Le lac de lave
Mercredi 5 mars 2008 à 18 h 20
C'est la baronne rouge qui nous guidait tous, une femme imposante, plantureuse, aux traits presque masculins et à la voix forte. De bas en haut : on avait d'abord quitté la ville jaune, des petits bâtiments carrés et écorchés. Je m'étais dit c'est égyptien? Alors que manifestement ça ne pouvait pas l'être. On avait continué. La nuit était tombée et on marchait sur un sol noir et très pentu, un flanc de montagne, et à notre gauche on distinguait sur un plateau lointain des lumières éparses qui faisaient ressortir la noirceur absolue des édifices qu'elles habitaient. Noir sur noir.
La baronne montait toujours sur le sol de cendre, elle ne fatiguait pas, et nous non plus. On la suivait. Je trouvais ça beau. Plus on montait plus on la sentait, la lave. Tout en haut enfin il y avait le lac. Immensité enflammée, il rongeait les sols qui l'accueillaient : tout y était noir, bosselé, grumeleux. Des îlots de roche semblaient y flotter et je croyais y voir des gens troubles. Oui, qu'auraient-ils fait là cependant.
La baronne continuait. Une ouverture sombre dans la falaise. On suivait son énorme silhouette rouge. Ca montait en spirale, le même sol noir, un tunnel bizarrement éclairé par des couleurs criardes, kaléidoscopiques?
Tout en haut une large ouverture surplombait le lac de lave. C'était haut, très haut, un grand vide avant le magma. Je ne sais plus si on s'y est jeté.
La baronne montait toujours sur le sol de cendre, elle ne fatiguait pas, et nous non plus. On la suivait. Je trouvais ça beau. Plus on montait plus on la sentait, la lave. Tout en haut enfin il y avait le lac. Immensité enflammée, il rongeait les sols qui l'accueillaient : tout y était noir, bosselé, grumeleux. Des îlots de roche semblaient y flotter et je croyais y voir des gens troubles. Oui, qu'auraient-ils fait là cependant.
La baronne continuait. Une ouverture sombre dans la falaise. On suivait son énorme silhouette rouge. Ca montait en spirale, le même sol noir, un tunnel bizarrement éclairé par des couleurs criardes, kaléidoscopiques?
Tout en haut une large ouverture surplombait le lac de lave. C'était haut, très haut, un grand vide avant le magma. Je ne sais plus si on s'y est jeté.
Ca montait en spirale : Là il se passe quelque chose de rapide, mais ça reste lyrique. Peut être trop en fait. Je ne demande pas d'un soudain ou tout à coup, mais tu termines le récit de la visite par "son énorme silhouette rouge". Tu aurais pu continuer par un thème bien gore avec ce même genre d'euphémisme, toujours au sujet de la baronne.