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Ecole de cinéma

Mardi 23 septembre 2008 à 23 h 14
J'écris aujourd'hui pour vous demander de l'aide, des avis si vous avez une expérience personnelle particulière.

J'ai 20ans et je suis dans un bts de merde (MUC). J'ai vraiment envie d'arrêter pour me lancer dans le cinéma.
Pour l'instant je suis juste diplômé du bac stg et j'aimerai bien me lancer la dedans tout de suite.

Quel bagage faut il ? Qu'est ce que vous me conseillez de suivre comme cursus ? (fac de cinéma ? j'ai entendu que ça existait), quelles écoles ? (j'habite à versailles)

Je vous remercie bien bas.
par Perco
Mardi 23 septembre 2008 à 23 h 29
L'année dernière, un gars en math spe avait eu une école de ciné Louis Lumière.
On aurait dit que c'était le plus beau jour de sa vie...
Mardi 23 septembre 2008 à 23 h 30
tout dépend de ce que tu veux faire dedans ? tu veux y travailler en parallèle (projectionniste, preneur de son etc...) ou bien plus directement (assistant réal, réal, script etc..). si c'est le domaine technique (ou pas), l'école louis lumière ou les gobelins ont des options ciné.
par Shua
Mardi 23 septembre 2008 à 23 h 36
Les écoles de cinés ne servent à rien. Déplace-toi pour rencontrer des gens du métier, essaye de nouer des contacts et de proposer tes services... Le mieux, c'est de commencer avec des courts-métrages, des reportages ou des clips. C'est ce que mon frère fait depuis quelques temps avec un pote à lui, et ça fonctionne, pour l'instant. Il se sert des gens autour de lui et de leurs activités pour s'entraîner : un pote qui fait du rap, il lui pond un clip ; un pote DJ, il se déplace pour filmer ses aventures.

Les places sont chères et ce n'est pas en allant à l'école que tu te feras remarquer, alors bouge-toi !
"Je vous remercie bien bas."
par moSk
Mardi 23 septembre 2008 à 23 h 36
C'est un coup à se faire enculer bien profond (essaye avec saluer, voir)

Sinon je te souhaite bon courage pour ton objectif mais je vois mal comment quelqu'un dans ta position pourrait arriver a quelque chose dans ce domaine sans démontrer qu'il a déjà un bagage technique.
Mercredi 24 septembre 2008 à 00 h 01
Sur Paris, y'a la Fémis, maaaiiiisss... On en reparlera plus tard ! (Ecole number one en France ? Un concours monstre, etc...)
Mercredi 24 septembre 2008 à 00 h 06
Y'a le conservatoire libre du cinéma français. Juste entendu parlé, je sais pas ce que ça vaut comme école.
Mercredi 24 septembre 2008 à 00 h 11
Shua est d'origine asiatique. Ou alors pas.
par Shua
Mercredi 24 septembre 2008 à 00 h 23
S'toi l'asiatique.
Mercredi 24 septembre 2008 à 00 h 26
N'écoute pas shua, il raconte n'importe quoi. Ou bien tu es super doué et tu peux te permettre de te la jouer autodidacte/école de merde.

Une école au top genre femis/louis lumière, si tu es doué tu sors direct par le haut, si tu ne l'es pas, tu sors au moins avec un carnet d'adresse. Mais dans tout les cas il faut réussir a rentrer.
Mercredi 24 septembre 2008 à 01 h 03
Merci pour vos réponses

@Shua :
Je pense que je vais faire une école quand même, pour apprendre les bases. Je suis pas sur que ce soit inutile

@moSk :
J'ai un léger bagage technique.
Je viens d'uploader une vidéo qu'on avait réalisé avec des potes y'a un moment.
C'est très niais mais on avait fait ça pour le fun et on était jeunes.

PS : Je suis celui qui a une voix chelou sur la vidéo.
@P1nGou1n
par G.UNIT
Mercredi 24 septembre 2008 à 01 h 38
Tu l'avais déjà passé ta vidéo, je l'ai déjà vu !

Je ne sais pas si on peut vous pardonnez par contre, haha...

PS : Vous avez tous une voix chelou.
Mercredi 24 septembre 2008 à 05 h 20
Si tu veux faire du ciné, achète un camescope genre GL2 et va à bricorama acheter 3 /4 lampe halogène à 200 watt plus achète un SLR pas trop cher pour développer ta compo, passe 3 / 4 ans à écrire 3 / 4 scénard béton armé (et faire chier toute la communauté Nofrag au passage pour écrire des persos et les thèmes que tu veux aborder) et casse toi la gueule jusqu'à te faire découvrir et trime ta vie pour trouver une station de travail pour éditer le tout.

Je connais beaucoup trop de personnes qui font des écoles de ciné pour ensuite supp les vid de pron sur vimeo et youtube ou tenir un micro ou tourner une bague de focale 123 heures pas jour.


Il ne faut pas avoir peur de se prendre au sérieux parfois il faut se donner le courage d'éviter de pomper sur toutes les parodies de SW et autres trucs et trouve un message particulier à partager, ta vidéo ne démontre pas vraiment ton bagage technique:il démontre ton attrait pour Star Wars avant tout. Tu devrais suivre l'exemple de Divide, par le lui en MP à ce sujet.

Comme bagage pour bosser au ciné je pense qu'il faut, c'est ce que je tente de faire:

_Savoir communiquer de façon intelligible et savoir écouter / comprendre / anticiper tes acteurs et techniciens

_Savoir planifier. Gérer son temps, c'est retirer tout plein d'embrouille niveau budjet

_Avoir un minimum de bon sens lorsqu'il s'agit de marketer ton film: tu vas pas présenter ton 5 min fait en lousder dans ton festival départemental. Ton nom et vite fiché dans le milieu.

_Ne jamais être seul lorsque tu écris, montes le film. Toujours avoir 3 / 4 regards extérieurs (plus ils sont nombreux mieux c'est) sur ce que tu fais. Et surtout pas des amis. Choisis des gens qui te détestent même. Nofrag est le meilleur endroit pour tester des nouveaux trucs narratifs puisque personnes ne te connait. Tu peux te permettre de tester pleins de choses et cela ne te coûte rien niveau identité.

_Avoir un minimum de savoir faire en photo, lumière, compo, et focale: savoir utiliser la focale d'une lentille, c'est créer des transitions percutantes et une narration forte.

_Ne jamais rien laisser au hasard dans un film. les transitions, les accessoires, les effets spéciaux sont là pour supporter une narration, pas pour montrer ton savoir faire dans ces domaines.

_Savoir dire non à tous les effets spéciaux que ce soit en pre ou post prod. Pas de maquillage sanglant, pas d'effet d'éclairs ou de transitions à la Lucas. Ton atout en tant que réa amateur avec un budjet à 1000 euros, c'est la narration, l'actrice chaudasse et l'histoire. Rien de plus. Un effet spécial mal tourné, c'est une audience perdue et c'est donc un film raté. L'audience ne pardonne aucune erreur techniques, et aucune erreur de narration.

_Trouve le moyen d'écrire une histoire où tes erreurs d'écritures ou de tournages peuvent être facilement expliquées genre: rêves, drogues, psychoses, chocs emotionels, personnages mythomanes à la première personne, enfance et mémoire retrouvé, flashback venant d'une personne non fiable, différents point de vue d'une même histoire, retour dans le temps... Bref j'en passe.

_Travailler en noir et blanc. Utiliser la couleur avec par si money. La couleur est un effet narratif. Ne jamais l'oublier.

_Copier le style des films que tu aimes à mort. Je dirais même qu'il ne faut pas hésiter à voler shot après shot, certaines scènes de films. J'ai en mémoire la scène de "Cours Lola cours", ou la fille court et la caméra et a ras du sol, mais vraiment à ras. Ou je me souviens encore de la scène de ghost in the shell, ou Kusanagi qui tire avec ses avant bras pour ouvrir la porte d'un tank. Ou dans atonement, la machine à écrire qui donne le rythme au film, ou encore dans l'armée des douze singes ou tu vois la photo du mec sur le mur et tu te dis "putain de bordel de merde..."

_Toute chose répétitive peut être une transition. Une couleur, la forme d'un objet, le temps (une montre), un mouvement, un grattage, un tic. Une transition forte utilise le son et le visuel, une transition faible utilise simplement du fade in / out ou tout autre effet de montage. Si tu sais utiliser toutes ses transitions (et donc écrire à l'avance sur papier toutes tes transitions) alors tu as probablement un avantage certain sur la plupart des autres productions amateurs qui se contentent de cut.

_Il faut savoir gérer la rétention d'informations dans un film. Donner trop de contexte ne donne pas de liberté aux spectateurs, en donner trop peu, et tu le perds.

_Ne pas décrire tes défauts comme un effet de style, cette excuse ne marche pas. A moins que tu es un scénard bien brain fuck expérimental ou que ton nom soit Michael Bay. Ce genre de réa font un genre de film assez spécial, les films qui font de l'argent facile. C'est la pute du cinéaste.

_Regarder et disséquer tes films préférés à t'en rendre malade. Faire un arbre de logique, une chronologie, annoter toutes transitions particulière pour voir l'effet sur la chronologie et sur les persos, ne pas hésiter à regarder un script en même temps que le film pour bien gérer la transition papier script / film. Ne pas hésiter à prendre des photos utiliser en temps que story board, ne pas hésiter à créer ta propre bibliothèque de transitions (sur un cahier) en fonction de l'effet narratif à réutiliser pour chacune des production

_Se souvenir qu'à la fin du montage de ton film, il y 1000% de chance que cela n'est rien à voir avec ta vision du début. C'est pas grave et c'est normal c'est toujours mieux que ta vision initiale. Si c'est moins bien, remet toi en question, ça arrive.
_Faire des choses qui n'ont rien à voir avec tes projets cinématographique.

_il n'y a pas d'erreur à ne pas faire. Le tout c'est de ne pas les refaire.

_Savoir mettre en pause un projet, pour le récupérer que plus tard. Se faire des pauses de plusieurs jours / semaines / mois / années. Ne jamais faire CTRL alt DEL sur n'importe quoi par énervement ou frustration.

_Ne jamais abandonner. Certains choix que tu fais dans la vie reflète par essence qui tu es. Si tu abandonnes, tu prends par la même occasion le choix d'oublier ton identité. Qui tu es n'est pas la succession d'erreurs passé, la couleur de ta peau, ta nationalité ou même ton nom. Qui tu es, c'est avant tout je crois ce que tu fais dans le présent.

D'un côté, je sais que j'ai déjà "gagné" mon ticket, je ne veux pas être réalisateur de films, je veux présenter 5 narrations de la meilleure manière qui soit, et donc 5 films avec le budjet que j'aurais et le matériel à ma disposition. Tout le reste ne connaîtra aucune limite.

Je veux bien te croire lorsque tu dis que tu veux faire du ciné, mais je me demande qu'elles sont tes motivations. Etre connu ou reconnu? Filmer ou être filmer? Avoir ton nom en début de crédit? Essayer de passer un message à ta génération? Un peu de tout cela à la fois? Je suis à coté de la plaque? J'aimerais bien savoir qui tu es, et pourquoi tu te décides que maintenant à vouloir faire le grand plongeon. Ton lien vid démontre bien que tu as le temps et le matériel et le skill social pour faire de la merde (sans rancune bienvenu au club...)

Ma question est la suivante:

As tu les couilles de donner 4, 5, 6, 7 années de ton existence et même plus et les deux tiers de ton salaire pour faire un seul film sachant pertinement que le film ne va pas marcher?

Si la réponse est oui, c'est je crois que tu es déjà cinéaste par nature. J'ai rencontré ce genre d'animal plusieurs fois, et je dois dire que je suis fier d'être l'un d'entre eux. Ils vivent leur vie pour l'histoire avant tout. Et j'en suis convaincu, c'est le désir de faire un "bon film" fidèle à ta vision initiale que tu vas réussir à sortir ton bébé. Je ne dis pas que tu vas avoir du succès commercial ou même un succès d'estime, je parle là du besoin de le faire sortir parce que ce film est une partie de ton identité. Ne pas le faire, c'est comme rejeté qui tu es... Je chéris toujours les amis rencontré sur le parcours, c'est probablement la seule chose que tu gagneras à la fin de tes films, et c'est pour moi déjà un gain énorme.

Il y a des gars vraiment hard core (genre bouffer des ramens pendant 2 ans rien que pour payer la location d'un emplacement)

ATTENTION SECRET DE LA MORT

Sur un tournage, le secret c'est pas d'être le meilleur directeur de tout les temps avec le meilleur matériel de ouf et les meilleurs ingé de fou, le vrai secret c'est d'avoir la meilleur bouffe de tout les temps et pas d'alcool pour l'équipe de production et les acteurs. La fatigue joue un gros facteurs sur la qualité d'un tournage. La boufe et une bonne ambiance est un bon casting sont les pièces maitresses d'un tournage.

ATTENTION SECOND TRUC DE LA MORT QUI TUE
Surtout pas de scène de nu (bisous bisous inclus) entre amateurs (sauf si tu es dans le porn) ou alors tourne cette scène à la toute fin de la production. C'est un vrai casse tête de savoir gérer les acteurs à ce niveau. Très dur. Tu n'auras pas droit à une seconde chance sur le tournage si cela créé des frictions entre les personnes. Jalousie, frigide, peur, religion, éthique, moral... C'est un vrai bordel.


Avec le peu d'expérience que j'ai, je dirais que ceux qui deviennent réa (commercial ou film) sont ceux qui ont deux / trois projets cinématographiques bien péchu en tête depuis le début (min 10 minutes une vraie narration quoi...) , bien avant de réaliser qu'ils veulent faire des films. Ceux qui n'en n'ont pas deviennent techniciens. Et dans les deux cas ils ne sont pas très bien payés.



Cependant:

"J'ai vraiment envie d'arrêter pour me lancer dans le cinéma."

C'est faux, si tu en avais vraiment envie, tu serais pas là à nous poser des questions sur ton futur choix. Tu dirais plutôt "Regardez les mecs, je suis timbré je vais rentrer dans une école de ciné et faire la plus grosse connerie de ma vie!"

Si tu comprends tout ce que je viens de te dire, j'espère que tu écouteras ta petite voix. Je suis probablement le mec le plus heureux de Nofrag (et le plus fauché aussi, le bonheur a un prix).

Mon expérience, c'est de commencer par écrire des scripts béton et se familiariser à la photo, lire pleins de bouquins, se forger une carapace à la critique en acier, commencer à tourner des courts de merde avec une vraie caméra, et aider le maximum de projet ciné étudiant en tant que pré, prod et post prod (pour se faire des amis, tisser un réseau de connaissances et de talents, comprendre les problèmes humains qui se cache derrières chaque problèmes de tournages), tater un peu de tout, reconnaître ses erreurs et savoir s'excuser, pour qu'ensuite tu saches ce que tu veux et tenter de résoudre les problèmes lors de ton premier tournage, et ensuite trouver un budjet de 600 / 1000 euros pour tourner ton premier court de 10 minutes. C'est ça le plus dur. Trouver un budjet et s'y tenir.

T'as pas besoin de refiler ta thune pour rentrer dans une école de ciné pour faire des films... T'as juste besoin d'un camescope en soit. Ta limite n'est pas uniquement créé par ton budjet ou la qualité de ton camescope, c'est la qualité de tout le travail fait en amont qui joue sur la reconnaissance de ta passion pour le ciné,et plus particulièrment de la vision que tu as sur ton film et ta capactité à partager et convaincre ton équipe de production sur la valeur et le potentiel de cette narration. Tout le temps passé avec la feuille et le crayon et avec tes potes à préparer le tournage influe sur la qualité de ce que tu vas filmer. Les tous premiers films n'ont rien perdu en leur qualité alors qu'ils avaient du matos tout pourri. Oublie SW, trouve toi une histoire à raconter, qu'importe l'histoire, c'est comment tu présentes les choses aux spectateurs qui importe.

Si tu veux être cinéaste, il suffit de faire des films point barre qu'importe que tu sois dans une école ou pas. Maintenant, c'est à toi de décider de la qualité de tes films. Tu peux faire de la parodie SW pour rigoler et ya pas de mal, mais alors autant le faire bien. C'est juste que ce domaine est saturé.

Tu veux être cinéaste? Pourquoi pas? C'est facile, il y en a des centaines de milliers sur youtube. A toi de te démarquer de la masse. T'a pas forcément besoin d'avoir ton style propre. T'as besoin d'une histoire avant tout.
Mercredi 24 septembre 2008 à 08 h 00
par divide
Mercredi 24 septembre 2008 à 09 h 18
Personnellement, j'ai fait une license de cinéma à Paris 7 (anciennement Jussieu, maintenant relocalisé aux Grands Moulins); en fait, je suis allé jusqu'à la première année de Master, mais ça m'a rapidement gavé et j'ai abandonné en cours de route.
Je ne regrette absolument pas les 2 premières années (L1 et L2 donc) qui m'ont enseigné toute la théorie du cinéma (histoire et analyses de films, les grands mouvements, ce qui a été dit dessus, etc), le L3 commencait à devenir un peu trop théorique (quand tu entend parler plus de littérature ou de Bazin que véritablement de cinéma, c'est le signal d'alarme), et le Master est en fait uniquement dédié aux "chercheurs" ou aux profs, mais bien loin de toute réalité de tournage.
Cependant Paris 7 se détache des autres facs de ciné car elle propose des ateliers qui permettent d'avoir un premier contact avec le matériel (plutot de bonne qualité) qui est mis à disposition des étudiants, y compris hors du cadre des études si les étudiants en font la demande pour un projet.
C'est avec leur matos que j'ai tourné mes premiers courts-métrages, avant d'acheter mon propre matériel.

En ce qui concerne les autres facs sur Paris, Paris 8 (Seine St Denis) permet de choisir librement ses enseignements et a également une partie pratique, mais à ce que j'ai entendu dire, trop peu de matériel pour trop d'étudiants.
Paris 3 (Sorbonne) ne propose aucun atelier pratique, je ne le recommanderai donc pas à priori, mais j'ai rencontré l'associé de Kassovitz qui avait fait ses études la bas et qui avait trouvé l'enseignement intéressant.

Après si tu te destine à devenir un technicien du cinéma en priorité, les écoles pratiques sont faites pour ça; dans le privé tu à l'ESRA (mais j'en entend des échos très variables, en tout cas l'enseignement sur la théorie du cinéma est loin d'y être aussi bon qu'à Paris 7, dixit un professeur qui travaille dans les 2 écoles) ainsi que d'autres écoles qui vont joyeusement ponctionner le portefeuille de tes parents, sinon tu as les 2 grosses institutions publiques que sont la FEMIS qui forme des réalisateurs, monteurs, décorateurs.. (10 places en réalisation pour plus de 1000 candidats, j'ai raté le concours une fois et ne le retenterai pas, à 100€ le test) et Louis Lumières (qui demande des connaissances un peu plus techniques, et à pour vocation de former des techniciens).

Hormis la FEMIS, toutes ces écoles impliquent que tu fasse tes propres démarches en parallèles dans la voie du cinéma (et je suis globalement d'accord avec les conseils de Spinal à ce sujet); fait un maximum de court-métrages avec tes amis en profitant du matériel à ta disposition, puis achète ton propre matos (d'autant que le numérique te permet maintenant de te rapprocher de plus en plus de la qualité ciné), et démarche des boites de prod quand tu sens que ton style sera suffisament au point, aide d'autres personnes sur des courts ou des longs métrages, fais toi des contacts, toussa...

SpinaL_OblivioN: putain pas mal ce EOS 5D ! Je download quelques samples en sortie d'appareil pour voir si ca vaut vraiment le coup (parce que la compression vidéo du Nikon D90 gachait tout l'interet du capteur vidéo HD). En même temps, le EOS 5D coute 3000€ (contre 1000€ pour le D90)...
Mercredi 24 septembre 2008 à 09 h 41
Le truc qui fait peur, c'est qu'il n'y a pas de panning, la camera est toujours fixe... Choix du réa parce qu'il ne veut pas perdre le focus, ou parce que le shutter du 5D ne réagit pas bien au bougé...? On verra.

En tout cas Canon n'a pas menti, je pense que c'est une révolution pour tout ceux qui comme moi rêve d'avoir un outil pas cher. Rien que pour la sensibilité dans la nuit...

Je me demande si dans 5/10 ans, on aura droit a du raw, faire de la balance des blancs sur une video, faire du détourage automatique sur chaque frame, faire de l'exposition par calque sur chaque scene... Mais surtout faire de la post production "en temps réel" Se sera vraiment la fin du film comme on le connait. Les sociétés comme pana et autres vont devoir se bouger le cul. Red pis maintenant canon et nikon.

Le mode du D90 n'est pas aussi pourri que ca non plus. Mais le rolling shutter donne un froid dans le dos. Mais on y est presque et c'est ca l'important.

J'attends dans 5 ans le gen lock sans fil et l'AF prédictif et depth of field programmable genre tu peux décidé de l'aperture en temps réel avec un boitier programmable sans fil, scriptable... ou même du RFID et triangulation sur les acteurs pour faire de l'AF... Soit passé d'un acteur à un autre en temps réel en terme de focus.

Se serait terrible et ça baissera le cout de production de tout le monde.
par divide
Mercredi 24 septembre 2008 à 09 h 56
Je viens de voir un fichier brut, c'est du quicktime AVCHD à 38Mb/s, excellent ratio niveau qualité ! Par contre galère à monter à ce débit la, faut transcoder obligatoirement, et la dynamique de couleur est très bizarre, ca va de 0 à 160 au lieu de 0-255, il y a un truc bizarre quelque part dans le process... Ceci dit la vidéo a été prise à l'arrache lors d'un salon, sans possibilité de réglages, ca explique peut etre cela (source).
En tout cas, il a une entrée micro stéréo (le D90 n'avait aucune entrée possible), on se rapproche vraiment de la caméra ultime la !
Mercredi 24 septembre 2008 à 10 h 19
Et c'est seulement la seconde tentative. A chaque itération, on aura droit à la camera ultime...

"Je viens de voir un fichier brut, c'est du quicktime AVCHD à 38Mb/s" La CF, elle doit être costaude... Ce qui me fait peur aussi, c'est comment le capteur réagit à de longue prise de vue. Ca doit chauffer à mort leur truc... Est-ce que cela va toucher à la sensibilité du truc??? genre au bout de 20 prises de vue de 10 minutes...

C'est un truc qui pue la révolution à venir, et dire que j'ai accés à tous ses objectifs et bien plus encore. On vit franchement dans la meilleur époque niveau film.


http://vincentlaforet.smugmug.com/gallery/6021407_xEg87/1/#378608891_Jd2CT-A-LB

C'est à la portée de beaucoup de personnes ce qu'il fait quand même. Pour que l'on en parle sur un blog, cela veut dire qu'ils ont réussi le coup du marketing viral genre "ouais on a pas voulu ça mais en fait ouais... on te donne que deux jours"

Genre il s'est pas préparé pour un mois pour ces deux jours...
par aliocha
Mercredi 24 septembre 2008 à 10 h 57
Alors, c'est simple, sur Paris, t'as trois choix, en gros, si tu veux bosser dans le milieu, enfin, si tu veux avoir un CV un minimum crédible :
- la Fémis : concours hardcore, très littéraire et théorique (genre on va te demander de maîtriser Merleau-Ponty, ouais), et t'es pas tout seul sur les starting-blocks, il y a des gens qui le préparent depuis qu'ils ont 15 ans, d'autres qui viennent de Normale Sup ou qui ont fait des prépas pour ça ;
- Louis Lumière, c'est un peu la même merde, mais côté technique, paye ta Math spé, comme dit plus haut, pour être un peu préparé ; et encore, un profil ultra-scientifique est seulement un minimum, car l'oral de culture générale est un summum du lulz ;
- si tu n'as pas envie de te prendre la tête avec un concours couru par la France entière, il te reste l'ESRA où c'est plus abordable, sauf financièrement :/ Je n'ai plus le prix de l'année en tête, mais ça m'avait paru affolant. J'ai trois potes qui sont passés par là (dont mon actuel rédac' chef) et ils m'ont confirmé que c'était facile de trouver du taf ensuite. Par contre, ils bossent tous à la télé, et il n'y en a qu'un qui a réussi à faire un montage sur un long métrage.

Quoi qu'il en soit, si tu veux bosser dans grande famille du cinémââââ français, sache que tu passeras toujours, toujours derrière le fils de machin ou la nièce de truc, qui trustera les places de premier ou second assistant. Tu peux déjà commencer à t'en faire des potes, boire un coup avec un fils de, c'est un peu comme faire un stage.

Après, comme il a été justement dit, certains ne passent pas par la voie habituelle et sortent des petites prods à force de pugnacité, de ténacité, ils attaquent le cinéma par la face nord, le piton entre les dents, premiers de cordée, certains réussissent même. Il faut juste ne pas oublier que le cinéma, ce n'est pas la musique ou la peinture, et qu'un film c'est hors de prix.
par aliocha
Mercredi 24 septembre 2008 à 11 h 00
Ah oui, dernier truc. Un excellent moyen de te faire des contacts, c'est de faire le tour des festivals parisiens, et d'essayer d'y bosser comme bénévole. C'est ainsi que tu feras pas mal de rencontres passionnantes aussi.
par Géhèm
Mercredi 24 septembre 2008 à 18 h 01
Pour Louis Lumière, pour en avoir passé le concours (et donc, à l'époque, être assez motivé et très renseigné) je confirme: c'est une BONNE école, en ce sens que t'as beaucoup plus de chances de t'en sortir que les "autodidactes". Au passage, ceux qui te conseillent cette dernière voie sont soit des types qui n'y connaissent rien, soit font aprtie de la proportion infime qui y arrivent de cette manière: un loser ne te dira jamais qu'il a échoué "tout seul".
Autre possibilité, ils connaissent le cousin du type qui a un pote qui est directeur du service "fiction" de TF1.

Cela dit, même avec une école, entre 30 et 60% du taf pendant les quelques année que tu y passeras sera parallèle et consistera au boulot fait par les autodidactes revendiqués: noter des noms, te faire des contacts, un vrai réseau, acquérir une immense culture dans le domaine, des connaissances techniques mais aussi tout le reste.
Ça sera du boulot personnel, tu DEVRAS faire des tas de trucs à côté (du storyboard, du script, de la réalisation, de la photo, rencontrer des gens du milieu, être du public puis de staff pendant des festivals...), bref, tu dormiras pas pendant 3 anset après, tu seras habitué.

A noter quand même que dans le cas de l'ENSLL il s'agit d'une école publique, donc tu lâches pas plein de pognon à une vague école privée. J'ai un très gros doute concernant les écoles privées, rarement excellentes (dans le meilleur des cas t'y fais le même boulot qu'ailleurs) et très sujettes aux effets de mode.



Par contre faut être motivé, surtout dans ton cas: la première session du concours (pour la section "son" que j'ai tentée il y en a 2 + un entretien privé, sans parler du dossier nécessaire pour avoir simplement le droit de participer au concours; je crois que c'est plus ou moins pareil pour la section ciné) est quasi-exclusivement technique (comme le dit alioch', le côté culture gé est assez marginal).
Le niveau, c'est Bac+2 en scientifique, à peu près (toutes les notions vues en prépa pour ma part); si tu veux plus de précisions je peux te les donner, demande !

A noter qu'on peut recommencer le concours indéfiniment jusqu'à - je crois - 27 ans: si t'es prêt à lâcher tes 100€ par an (plus ou moins le prix de l'inscription au concours), ça vaut peut-être le coup; en tout cas, de ce que j'en ai vu, je crois même que ceux qui le passaient pour la première fois étaient...une minorité !

Aussi, "comme dit par aliocha"(bis) c'est un milieu très petit où le népotisme et le piston sont la règle: il faut avoir des couilles comme des melons, un OBJECTIF (toujours avoir un projet en tête) pour avoir quelque chose à quoi se raccrocher, et toujours, toujours, toujours parler avec un maximum de personnes.
T'es asocial ? Oublie.
C'est en train de changer (en partie grâce aux écoles de cinoche justement, qui rendent le tout plus accessible) mais le changement est très lent.



Ah, et ne JAMAIS abandonner un truc en cours de route (enfin ça dépend où t'en es dans ton BTS), surtout si t'as rien d'autre de concret en vue: dans ce genre de milieu, TOUTE connaissance est bonne à prendre.
Mercredi 24 septembre 2008 à 18 h 14
Je vous remercie pour vos réponses ultra complètes (j'avais encore jamais vu ça dans des réponses de blogs chez nofrag).

- Spinal, tu m'a donné des conseils que je vais mettre en application dès maintenant (étudier à fond les films que j'ai adoré par exemple).
- Pour la vidéo SW, on avait vraiment fait ça pour tripper. Si je fais d'autres courts métrages, ça ne sera absolument pas sur ce thème la. (à l'époque on avait fait aussi un court métrage sur Pulp fiction, et des parodies de pubs)
- Je n'ai pour l'instant absolument aucun matos pour commencer à me lancer la dedans mais je compte bien investir dès que j'aurai réussi à me faire un peu de maille.
- ça ne me dérangerait absolument pas de m'investir à fond la dedans même si je me ferai pas beaucoup de thunes. Je préfère avoir un taf que j'adore plutôt qu'un pourri, même si celui ci rapporte un max.
- @aliocha : J'ai déja commencé à regarder toutes les journées portes ouvertes des écoles, festivals, etc... et je compte bien participer au maximums d'entre eux.
- J'aimerai également m'abonner à un magazine sur le cinéma. Vous me conseillerez quoi comme mag qui donne un max d'infos techniques et d'avis intéressants et détaillés sur les films ? (qui puisse élargir ma culture ciné et technique).
- Est ce que je peux vous demander votre âge actuel ? Vous vous êtes lancés la dedans à quel âge ? Avec quel Bagage ?
- Spinal, tu as tes créations sur internet ? Tu pourrais me filer le lien ?

EDIT : Merci géhem ;) Donc auriez vous également des sites internet à me conseiller ? (à part IMDB et Allociné... j'en connais pas je crois).
EDIT 2 : Je suis pas asocial :)
par Géhèm
Mercredi 24 septembre 2008 à 18 h 18
S'arrêter à un seul magazine c'est un peu pourri: se limiter son horizon volontairement, alors même que tu "débutes" dans le domaine...
Si t'as le budget, multiplie les sources; sinon bah passe ta vie sur Internet, hélas. Plein d'excellents sites sur le sujet, par contre moi je suis plus typé son donc je laisse les autres conseiller (mais je serais sans doute pas mal intéressé).
par aliocha
Mercredi 24 septembre 2008 à 18 h 29
Pour le cinéma, ben les revues les plus lues sont Positif et les Cahiers me semble.
par divide
Mercredi 24 septembre 2008 à 21 h 37
Niveau technique, j'ai appris beaucoup à l'époque en zonant sur les forums de DVForever (qu'est ce que "cramer" une image et ce que ça entraine, l'entrelacement, les normes vidéos, les caméras interessantes, etc)
Plus actif, il y a LeRepaire, ou des sites ricains comme DVInfo (forum très complet et assez pro, on croise souvent des pointures du domaine dessus).

Coté artistique, il est important que tu sache analyser un film si tu veux pouvoir le critiquer intelligement (et donc construire petit à petit ta vision du cinéma, et de la manière dont tu va penser tes films), et pour ça la première année de fac m'a appris beaucoup.

Oh, et analyse avec attention des séries comme 24, Lost ou Desperate Housewives: ces mecs ont tout compris à la narration, et ce qui tient en éveil l'attention du spectateur...
Jeudi 25 septembre 2008 à 05 h 01
Heuu, côté créations, je fais que de la merde pour l'instant, rien qui arrive à la cheville de Divide. Donc je m'abstient à poster quoi que ce soit sur Nofrag. Cependant, si tu cherches sur le net, c'est trouvable.

Je viens de finir le tournage de mes deux premiers court métrages (un 5 min et 25 min) assez stressant comme expérience, et je pense qu'ils reflétent bien ce que j'essaye de faire. Je les posterais sur le blog vers Décembre et Mars





Ces deux photos reflétent très bien les thèmes abordés des deux films, soit la peur de vivre dans un monde post 911

//L'histoire d'une femme qui se rémémore son mari mort dans l'une des tours façon sixième sens. Bien sûr, l'audience ne sait rien de tout ça. De plus tous les acteurs parlent une langue étrangère, ce qu'ils disent ne correspond pas au synopsis que tu viens de lire, il raconte leur rêve américain en français, espagnol, suedois, russe, allemand, viet... et les sous titres écrits pour le public anglophone est un putain de brain fuck. En gros on prend tout les ricains ne parlant qu'anglais pour des cons. La fin du film correspond au 11 septembre, l'audience ricaine croit que c'est un film triste, pour toutes les autres communautés minoritaires; ils savent que tout cela est un putain de brain fuck avec pour message : Est américain celui qui vit sur le sol américain -911 n'a rien enlevé à nos rêves de poursuivre nos rêves...-" Il y a 3 putain de twists de fou dans ce court, si tu le regardes une seconde fois, tu auras une petite surprise.


et la magie de la schizophrénie.
//L'histoire d'un mec qui lit la pensée des gens à travers des marionnettes que portent ses interlocuteurs. La fin de l'histoire explique son don: rien n'est inventé, tous ses potes sont ventriloques, ils sont en train de tourner un court métrage sans effet spécial. C'est un film dans un film===>>> Un mec qui tombe amoureux d'une actrice lors d'un tournage refait le montage pour lui prouver une chose; etre fou et etre amoureux n'a pas de grandes différences. On voit en temps réel ce qu'il pense d'elle, et fou toute la production en l'air... La fin est bizzare, le mec dort sur la table de montage, mais le lapin est invisible. Sur le moniteur de contrôle, on voit les acteurs répété une scène en boucle.

Même si ces deux courts ne ressemblent à rien de bien, j'en suis très très fier. Tellement fier. Sur la table de montage, le potentiel narratif a dépassé largement toutes mes attentes. A en chialer.

Plus d'info ici pour le tournage.

http://theamericandreammovie.blogspot.com/

et là pour les thèmes abordés des deux courts.

http://franklinpham.blogspot.com/

Je rajouterais qu'il faut regarder des films de merde et les décortiquer aussi. Ca aide à comprendre ce que l'on aime pas et donc ne pas faire les mêmes erreurs. ===> master of disguise / in & out / wind talker / we were soldiers / I am legend.

Si je devais aller dans une école de ciné, j'irais seulement prendre des cours pour manipuler la lumière, c'est l'une des choses que tu peux pas apprendre sur le tas ou avec un bouquin en tout cas j'y arrive pas. Il faut un mec qui sache ce qu'il fait, et qui sache te l'expliquer en temps réel, chose que j'ai pas encore trouver, un mec qui soit patient et qui sache enseigner, je payerais cher pour savoir ça. Tatonner c'est bien, mais c'est long. Ensuite je passerais un peu plus de temps sur le son. Très dur le son.
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