Suntory Time
Septembre 2008
The Walkmen - You & Me [2008]
Mardi 23 septembre 2008 à 21 h 09
Allez, on rmet le jus.
Pour combien de temps, je sais pas, mais vu que tout le reste est mort et qu'Unplug est tout cassé pour des causes diverses et variéees indépendantes de nos bonnes volontés, je vais me servir de ce bousin pour causer un peu zike, ça faisait longtemps.
Alors aujourd'hui ça s'appelle You & Me, par The Walkmen, et en toute modestie c'est pour l'instant ce que j'ai écouté de mieux en 2008.

On pourrait décrire ça comme la rencontre du rock indépendant ricain version guitares romantiques dégoulinantes d'écho, de la voix d'Eric Burdon des Animals, avec des morceaux de Tom Waits et un fond d'Interpol dedans, le tout emballé dans une ambiance qui donne l'impression d'un concert improvisé au fond d'un vieux bar new yorkais en pleine après midi. La production est énorme de saturation, les basses sont grasses comme j'aime, la batterie sort d'une BO d'un film de David Lynch, et ça fout à la fois un putain de bourdon et une putain de gouache. Un album un peu difficile au départ qui s'insinue dans votre crâne pour y planter ses griffes.
Avec un nom pareil - The Walkmen - j'attendais la pop prétentieuse et chiante habituelle, le rock de kékés qui se croient plus malins que les autres façons chiards anglais boutonneux on se la joue modeste mais on sait qu'on est pété de génie, bientôt notre interview dans Tracks sur Arte. ll semblerait que les gars en question aient marqué leur petit monde avec le single The Rat, croisement des Strokes et de Echo and the Bunnymen qui ne me transporte pas franchement (c'est bof, quoi), en tout cas ils m'étaient passé totalement à côté des esgourdes je le reconnais bien volontiers.
Du coup les connoisseurs du groupe, habitués à un son un peu plus péchu et rythmé, seront sans doute désarçonnés, d'autres trouveront peut-être ça franchement mou voire chiant, mais à l'écoute de titres comme On The Water, In The New Year - en mode hargneux de la gorge/je me déchire la voix - ou Red Moon et New Country - pour le côté plus posé et atmosphérique - j'ai vraiment l'impression de découvrir quelque chose de totalement nouveau que je connais pourtant par coeur. Ca fait tout le temps ça avec les 'grands" disques, en tout cas ceux qui marquent.
On est en septembre ça tombe bien, j'ai envie de dire que c'est un album d'hiver, cozy, cotonneux, flou comme un paysage dans le brouillard, à la fois plein de mélancolie et d'énergie, vieux comme un Dylan gorgé au Wurlitzer et moderne comme n'importe quel truc un rien branchouille, l'aspect suffisant en moins. Durera, durera pas, en tout cas j'attends le prochain avec curiosité vu que les gaillards on visiblement tendance à ne jamais se répéter, ce qui est généralement le signe du vrai talent.
Et comme l'internet mondialisé c'est génialissime, aujourd'hui on peut même
écouter de manière totalement gratuite et légale (le goût). Comme ça on emmerde tous joyeusement Pascal Nègre en dansant la carmagnole sur une musique qui serait jamais signée par aucuns des labels d'Universal.
Pour combien de temps, je sais pas, mais vu que tout le reste est mort et qu'Unplug est tout cassé pour des causes diverses et variéees indépendantes de nos bonnes volontés, je vais me servir de ce bousin pour causer un peu zike, ça faisait longtemps.
Alors aujourd'hui ça s'appelle You & Me, par The Walkmen, et en toute modestie c'est pour l'instant ce que j'ai écouté de mieux en 2008.
On pourrait décrire ça comme la rencontre du rock indépendant ricain version guitares romantiques dégoulinantes d'écho, de la voix d'Eric Burdon des Animals, avec des morceaux de Tom Waits et un fond d'Interpol dedans, le tout emballé dans une ambiance qui donne l'impression d'un concert improvisé au fond d'un vieux bar new yorkais en pleine après midi. La production est énorme de saturation, les basses sont grasses comme j'aime, la batterie sort d'une BO d'un film de David Lynch, et ça fout à la fois un putain de bourdon et une putain de gouache. Un album un peu difficile au départ qui s'insinue dans votre crâne pour y planter ses griffes.
Avec un nom pareil - The Walkmen - j'attendais la pop prétentieuse et chiante habituelle, le rock de kékés qui se croient plus malins que les autres façons chiards anglais boutonneux on se la joue modeste mais on sait qu'on est pété de génie, bientôt notre interview dans Tracks sur Arte. ll semblerait que les gars en question aient marqué leur petit monde avec le single The Rat, croisement des Strokes et de Echo and the Bunnymen qui ne me transporte pas franchement (c'est bof, quoi), en tout cas ils m'étaient passé totalement à côté des esgourdes je le reconnais bien volontiers.
Du coup les connoisseurs du groupe, habitués à un son un peu plus péchu et rythmé, seront sans doute désarçonnés, d'autres trouveront peut-être ça franchement mou voire chiant, mais à l'écoute de titres comme On The Water, In The New Year - en mode hargneux de la gorge/je me déchire la voix - ou Red Moon et New Country - pour le côté plus posé et atmosphérique - j'ai vraiment l'impression de découvrir quelque chose de totalement nouveau que je connais pourtant par coeur. Ca fait tout le temps ça avec les 'grands" disques, en tout cas ceux qui marquent.
On est en septembre ça tombe bien, j'ai envie de dire que c'est un album d'hiver, cozy, cotonneux, flou comme un paysage dans le brouillard, à la fois plein de mélancolie et d'énergie, vieux comme un Dylan gorgé au Wurlitzer et moderne comme n'importe quel truc un rien branchouille, l'aspect suffisant en moins. Durera, durera pas, en tout cas j'attends le prochain avec curiosité vu que les gaillards on visiblement tendance à ne jamais se répéter, ce qui est généralement le signe du vrai talent.
Et comme l'internet mondialisé c'est génialissime, aujourd'hui on peut même
écouter de manière totalement gratuite et légale (le goût). Comme ça on emmerde tous joyeusement Pascal Nègre en dansant la carmagnole sur une musique qui serait jamais signée par aucuns des labels d'Universal.
2 commentaires, dernier de BobLeMoche.