Procrastination (le blog de Netsabes)
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Décembre 2004

Des thunes et des urnes : nouvel avis

Jeudi 30 décembre 2004 à 02 h 16
On a finalement rejoué plus tôt que prévu à Des Thunes et des Urnes, le jeu de société de Contrevents avec des dessins de Charlie Hebdo. Après une première partie qui ne nous avait guère convaincu (on s'était un peu emmerdés et on n'avait pas compris grand chose), Xavier Renou, le co-auteur du jeu, nous avait contacté. Une discussion par mail s'était engagée entre lui et moi. Et si nous avons rejoué si tôt, c'est tout simplement parce que Xavier est venu jouer avec nous hier soir. Ce qui est tout de même super sympa. Du coup, on a enfin compris les règles.

On a eu le temps de faire deux courtes parties, une avec les règles de base, l'autre avec toutes les règles optionnelles (que Xavier avait oubliées, ahah !). Force est de reconnaître que quand on comprend les rêgles, c'est beaucoup plus fun, ça se déroule de façon bien plus fluide et on ne s'ennuie presque pas (il y a eu un passage longuet quand on a dû descendre tout le paquet des cartes suffrages avant de pouvoir passer au débat). Les débats, justement, restent pour moi l'une des parties les plus réussies et amusantes du jeu, avec une palme particulière à la verve légendaire de niCO (qui a perdu en une phrase) et de Dert (qui a un talent comique caché).

Surtout, on était jusque là passé totalement à côté de l'aspect magouille du jeu : là, c'est vivant (même à 7, alors que la fois d'avant on s'était fait chier à huit), ça bluffe (bien pour Xavier, mal pour Mash), ça s'engueule... Finalement, c'est pas si mauvais que ça, ce jeu. C'est même plutôt sympa, même s'il y a encore des problèmes de règles pas super claires. En tout cas, on s'est bien marrés.


Au fait, c'est un peu la honte, mais les deux parties ont été remportées par les deux nouveaux dans notre cercle : Xavier (qui a remporté la première partie avec l'avantage qu'il a créé le jeu) et Tony (qui a habilement caché ses suffrages durant toute la partie). Une mention spéciale à Sergent, qui a failli l'emporter avec une combinaison inédite « à droite toute ».
9 commentaires, dernier de Tr3P.

Je ne peux pas travailler

Mercredi 29 décembre 2004 à 18 h 46
Je rentre chez moi lundi matin, je passe la journée à comater et à lire. Mardi, pareil, sauf que le soir, c'est réunion de travail de NoFrag : on a fait quelques constats, dressé les plans pour le trimestre à venir et réparti les tâches. Tout ça concerne évidemment tant NoNerd que NoCorp. Étaient présents à cette productive réunion chez moi : niCO, ced, skoot, t6t et moi, plus en spectateurs FrozenDwarf et Ttask.

Aujourd'hui, je pensais me mettre enfin à bosser. Que dalle. Rendez-vous dans l'après-midi dans un bar de Montparnasse pour boire avec de vieux amis habituellement dispatchés un peu partout en France et à l'étranger. Et ce soir ? ben Des thunes et des urnes à huit chez moi, avec la participation exceptionnelle du co-créateur du jeu (voir plus bas). On pourra ptet comprendre comment ça se joue, ce coup-ci.

Alors, bosser, quand ? non seulement j'ai des partiels, des devoirs et un début de mémoire à préparer, mais en plus j'ai une retrospective 2004 à pondre avant le 31 pour NF, plus une série de plein d'articles sur les FPS de 2005 à partir de lundi prochain. Bon, on se démerdera bien.

L'instinct de l'équarisseur

Mercredi 29 décembre 2004 à 02 h 44
Où Sherlock Holmes est bien vivant, sur une Terre parallèle à celle d'Arthur Conan Doyle. Où Sherlock Holmes est la face claire des ténèbres, l'assassin royal, un virtuose du meurtre, un paganini de la torture mais un piètre détective. Où le professeur Watson s'amuse avec son collègue H.G. Wells à inventer une machine à voyager dans le temps, l'espace et les dimensions, ce qui l'amène à rencontrer Arthur Conan Doyle et à faire le biographe de son grand ami Holmes.

Où Moriarty est la face obscure de la lumière. Où vivent sur la Terre parallèle et en intelligence avec les humains des nounours roux, intelligents et courts sur patte. Où Sigmund Freud s'essaye au vol plané. Où Jack London use de ses blancs crocs pour épater la gente féminine. Où apparaissent en Oscar Wilde, Rimbaud et Jack l'Éventreur. Où Le Monde Perdu trouve son explication logique. Où les fées du Cheshire sont vieilles, bedonnantes, armées de deux colts et se nomment Watson. Où l'on découvre enfin le récit raisonné du premier détournement de vol.

Où alcool, foutre, sang et cocaïne coulent à flots.


Surpris je fus par « L'instinct de l'équarisseur : vie & mort de Sherlock Holmes », un bouquin de Thomas Day, auteur français. Ça se laisse bien lire, c'est plein de gags, de private jokes et de références diverses, c'est bien mené et qui plus est c'est documenté. Heureusement, Thomas Day a également écrit la novélisation du film Resident Evil, ce qui m'évite de continuer à sortir des compliments.

Nom de dieu de bordel de merde

Lundi 27 décembre 2004 à 18 h 32
Les vacances, c'est trop top classe. Je m'étais fait un petit planning gentillet, honnête, pas méchant et tout : pas moyen de le tenir. Force m'est de reconnaître que ces 9 jours de vacances furent principalement 9 jours de glande absolue. J'ai pas lu la moitié des livres que je voulais lire, pas vu la moitié des films que je voulais voir, pas joué à la moitié des jeux auxquels je voulais jouer... et maintenant il va falloir que je passe à la partie incompressible du planning : la préparation des prochains partiels. Maledizione.

Des thunes et des urnes : réponse du co-auteur

Jeudi 23 décembre 2004 à 21 h 42
Suite à un précédent article, Xavier Renou, le co-auteur de Des Thunes et des Urnes, nous a contacté par email. Je publie ici sa réponse, que je fais suivre de la mienne.


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Je voudrais corriger l'impression très désagréable qui ressort de votre expérience de notre jeu. Après tout, il a reçu
un accueil très favorable du public, y compris des hardcore gamers, comme en témoigne les quelques commentaires glanés
sur le net, et les ventes à l'issue des diverses démos que nous avons organisées (au FLIP d'hiver, à l'AVentura d'Angers,
dans les boutiques Jeux Descartes, Troll2Jeux et Fireball Paris, auprès d'une ou deux assos de joueurs, etc.).
C'est sûr qu'il faut accrocher sur le thème et avoir toute sa tête (rapport aux substances consommées, qui n'aident
habituellement pas à bien comprendre des règles : en même temps, ce n'est pas ce qu'on leur demande d'habitude !)
C'est vrai que les règles pourraient être plus claires, et un peu simplifiées. En même temps, vous savez que l'exercice
est difficile, et puisque vous aimez Junta comme nous, vous savez que ce n'était de ce côté là pas une très grande
réussite non plus. Ils ne les ont pourtant pas changées pendant les 10 années de carrière du jeu, tandis que nous nous
avons bien l'intention de faire un petit travail de ré-écriture pour la ré-édition du jeu, prévue pour dans 3 mois si
tout se passe bien. Oui, ré-édition, parce que le jeu est bel et bien épuisé, ce n'est pas du marketting ! Repassez voir
dans votre boutique pour savoir ce qu'ils en pensent...
Si les débats ne vous ont pas paru drôles, n'en dégoutez pas les autres : c'est un moment fort du jeu, qui plait
généralement beaucoup. A ceux qui accrochent sur le thème, évidemment. Il faut vouloir jouer le jeu de son parti, de la
caricature, de la langue de bois, du délire, etc. Des ingrédients indispensables pour un bon jeu d'ambiance, la catégorie
dans laquelle il faut ranger "des thunes et des urnes" à l'évidence.

Pour le sablier, nous plaisons non coupables : il devait être de 90 secondes, on nous l'a livré de 3 minutes. Trop tard
pour changer quoique ce soit, et de toute façon on ne sait même pas qui les fabrique (ni d'ailleurs dans quelles
conditions, ce que nous avons cherché à savoir histoire d'éviter les situations de surexploitation, mais en vain).
Maintenant, c'est à chaque groupe de joueurs d'adapter le temps à son plaisir à faire des débats : avec des timides ou
des non tchatcheurs, il n'y a pas de raison de faire durer. Avec des comiques, des délireux, des politicards en herbe,
des allumés des joutes oratoires, etc, pourquoi se priver du plaisir d'écouter et rire de ces moments absurdes ?
J'aurais encore pas mal de choses à dire, mais je vais attendre votre prochaine tentative. Cela dit, cela me ferait
plaisir que vous mettiez en ligne mon message...
Bye,
Xavier (co-auteur)

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Ma réponse :

Commençons par l'inutile, dans ma maison de la presse, ils ont toujours des piles de Dtedu. Ça, c'est fait, passons aux règles : ne buvant ni ne fumant, j'étais assez lucide quand nous avons joué. Qui plus est, j'avais brièvement lu les règles la veille (et à peu près tout oublié entre temps). Ça ne m'a pas aidé à mieux comprendre la partie. Mais qu'elles soient peu claires, passe encore (et tant mieux si elles sont éclaircies par la réédition), ce qui est pénible, en y repensant, c'est qu'à huit, ça manque singulièrement de rythme. Par exemple une phase campagne (de mémoire, donc j'en oublie peut-être un peu en route) : on tire des cartes politiques, on tire de la thune (+ les subventions SI on a remarqué l'icone sur une carte suffrage et SI on a assimilé ce à quoi ça correspond) ; si on a des cartes oranges (bon, ça nous a bien fait rigoler), il faut penser à les poser ; puis, chacun décide de vendre ses cartes politiques ou de les poser devant lui ; puis on fait enfin le tour normal, et ce jusqu'à ce qu'on tire une carte A voté. Mais... c'est chiant ? Bien sûr, il y a certaines cartes politiques rigolotes (la carte silence est une super bonne idée, par exemple), mais dans l'ensemble, ça fait une phase de jeu lente et un peu chiante. Surtout à huit.

Après, le débat, c'est sûr, ça peut être bien plus rigolo (en tout cas, je m'étais bien amusé avec le mien et l'écoute de certains était *parfois* plaisante). Là, c'est vrai qu'avec nos débats qui duraient 9 minutes, c'était principalement chiant.

Je nous vois mal recommencer une partie à huit. À quatre ou cinq, peut-être. Et après avoir bien assimilé les règles. Mais pas à huit.

ps : les nouvelles règles seront-elles distribuées sur le net ?

Je hais Noël

Jeudi 23 décembre 2004 à 12 h 09
Je hais Noël. Je hais cette pseudo-fête dont le seul but est de relancer une économie atrophiée par un moral en berne. Je hais les gens contents.




Non rien, c'est juste une posture pseudo-intellectualisante pour attirer plus de monde sur ce blog.
21 commentaires, dernier de Napalm.

Des thunes et des urnes : résultats de l'élection

Mercredi 22 décembre 2004 à 00 h 26
Attention les amis : le co-auteur du jeu m'avait contacté suite à cet article ; nous avons fait une nouvelle partie ensemble, ce qui m'a amené à publier un nouvel avis sur le jeu, bien plus nuancé et surtout bien plus positif.


On a joué à Des thunes et des urnes ce soir. On était huit : niCO, ced, skoot, Harry, Dert, Sergent, Ap0ne et moi. On a commencé par tenter de comprendre les règles, inutilement compliquées pour ce qu'est le jeu. Après, on a tenté de jouer, en revenant sans cesse en arrière à cause de points de règles pénibles qu'on avait oubliés.

Finalement, en 4 heures, on a réussi à terminer une partie et à en avorter deux autres. Le résultat n'est pas terrible et on ne peut pas dire que le jeu en lui-même soit vraiment amusant. Ce qui se passait autour de la table, par contre, était bien marrant (mais causé par la lenteur et le chiantisme du jeu). Grosso modo, Des Thunes et des urnes, c'est un jeu de cartes à base de brainfuck. Ça se veut rigolo (les cartes sont amusantes, certaines ont de bonnes idées), mais c'est surtout horriblement compliqué et brouillon pour rien. Je me répète un peu, mais c'est super frustrant.

D'autant que le jeu a aussi de gros défauts débiles : le jeu propose de faire un débat par tour entre deux joueurs (c'est *parfois* rigolo), débat qui doit durer trois sabliers. Et un sablier, dixit la règle, c'est 90 secondes. Manque de pot, on s'est rendu compte vers 23h30 que c'était un bête sablier normal, durée 3 minutes. Tu m'étonnes qu'ils duraient une plombe, ces débats...

Grosse déception, donc. Vivement le retour à Junta. Quelques citations de joueurs célèbres pour appuyer mon propos :

Ced : « Worst. Game. Ever. »

Skoot : « Ça peut être amusant pour ceux qui ne connaissent aucun autre jeu. »

niCO : « De quoi ça parle ? On en est où ? »
8 commentaires, dernier de G_T_O.

Des thunes et des urnes

Lundi 20 décembre 2004 à 21 h 06
J'ai dépensé mes derniers deniers dans l'acquisition de Des thunes et des urnes, un jeu de plateau créé en collaboration avec Charlie Hebdo. D'après le site officiel, il paraît que c'est épuisé. Je me demande si ça n'est pas juste du marketing : la maison de la presse des Gobelins en a encore quelques dizaines, à vue de nez.

Mais bref, le jeu : c'est une sorte de mini Junta sans les coups d'État ni les assassinats. Donc pas de plateau ni de pions. De Junta, Des Thunes et des Urnes (Dtedu, à partir de maintenant), conserve les cartes suffrages et évènement. Le jeu propose à 8 joueurs (au maximum, le minimum étant 3) de choisir un leader politique pour remporter l'élection présidentielle dans la Grande Francie.

Pour ce faire, c'est fort simple : il faut tout simplement accumuler le plus de suffrages pour le bord (non pas bâbord ou tribord, mais bien gauche ou droite) auquel appartient son candidat. Le jeu semble bien évidemment contenir une grande part de diplomatie : négociations occultes, échanges de bons procédés et autres magouilles sont de rigueur. Il y a aussi pas mal de trucs rigolos : en jetant un coup d'oeil rapide aux cartes évènement (renommées « politique » dans Dtedu), j'ai remarqué une carte qui oblige tout le monde au silence complet pendant 90 secondes. J'en connais qui vont avoir du mal.

Et le rapport avec Charlie Hebdo ? Il est surtout graphique au premier abord, puisque toutes les illustrations sont issues des dessinateurs de Charlie. Ceci dit, je les soupçonne d'avoir également participé à l'écriture de certaines cartes : les portraits des candidats sont particulièrement gratinés. Long fou rire après avoir comparé le slogan d'OL (« du pain et des rouges ») à celui de la LRC (« du rouge et des pains »).

À noter que les règles du jeu contiennent une citation du célèbre magazine Boystick à propos du jeu : « 13 %. La boîte est cool mais les cartes ne tiennent pas dans le lecteur CD. Vivement la version PC. »


On teste tout ça demain soir, à huit. Carrément.
8 commentaires, dernier de G_T_O.

NoNerd : mise à jour du serveur

Lundi 20 décembre 2004 à 14 h 38
Ce matin, sur Netcraft, je suis tombé sur cette news rigolote : la version 5.0.2 de PHP souffre d'une faille de sécurité particulièrement pénible affectant la fonction unserialize(). C'est particulièrement problématique pour les applis répandues, genre phpBB ou IPB, puisque ça permettait de récupérer les mots de passe. Oops.

Skoot a donc mis à jour PHP (5.0.3) sur le serveur ce midi. Il en a profité pour installer de nouvelles versions d'Apache (1.3.33) et de MySQL (4.0.22). Nos hébergés sont donc bien protégés. Hourra !
12 commentaires, dernier de Quaigy.

Nous ne sommes pas un clan, nous sommes une SARL

Samedi 18 décembre 2004 à 14 h 07
Je ne parle pas de la FFF, mais de NoFrag : notre SARL a désormais une existence juridique. Nous serons bientôt riches à millions.
9 commentaires, dernier de Gatling.

2004 : une année de concerts

Samedi 18 décembre 2004 à 05 h 06
Lundi, c'était mon dernier concert de l'année. Le dernier d'une longue, bien longue série. Il y en a eu de formidables, d'autres ratés. Et d'autres manqués.

Le 4 février, c'était au Bataclan. Têtes Raides. Avec en première partie Serge Teyssot-Gay, guitariste de Noir Désir mais aussi amateur d'expérimentations en tous genres. Sur scène, pendant une heure, il a incarné des textes de Georges Hyvernaud sur les camps de concentration russes durant la Seconde Guerre mondiale. Basiquement, ça donnait strictement la même chose que sur CD (On croit qu'on est sortis), l'intensité de la performance en sus.
Têtes Raides, c'était un peu plus festif, évidemment. Deux heures à fond avec quelques nouveaux morceaux et toujours ce côté très vivant qui caractérise Têtes Raides. Par rapport à l'ambiance mortuaire de Serge Teyssot-gay, ça change. Je trouve d'ailleurs que leur dernier album live ne rend pas très bien hommage à la réalité scénique.
Le 25 février aussi, c'était Têtes Raides, toujours au Bataclan. Mais cette fois-ci, un Yann Tiersen visiblement pas très motivé faisait la première partie. Il était plus animé au moment de jouer quelques morceaux avec les Têtes Raides, heureusement. Têtes Raides, presque pareil que 3 semaines plus tôt, mais avec un rappel en moins (2 contre 3).

Quelques jours plus tard, le 6 mars, c'est toujours au Bataclan que je me rends pour assister à un triple concert dans le cadre des « Festins d'Aden », le festival du magazine en papier-toilette édité par Le Monde. Au programme : Pierre Bondu, Feist et Dominique A. Passons sur Pierre Bondu, qui aura eu le mérite de scinder le public en deux : ceux qui applaudissent poliment et ceux qui, déjà endormis, se demandent pourquoi des abrutis les réveillent en applaudissant un autre abruti.
Feist, par contre, c'était bien. Je n'ai pas trop aimé son album (à l'exception du morceau qui se trouvait sur la vieille compil' des Inrocks de septembre 2003, en fait), mais en concert ça passe super bien, d'autant qu'elle se fait accompagner d'une jeune femme qui s'amuse avec un rétroprojecteur et divers bidules (sables, bouts de papier, eau...) pour illustrer les chansons en direct. C'est plutôt amusant.
On croise Yann Tiersen au bar.
Quant à Dominique A en solo, j'aime décidément beaucoup. Il joue et chante ma foi fort bien, mais prend aussi le temps de jouer avec le public. Et c'est l'un des rares que j'ai vus cette année (avec Têtes Raides, en fait), à revenir sur scène pour un rappel même quand les lumières de la salle se sont rallumées. Mais j'en reparlerai plus bas.

Le 19 avril, c'est la première grosse déception de l'année : Archive en live à l'Olympia. Skoot m'avouera plus tard être parti avant le premier rappel. Il faut dire que c'était particulièrement chiant : une première partie annulée (ç'aurait dû être Experience, dont je parlerai plus bas) et remplacée par une heure de mp3s triturés par un pseudo-DJ pour en faire un gloubiboulga insupportable, puis une heure et demie (ou deux heures, j'avoue avoir presque dormi debout par moments) de concert qui ne ressemblait à rien : Archive en trip-hop, visiblement, c'est fini. Désormais, Archive, ce sont des morceaux quelconques joués de la façon la plus bruitiste possible et sans le moindre rythme. Ahah, au secours !

Le 27 avril, j'ai la flemme de me traîner jusqu'au Café de la Danse pour revoir Feist et sa clique. Le 30 avril, par contre, c'est Experience (au Nouveau Casino) et ça, ça démoule. Hop, contexte : dans les années 90, un des rares groupes français à tenter de nouveaux trucs s'appelle Diabologum : deux chanteurs et paroliers, des textes souvent provocateurs, des sons parfois proches de Sonic Youth et un phrasé à la limite du rap. Après son troisième album, Diabologum splitte : Arnaud Michniak fonde Programme, un groupe expérimental qui reprend les bases de Diabologum, la composante rock en moins ; Michel Cloup monte Experience, sorte de Diabologum un peu plus corsé.
Le concert du 27 avril fait suite à la sortie du deuxième album d'Experience. Et ça dépote. Super ambiance, chouette morceaux (si Michel Cloup a refusé de jouer du Diabologum, arguant qu'il n'est « pas Frank Black », il a par contre joué un inédit et une surprenante reprise de NTM) et quelques grands moments : se jeter dans la foule au Nouveau Casino (c'est petit, tout petit), c'est courageux. Limite téméraire.

En mai, triple déception : le 7 mai, j'ai la flemme de me déplacer jusqu'à Sceaux, en banlieue sud, pour aller voir Elista (mais à vrai dire, je me demande bien pourquoi je voulais y aller, en fait) ; le 11 mai, au Café de la Danse, je viens pour voir Encre qui ne fait en réalité qu'une brève première partie (le groupe principal, Swell, me sidère par sa capacité à faire des trucs formatés pour MTV)... heureusement que le bar du Café de la Danse est sympa ; et le 14 mai, c'est la super déception des Fabulous Trobadors. Je suis fan de longue date (depuis l'époque Era pas de faire, qui vient d'ailleurs d'être réédité sur CD) et j'avais toujours voulu les voir sur scène, les Fabulous Trobadors. Bon ben voilà, je suis venu, j'ai vu, j'y reviendrai plus.
D'une part, ils n'ont joué que les morceaux de leur dernier album (pour un groupe que j'imaginais assez loin des impératifs commerciaux, ça surprend) et se sont contentés d'un rappel. D'autre part, ils sont super didactiques, expliquant au public qu'il devrait chanter ça à ce moment-là et ci à cet autre moment. C'est d'un chiant... Qui plus est, c'était à la Maroquinerie, une salle que je peux difficilement supporter : petite et très mal agencée, des gros poteaux et des barrières partout qui diminuent grandement la visibilité... wtf?!
Bref, un sale mois de mai, qui plus est avec l'E3 au milieu, une tonne de partiels et un nombre d'heures de sommeil réduit au minimum vital.

Remarquez, juin, ça n'avait pas super bien démarré non plus : le 2 juin, j'ai totalement oublié d'aller au Nouveau Casino voir Nud, le nouveau groupe de trip-hop à la mode, paraît-il. Du coup, je ne sais toujours pas à quoi ça ressemble. Par contre, le reste du mois de juin sera plutôt pas mal.

Le 7 juin, c'est le concert des Pixies au Zénith. J'avoue n'avoir rien retenu de la première partie (Mogwai ?), sinon que c'était bruitiste et sans rythme, un peu comme Archive, somme toute. Par contre, Pixies, quel pied ! Ils jouent de façon toujours aussi brouillonne, ils chantent toujours aussi faux (j'exagère ? bon, j'exagère), mais c'est vraiment fendart.

Deux jours plus tard, soit le 9 juin, direction l'Élysée Montmartre pour ce qui sera pour moi l'une des découvertes de cette année : Jack the Ripper. À vrai dire, ils ne faisaient que la première partie d'un groupe du même label, Luke. Mais leur intensité, leur fougue et puis aussi leur musique ont carrément séduit l'assistance et éclipsé Luke. Qui par ailleurs m'a paru carrément à chier (leur seul morceau un peu groovy, c'était une reprise de la Mano). Jack the Ripper a gagné un fan.

On se téléporte une nouvelle fois au Zénith et cette fois-ci on est le 23 juin. Aujourd'hui, c'est PJ Harvey, déjà aperçue 10 mois plus tôt sur les pelouses du Parc de St-Cloud durant le festival Rock en Seine. Cette fois-ci, elle n'a pas qu'un ou deux nouveaux morceaux à proposer, mais bien toute une pléiade, puisque son nouvel album vient de sortir. C'est bien, c'est chouette et tout... mais ça manque bizarrement un peu de vie, c'est dommage. Au passage, on oublie les premières parties (dont un ancien guitariste de Blur, ou quelque chose du genre), à chier.

Deux jours plus tard, une nouvelle fois, on change d'ambiance : dans l'une des plus belles salles de Paris, les Bouffes du Nord, se produit Dominique A en solo. Et en première partie le toujours soporifique Pierre Bondu (ce coup-ci, j'ai prévu le coup : j'arrive pile à temps pour l'entendre émettre sa dernière note). Je l'ai déjà dit : Dominique A en solo, ça poutre. Jeux de scène, chant, musique... et 4 rappels, bordel ! Accessoirement, il chante peut-être des chansons pas bien rigolotes mais est plutôt du genre à blaguer une fois sur scène. C'est un peu ce qui manque au DVD live de ces soirées des Bouffes du Nord, d'ailleurs : le DVD n'est guère qu'une compilation de morceaux, pas vraiment une retranscription d'un concert.

Là, rien pendant deux mois. On reprend le samedi 27 août par le pire évènement de l'année : le festival Rock en Seine 2004. La première édition avait des problèmes d'organisation, plein (pas assez de chiottes, pas assez de cahuttes pour acheter à boire et à manger, d'où des queues interminables devant chiottes et snacks) mais une affiche d'enfer (Massive Attack, Morcheeba, Tom McRae, PJ Harvey...). L'édition 2004 a certes partiellement pris en compte les remarques faites sur l'édition 2003 (il y avait un peu plus de chiottes et un peu plus de snacks (avec une inflation d'un euro en un an), mais toujours pas assez) mais dans l'ensemble une organisation merdique et une affiche décevante.
Côté organisation, c'était une catastrophe : toujours des queues devant les chiottes, donc. Pire, une queue gigantesque à l'entrée du Parc de St-Cloud. En arrivant tôt (avant l'ouverture), j'ai dû attendre près de 90 minutes avant de pouvoir pénétrer dans le domaine, le tout sous un soleil de plomb et sans la moindre possibilité d'obtenir un rafraichissement. Et tout ça parce qu'ils n'avaient engagé qu'une demi-douzaine de vigiles pour l'entrée. Quelle bonne blague.
Et côté programmation, ça n'était pas non plus le bonheur : il y avait autant de têtes d'affiche qu'un an plus tôt, mais réparties sur deux jours au lieu d'un. Et vu le prix du ticket (40 euros pour la journée), faire les deux jours aurait signifié le suicide de mon banquier. Mais soyons honnêtes, même en combinant ces deux jours, on est loin d'atteindre la qualité de la précédente édition. Sur tous les concerts du samedi, je ne retiendrai que celui de Sonic Youth : des papys totalement fous qui balancent tout ce qu'ils trouvent dans le vide qui les sépare du public.
Pour le reste, rien de mémorable : Electrelane, c'était sympa mais sans plus, Flogging Molly jouait pendant que je grillais sous le soleil à l'entrée, The Roots c'était plutôt nul, les White Stripes étaient en service minimum et Joss Stone a tenté d'amener un petit rayon de dance M6 à St-Cloud. Quel talent. Quant à Daniel Darc, il a réussi à arriver sur scène totalement défoncé et a passé son concert à bredouiller les paroles de ses chansons, quand il s'en souvenait. Au passage, Daniel, le blouson de jean à ton âge et quand il fait 40° à l'ombre, tu n'es pas obligé, à moins d'aimer le burlesque.

On change du tout au tout avec, deux semaines plus tard, l'un des meilleurs concerts de l'année. C'est à la Guinguette Pirate, une chouette (mais toute, toute petite) salle sur les quais de Seine, en face de la BNF. La soirée est organisée en l'honneur des 5 ans du Cargo, un webzine à la périodicité aléatoire consacré au rock alternatif. Ça commence par Scrape (soit Marc Sens à la guitare et Cyril Bilbeaud à la batterie, désormais rejoints pour leurs prochains projets par Serge Teyssot-Gay) : de l'impro totale et assez expérimentale mais plutôt réussie. On enchaîne avec Exsonvaldès, une groupe de power-pop français qui m'a laissé assez froid (le morceau, apparemment inédit, qu'ils ont joué en final était tout de même assez pêchu). Et puis enfin, le clou de la soirée : Experience, qui débute par une demi-douzaine de morceaux tout en arpentant la salle (j'ai déjà dit qu'elle était toute petite ?) avant de se faire interrompre sauvagement par les Oslo Telescopic, qui font de même. Mais comme ce sont les Oslo Telescopic, ils sont un peu plus fous : ils jouent et chantent le visage entièrement bandé et n'hésitent pas à attirer à eux des spectateurs pour les faire chanter. Et puis tant qu'à faire, ils balancent aussi le matos à travers la salle. Tout ça s'est terminé sur un long boeuf entre Experience et Oslo Telescopic. Assez mémorable.
Pour l'anecdote, Oslo Telescopic a fait un album entièrement chanté par Dominique A. Dominique A qui était également apparu sur l'un des albums de Diabologum, le groupe dont est issu Experience. Experience qui fricote aujourd'hui avec Oslo Telescopic. Small world.

S'ensuit un grand mois sans rien, avant un retour aux Bouffes du Nord pour voir une émouvante Laetitia Sheriff. En première partie, Piers Faccini, un italo-anglo-français qui chante des balades bêtasses mais sait aussi faire du rock'n'roll sympatoche. Le clou de la soirée, c'était tout de même Laetitia Sheriff, hein : émouvante, donc, mais aussi impressionnante sur scène. Pour un peu, on se dirait que les comparaisons avec PJ Harvey ne sont pas si fausses que ça, même si sur disque ça n'est carrément pas la même chose.

On change de registre avec Ghinzu. C'était le 3 novembre à la Maroquinerie, cette horrible salle. Je vous aurais bien parlé de la première partie, mais comme souvent, je suis arrivé trop tard pour la voir. Ghinzu, par contre, c'était bien. Mais court. Mais bien. Mais trop court : 70 minutes menées tambour battant et pas de rappel. J'espère qu'ils tenteront de faire un peu plus long pour leur passage à l'Élysée Montmartre début 2005.

Le 5 novembre, c'est juste l'un des meilleurs concerts de l'année. C'est à la Boule Noire, ça commence super tard (il est 22h30 passée) par une première partie soporifique (Adem, un groupe américain qui pousse l'ironie jusqu'à faire débuter l'un de ses morceaux par la mélodie d'une berceuse), mais après, c'était que du bonheur. En fait, c'était le duo Serge Teyssot-Gay (à la guitare électrique) et Khaled Geramani (à l'oud) : un mélange de cultures qui donne un résultat juste fabuleux. Pendant près d'une heure et demie, j'ai eu l'impression d'être transporté ailleurs. Musicalement, on est proche de Nous n'avons fait que fuir, sans peut-être la dimension folle qu'on y trouvait. Je les avais raté en mars 2004, je n'ai pas été déçu par ce que j'ai vu ce soir-là. Leur CD, intitulé Interzone sort courant janvier, normalement.

18 novembre : on approche de la fin. Pour son unique concert français (enfin... il me semble), Tom McRae devait venir à l'Élysée Montmartre accompagné d'un « trio acoustique ». En fait, il donnera un concert bien plus rock que ses précédents et agrémenté de nombreux nouveaux morceaux, ce qui laisse augurer d'un nouvel album dans pas trop longtemps. Ah, et c'était bien, sinon ? Mouais. Entre la disparition du côté intimiste des morceaux au profit de guitares grasses et la présence du fanclub officiel (« oh tooooom ! » et autres « iiiiiiiih »), j'avoue avoir été un tantinet déçu.

Le 30 novembre, c'est un peu la fête à l'Olympia : avant la première partie officielle de Dominique A (en groupe, cette fois-ci), il y a une première partie surprise : Fantazio, un petit groupe français plutôt pas mal. La vraie première partie sera bien moins intéressante : Troy (le chanteur de Chokebore) tente de se mettre à la pop en solo. Hélas, sans Chokebore, il n'est pas grand chose.
En groupe, les morceaux de Dominique A prennent une toute autre orientation, bien plus folle, parfois jazzy. En tout cas moins tendue, moins pleine de frustration. Ça donne toujours autant envie d'y revenir.

Pour terminer l'année, quoi de mieux que les 17 Hippies, qui plus est au New Morning ? Ben rien, en fait. C'était lundi 13 décembre et c'était surtout génial. Les 17 Hippies, basiquement, c'est une fanfare allemande. Non, pas le genre fanfare municipale, hein. Le genre fanfare qui a plein d'instruments différents. Sur la petite scène du New Morning, ils étaient une douzaine pratiquement en permanence à jouer d'un peu de tout. Plusieurs chanteurs, une bonne humeur communicative, des musiciens qui terminent le concert en jouant dans la fosse, au milieu des spectateurs... vraiment, c'était très, très chouette.



Au final, ce fut une chouette année pour les concerts. Bien sûr, il y a eu de grosses déceptions, Rock en Seine en tête. Bien sûr, il y a eu des concerts loupés (Yann Tiersen & Shannon Wright, le premier concert de Serge Teyssot-Gay et Khaled Geramani, la seule date parisienne d'A Silver Mt. Zion, Deportivo ou encore ce concert d'Oslo Telescopic pour lequel j'avais une place gratuite...). Mais surtout, il y a eu plein de trucs réussis. Et 2005 s'annonce pas mal aussi.

Café

Lundi 13 décembre 2004 à 17 h 25
Somme toute, le café, c'est une mixture assez dégueulasse.
24 commentaires, dernier de PaniK.

Trois

Dimanche 12 décembre 2004 à 22 h 21
Après des années passablement inutiles sur les bancs de la fac, je pensais avoir droit en maîtrise à des cours enfin intéressants. Oh, je ne dis pas que tout fut chiant, loin de là : certains cours furent amusants durant les trois années précédentes, et je regrette beaucoup certains profs plein d'humour. Seulement voilà, entre un cours amusant et un cours intéressant, il y a tout un monde. Pendant trois ans, je suis allé à la fac plus pour voir des amis et éventuellement compléter quelques connaissances que pour apprendre des choses. Chaque année, j'espérais que ça s'améliorerait. Et puis c'était ce qu'on me promettait, après tout. Mais non, la licence fut même l'année la plus scolaire du lot.

Et puis cette année, la maîtrise. Nous ne sommes plus que six inscrits, je n'ai donc plus l'option de venir juste pour voir des amis. Pour m'assurer de ma venue, il me fallait donc une motivation. Des cours intéressants, par exemple. Et à peu de choses près, ça foirait : sur mes 19 heures de cours par semaine, j'ai enfin, ENFIN, trois heures de cours intéressantes, pour lesquelles j'ai envie de faire deux heures de métro dans la journée.

Ces trois heures, ce sont deux cours de traduction allemande. Pour la première fois, les professeurs ne viennent pas avec une traduction toute écrite de laquelle il ne faut point trop s'éloigner. Pour la première fois, on est à mille lieux d'une ambiance scolaire. Pour la première fois, on peut discuter des traductions possibles, évoquer des termes, être contredit ou contredire les autres, que ce soient les élèves ou le prof... putain de merde, ça fait du bien d'avoir enfin un cours de traduction vivant !
16 commentaires, dernier de XunK.

Jack the Ripper

Vendredi 10 décembre 2004 à 21 h 12
J'ai déjà dit tout le bien que je pense de la performance live de Jack the Ripper. Je pense toujours la même chose; Mais il y a quelques jours, j'ai enfin réussi à mettre la main sur leur deuxième album. Boudiou, c'est pas mal, hein.

Oh, en parlant du lien ci-dessus : les 17 Hippies passent lundi au New Morning.

News & sources, création & réappropriation

Mardi 7 décembre 2004 à 21 h 44
Contrairement aux journaux, les sites web d'actualité indiquent souvent leurs sources dans leurs articles. Enfin, parfois. Oui bon, rarement à vrai dire. Certains, tels Factornews ou feu Gamedata, indiquent systématiquement la source, même quand tout le monde s'en fout. D'autres ne la mettent jamais ou pratiquement. Dans ce cas, on trouve le plus souvent les gros sites (JeuxVideo.com) ou encore tous les sites de news américains, qui se contentent de se linker entre eux, même quand la source est externe (et encore, Gamespy et IGN n'indiquent jamais de source). Et au milieu, il y a ceux qui signalent les sources quand l'info a visiblement été créée et n'est pas sortie par magie d'un communiqué de presse (GameKult est dans ce cas). Tout ceci relève en fait de deux problèmes : la création de l'information et la réappropriation de l'information.

À partir de quel point peut-on considèrer que l'on crée l'information ?
La réponse évidente serait de dire que l'on crée une information en proposant une interprétation inédite de données. C'est par exemple ce que je fais quand je déduis de petites annonces parues dans une publication b2b que Tiwak prépare un FPS. Évidemment, pour un certain nombre de gens, c'est un secret de polichinelle (je savais déjà la chose un mois auparavant, qui plus est avec le nom et des détails sur le projet) mais pour le lecteur c'est une information.

Autre création d'information : le reportage ou l'entretien. Là, on va chercher les données à leur source, chez le créateur, ou plus généralement la personne concernée. Libre à nous ensuite d'en faire une information en la publiant. D'une manière générale, tout contenu exclusif peut être considéré comme création d'information.

Reprendre une information parue sur Blue's News, Shack ou HLF, par contre, n'est en rien création. C'est de la réappropriation de contenu.

Réappropriation, interprétation, délires
La réappropriation de contenu, c'est vaste. Ça va du copier-coller intégral ou à peine modifié (le plus souvent sans source, tant qu'à faire) à une interprétation commentée de l'information (c'est un peu pompeux, mais NoFrag, c'est ça) en passant par une réécriture pour faire joli. C'est là que va se poser le problème de la source.

Pour de nombreux sites, le simple fait de reprendre une news ailleurs et de la réécrire un peu signifie que l'on en devient l'auteur. Si ça n'est pas fondamentalement faux (il y a bien eu modification, après tout), ça n'est pas totalement vrai non plus : l'information a une provenance et tout son contenu découle de cette provenance. Sans elle, nada. Et pourtant, la plupart des sites ne citent pas cette source, faisant comme s'ils inventaient l'information. Un peu comme si un dieu la leur pissait dans la tête.

Le plus comique, c'est que ça frappe toutes les sources : que ça provienne d'un site web ou d'un éditeur, certains sites sortent l'info sans aucune référence, sans rien. Et pourtant, la source est souvent aussi importante que l'information, car elle permet d'accorder crédit ou non au contenu de l'information. Quand un magazine online reprend mot pour mot un communiqué de presse (mettons sur le dernier Medal of Honor) et parle du « jeu le plus réaliste du monde et de tous les temps » sans citer l'éditeur, ça passe pour une déclaration du magazine. Alors que ça vient directement de l'éditeur. Ridicule.

Tout aussi ridicule : certains sites (comme GenGamers, qui semble être décédé et sur lequel je peux donc taper en paix) considèrent qu'ils créent une info en linkant tout bêtement, sans réappropriation, vers un article rédigé par un autre site. Et ils réclament après qu'on les indique eux en source. Être la source d'une preview qui se trouve sur un site externe avec qui on n'a aucun rapport... il faut vraiment être un peu frappé pour en arriver là.


Et pourquoi je parle de tout ça au fait ? Sur NoFrag, le problème ne se pose pas trop : d'une part il nous arrive de créer parfois l'info (mais on suit rarement ce que ça devient ensuite et ça nous fait toujours bizarre de nous retrouver sur la home page d'un développeur) mais surtout on reprend pratiquement toutes nos news ailleurs : previews, interviews, downloads... on aurait du mal à prétendre que ça vient de nous :) Qui plus est, quand il s'agit d'une news générale mais visiblement créée par le site sur laquelle on la lit, on précise évidemment la source. À l'inverse, quand on voit une news générale présente sur tous les sites web de la Terre et de l'univers, on ne se fait pas chier à choisir une source parmi ces 40 000 sites.

Et donc, pourquoi en parler ? parce qu'après quatre ans passés à faire des news, je m'étonne toujours de voir des gens considérer inutile de préciser la source d'une information. Que certains considèrent même que mettre une source leur nuirait (toujours ce côté « l'information m'arrive directement dans la tête ») ou leur ferait perdre des lecteurs. C'est lame. Pour des professionnels, c'est même carrément pas terrible. Camarades journalistes totaux, indiquez vos sources, ffs !
8 commentaires, dernier de Loyus.

De la politique

Mardi 7 décembre 2004 à 21 h 27
Ambre. Le palais et ses abords sont remplis de cadavres. Dworkin erre, fou, dans la ville. Les mouches sont partout. Saryn a tué sa femme, Howard a tué son oncle. La belle robe de Flora est toute tachée de sang. La lutte pour le trône ne fait que commencer.

Sacerdoce

Lundi 6 décembre 2004 à 16 h 46
Plutôt que de travailler ou de faire tous ces articles que je devrais avoir écrit depuis des semaines, plutôt que d'aller à la fac, plutôt que de passer à la banque pour ma carte bleue, plutôt que de faire le ménage (et pourtant mon appart en a bien besoin) et plutôt que plein d'autres trucs (comme par exemple songer à comment je vais bien pouvoir réussir à tuer Arkanéon et Edra en un coup de magic bullet), je crois que je vais plutôt ne rien faire et attendre d'être rattrapé par tout ça. Eh, c'est que ne rien foutre, c'est un métier !

Je vais tout de même chercher quelques news pour égayer ce morne lundi de décembre : mettre à jour NoFrag, ce n'est pas un métier, c'est un sacerdoce.
3 commentaires, dernier de Ouamdu.

Todo, semaine 3

Mercredi 1er décembre 2004 à 20 h 44
Todo : on fera ce qu'on pourra.

Ah oui, j'aimerais bien aller jouer à Trackmania Sunrise demain, quand même. Et puis trouver le temps d'installer cette freebox que que j'ai enfin reçue. Enfin, dans les trucs urgents, y'a toujours la rédaction de mes papiers pour Ambre et la préparation des cours d'info (Access, ahah) que je donne aux jeunes filles en péril à la fac. Et faudrait ptet que je termine mes tests de The Moment of Silence et Worms Forts (j'espérais qu'ils seraient terminés pour hier soir, fou que je suis). Et puis faire quelques démarches pour la SARL. Discuter des features en cours de développement. Monter ce gigantesque plan média qui prend forme dans mon esprit. Songer au prochain video-test. Et dormir, putain, dormir.