Amour, joie, nihilisme.
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Avril 2008
Histoire d'amour
Lundi 28 avril 2008 à 00 h 44
Petit à petit elle a commencé à hanter ma vie. D'abord, des coups de téléphone, à heures fixes : à 17h, puis à 21h, puis à 23h. Je décrochais, au début je disais "allo", j'entendais respirer, personne ne répondait, je raccrochais. Au bout d'un moment je n'ai plus dit "allo" et rien ne se passait. J'entendais des respirations ou des sanglots étouffés ou des rires étouffés je ne savais pas. Ca a duré quelques mois, et évidemment progressivement j'en étais venu à attendre ces coups de téléphone, à 17h, 21h, puis 23h. Je commençais à y penser durant la journée, au travail. Au bout d'un moment j'y pensais dès que je me levais le matin.
Enfin un jour quelqu'un a parlé, d'abord à 17h : "je suis une amie de ..., et elle veut savoir si vous êtes marié". J'ai répondu vous n'êtes pas une amie de ..., vous êtes ..., et je ne parlerai pas avec quelqu'un qui n'a pas le courage de se présenter. Et j'ai raccroché. Je connaissais très bien cette voix et c'est là que j'ai commencé à avoir peur. A 21h elle a rappelé et s'est excusée en disant qu'elle était bien ..., qu'elle avait besoin de savoir si j'étais marié, j'ai répondu que je savais qui elle était et que ce n'était pas la peine d'utiliser un faux nom, et que je n'avais pas à lui répondre. Elle m'a dit que si je ne répondais pas elle se tuerait. J'ai raccroché. A 23h elle n'a pas rappelé et je dois bien admettre que j'ai été très mal à l'aise toute la nuit. Soit elle s'était tuée, ce qui me paraissait peu probable, soit elle préparait quelque chose, dans tous les cas ça n'était certainement pas bon signe. Je n'ai pas dormi.
Le lendemain en sortant pour aller travailler j'ai aperçu une voiture rouge stationnée en double file à quelques mètres de l'entrée de mon immeuble. Dedans j'ai cru apercevoir une silhouette de femme, voilée de noir. Mon coeur s'est emballé mais pas seulement de peur ; j'étais à la fois terrifié et exalté, fasciné par le courage et l'obstination de cette femme. Quand je suis rentré du travail la voiture était encore là, garée près de mon entrée. La femme était toujours dedans. Pendant des semaines, tous les matins et tous les soirs, la voiture rouge m'attendait. Un jour elle n'a plus été là et j'ai ressenti comme un grand vide.
Puis j'ai remarqué, tous les matins, une femme qui se tenait contre un lampadaire de l'autre côté de ma rue. Elle était habillée de façon très simple, très classique, avec beaucoup de rouge. Elle ne faisait rien d'autre que me regarder. Elle me fixait. Pendant toute cette période j'étais complètement perdu, j'avais à la fois peur de ce qui allait arriver, et j'avais aussi envie que ça arrive. Un jour je suis allé la voir et je lui ai dit que j'allais appeler la police et elle m'a juste dit qu'elle m'aimait. J'ai dit vous êtes malade, vous ne m'aimez pas, vous ne me connaissez même pas ou si vous me connaissez je ne sais pas comment. Je lui ai conseillé d'aller se faire soigner. Le lendemain elle était là.
Quelques semaines plus tard j'étais au travail et ma femme de ménage m'a appelé, en larmes, en me disant que ma femme était en train de saccager mon appartement, je lui ai répondu que je n'avais pas de femme, elle me dit qu'une dame est là et casse tout et qu'elle a appelé la police. J'ai quitté mon travail très vite mais quand je suis arrivé c'était trop tard, la femme était partie, une femme en rouge selon la femme de ménage. Mon appartement était dévasté. Les policiers sont arrivés peu après moi et je leur ai tout expliqué. Ils m'ont répondu qu'avez vous fait à cette femme. Rien.
Hier soir elle est rentrée pendant que je dormais. Comment je ne sais pas, toujours est-il que j'ai entendu un bruit dans mon appartement, que j'ai ouvert les yeux et qu'elle était face à mon lit, elle me regardait, pendant une fraction de secondes je l'ai trouvée très belle. Puis j'ai eu très peur, elle était sûrement là pour me tuer ou pire encore. C'était elle ou moi, j'ai pensé, alors j'ai bondi hors de mon lit, je l'ai empoignée par les cheveux, et je l'ai jetée par terre. Elle n'a pas résisté et a juste eu l'air étonné. Elle était en robe et quand elle est tombée ses jambes sont apparues nues devant moi, ses dessous étaient rouges, et je ne sais pas pourquoi j'ai eu très envie d'elle, elle se tordait au sol en gémissant, j'avais du lui faire mal, mais moi je ne pensais plus à rien qu'à ces jambes étendues et ouvertes devant moi, alors j'ai arraché tous ses habits et j'ai fait ce que je voulais, mais elle s'est débattue très fortement et j'ai du l'étrangler et je me suis évanoui, enfin je crois.
Quand je me suis réveillé le lendemain matin j'étais très lucide, et je suis allé boire mon café. Elle était toujours par terre dans ma chambre et elle ne bougeait pas. J'ai compris que je l'avais tuée mais c'était un malencontreux accident et elle était entrée par effraction, j'avais eu peur, c'était de la légitime défense, j'ai appelé la police et très calmement je leur ai tout expliqué. Les policiers sont venus et m'ont emmené au poste, ils m'ont demandé si je connaissais cette femme, j'ai répondu que non, seulement eux ils l'avaient déjà identifiée, et le problème, c'était qu'elle portait le même nom que moi, et que selon ses papiers nous étions mariés depuis sept ans. Tout m'est revenu et j'ai dit ah oui c'est ma femme.
Enfin un jour quelqu'un a parlé, d'abord à 17h : "je suis une amie de ..., et elle veut savoir si vous êtes marié". J'ai répondu vous n'êtes pas une amie de ..., vous êtes ..., et je ne parlerai pas avec quelqu'un qui n'a pas le courage de se présenter. Et j'ai raccroché. Je connaissais très bien cette voix et c'est là que j'ai commencé à avoir peur. A 21h elle a rappelé et s'est excusée en disant qu'elle était bien ..., qu'elle avait besoin de savoir si j'étais marié, j'ai répondu que je savais qui elle était et que ce n'était pas la peine d'utiliser un faux nom, et que je n'avais pas à lui répondre. Elle m'a dit que si je ne répondais pas elle se tuerait. J'ai raccroché. A 23h elle n'a pas rappelé et je dois bien admettre que j'ai été très mal à l'aise toute la nuit. Soit elle s'était tuée, ce qui me paraissait peu probable, soit elle préparait quelque chose, dans tous les cas ça n'était certainement pas bon signe. Je n'ai pas dormi.
Le lendemain en sortant pour aller travailler j'ai aperçu une voiture rouge stationnée en double file à quelques mètres de l'entrée de mon immeuble. Dedans j'ai cru apercevoir une silhouette de femme, voilée de noir. Mon coeur s'est emballé mais pas seulement de peur ; j'étais à la fois terrifié et exalté, fasciné par le courage et l'obstination de cette femme. Quand je suis rentré du travail la voiture était encore là, garée près de mon entrée. La femme était toujours dedans. Pendant des semaines, tous les matins et tous les soirs, la voiture rouge m'attendait. Un jour elle n'a plus été là et j'ai ressenti comme un grand vide.
Puis j'ai remarqué, tous les matins, une femme qui se tenait contre un lampadaire de l'autre côté de ma rue. Elle était habillée de façon très simple, très classique, avec beaucoup de rouge. Elle ne faisait rien d'autre que me regarder. Elle me fixait. Pendant toute cette période j'étais complètement perdu, j'avais à la fois peur de ce qui allait arriver, et j'avais aussi envie que ça arrive. Un jour je suis allé la voir et je lui ai dit que j'allais appeler la police et elle m'a juste dit qu'elle m'aimait. J'ai dit vous êtes malade, vous ne m'aimez pas, vous ne me connaissez même pas ou si vous me connaissez je ne sais pas comment. Je lui ai conseillé d'aller se faire soigner. Le lendemain elle était là.
Quelques semaines plus tard j'étais au travail et ma femme de ménage m'a appelé, en larmes, en me disant que ma femme était en train de saccager mon appartement, je lui ai répondu que je n'avais pas de femme, elle me dit qu'une dame est là et casse tout et qu'elle a appelé la police. J'ai quitté mon travail très vite mais quand je suis arrivé c'était trop tard, la femme était partie, une femme en rouge selon la femme de ménage. Mon appartement était dévasté. Les policiers sont arrivés peu après moi et je leur ai tout expliqué. Ils m'ont répondu qu'avez vous fait à cette femme. Rien.
Hier soir elle est rentrée pendant que je dormais. Comment je ne sais pas, toujours est-il que j'ai entendu un bruit dans mon appartement, que j'ai ouvert les yeux et qu'elle était face à mon lit, elle me regardait, pendant une fraction de secondes je l'ai trouvée très belle. Puis j'ai eu très peur, elle était sûrement là pour me tuer ou pire encore. C'était elle ou moi, j'ai pensé, alors j'ai bondi hors de mon lit, je l'ai empoignée par les cheveux, et je l'ai jetée par terre. Elle n'a pas résisté et a juste eu l'air étonné. Elle était en robe et quand elle est tombée ses jambes sont apparues nues devant moi, ses dessous étaient rouges, et je ne sais pas pourquoi j'ai eu très envie d'elle, elle se tordait au sol en gémissant, j'avais du lui faire mal, mais moi je ne pensais plus à rien qu'à ces jambes étendues et ouvertes devant moi, alors j'ai arraché tous ses habits et j'ai fait ce que je voulais, mais elle s'est débattue très fortement et j'ai du l'étrangler et je me suis évanoui, enfin je crois.
Quand je me suis réveillé le lendemain matin j'étais très lucide, et je suis allé boire mon café. Elle était toujours par terre dans ma chambre et elle ne bougeait pas. J'ai compris que je l'avais tuée mais c'était un malencontreux accident et elle était entrée par effraction, j'avais eu peur, c'était de la légitime défense, j'ai appelé la police et très calmement je leur ai tout expliqué. Les policiers sont venus et m'ont emmené au poste, ils m'ont demandé si je connaissais cette femme, j'ai répondu que non, seulement eux ils l'avaient déjà identifiée, et le problème, c'était qu'elle portait le même nom que moi, et que selon ses papiers nous étions mariés depuis sept ans. Tout m'est revenu et j'ai dit ah oui c'est ma femme.
17 commentaires, dernier de la_muable.