemps j'ai repoussé mon labeur au lendemain, mais cette fois-ci je ne pouvais pas passer à côté surtout après tant de temps passé sans venir vous parler de musique. Pourtant la musique est omniprésente dans ma vie, j'en avale de pleines poignées chaque jour ; j'ai une discothèque impressionnante où les artistes se lient et se démarquent les uns des autres avec une complexité déconcertante. Une centaine de groupe, dont certains que j'adule particulièrement, d'autres moins. Je m'efforce tant bien que mal de passer le balai régulièrement, en supprimant les choses que je me devais d'écouter mais sur lesquelles je n'ai jamais posé l'oreille, ou encore ces groupes que j'ai écoutés une ou deux fois en les trouvant excellents, mais qui sont fades et désuets avec un peu de recul. Le plus triste est sans doute que je possède plus de musique que je n'ai de temps pour l'écouter, c'est la raison pour laquelle au final, ce sont souvent les éternels mêmes « gros » groupes qui vont et viennent dans mes enceintes. L'élite de ma musique, ceux dont ô grand jamais je n'oserais me lasser.
Mais tous ne se prêtent pas forcément à un article, simplement parce que malgré leur talent, peu de choses sont à dire au final. Je ne parle pas des simples détails historiques, la genèse du groupe ou que sais-je — pour cela il y a Internet et je n'ai pas pour but de venir ici vous vomir un copié-collé de ce qu'on pourrait lire partout ailleurs. C'est la raison pour laquelle j'ai attendu, jusqu'au jour où je me suis enfin décidé : ce serait sur Psykick Lyrikah que porterait mon prochain article. Je ne prétends pas connaître les moindres recoins de leur histoire, mais j'en sais assez pour en parler convenablement — parfois en semant quelques erreurs, en quel cas corrigez-moi.
Pour comprendre ce qui m'a motivé, revenons quelques jours auparavant. Le sept mai, après un retard de dernière minute, sortait le dernier album des Psykick Lyrikah posément intitulé « Vu d'ici ». Une pochette dépeignant un champ de blé surplombé d'un sombre ciel noir ; une simplicité irréelle, un titre criant de sobriété, et pourtant il y avait un quelque chose qui me faisait m'impatienter et suscitait en moi un frisson d'exaltation comme je n'en avais connu depuis bien longtemps. Comprenez, que rares sont les fois où j'attends un album, et de tous les groupes que j'aime, rares sont ceux qui officient encore à l'heure actuelle sans avoir perdu de leur talent. Du coup ça m'a fait bizarre de sortir à nouveau pour vraiment aller acheter un CD, et honnêtement, je ne ferais pas ça tous les jours. Pourquoi ? Parce presque partout où j'ai été, on m'a répondu qu'on ne connaissait pas ce groupe, ou que c'était quelque part en stock en attendant d'être déballé. L'album était bel et bien annoncé le sept mai mais apparemment les choses un brin à part n'ont pas la priorité.
Qu'à cela ne tienne, « Vu d'ici » valait mon attente et s'inscrit dans la digne lignée de ce qu'est devenu le groupe à force de changements et de mutations.
Psykick Lyrikah, à mes yeux c'est un peu l'histoire du vilain petit canard qui se mua brusquement en majestueux papillon de nuit. À regarder la grossière pochette de leur premier album, « Lyrikal Teknik », à survoler le nom du groupe, on aurait bien vite fait d'en imaginer un groupe de rap frôlant les bas plafonds, aux textes maladroits et aux productions grasses ne méritant nulle attention. Ce qui sans être faux, soulignait une part de vérité : cet album était constitué comme le serait celui d'un collectif, dont certains des membres continuent aujourd'hui encore à hanter le rap avec plus ou moins de talent (VII, par exemple). Bref, toute une pléiade d'invités divers venant s'articuler autour d'un même pilier : Arm au micro, et Teddybear aux machines. L'étrange ensemble formé aurait mérité une certaine écoute pour les amateurs du genre, mais là n'est pas la question. Ce qui est intéressant, c'est ce qu'il adviendra de cette base malhabile.
Ce cadre « collectif » fut à mes yeux ce qui a conditionné un premier album si différent des suivants. Car entre la masse de mots qui émanait de l'album, se distinguait bien un certain potentiel, une certaine ambiance ne demandant qu'à éclore et s'épanouir. Cette atmosphère c'était celle d'une ville de nuit drapée d'un voile de pluie, celle d'un univers aux retors indénombrables où se côtoient suicides et espoirs. Une atmosphère jusque-là suffoquée par ce qu'était alors Psykick Lyrikah, et avouons-le, par la qualité irrégulière des pistes.
Dire que des anges quelque part parlent de nous ; s'arment, frémissent et baissent la tête comme gardes-fou.
Patience, l'arche et faible est sous l'absence qu'elle absorbe, elle cédera.
Alors patience, contemplez nos silhouettes floues — Aveuglées, violentes, parce que Faibles aux principes de Fou.
Soulevez vos croix, portez vos rois : soyez fiers d'eux, patience, leur chute viendra...
Je ne sais trop quels évènements ont induit le changement radical qui suivit. Toujours est-il que lorsque le groupe refit surface l'année suivante, il n'était plus le même, méconnaissable jusque dans ses moindres détails. Abandonné de ses airs de collectif, ne restait plus que la voix chancelante de Arm, portée par les compositions de Teddybear. Un duo fascinant auquel vint se joindre temporairement le guitariste Olivier Mellano (qui deviendra finalement un membre permanent du groupe et participera à sa transformation). Le tout pour un tournant des plus acérés : là où Lyrikal Teknik ne se posait que comme un album somme tout classique, le suivant pour sa part se démarqua complètement de tout ce qui se fait et s'était toujours fait en matière de rap.
Des pistes parfois uniquement instrumentales, des guitares distordues se joignant aux mots, des phrases dépeintes d'images et de métaphores. Le cocon s'était entrouvert et de l'embrasure de sa carapace, venait de naître la première pierre d'un groupe comme on en fait plus. Une pierre, un album, « Des Lumières sous la Pluie ». Onze titres qui s'écoutent sans interruption, comme une seule et même histoire contée par un narrateur détaché de ce qu'il contemple. Tout s'entame par cet homme qui saute d'un pont tard le soir, et la suite n'est qu'un long travelling à travers les méandres d'une ville labyrinthique où s'entremêlent peines et joies. Des multitudes de scènes qui nous sont rapportées, et qui forment une lente évolution au fil des pistes : peu à peu, la lumière perce le mur de pluie et ce qui au départ nous était présenté telle une vision pessimiste, devient graduellement un message clair et optimiste. Sur la dernière piste, la caméra se replace sur l'homme sautant du pont, mais le point de vue est complètement différent. L'auditeur vient de vivre une véritable descente au cœur d'une ville infernale, et sa remontée soudaine fait l'effet d'une gorgée d'air après une longue apnée. Comme avoir côtoyé les abysses les plus obscurs, et être aveuglé par le soleil en revenant à la surface.
Porté par un cœur en pièces, sous l'âme en peine se dresse le deuil du cœur et du père.
Mille bruits certes sanglants, à enfouir sous mille quêtes de soi... quelques mille crimes.
Après cet album, il y eut une longue pause et le groupe sembla temporairement inactif. Il se déplaça de scène en scène, majoritairement occupé par la participation de Arm à la pièce de théâtre musicale « Hamlet, thèmes et variations » dans laquelle il laissa définitivement son empreinte avec « Mille bruits » et autres scènes, dans un trouble rôle de narrateur/acteur. Dans l'ensemble, on retrouva sa participation çà et là, mais concrètement il fallut attendre 2007 pour voir Psykick Lyrikah à nouveau gravé sur la pochette d'un album.
Lors de cette seconde rencontre, et sans surprise, l'expérience fut de nouveau complètement différente. Le temps d'un court album, machines et électronique furent mis de côté, délaissés pour un nouveau duo qui frappa là où personne ne l'attendait. Troisième album du groupe, « Acte » place au devant de la scène cet éternel conteur qu'est Arm, simplement accompagné par la guitare d'Olivier Mellano le temps de neuf titres. Parfois simple guitare acoustique, parfois violents riffs saturés, les ambiances sonores s'imposent de nouveau comme un élément majeur au sein du groupe, indissociable des textes composés par le rappeur. Des textes d'ailleurs où l'on retrouve une grande influence du film L'Aurore qui fut très vite avoué comme l'une des sources d'inspiration. Il est difficile de décrire ce que procure l'écoute de Acte. Pour beaucoup de personnes ce fut l'album qui leur fit dire « Ce n'est plus le groupe que j'ai aimé », et c'est plus que compréhensible. La mutation du groupe en était devenue tellement précipitée que pour certains c'était tout simplement trop difficile à suivre. Trop difficile d'accrocher une image précise au nom « Psykick Lyrikah » ; trop difficile de leur rattacher un genre ou un surnom. C'est souvent à cela que l'on reconnait les groupes uniques.
Avec du recul et la venue de « Vu d'ici », il devint de plus en plus net que Acte était clairement un album « parenthèse » : quelques titres égarés entre deux albums, mais qui malgré leur discrétion, se devaient d'être faits et sont une part indéniable de l'évolution du groupe.
Rien qu'une petite flamme grise et sans lueur ;
Depuis les bancs, c'est la défaite qu'on a gravie depuis des heures.
On n'a pas su tout de suite ce que les choses voulaient de nous,
Alors du grand Lui au petit Je, des yeux à contre-jour.
Puisqu'à l'écart j'ai vu d'autres forts naître,
Puisqu'à les croire on n'apprend rien d'autre que du rien.
Je suis nulle part devant des phrases et des falaises,
Si la lumière me trouve ici, j'aurais cette flamme devant l'altesse.
Pendant de longs mois je me suis ressassé ces deux courts albums, sans trop savoir si le groupe reviendrait à nouveau au bout de quelques années ou si c'en était fini pour une quelque raison. Il arrive parfois que des groupes meurent sans explications, malgré la pointe de talent qui s'esquisse et s'immisce dans leurs pistes. C'est triste, mais ce n'est détestablement par rare. Fort heureusement, il suffit du mois de mars pour que l'espoir me reconquière. Alors que je flânais dans le dossier « Sites à visiter des fois que » de mes marques-page, je suis tombé sur cette image. Imaginez ma surprise, un nouvel album seulement un an après le dernier, il n'en fallut pas plus pour embraser et grandir mon impatience. Je n'ai eu de cesse de chercher sur Internet des informations sur ce projet à venir, la liste des titres, des extraits ou que sais-je. Pendant un long moment je me suis consolé en écoutant le morceau « De plein fouet » proposé sur le Myspace du groupe (Des fils tendus entre idées vagues, là où des nuits fades et distraites laissent filer les temps.).
Mais je ne suis pas de ceux qui écoutent des pistes de manière individuelle, j'ai toujours eu un grand respect pour l'ensemble que forment les albums surtout pour des groupes comme celui-ci où les morceaux ne sont jamais aussi indépendants qu'ils le paraissent. J'ai donc laissé de côté tout cela pour m'adonner à d'autres musiques, une manière d'oublier et de penser à autre chose pour que le temps passe plus vite (même si GTAIV a préoccupé mon moins d'avril). La suite, je l'ai déjà dite, le retard s'est fait jour, le disque s'est réparti entre quelques magasins seulement, et je n'ai pas pu le toucher avant cela. Je ne sais trop quoi en dire pour l'instant, si ce n'est qu'il correspond parfaitement à ce que j'en attendais, et suit la trame et les ambiances lancées par « Des Lumières sous la Pluie ». On retrouve les plages instrumentales, le style très imagé d'Arm, les mélodies tantôt simples et tantôt s'envolant dans la démence. Ce qui est sûr, c'est que ma patience a été récompensée, puisque tout comme l'album avant Acte, « Vu d'ici » propose un périple global. Loin des parfums de bitume du premier, je lui ai trouvé un certain côté évasif et apocalyptique, mais je suis peut-être influencé par la pochette et les mots du morceau-extrait « De Plein Fouet ». Une chose est certaine, il s'agit là d'une nouvelle descente dans les entrailles de Mère la Nuit, une épopée s'achevant avec la dernière piste intitulée « L'aube, enfin ».
En un sens, c'est parfaitement la suite que l'on attendait. On retrouve toujours Arm au micro, Olivier Mellano à la guitare, Robert le Magnifique à la basse et aux machines. Quelques invités se joignent aussi le temps d'une piste, mais ce n'est que pour mieux égarer l'auditeur dans l'obscure brume de cette pénombre si chère au groupe.
Je ne sais trop quels mots placer en guise de conclusion. Une chose reste indubitable, Psykick Lyrikah est un groupe qu'on peut facilement ne pas aimer, parce que son écoute implique de passer outre la sphère semi-hermétique qui entoure les textes. Il est tout à fait possible de se laisser porter par les images et la musique, mais ce serait faire fi de ce qui fait entre autres l'intérêt du groupe. Plutôt que de paraphraser, je préfère terminer sur une citation d'Arm lui-même, « Certains artistes ne laissent aucune place à [l'interprétation], tout est dit tout de suite, à prendre ou à laisser. Je pense que c’est intéressant d’inverser la recette — moi-même il y a des moments d’écriture où je suis pris dans un tourbillon, les choses deviennent floues, mais les idées sont là, derrière l’orage ».
Histoire de ne pas vous quitter de manière si abrupte, je vous laisse quelques morceaux tirés de Deezer. Dans l'ordre, Près d'une Vie, Ne regarde pas, Trois Lettres Rouge Sang, La Tête à Effacer, Les Grands Vides et De Plein Fouet. Trois albums, deux morceaux chacun. Le player flash déconne complètement sur Nofrag mais l'intention y est. Cela n'a pas la prétention d'être représentatif de l'œuvre du groupe, c'est juste un échantillon sélectionné dans l'humeur du moment. Tout comme un texte ne peut se résumer en une pincée de mots, je ne peux pas garantir que ce que vous allez penser de ces morceaux, sera représentatif de quoi que ce soit. Faites avec.
Sur ce, je vous abandonne en musique.
Juste un petit article pour dire que Garry a mis en libre téléchargement la version alpha de Facewound, le jeu sur lequel il a travaillé avec d'autres, avant le Garry's Mod (si ma mémoire est bonne). Le jeu a été abandonné depuis, reste que ce petit truc est mine de rien très fun à jouer, plutôt beau, bourré d'humour, d'explosions et de ralentis, et pas si buggé que ça. Apparemment c'est aussi facilement modifiable puisqu'il y a déjà pas mal d'armes et de cartes à télécharger ou en préparation sur le forum de Facewound.
Ça se télécharge par ici, cependant comme c'est une version alpha elle n'est pas très user-friendly. Pour y jouer de manière convenable il faut modifier quelques détails dans le /settings/config.cfg comme la configuration des touches si besoin, mettre en plein écran, et autres.
Pour lancer une carte non officielle, utilisez ceci. De la même manière vous pouvez tester les niveaux "bonus" déjà présents dans le dossier map, ou même créer les vôtres avec FWEdit.exe qui est très simple d'utilisation (F1 pour l'aide). Vous pourrez trouver une liste des entités sur ce topic-là.