"discussion avec les partenaires sociaux"
Jeudi 3 mai 2007 à 11 h 13
Je vais faire court et concis, j'aimerais juste réagir sur une chose que je lis depuis ce matin, et avec laquelle je ne suis pas d'accord: je ne vois pas le problème de la discussion avec les partenaires sociaux. Voilà enfin un(e) candidat(e) qui ne joue pas le jeu du tout-pouvoir, et surtout, le jeu des chiffres scandés sur un plateau de télé pour impressionner les gens. Certaines décisions ne se prennent pas en autarcie de la société, et je trouve rassurant de savoir qu'elles seront discutées avec les principaux intéressés si Mme Royal est présidente. Je crois que ce qu'elle propose dans son pacte est d'une intelligence et d'une modernité rare, et je trouve assez révélateur que beaucoup de gens montrent du doigt les promesses qui, précisément, illustrent le mieux ces qualités. D'un autre côté, je ne suis pas surpris.
Le Sarko a utilisé ça pour faire croire qu'elle n'a aucune idée de quoi elle parle.
Mais niveau idéologie, elle a effectivement raison, et elle a proposé pas mal de progrès et d'idées de dialogue, alors que le Sarko, il veut réaliser ce qu'il a prévu, mais vu le peu qu'il a prévu, dans la continuité directe de la politique de l'UMP qu'on subit depuis plusieures années, il ne s'est pas mouillé.
D'ailleurs quand on connais les partenaires sociaux et leur incapacité à se mettre d'accord c'est assez risqué de s'en remettre à eux. Il y à un fort risque de bloquage des décisions.
Et elle compte promouvoir la syndicalisation des français pour donner de l'importance aux syndicats.
Edit@No_One juste en dessous>> Je crois que le but de toute société devrait être l'être humain, et non son capital, alors cette idée ne me dérange pas.
Le social, ça devrait être pour les gens, pas pour l'argent même si de nos jours la gauche a une position libérale.
(après, on est d'accord qu'une société tient mal sans argent/économie, mais je dis juste que le but premier doit être humain)
"elle compte promouvoir la syndicalisation des français pour donner de l'importance aux syndicats."
Je crois de mon coté qu'elle compte promouvoir la syndicalisation pour avoir la main mise sur le lavage des cerveaux par les syndicats et ainsi gauchiser le pays.
- La liste officielle des syndicats de salariés reconnus comme interlocuteur privilégié par le Gouvernement n'a pas évolué depuis un arrêté de 1967
- Les syndicats de salariés représentent... 8% des salariés en France
- Les syndicats de salariés sont enfin guidé par une idéologie douteuse (à savoir comme moyen d'action privilégié... la grève. C'est pas moi qui le dit mais des rapports internes)
Je ne connait pas trop le statut des syndicats de chefs d'entreprises, donc je dis rien.
Il n'empêche que si on veut remettre les partenaires sociaux au centre du débat, il faudrait les réformer, pour qu'il soit réellement représentatif et efficace (pas guidé par une idéologie stupide). Mais ça, ni Sarko, ni Ségo, n'ont les couilles pour le dire. En l'espèce la France est actuellement tenue par les couilles par ces groupes de pression inutiles, alors que dans tous les pays européens les syndicats sont utiles et efficace.
CFTC, CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, MEDEF, CGPME, UPA, UNSA tu connais pas ? C'est bien beau d'avoir des "opinions" mais faudrait quand même approfondir un minimum. Et dire qu'on va entamer des discussions avec ces partenaires sociaux pour entreprendre des réformes qui les concernent directement (= les ouvriers / employés autant que les patrons), ça n'a absolument rien de ridicule, au contraire de Nicaols Sarkozy qui persévère dans une politique autoritaire et sclérosée, celle qui nous a commit et imposé le CPE, avec les résultats que l'on sait. Les Français veulent des chiffres parce qu'ils ne comprennent rien d'autre, moi je dis que c'est très dommage. La faiblesse du programme de Ségolène est peut-être d'être justement un petit peu trop intelligent.
edit> Et je suis évidemment pour (vigoureusement pour, même) la réforme des partenaires sociaux. Quant on sait aujourd'hui comme les syndicats sont partisans et ballotés par l'enjeu politique, il n'est pas étonnant qu'une grande majorité de travailleurs ne leur fasse pas confiance.
Ah ah ah, elle devrait d'ailleurs commencer par laver ton cerveau ça ferait pas de mal.
Désolé c'est ma première multinationale avec une CGT je ne connais pas son utilité...
Enfin, c´est une réalité aussi. Toutes les filières ont des demandes différentes, des réalités différentes (ce que Sarkozy a oublié à un moment pour les retraites). La gauche préfère essayer de lancer une méthode de négociations régulières plutôt que de continuer d´avancer par crise...
C´est louable.
Le Sarko a utilisé ça pour faire croire qu'elle n'a aucune idée de quoi elle parle.
Mais niveau idéologie, elle a effectivement raison, et elle a proposé pas mal de progrès et d'idées de dialogue, alors que le Sarko, il veut réaliser ce qu'il a prévu, mais vu le peu qu'il a prévu, dans la continuité directe de la politique de l'UMP qu'on subit depuis plusieures années, il ne s'est pas mouillé."
+1
C'est soit le coup de poker (mais dont on ne sait pas si, en pratique, il pourra être applicable); soit une politique réaliste (que l'autre parviendra très certainement à mettre en application, au moins dans les grandes lignes) pire que que ce qu'aurait pu avancer Kissinger, ou peu s'en faut.
Bref, deux extrêmes - ça donne vachement envie de choisir...
Y'a personne pour proposer un entre-deux ? Euh non, j'ai rien dit, j'ai pas envie de m'entendre gueulé "Bayroux !"...
Sinon, les partenaires sociaux tout ça, c'est très bien - le principe est loin d'être idiot.
Mais effectivement, ça faisait un peu figure de réponse joker, surtout parce qu'elle se contentait de répondre ça sans détailler ce que ça impliquait pour elle.
Or, ça aurait pourtant pas été inutile de préciser son projet sur ce point (comme sur d'autres), parce qu'à l'heure actuelle, les partenaires sociaux, c'est un peu n'importe quoi (moins de 8% de syndiqués - ça c'est représentatif...; des syndicats pris dans des logiques de pouvoir électoral etc.).
Alors si elle compte faire ça avec des partenaires sociaux rénovés (ce qui serait pas un mal), c'est quand même pas la même chose que si elle compte faire ça avec les partenaires sociaux dans leur état actuel (=insignifiant).
Bref, comme pour le reste, Sego' a de (très) grands projets, mais ça l'empêche de fait de leur donner à l'heure actuelle une dimension pratique. Comme tout projet de cet envergure, il faudra attendre qu'elle soit présidente (ou pas) et qu'elle ait les moyens (ou pas - si les législatives ne lui sont pas favorables...) de concrétiser ses plans. Et là alors, on pourra saisir un peu plus concrètement ce que ça donne.
Mais en attendant, forcément, vu l'ampleur du truc, elle en est cantonnée à la théorie; là où un projet nettement plus limité (et j'emploie ce terme de manière neutre, j'insiste: c'est un constat; des fois, il est bon de ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre) comme celui de Sarko' parle peut-être plus directement à ses interlocuteurs, car du fait de son envergure moindre, on peut déjà l'envisager dans ses réalisations pratiques.
Maintenant, reste à savoir à quoi l'électeur est le plus sensible: les grandes idées ? ou un réalisme à l'excès ?
Ségolène Royal: Non.
Nicolas Sarkozy: C'est votre droit…
Ségolène Royal: Oui, c'est mon droit, car la relance de la croissance économique va permettre des cotisations supplémentaires.
Ségolène Royal: Je souhaite qu'il y ait davantage de salariés qui adhèrent aux syndicats. Pourquoi ? Dans un pays comme le nôtre où nous n'avons que 8 % de salariés qui adhèrent aux syndicats, alors que dans les pays du Nord de l'Europe 80 % des salariés adhèrent à une organisation syndicale, à ce moment-là il y a un dialogue social constructif qui se crée, des compromis sociaux.
Edit : je préfère tenter le coup de poker positif plutôt que la politique de Sarkozy qui n'améliorera rien à la situation actuelle. Réaliste, peut-être, utile, non... On sait tous où ça va nous mener (quoique pour certains j'en doute). Alors que l'on peut laisser sa chance à Ségolène Royale...
Le droit syndical et de la négociation collective ne peut continuer à fonctionner sur la base de principes qui pour la plupart datent de la Libération et n’ont que peu évolué depuis. En effet, la représentativité des organisations syndicales reste aujourd’hui fondée sur une liste établie au lendemain de la guerre et figée dans un arrêté de 1966. Dans un environnement qui impose un renforcement de la légitimité des acteurs sociaux et de la place des accords qu’ils concluent, ce système est à bout de souffle.
C’est pourquoi je propose que la représentativité syndicale soit désormais fondée directement sur ie vote des salariés, et que le principe des accords majoritaires, c’est â dire ceux qui sont signés par des organisations syndicales représentant la majorité des salariés, soit établi à tous les niveaux de la négociation collective. Ainsi, les partenaires sociaux et les normes qu’ils édictent seront légitimés et renforcés. A ces réformes devra s’ajouter une refonte du financement de l’activité syndicale : je souhaite que les déductions d’impôts liées à l’adhésion syndicale soient renforcées et transformées en crédit d’impôt afin de bénéficier également aux Français non assujettis à l’impôt sur le revenu, et qu’un mode de financement public des organisations syndicales soit institué, sur la base des résultats du scrutin de représentativité. Enfin, les salariés devront être représentés, par le biais de leurs organisations syndicales, avec voix délibérative, dans les conseils d’administration et les conseils de surveillance des grandes entreprises.
Cette réforme d’ensemble de la démocratie sociale permettra de donner plus de place aux partenaires sociaux dans le fonctionnement de nos institutions. J’entends en effet que préalablement à toute réforme en matière sociale, un temps soit systématiquement réservé à concertation et à la négociation sociale.
J'ai simplement dit qu'elle ne l'a en tout cas pas montré hier soir lors du débat.
Ca l'empêche pas pour autant d'avoir des trucs très concrets derrière.
Simplement, lors du débat hier, c'est malheureusement pas pour elle ce qui est ressorti, faute de l'avoir mis en avant.
Et les gens qui se contenteront de ce débat et n'iront pas s'informer autour (et y'en a quand même) garderont cette impression, j'en ai bien peur.
J'essaie toujours de faire la distinction entre les deux candidats (leurs projets, leurs passifs tout ça) et ce qu'ils montrent, comme hier.
Car ce sont pour moi deux choses bien différentes; ça me paraît évident, sinon, ce genre de débat n'aurait aucun intérêt (et du coup, personne ne le regarderait): tout serait déjà joué alors. Ce serait celui qui est le meilleur dans l'absolu et non celui qui parviendrait à donner l'impression qu'il est le meilleur qui gagnerait.
Or, on sait que c'est quand même pas aussi simple que ça.
C'est aussi pour cette raison que, autant je reconnais bien volontiers une myriade de qualités au projet de Ségo', autant je suis forcé de reconnaître que Sarkozy présente bien mieux le sien lors de ce genre d'émission, et arrive de ce fait à exploiter les faiblesses de présentation de son adversaire pour rendre son projet en contre-partie plus "attrayant", si j'ose dire.
Bref, je me pose surtout la question de la réception - comment les gens reçoivent ces discours, rapport à la prestation de chacun.
J'évite surtout de me poser du côté de "l'un est meilleur que l'autre dans l'absolu, et voilà".
Tu me diras, c'est peut-être parce que je vais probablement voter blanc.
Ou encore parce que je bosse dans (le monde merveilleux de) la comm'.
Probablement un peu des deux, j'imagine.
Eh Beh.
Sinon, quand tu dis "je me pose surtout la question de la réception - comment les gens reçoivent ces discours, rapport à la prestation de chacun"
Elément de réponse.
(Nombre de votants : 135.240)
Et je serais tenter de dire que c'est encore plus vrai si on assiste à une syndicalation massive des salariés puisqu'inévitablement, des gens dont le coeur penche à droite en feront parti et que le contrepoids (aujourd'hui très à gauche) au MEDEF va se recentrer.
La France glisse à droite depuis plus de dix ans, c'est une réalité.
PS : le premier sondage indique que plus de 50% des téléspectateurs ont trouvé NS convainquant, contre 30-35 (me souviens plus du chiffre) pour SG.
Attention, elle ne "laisse pas la décision aux partenaires sociaux", ce qu'elle propose, c'est de les impliquer activement dans la discussion en amont des réformes. C'est une nuance cruciale.
edit> de quel sondage parles-tu ?
edit2> Ok, trouvé. On peut donc lire que:
Après le débat, 52% des téléspectateurs interrogés disent souhaiter voir la victoire de Nicolas Sarkozy dimanche et 37% celle de Ségolène Royal. Avant le débat, ils étaient 48% à souhaiter le candidat de l'UMP gagnant et 36% à souhaiter voir la candidate socialiste l'emporter.
L'évolution des chiffres de Royal et de Sarkozy est intéressante, puisqu'ils sont tous les deux en hausse. Il faudra mettre cet indice en perspective avec le sondage d'intentions de vote au second tour qui devrait être publié ce soir.
Tu acceptes la règle du jeu. Respect.
J'espère que tous les gens de gauche feront comme toi si ce scénario devait un jour devenir réalité.
Sinon ils tous les deux réctifiés leurs chiffres sur le nucléaire... C'était du grand n'importe quoi hier soir, "17% de nucléaire", "génération 3", "non génération 4"...
Sinon une des grosses sorties à Sarko :"J'ai trop de respect pour vous madame pour vous laisser aller dans le mépris", il est habile :
-Vous allez toucher à la loi Fillon?
-Je veux mettre à plat la loi Fillon car il y a des injustices insupportables (Sous-entendu remettre en cause certains points)
-Vous allez donc détruire la loi Fillon, avec laquelle on est tranquille pour 20 ans (C'est du long terme ça? Il n'a pas cessé de le remettre sur le tapis...)
Si j'étais Français je voterai SR pour ma part.
-Je veux mettre à plat la loi Fillon (...)
- Vous allez donc détruire la loi Fillon.
Cela en dit long sur la mentalité du bonhomme.
Autrement, je suis étonné de voir si peux de Sarkofans répondre à ce billet. Le débat ne souffrirait pourtant pas de quelques contre-arguments... pour peu qu'il y'en ait, évidemment.
Eh beh"
Ben oui; parce que je n'ai jamais dit pour autant que je trouvais le projet de Sarkozy plus à chier.
Toute la nuance est là.
Comme le disait Arkan sur le blog de moSk, le problème, c'est qu'à partir du moment où on est partisan, c'est forcément l'un ou l'autre.
On ne voit qu'un côté de la pièce.
Et en l'occurence, je pense vraiment ne pas être partisan du tout.
Parce que, si ces élections me passionnent d'un point de vue stratégies politiques et stratégies de comm', le fait de devoir voter ensuite me désole.
Pourquoi ?
Je l'ai déjà dit maintes et maintes fois sur les blogs de moSk et de ZicMan, mais aussi ici en réponse à rgk: on a le choix entre un truc limite utopique mais qui, si ça marche, pourrait donner un résultat intéressant.
Ou un truc tristement réaliste qui pourra très certainement être mis en application mais sera pas tout rose.
Alors oui, je le reconnais: entre voter pour un rêve et risquer d'avoir très mal au cul quand il sera brisé; et avoir déjà mal au cul en votant à coup sûr pour un rêve brisé, le choix ne me paraît pas si évident.
Quant aux sondages du Monde, je veux pas être méchant mais...
Déjà que c'est pas évident de bâtir un panel représentatif (surtout que ça préserve jamais d'une surprise - cf. les sondages avant le 1er tour de 2002) et qu'on ne fait pas confiance au sondage qui s'y tiennent, on va pas commencer à se fier à "ça".
Nan parce que j'ai rien contre Le Monde, mais je doute que les gens qui répondent à leurs sondages en ligne soient très représentatifs de l'ensemble de la population.
La meilleure preuve, c'est que Bayroux avait une côté de popularité hallucinante si on ne s'en était tenu qu'aux internautes ('faut dire que ça fait longtemps qu'il bosse sa comm' Internet) - suffisait de se ballader sur le 'Net avant le premier tour pour le voir.
Si on s'était basé que sur ça, il aurait été au second tour sans aucun problème.
Et c'est quand même très loin d'avoir été le cas, en dépit de son (très) bon score.
Donc non, désolé, c'est à prendre avec des pincettes - c'est trop limité comme échantillon, et clairement pas représentatif.
Et les chiffres de christophe, qui avancent le contraire, ne font qu'aller dans ce sens.
Tiens, c'est un peu comme si, pour l'élection du meilleur FPS de tous les temps, le Doc' et Nets' avaient interdit aux simples lecteurs de voter, et seulement aux acteurs réguliers de NoFrag d'y prendre part.
Ben 100 balles qu'on aurait eu des résultats différents avec, par exemple, un Deus Ex qui serait allé plus loin (ce qui en a attristé certains, moi le premier).
Seulement, voilà, y'avait pas que les NoFragés à voter - y'avait tout le reste.
Et les résultats ont été sensiblement différents.
Ben là, c'est pareil - sauf que l'enjeu est bien sûr tout autre.
Et c'est ce qui fait que le passage de Sarko' ne paraît toujours pas impossible, alors qu'une bonne partie de la presse, si elle ne titre pas sur autre chose ou pour Royal, titre pourtant contre lui.
Y'a qu'à aller chez votre kiosquier: Marianne, les Inrocks, Libé'...
Et face à ça, qui pour défendre Sarko' ouvertement en couv' ?
Ah, si: "Valeurs Actuelles". La belle affaire.
Même Le Figaro a relativement fermé sa gueule (par rapport à ce qu'on aurait pu s'attendre).
Ben n'empêche que malgré ça, il pourrait bien passer le p'tit Nicolas - car Marianne, Les Inrocks & co. c'est jamais qu'un bout de la population française.
Peut-être celui qui gueule le plus fort, et donc qu'on entend le plus.
Mais pas nécessairement le plus nombreux numériquement, oh ça non - et donc pas celui qui apportera le plus de voix.
Dans la théorie un syndicat est apolitique. Dans la pratique c'est souvent beaucoup plus confus, puisque forcement selon la branche qu'il représentes il va pencher d'un coté ou de l'autre.
Mais quand les syndicats de médecin appellaient à la grève, je doute que ça ait été a cause de leur coté marxiste/gauchiste.
Personnellement (= mon opinion), je ne vois pas ces élections comme l'occasion de manifester une conviction partisane. Et puisque tu sembles justement regretter l'unilatéralisme politique, je comprend encore moins que tu fasses le non-choix (ne nous voilons pas la face) de voter blanc. Si je vote Ségolène Royal, c'est justement parce que son discour n'est pas partisan. Faire en sorte que l'opposition soit dignement représentée au sein du parlement et des pôles décisionnaires, ça me parle. Faire en sorte de réunir le patronnat et les travailleurs autours d'une même table, ça me parle. Se rapprocher de Bayrou et élargir au centre, pour la simple et bonne raison que les bonnes idées ne viennent pas toujours du même camp, ça me parle. Et ce qui me parle avant toute chose, c'est qu'avant de se battre contre Nicolas Sarkozy, adoubé par son parti, Ségolène Royal a dû lutter contre ses pairs, s'extraire de ces luttes partisanes, trouver son propre chemin, au delà du PS, et séduire par ses idées. Et il n'y a aucune raison que cela ne te séduise pas non plus puisque, de surcroit, tu reconnais des qualités à ce qu'elle propose.
Non, ce que je lis dans ton message, c'est surtout que tu préfères te taire plutôt que de prendre un risque. C'est pourtant en prenant des risques que l'on fait avancer les choses. Et cela, dans le mauvais sens comme dans le bon.
edit> le vote du Monde était ouvert à tous (j'ai moi même voté). Je ne vois pas trop où tu veux en venir avec ton analogie.
Nan mais au contraire: c'est exactement ça, et tu as raison.
Et pourquoi je ne veux pas choisir ?
Bah c'est simple: je dois être profondément cynique.
Peut-être aussi parce que j'ai eu la chance - ou la malchance, c'est selon - de rencontrer, grâce à la famille, aux relations, au taf' etc. ce qu'il est convenu d'appeler "des grands communiquants" politiques.
Ceux-là même qui aident à élaborer les discours, mais aussi les programmes.
Ce qu'il en est ressorti, pour moi en tout cas, c'est que les programmes politiques sont des "promesses en l'air obligées"; obligées parce que, si on n'en fait pas, les gens ne nous écoutent pas.
La nature humaine est malheureusement ainsi faite.
Je ne détaille pas davantage car j'aimerais, si tu le veux bien, te renvoyer à [cette petite réflexion] (en Anglais, mais je doute que ça te pose un problème ^^) que j'avais écrite à l'occasion d'un échange autour de ce sujet.
Là-dedans, ce que j'ai dit dans le paragraphe précédent y est plus correctement détaillé et expliqué, et aussi plus nuancé.
J'imagine qu'on ne sera pas d'accord.
Mais ça n'en reste pas moins ma vision, désenchantée, de la politique.
Je ne vois pas la politique comme un truc pourri - juste comme un truc qui, par certaines nécessités (liées à la manière dont on reçoit certains discours, notamment), se doit malheureusement d'être biaisée pour être efficace, et être de la vraie politique.
On est obligé de baiser ses électeurs, y compris (surtout même) pour faire du bien.
Mais de fait, cette vision m'empêche d'adhérer à quoi que ce soit - car je sais que je ne peux pas m'en tenir à ce qui est dit, que je vais voter sur du vent (sans savoir ce qu'il permettra de mettre en place après).
J'ai probablement une approche trop mécanique de la chose, qui fait que je refuse d'y prendre part.
Ma vision est certainement trop froide a priori; car, si a posteriori, comme tout le monde, je pense savoir reconnaître quel choix fut judicieux et lequel s'avéra ne pas l'être (grâce aux conséqunces), je suis en revanche incapable d'opter pour un choix a priori, dont les conséquences (seules garanties d'un jugement à peu près juste) ne seront visibles que plus tard.
Car pour moi, c'est biaisé, tout est "mensonges nécessaires" (au sens quasi-philosophique du terme).
Autrement dit, ça revient à faire un pari, bête et simple - et à ce moment, c'est autant voter blanc, voire rendre sa carte d'électeur.
Voilà.
Sinon, concernant Le Monde, là où je veux en venir, c'est que la population des internautes qui est allé répondre à ce site du Monde ne constitue pas un échantillon représentatif de l'ensemble de la population française.
Ca me paraît pas bien dur à comprendre pourtant, surtout avec l'exemple de la popularité de Bayrou, bien plus importante si on s'en tient au 'Net qu'à l'ensemble des votants.
Il suffit pas qu'un vote soit ouvert à tous pour qu'il soit représentatif - ou alors il faudrait que tous y prennent part, dans ce cas.
Autrement, bien qu'ouvert à tous, seules certaines personnes vont y prendre part; donc on peut déjà en exclure tous les internautes qui ne vont pas sur le site du Monde (ça en fait un paquet), tous ceux qui y vont mais n'aimet pas se faire chier avec ce genre de sondages (un autre paquet) et tout ceux qui ne traînent pas sur le 'Net (un paquet aussi) et votent quand même.
C'est quand même pas pour rien que les statisticiens se prennent la tête comme des sagouins lors des sondages sur les questions de représentativité de leur échantillon (et le pourcentage d'incertitude qui l'accompagne) - c'est ça qui est garant de la pertinence du sondage, ni plus, ni moins.
Enfin tu me dira, dans 5 ans, on dira peut être pareil de la gauche...
Mais les programmes sont quand même bien différents.
M'enfin, 5 ans plus tôt, il était pas tellement glorieux pour la gauche non plus.
Et c'est souvent pareil à chaque sortie d'élection: on est tenté de tout mettre (bien comme mal) sur le dos des sortants, que ce soit justifié ou non.
Mais surtout, quand je parlais de juger a posteriori, c'était bien plus longtemps après, en fait.
Parce que forcément, quand on sort juste d'un truc, on n'en voit que les côtés les plus évidents, et pas forcément les plus significatifs.
On manque de recul.
Il faut quand même du temps pour que ça se décante et qu'on en ait une vision plus juste, et nuancée.
Et entre temps, y'a déjà eu deux présidentielles, et on aurait déjà du voter deux fois.
Enfin en tout cas, c'est mon cas - j'ai besoin de ce recul, et il prend un peu plus de temps qu'un simple mandat, en général.
Ensuite, je suis peut-être trop lent à tirer ces conclusions.
Mais c'est comme ça, pour moi, malheureusement.
Mais remarque, au moins, je pourrais me simplifier la vie et voter systématiquement l'inverse de ce que j'ai voté la dernière fois.
Plus besoin de réfléchir.
Puis comme ça, au moins, ça assurerait l'alternance.
J'vais y réfléchir ^^.
1/ Un sondage est réalisé sur un échantillon "représentatif" de 1000 personnes, ce qui est très très loin d'être suffisant pour représenter le vote de 40 millions de personnes. Dans ce sens, les 150.000 votants du monde sont certainement moins représentatif, mais également beaucoup plus nombreux. De plus, la multiplicité des sondages prouve bien que cet échantillon est au final peu représentatif, car les différents résultats, s'ils concordent, arrivent tout de même à varier de plus de 2 points ( second tour ), ce qui est relativement énorme. click.
2/ Quand on répond à un sondage pro, on sait qu'il sera diffusé, analysé, scruté... par conséquent, les voix ne sont pas toujours représentatives de sa réelle opinion ( cf LePen 2002, 2007 ), ce qu'un sondage complètement anonyme sur internet tend encore une fois à éviter.
Petit historique du premier tour, on constate qu'il y a tout de même des différents de plus d'un point ( presque 3 pour Lepen ) vis à vis des sondages. Et 1 point dans un second tour, c'est juste quasiment déterminant.
Pour en finir avec les sondages du net ( qui, je le rappelle, sont également "loin" de refléter le résultat final ), les deux plus gros, enfin je suppose, sont celui du monde ( plus de 50.000 votants ), qui donnait Royal vainqueur et a été réalisé il y a 1 semaine, mais dont je n'arrive plus à retrouver l'adresse, ainsi que celui-ci, avec près de 100.000 votants, qui donne également Royal vainqueur.
Alors, 2007, fin des sondages traditionnels au profit de l'internet ? le 6 mai nous le dira.
Je vois ce que tu veux dire, mais je trouve que c'est un position contradictoire, parce que si les promesses (en l'air ou pas) ne t'invitent pas à donner ton avis, il y'a une chose inaliénables aux candidats qui se présentent à cette élection: leur vision de la politique et de l'état. Et ça, ce n'est pas du chiqué. Ils ont chacun vingt ans d'action politique derrière eux, et c'est largement nécessaire pour, au moins, savoir à qui tu as à faire. A partir de là, il s'agit de ne pas agir égoïstement. Puisque l'un des deux candidats va forcément être élu, il est du devoir de chacun de faire en sorte que la vision qui lui correspond le plus accède au pouvoir. Alors bien que tu sembles campé sur tes positions, ce que je peux comprendre, je t'invite vraiment à reconsidérer ce que tu t'apprêtes à faire. Si, de la personnalité politique des deux candidats, aucune ne te semble sincère et ne te convient, alors fait ce que bon te semble. Mais si tu te reconnais dans l'une de ces deux visions, vote. J'insiste, mais c'est un enjeu trop important pour laisser le cynisme (réfléchi ou pas) gâcher cette chance incroyable qui nous est donnée aujourd'hui, après des décennies d'immobilisme: celle de faire enfin bouger les choses. Parce que, quoi que tu puisses en penser, les choses vont bouger, pour le meilleur ou pour le pire.
Mais de là à les asséner comme une preuve de ce que pense l'opinion publique...
Et, oui, j'avoue sans honte avoir davantage confiance dans les méthodes garantissant la représentativité d'un pannel.
Mais bon, je crois pas non plus jamais avoir dit que j'avais raison et que je ne pouvais pas me tromper.
Edit
@Snoopers: je comprends parfaitement ce que tu viens de dire et j'y adhère (comme une éponge ou comme un con, aurait dit Valéry ^^) en grande partie.
Et d'ailleurs, j'essaie de percer à jour la vision de chacun, comment il est (afin de voir comment il serait suceptible d'agir en dépit de ce qui est dit), notamment en se basant sur ses actes passés (encore ce qu'il y'a de moins incertain).
Et si j'estime être parvenu à en savoir assez sur les deux avant Dimanche, alors oui, je me risquerai à exprimer un suffrage autre que blanc.
Mais seulement à cette condition.
Or, c'est pas facile - du moins, ça ne m'est pas facile.
Et je suis d'accord: quel que soit la personne qui remportera cette élection, il est fort probable ça aura de sacrées conséquences en termes de changements.
Mon employeur n'a qu'à embaucher une autre personne ? Ah mais c'est impossible : je suis dans une boite d'une 100aine de personnes et je suis le seul à faire le boulot que je fais, et il n'y a pas non plus suffisamment de taf pour deux personnes.
Alors, je fais quoi moi ? Et c'est quoi le progès social ?
Ensuite, je lis :
Dans un pays comme le nôtre où nous n'avons que 8 % de salariés qui adhèrent aux syndicats, alors que dans les pays du Nord de l'Europe 80 % des salariés adhèrent à une organisation syndicale, à ce moment-là il y a un dialogue social constructif qui se crée, des compromis sociaux.
C'est mal de n'avoir que 8% de salariés syndiqués ? Pourquoi ?
L'adhésion aux syndicats dans les autres pays est-elle payante comme en France ?
Moi je ne suis pas syndiqué et pourtant les syndicats dans ma boite sont quand même là pour moi quand j'en ai besoin. Alors, ça sert à quoi d'être syndiqué ?
(note : ce ne sont que des vraies questions, et excusez si mes questions témoignent de ma grande méconnaissance sur le sujet, et peut être même ma naïveté)
Ensuite, je ne comprend pas trop ce que tu dis. D'un côté tu bosses plus de 40h par semaines, et de l'autre il n'y aurait pas assez à faire pour un deuxième employé si vous passiez aux 35h ? Il me semble pourtant que tes heures de travail en moins équivaudraient à peu près à un 2e emploi au régime des 35h. Et de toutes les façons, Ségolène n'interdit pas les heures supplémentaires, il me semble (mais je ne suis pas sûr, je vais aller vérifier ce qu'elle en dit dans son pacte).
edit> Sa position sur les heures supplémentaires, c'est qu'elles incitent les entreprises à les préférer à l'embauche. Or, les 35h correctement appliquées font partie des outils nécessaires à la lutte contre le chômage, toujours selon elle. Elle dit également que les PME qui réinvestissent leurs bénéfices verront leur impôt sur les sociétés divisé par deux. L'idée serait donc, si j'ai bien compris, de marginaliser les heures supp' au profit d'une hausse des embauches, et surtout des salaires grâce aux charges allégées, avec un temps de travail moins écrasant. Voilà globalement l'idée des 35h. Enfin, pour conclure, les entreprises n'adopteront les 35h qu'à partir du moment où les négociations entre syndicats patronnaux et travailleurs aboutissent à un consensus, branche par branche. Dans le cas contraire, les 35h ne seront pas généralisées dans les entreprises concernées.
POUR CEUX QUI TRAVAILLENT DEJA PLUS DE 35 HEURES, IL NE SAGIT PAS DE TRAVAILLER ENCORE PLUS POUR GAGNER PLUS (cest pas possible hein) MAIS TOUT SIMPLEMENT DE VOIR SES HEURES MIEUX REMUNEREES ET DEFISCALISEES POUR LENTREPRISE.
pourquoi interdire de travailler plus pour ceux qui le souhaitent? car aujourd'hui meme si les heures sup sont autorisées elle ne sont pas bénéfiques pour lentreprise qui n a donc pas intéret a laisser ses employés en prendre.
je crois qu'il serait temps bordel de dieu d'oser dire de chaque côté: tiens ça c'est une bonne mesure.
allez donc demander aux allemands ce qu'ils pensent des 35 heures...
- n'importe qui peut voter (sur les sondages) ? Quel que soit son âge ou son pays?
Si c'est le cas faudrait trouver un indice de rectification car j'ai dans mon entourage (suisse) des personnes qui me semble (je vais vérifier auprès d'eux) avoir donné leur avis, même s'il ne sont ni français ni majeur... C'est peut être pas malin de leur part mais de toute façon la proportion de personne non-autorisée à voter qui s'exprime sur les (vos) sondages doit être faible.
Le problème de SR pour moi c'est la confiance. Il est joli son programme mais il se base sur quoi ?
500.000 emplois tremplins ? OK, où çà ? En collectivité ? (donc le retour des emplois jeunes?) Dans les entreprises ? (donc le retour du CPE?) On va les obliger les entreprises ?
"Il faut assurer de façon pérenne le financement de l’hôpital public (proposition n°37)" Sans déconner ! Quel candidat propose d'enlever des moyens aux hôpitaux? Mais alors, comment ? pas un mot là-dessus. Et le reste est à l'avenant.
Son "moi, je le pourrais" implique la mise à plat (à ne pas confondre avec la destruction (sic)) de la sécurité sociale. Soyons sérieux ! Elle m'a vraiment fait penser avec une petite fille gâtée: "Je veux mon poney !"
Et sinon, c'était la maitresse d'école, où plutôt l'élève brillante de prépa parisienne qui prend tout le monde pour des cons aux réunions de famille. Insupportable.
Elle est complètement ambivalente, dans ses propositions pas un mot sur l'entreprise, et hier elle voulait que les français deviennent tous entrepreneurs.
En plus, derriere Ségolène, il y a toute la dream team. Au gouvernement on aura DSK (pas pire) mais aussi Dray, Montebourg, Lang, Fabius (pour le coté on est toujours de gauche). Ils vont accepter eux le social-liberalisme ?
Enfin, j'arrive pas à me désabonner à la newsletter Désir d'avenir (pour le désabonnement ils se sont mis sur le port:81 qui est bloqué au boulot). C'est pas grave, je me désabonnerais ce soir à la maison mais bonjour la moralité.
Bref, vivement que NS gagne, que le PS explose enfin, qu'on ait un vrai parti du centre ou social-démocrate, et je prends ma carte.
C'est pas par ce que la croissance augmente que la qualité de vie augmente, c'est bien beau de défiscaliser des heures supp' et de compter sur des employés qui bossent plus mais entre bosser pour augmenter les cotisations (pas des patrons hein) et profiter un peu de temps libre moi je réfléchis pas 3 heures...
Il n'y a qu'à voir en chine, tu bosses 7/7, super la croissance est incomparable! Merde les gens (ceux qui subissent ce régime) sont tristes...
EDIT:
Sinon ici en suisse je bosse 42/sem avec 4sem de vacances et je me verrais bien bosser 7h de moins mais c'est sûrement que je suis un branleur...
Mawwic, le bilan de la droite est effectivement pas glorieux, il est même désastreux. La gauche (sous Jospin) s'en est bien mieux sortie sur les plans économique et culturelle tout du moins (hausse de la croissance dès 97, plus forte création d'emploie etc).
L'appareil politique de Nicolas Sarkozy est quasiment identique à celui de Jacques Chirac en 2002, ses visions de l'économie aussi. Sous Raffarin, on a battu tous les records d'augmentation du deficit...
En ce sens, la droite a aujourd'hui moins de crédibilité que la gauche.
Je n'ai pas de tradition familiale ou autre qui me fait voter à gauche ou à droite. Toutefois, le bilan de la droite ne me permet pas d'accepter le fait qu'il soit de nouveau au pouvoir. Je ne voterai pas réellement pour le Parti Socialiste, mais plutôt pour une nouvelle formule, puisque l'autre ne marche pas. C'est un principe, lorsque l'on est incompétent, on sort.
Après, les analyses que nous feront dans 10 ans ou dans 50 ans de cette période de l'histoire seront certes plus justes. Peut être est-on entrain de faire des erreurs, je ne sais pas.
Mais c'est maintenant que l'on construit le présent, et non dans 10 ans.
Il faut faire des choix dans la vie, les projets sont quand même bien différents.
Polo_Lapin: ce que tu décris, c'est ce qui ressort du débat. Et non du programme de Royal.
Je suis désolé mais c'est faux. Le programme économique du PS est aussi concret que celui de l'UMP. Pour commencer, ce projet est fonctionnel à partir de 2.5 points de croissance annuel, c´est à dire plus que ce qui a pu être fait pendant les 5 dernières années, mais je rappelle que le gouvernement de Lionel Jospin était parvenu à 3 points à partir de 1997.
La principale question du projet se situe donc autour du fait de renouer avec la croissance, il y a 3 pilliers proposés par les socialistes pour y arriver.
1) Innovation
Investir massivement dans l’innovation et la recherche avant tout par des redéploiement budgétaires, cad 15% des aides aux entreprises pour l´innovation au lieu de 5% maintenant (pris sur les 65 Milliards d'aide aux entreprises) et rééquilibrage budgétaire en faveur de la recherche.
On met en place une politique industrielle en lien avec les collectivités locales et les pôles universitaires.
Quelques mesures sur le soutien aux jeunes créateurs d´entreprises (en généralisant les ateliers de la création dans toutes les régions, en améliorant la protection sociale des entrepreneurs, et en mettant en place un mécanisme de cautionnement mutuel pour ceux qui garantissent les emprunts de leur entreprise sur leur patrimoine privé. En Soutenant les PME avec la création de fonds publics régionaux de participation et en leur réservant une part dans les marchés publics. ).
C'est très américain comme vision.
2) Emploi
On le sait, quand le chômage diminue (c´est à dire quand plus de gens travaillent et donc cotisent... ce qui signifie que ça marche pas quand les gens font plus d´heures sup... sans cotiser ou payer d´impôts dessus), on fait rentrer plus d´argents dans les caisses de l´Etat. C´est une des raisons des croissances élevées entre 97 et 2001.
Plusieurs axes sur la politique de l´emploi, à la fois réorientation des aides aux entreprises vers les embauches, emplois tremplins, sécurité sociale professionnelle... Ça va passer notamment par la priorité à l’investissement des entreprises : avec un taux d’impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti et plus haut s’il est distribué aux actionnaires.
3) Pouvoir d´achat
Que ce soit celui des employés, où il faut rétribuer à sa valeur le travail effectué (par la négociation (ça choque les types de droite quand on utilise ce mot, mais c´est le seul moyen connu et efficace pour travailler avec les partenaires sociaux), mais aussi les petites retraites ou l´allocation adulte handicapée...
Le pouvoir d´achat, ça ne passe pas seulement par des augmentations de salaires, mais aussi par la politique du logement (bouclier logement), de l´énergie (tarification sociale), vis à vis de la grande distribution sur les prix (régulation des marges arrières), réforme de l´indice des prix pour qu´il soit plus réaliste (conditionnera l´évolution des salaires), réforme de la tarification bancaire. Mesures fiscales aussi comme un travail sur une fiscalité locale plus juste (actuellement, peu de prise en compte des revenus...).
Ensuite, beaucoup de propositions sont à coût nul dans le projet, c´est le cas des redéploiements des aides aux entreprises, des redéploiements dans la fonction publique (et sarko à faux quand il dit que c´est impossible), des emplois tremplins (redéploiement de crédits formation et bien sur d´allocations chômages).
D´autres propositions coûtent... mais rapporte en croissance, par exemple la TVA très réduite sur travaux à valeur environnementale (isolation / énergies alternatives...). ça crée des emplois et des entreprises...
Après, on adhère ou pas. Mais ce n'est pas flou.
Allons, les positions des deux candidats sont claires. Sarkozy veut, à terme, se débarrasser du service public. Privatiser l'hopital, donc. Quant à Royal, contrairement à ce que tu affirmes, elle a parfaitement expliqué dans le débat d'hier soir qu'elle allait rééquilibrer le service public, c'est à dire le renforcer là où il est nécessaire, et le supprimer là où il n'a pas d'utilité. Elle a clairement dit qu'il n'était pas question d'augmenter le nombre de fonctionnaires, mais de le répartir plus intelligemment, et notamment en ce qui concerne la santé publique. Tu peux trouver la citation en deux clics sur un autre blog Nofrag qui propose le transcript du débat. Alors les phrases du genre "et le reste à l'avenant", sous-entendu le lieu commun qui veut que Royal ne propose rien et n'a rien à dire, ça va bien. Ne pas être d'accord est une chose, s'enfermer volontairement dans des lieux communs en est une autre.
Edit> Et j'ajoute que le gouvernement dont à fait partie Sarkozy n'a jamais cessé de réduire les effectifs de la santé publique d'années en années. C'est dans les chiffres, tu peux vérifier. Voilà qui répond à ta question quand tu demandes quel candidat propose d'enlever des moyens aux hôpitaux...
Popo_Lapin est mon héros, je suis tout à fait d'accord avec toi.
Merci à toi mais j'aurais pu parler de beaucoup d'autres professions libérales. Sauf que la seule que je maîtrise du coté "syndiqué" c'est la médecine. Alors merci de tes préjugés syndicat=gauchiste.
Quant aux partenaires sociaux, ça fait 20ans que des gouvernements foirent leurs réformes en oubliant d'écouter les partenaires sociaux. Accord avec les syndicats = pas de grève = des réformes qui passe enfin.
Tu sais que tu vas te faire latter les couilles avant même d'y être allé.
Je parle de la CGT en particulier parce que je peux pas les blairer, c'est plus fort que moi.
discussions interminables avec les partenaires on a déjà vu ce que ça donnait: personne n'aime qu'on touche à ses petits privilèges.
régimes spéciaux bordel, c'est la seule et unique raison qui a fait mon choix le reste tout est contestable d'un côté comme de l'autre.
-"Sarkozy veut, à terme, se débarrasser du service public." Oh boy! C'est pas du lieu commun ça? Notre service public est ce qui fait venir les investisseurs en France, il n'y a aucun intérêt économique à le démolir. De plus, un hôpital (avec des urgences, de l'enseignement, et la capacité de traiter toutes les pathologies) n'est pas (et ne seras pas) rentable. il n'y a aucun intérêt pour les investisseurs.
-"Elle a clairement dit qu'il n'était pas question d'augmenter le nombre de fonctionnaires, mais de le répartir plus intelligemment, et notamment en ce qui concerne la santé publique."
1. C'est ce que propose aussi NS, sauf que lui il démolit le service public...
2. Les répartir plus intelligemment, c'est bien beau mais concrètement? On mute des fonctionnaires existants ? Genre aujourd'hui tu bosses aux Impôts, demain tu seras infirmière ? Non, donc d'un coté on ne renouvelle pas des départs à la retraite (cf. NS) et de l'autre on en embauche plus. Avec quels sous? Nous avons un système Bismarckien, la santé est financé par les caisses, pas par l'état, il faut donc augmenter les cotisations sociales et pas qu'un peu car il suffit pas de créer des postes mais de les rendre attractifs. Aujourd'hui, il y a des centaines de postes d'infirmières, de médecins laissés vacants.
Donc il ne suffit pas de dire "on va répartir plus intelligemment" comme on dirait "J'ai trop de péons, je vais les envoyer à la caserne pour en faire des fantassins".
Et les emplois tremplins ? Quelqu'un peut m'expliquer comment ça marche ?
Le PS propose de généraliser la mesure en faisant passer le nombre de ses bénéficiaires de 50.000 à 500.000 en cinq ans. Destiné aux jeunes, aux allocataires du RMI, aux personnes handicapées et aux chômeurs de plus de 45 ans (et il semblerait à ceux de plus de 55 ans), le dispositif permet d'accorder aux employeurs qui recrutent, notamment ceux du secteur privé, un forfait annuel variable selon les régions, mais pouvant atteindre jusqu'à 15.000 euros par an. L'aide ne peut excéder six ans.
Il s'agirait, dans tous les cas, de contrats rémunérés au niveau du SMIC, à temps plein, où la formation représenterait au moins 20 % du temps de travail. A la différence des emplois-jeunes, le contrat serait nécessairement un CDI.
Ségolène Royal veut cibler la mesure sur les jeunes de 16 à 25 ans pour leur donner une première expérience professionnelle. Ils ont été mis en place pour remplacer les emplois jeunes. Ce sont en fait des contrats aidés qui s’appliquent surtout au secteur non marchand : associations, groupements d’intérêts publics, entreprises d’insertion.
Question conne: comment cela peut être un CDI si l'aide ne peut pas dépasser 6 ans ?
Normalement elle prend les décision et ENSUITE elle en parle (et demande l'avis) des partenaires sociaux, et non pas l'inverse, cad les partenaires sociaux qui prennent une décision et la soumette au président.
Mais comme je l'ai dit je sais plus ou ca a ses avantages de ne pas donner l'impression d'avoir un dictateur au pouvoir.
Le début de mon stage a été repoussé; donc en attendant, 'faut bien s'occuper.
Et comme ce petit jeu médiatique me fascine, et que j'ai naturellement la langue bien pendue... ben voilà, vous écopez de diarhées verbales ^^.
"l'élève brillante de prépa parisienne qui prend tout le monde pour des cons aux réunions de famille"
Effectivement, lorsqu'elle partait dans de grands élans lyriques, elle m'a rappelé une prof' d'Histoire de khâgne.
Bah, y'en a qui aiment, hein - moi ça me va bien 5 minutes, ensuite, j'y deviens vite indifférent, j'avoue.
Sinon, apparament, pour les chiffres sur les handicapés (comme pour le nucléaire), elle a aussi fait un peu un lapsus.
Y'a bien eu 7000 emplois jeunes de supprimés, mais ils ont été recréés ensuite - mais affublés d'autres noms etc.
Ce qui fait que s'ils ont l'air d'avoir disparu, il n'en est rien - même si leur remplacement a, semble-t-il, été assez longuet.
Quant au nombre d'enfants handicapés, il est passé de quelque chose comme 90 000 à plus de 170 000 si j'ai bonne mémoire...
Ca la fout quand même un peu mal, là; et ça va arranger l'autre pour dire qu'elle s'énerve pour rien, puisque ses chiffres sont faux (même si ça a pas empêché la droite de lui niquer sa politique sociale qu'elle aimait bien, ça je dis pas).
Du coup, le pauvre Jack Lang a été forcé d'improviser une conférence de presse pour dire que c'était "la qualité" de l'accueil des enfants handicapés qui avait diminué, et non l'accueil en lui-même.
Mouep.
un peu un lapsus ?!? Qu'en termes élégants ces choses-là sont dites. NS nous ment mais SR fait des lapsus, c'est moins grave.
Franchement, nous faire une fausse colère calculée sur un sujet comme les enfants handicapés et traiter l'autre d'immoralité politique, c'est fort.
Sinon, on est bien d'accord: ça s'appelle une bourde; point.
Comme quand Sarkozy attribue à Mitterrand la fameuse phrase de Giscard ("Vous n'avez pas le monopole du coeur").
Voilà.
BioHazard, tu dis qu'il n'est pas possible de travailler plus pour gagner plus. Dans mon cas (je précise aussi que je suis comme beaucoup de monde à un régime de 39h par semaine avec des RTT), toutes les heures faites en plus pourraient être payées. Je gagnerai donc plus. Comme quoi, c'est possible. Magique non ?
Pourquoi un employeur n'aurait pas intérêt a laisser ses employés travailler plus en leur versant des h.sup. Le bon sens me dit que c'est exactement l'inverse : laisser les salariés faire quelques h.sup pour liquider le trop plein de travail pour éviter d'embaucher. Tout bénef je dirais, la dessus Royal a raison. Mais est ce que ça créer du chomage pour autant ? Rien n'est moins sur, faudrait le prouver. Mais faudrait aussi prouver ce que dit l'autre toto "le travail des uns crée le travail des autres". Ca semble pas aberrant, mais c'est logique que chez les bisounours. Si c'était aussi simple, pourquoi ça n'aurait pas été fait avant ?
En fait, c'est un peu aussi ça qui me gène chez Royal. Pour elle, tout semble extremment simple ("je serais la présidente des choses qui marchent, blabla"). Si tout est aussi limpide qu'elle le dit, et qu'elle veut le faire, pourquoi personne ne l'a fait avant elle ? Elle est un génie ? J'en doute, pas plus que Sarko. Ce que je ressens quand j'entends les deux candidats parler, c'est que Sarko donne plus l'impression de savoir de quoi il parle (hey, il a peut être rien fait de bon au ministère des finances, j'en sais rien moi), mais au moins il a eu les mains dans le cambouit, avantage que n'a pas Royal.
Un autre truc qui me parle : l'éxonération des taux d'intérêts sur l'achat d'immobilier. Putain, si c'était réaliste un truc pareil, alors j'achète une baraque avec le taux d'intérêts le plus haut pour que ça fasse le montant de mes impôts. Bah hé, autant filer ce fric à mon banquier plutôt qu'à l'état, en plus ça raccourcira la durée de mon emprunt. Mais là aussi, c'est chez les bisounours que ça marche.
Ceci dit, je suis curieux de savoir pourquoi BioHazard aimerait savoir l'avis des allemands au sujet des 35h. Ils bossent moins que ça eux ?
Bon, je ne réagis qu'aux questions auxquelles je me sens concerné, mais il y a un tas d'autres choses qui me chiffonent, mais je vais m'arrêter là !
Ouais... surtout quand tu vois cette declaration derrière. Si c'esr vrai mouarf... si c'est faux, y'a quand même des droles de retournements de veste.
Sachant que Sarko promet que ces heures seront exonérées de charges, un patron aura tout intérêt à faire travailler un employé 50h avec une base de 35h payée au smic qu'autre chose.
D'ailleurs Sarko n'a jamais expliqué comment il finançait le manque à gagner pour l'etat (gel des salaires sur 35h = pas de nouvelles cotisations, heures sups = pas de cotisations, pas d'embauche car possibilité de faire travailler plus = pas de cotisations nouvelles dans les caisses) alors que dans le même temps il annonce une baisse des taux d'impositions. Chapeau mec t'es trop fort !
Je ne comprends pas qu'aucun membre du PS n'ai réussi/essayé à démonter cette fumisterie lors d'un débat ou autre.
Faudra m'expliquer aussi comment un mec qui gagnera un peu mieux sa vie et donc aspirera à améliorer son quotidien ira négocier un prêt immobilier ou autre sur la base d'un salaire comportant une part variable de 20 à 30%.
(Je ne parle même pas des cadres dont je fais parti)