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Le Bateau Ivre

Mardi 3 mai 2005 à 10 h 02
voilà l'oeuvre que je préfère chez Rimbaud, et vous laquelle?
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Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées
Moi l'autre hiver plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : Je sais le soir,
L'aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelque fois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très-antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulement d'eau au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés de punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombres aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, balottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur,

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fond que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ? -

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesses, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.
5 commentaires, dernier de lecOu.

Voila c 'est supprimé

Mardi 3 mai 2005 à 09 h 58
J avais mit un poême sur mon blog, mais puisque une personne fort sympathique s'amuse à critiquer librement en comparant à des poêtes (gnagna mes références sont Rimbaud, n importe quoi) de renom je le vire.

Il faut être débile pour tenter pareille comparaison. Et si j'utilise des mots courant c'est parceque je parle avec des mots courant.

Je précise tout de même que j'adore Rimbaud

Bon, j'en remets un autre pour le sport.

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Je rêve d'un vent
Un vent de folie
Qui nous emporte
Et nous enferme dans l'amour

Je rêve d'un vent
un souffle de vie
qui ferme la porte
Et je t'aime nuits et jours

Je rêve de lumière
De rosée, d'humidité
D'un matin, d' un réveil
Juste à tes cotés

Je rêve de ces nuits
Infinies et insaisissables
Je pense à ces cris
ces cris d'amour, inlassables

Je me nourris de ces rêves
Où nos corps se rencontrent
Je le vis, et j'en crève
Crève d'envie de te montrer ce monde

Je rêve de ce vent qui nous emporte
De cet amour qui nous ouvre ses portes
De ces cris inlassables portés par nos nuits
Je le vis, et j'en trêve
La bouche ouverte par l'envie.

Je vois la lumière et je sens l'humidité
Je plongerai dans cette rivière
Gonflée par notre amour et sa fragilité
Et je serai emporté vers la mer

La mer de ton amour sur laquelle soufflera le vent de ma folie.

Xa.

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9 commentaires, dernier de TaLruUM.

C'était nul.

Lundi 2 mai 2005 à 16 h 03
Voilà j'ai été voir Elektra et j ai trouvé les combats méchamment à ch*er.

Je ne reviendrai pas sur le scénario (je suis belge) qui est comme il se doit dans l esprit du comics, ni même sur les effets spéciaux, mais j ai trouvé les combats soporifiques et N'importNawak.

Premièrement une utilisation massive et intensive de plans bien trop rapprochés pour voir quelque chose (il n y à guère que le bruitage des armes pour faire piger qu'ils bloquent) et lorsque que le cadreur se risque à des plans plus grand ca devient vraiment n importe quoi.

La scène qui m'a le plus marqué par sa nulité était celle où Elektra se rend dans son ancienne maison et que l 'on voit une bonne douzaine de ninja grimper partout dehors, alors là on se dit, cool!! elle va nous le faire facon KillBill et en plus ils sont magiques ca va être interessant!!

Et bien non... elle va dans la cuisine ouvre le Gaz et attend que 4 ninja passent au travers de la fenêtre et fais peter la cuisine et hop!!...4 = 12 parceque après y en a plus, et elle retourne dans la salle principale frapper des draps blanc qui s amusent à l empecher d attaquer son plus gros ennemi...ca doit bien durer 2min avant qu'il y ai deux ou trois combinaison d'échange de coup et qu'elle se fasse lattée d'un coup de pied magique...

Bref , ca m'a énérvé, c est nul 6 euros à la poubelle, j aurai du aller voir Brice de Nice au moins je n aurais pas rigoler par moquerie.

Désolé pour ceux qui auraient adoré "ce film" moi il me sort du c*l

Il n y a bien que la plastique de Jennifer Garner pour sauver le visuel de ce film :P
3 commentaires, dernier de TaLruUM.

Putain de vendredi...

Vendredi 8 avril 2005 à 02 h 05
Je me reveille, d un mouvement pénible je change mon centre de gravité et bascule, maintenant la tronche face au miroir je vois une tete, pas facile de dicerner les formes avec une vision mi nocturne mi gueule de bois.

Puis me vient un doute, une angoisse, je tourne la tête...c'est ce que je craignais... allonger a coté de moi ya mon pote solitude, lui avec sa gueule de tous les jours qui me tend une bouteille d'eau blanche bénite.

Comme la mienne de gueule ne pourrai plus prendre une goutte et que sa presence me derange, salopard de solitude, je me leve d un coup sec!

j enfile un futale a moitié, et, cul au vent je me trace! je saute par la fenetre au nord , parait que c est celle de l impasse mais rien a fouttre c'est mieux la que dans le passé!

A l'attérissage je me ramasse évidement, j ai les genoux dans la gorge, ca y'est j ai les boules. et plus elle sont dures plus elles tiennes.Je ramasse ma carcasse et je tappe un sprint, le jeans sur les genoux je vous dis pas l'allure....

Plus loin aprés m etre manger 3 poteau porteur d'affiche mensongeres "demain tout ira mieux" je décide de couper par le parc de l'oubli, je saute par dessus une haie faites de remord et de sottise.

Louer soit smirnoff je ne me casse pas la geule, les chevilles peut etre mais je suis toujours debout. un peu plus loin il y a un caniche, une sale petite crasse du nom de "geuldbois" je prend mon élan et je lui met un low kick, le caniche vole et mon futale se tire...

Je respire...

Le caniche se releve et emet un rire sortit d'un caveau! il se fou de moi le batard! Je suis idiot, je l ai frapper avec la force de mon éspoir...j'aurai du miser sur désespoir, mauvaise carte, il marrache les boules et pas celles de la gorge...

Je file a toute rotules, et je saute dans le premier bus qui passe, destination "ailleurs qu'ici", il roule 3 heure peut etre plus je ne sais plus je me suis endormi.

Je sursaute! dans la panique j ouvre les yeux! la vision nocturne se met en marche...et c est ma tete dans le miroir.

J'allume mon pc dans un mouvement machinal, tout en enfilant mon froc et sirotant un café/vodka, je lance une icone qui ne m'est pas inconnu, puis surgit un doute....

Putin de vendredi.

(pour info le vendredi matin = entretien des servers WoW, non pas frapper!!Et me suis fait larguer le jour avant aussi, osef je sais)