The Yellow book (le blog de Neon_Regenesis)
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Juin 2008

Hordes - Humour des créateurs.

Dimanche 29 juin 2008 à 20 h 31
Je viens de remarquer cet objet que je n'avais jamais vu auparavant.



(A mettre en lien avec ça)
8 commentaires, dernier de Arkan.

Hordes - Seul au monde

Dimanche 15 juin 2008 à 13 h 18
Ce jeu est assez sympa, cliquez sur l'image pour avoir un apperçu.

J'ai passé quelques parties dessus et depuis, pas moyen de décrocher. Faites tourner vos IDs pour qu'on se mette dans la même ville.



Mais avant, je vais aller montrer à ces saletés qui je suis. Un fou.

83 commentaires, dernier de Haku.

Compression

Vendredi 6 juin 2008 à 23 h 11
« Vous êtes avec nous ? » me dit une voit criarde sortant d’une bouche ridée trônant au-dessus de deux mains de 54 ans jointes au-dessus de la poitrine.
J’ignore où j’étais avant. Je me souviens d’un appel auquel je n’ai pas répondu. Il m’a permit de voir l’heure, de voir qu’il était déjà midi. Encore une journée qui commence beaucoup trop tard, je vais devoir courir dans tous les sens pour rattraper ça –une fois de plus. Sans savoir comment, je me retrouve habillé et en train de marcher en cherchant désespérément quelque chose à écouter, une musique qui ne m’ennuiera pas trop. L’instant d’après, je suis dans cette salle noire où la fameuse voix s’adresse à moi.

« Oui, oui c’est bon. » Le film reprend, de quoi il parle d’ailleurs ? Ce n’est pas important parce je suis déjà en train de dire au-revoir, j’emporte mon sac et sans sentiments, sans vraiment rendre solennel le dernier cours de l’année, je m’en vais.

« Au revoir, bonne soirée. » Un type en costume me dit ça avec un grand sourire, il a l’air gentil mais sa manière insistante de me regarder me fait penser à deux choses. Il est homo ou alors il est obligé d’être agréable avec moi car il travaille dans ce fitness, probablement un propriétaire vu son costume Etro. Je cours sans avancer, ça fait 20 minutes que je cours à 10km/h sans avoir avancé d’un pouce. Les instants suivants ne sont que suites d’exercices, de coup d’œil sur l’écran plasma –Monfils est en train de perdre– ou de longues gorgées d’eau.
Le temps est vraiment minable, je suis épuisé pourtant je me rends dans un magasin. Un homme garde la porte, il est à l’intérieur, dos à moi et ne peut me voir. Je toc à la porte en m’amusant de la situation, aussitôt il se presse d’ouvrir la porte et me salue. Un autre homme très élégant en train de ficeler une grosse boîte orange avec un ruban brun me demande s’il peut m’aider.

« Vous pouvez aussi le porter en double-tour si vous le souhaitez. » Je suis assis, en train de regarder un objet dans ma main. L’homme élégant me propose de regarder les soldes en attendant qu'il soit emballé. Il est surpris de me voir redescendre quelques instants plus tard. Il n’y avait rien d’intéressant, en plus même à -60% les produits de ce magasin restent trop chers pour être achetés sur un coup de tête.

Me voilà en train de marcher sous cette foutue pluie qui dure depuis des semaines. J’ai acheté ma boîte, je peux rentrer chez moi. Dans le bus on m’aborde, des gens que je connais. Ils sont forts, ils m’ont reconnu malgré ma capuche sur la tête, peut-être je l’ai enlevée avant de rentrer dans le bus et c’est ainsi qu’ils ont pu voir mon visage, je ne me souviens pas du moment où je me suis découvert la tête, mais en sortant un « désolé », je remets ce bout de tissus blanc sur ma tête pour protéger ma coupe déjà fichue en l’air par le taux d’humidité et je marche jusqu’à chez moi. Je jette les boîtes sur le lit sans y faire attention et balance mes fringues dans une autre pièce.

Mon téléphone sonne, appel inconnu. J’ai en tête les quelques possibilités, celle que j’imagine est la bonne. Une voix américaine me demande ce que je fais ce soir, si j’ai des projets et si j’ai envie de sortir. Pas vraiment, j’avais prévu de rester chez moi et être en forme pour réviser demain, mais face à l’incroyable ennui que me procure cette immense maison vide, je décide de sortir. Ca sera l’occasion de faire prendre l’air au contenu des boîtes.

Demain probablement, réveil dans un nouvel endroit, avec sous la main une nouvelle texture de peau, aucun souvenir, un mauvais goût dans la bouche et de nouvelles marques sur le corps. Pourquoi les filles griffent-elles et font-elles des suçons, c’est une manière de marquer le territoire ? Une nana m’a répondu une fois « oui » en souriant. L’instant d’après j’étais chez moi, me promettant ne de plus sortir avant un moment. Et à chaque fois, 10 heures plus tard, mon cerveau abandonne et laisse mon corps vagabonder selon ses humeurs : j’ai faillit, je suis encore sorti alors que je devais bosser. Le problème, c’est qu’il n’y a aucune continuité là-dedans. En manque de sommeil, le temps se fait plus étrange, l’environnement semble laiteux et les gens semblables à des marionnettes, paraissent être à des kilomètres à tout moment, même quand ils me griffent le dos ou me hurlent dans les oreilles.


Il faut que je dorme, mais je n’y arrive pas.