Tool - 10.000 days : monstrueux !
Mercredi 3 mai 2006 à 14 h 16
Je ne ferais pas de "vraie" review de cet album parce que je suis feignant, que je ne l'ai pas encore assez écouté, et plus que tout autre un album de Tool est une expérience trop personnelle pour être rationnalisée. 10.000 days c'est peut-être le temps qu'il me faudra pour m'en lasser (ils auraient pu nommer tous leurs autres albums comme ça alors...).
Passons les 2 premiers titres qui, certes sympas, sont un peu trop "metallo-FM-isants" à mon goût, bien que complètement en dehors des "règles" radiophoniques habituelles (durée limitée de la piste pour passer plus de pubs, intro suffisamment courte/longue pour laisser le demeuré microphoné débiter ses conneries). Je les considère un peu comme un préambule classique pour happer le "djeunz necro-gothic" ou pour tenter de refroidir le Tool-fan, fait au bout compte pour mieux les plonger, de la piste 3 jusqu'à la fin, dans l'univers si caractéristique de Tool.
Dans l'album, j'ai aimé cette tendance de Maynard à presque s'effacer, comme pour mieux signifier que Tool c'est pas un chanteur + des zikos, mais une alchimie précise et créatrice faite à 8 mains. J'ai aimé aussi que Maynard s'essaye à moduler sa voix d'une chanson à l'autre (influences croisées avec A Perfect Circle), qu'Adam explore de nouveaux sons avec sa guitare, que la basse de Justin soit toujours aussi présente voire principale parfois (sans compter les dialogues basses/guitare), et que Dany percute l'ensemble de l'album de main de maître comme toujours.
La boîte plaira ou déplaira, mais ne laissera pas indifférent : encore une fois elle est originale, bien foutue et à mille lieues d'un simple cristal case + volet de 3 pages qui comme pour le jeu vidéo se généralise de plus en plus. Toute en carton, plus 2 lentilles pour aider à la divergence des yeux pour observer les images stéréoscopiques qui parcourent les pages du booklet.
Bref, à ma découverte de Tool avec Aenima jadis, je murmurais timidement, de peur qu'on me rie au nez, que Tool était le Pink Floyd (ère post-Dark Side of the Moon) des années 90/2000 - Avec ce nouvel opus ajouté aux précédents, je le confirme haut et fort et sans complexe ! C'est le seul groupe qui me fait autant frissonner que les papys du rock psychédélique, et je trouve qu'ils partagent beaucoup de choses : des pistes à rallonge, des albums fleuves emplis de titres dyptiques/tryptiques, créativité à plusieurs, difficulté (non-nécessité) de les ranger dans un genre précis, soucis de l'image (clips, pochettes) mais pas de leur image.
Que du bon quoi... Rendez-vous le 28 juin au concert !
Passons les 2 premiers titres qui, certes sympas, sont un peu trop "metallo-FM-isants" à mon goût, bien que complètement en dehors des "règles" radiophoniques habituelles (durée limitée de la piste pour passer plus de pubs, intro suffisamment courte/longue pour laisser le demeuré microphoné débiter ses conneries). Je les considère un peu comme un préambule classique pour happer le "djeunz necro-gothic" ou pour tenter de refroidir le Tool-fan, fait au bout compte pour mieux les plonger, de la piste 3 jusqu'à la fin, dans l'univers si caractéristique de Tool.
Dans l'album, j'ai aimé cette tendance de Maynard à presque s'effacer, comme pour mieux signifier que Tool c'est pas un chanteur + des zikos, mais une alchimie précise et créatrice faite à 8 mains. J'ai aimé aussi que Maynard s'essaye à moduler sa voix d'une chanson à l'autre (influences croisées avec A Perfect Circle), qu'Adam explore de nouveaux sons avec sa guitare, que la basse de Justin soit toujours aussi présente voire principale parfois (sans compter les dialogues basses/guitare), et que Dany percute l'ensemble de l'album de main de maître comme toujours.
La boîte plaira ou déplaira, mais ne laissera pas indifférent : encore une fois elle est originale, bien foutue et à mille lieues d'un simple cristal case + volet de 3 pages qui comme pour le jeu vidéo se généralise de plus en plus. Toute en carton, plus 2 lentilles pour aider à la divergence des yeux pour observer les images stéréoscopiques qui parcourent les pages du booklet.
Bref, à ma découverte de Tool avec Aenima jadis, je murmurais timidement, de peur qu'on me rie au nez, que Tool était le Pink Floyd (ère post-Dark Side of the Moon) des années 90/2000 - Avec ce nouvel opus ajouté aux précédents, je le confirme haut et fort et sans complexe ! C'est le seul groupe qui me fait autant frissonner que les papys du rock psychédélique, et je trouve qu'ils partagent beaucoup de choses : des pistes à rallonge, des albums fleuves emplis de titres dyptiques/tryptiques, créativité à plusieurs, difficulté (non-nécessité) de les ranger dans un genre précis, soucis de l'image (clips, pochettes) mais pas de leur image.
Que du bon quoi... Rendez-vous le 28 juin au concert !
En parlant de Pink Floyd, Tool peut être classé dans le style Rock Progressif, dont Pink Floyd (période LSD/Barrett) a été l'un des prédécesseur. Mais bon faut aimer mettre des étiquettes.
/me se pend
Plus d'infos ce soir eventuellement.
Ca me ferait vraiment mal au cul de pas pouvoir y aller :[
Par ailleurs, Je suis d'accord avec la référence aux floyd, mais bon, c'est quand même avant tout les meilleurs héritiers du led zep nos 4'zamis ! Pour un métalleux mélomane et trentenaire comme mézigue, tool, c'est ce qui s'est fait de mieux dans la musique depuis des lustres. Les seuls capables de sortir des albums qui n'ont de sens que dans la durée de la piste un à la dernière. 10.000 days réussit le pari fou d'être aussi brillant que aenima et lateralus du début à la fin !
En tout cas je vous souhaite à tous de trouver des places et de continuer à vous éclater autant que moi à écouter ce petit bijiou pendant encore longtemps !
Keep on rockin' !
k++