Le train
Vendredi 11 février 2005 à 11 h 48
Le train est une fabuleuse invention, enfin, je trouve.
De par la joie que j'éprouve à défier les distances et les kilomètres les pieds posés sur de la soyeuse moquette et le dos agréablement cambré dans un siège confortable, je ne pouvais imaginer que ce moyen de transport deviendrait le théâtre d'une tragédie que mes nuits ne semblent avoir aucun désir de me faire oublier et que je me dois de coucher par écrit, le style un peu confus du fait du traumatisme encore prégnant.
Ce jour là, une fois assis à ma place, je dévisageais subrepticement mon camarade de rangée, juste pour savoir ce à coté de quoi j'allais passer quelques heures.
Première erreur : mon regard croisa le sien.
A cet instant, il me posa la question la plus improbable de la terre :
-C'est bien le train pour Agahon Ville ?
Si le but de la question était de me déstabiliser, ce fut réussi.
J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour les personnes qui montaient dans un train, à la place indiquée sur leur billet, à l'heure indiquée sur le billet, au quai indiquée par la centaine de panneaux de la gare et qui, une fois installés, leur affaires rangées demandaient autour d'eux, le regard un peu perdu si c'était le bon train. (Ce n'est certainement pas pire que ce couple qui avant de prendre l'Eurostar, c'est-à-dire, après avoir passé une bonne douane des familles, montrés leurs passeports, s'être fait contrôlés leurs bagages et que leurs billets aient été vérifiés me demandèrent si c'était bien le train pour Londres)
Deuxième erreur, un peu plus compréhensible celle là : Je répondais par l'affirmative.
Pour moi, ce n'est pas forcement un début convenable pour engager une conversation, pour lui si. Il entreprit ensuite tout un travail de sape en ce qui concernait cette pauvre Sncf qui selon lui était tout le temps en retard, ce qu'elle confirma en faisant partir le train 15 sec après l'heure indiquée.
S'en suivit une longue, longue conversation, enfin, un long monologue entrecoupée de petites questions polies auxquelles les réponses que je pouvais fournir n'intéressaient nullement mon interlocuteur.
Je cherchais le salut dans le regard de tous les autres voyageurs mais tous refusaient de le croiser, comme si j'étais un pestiféré, ils savaient que j'étais tombé dans une spirale infernale de laquelle j'allais devoir me sortir seul et qu'il était hors de question pour eux que je les entraîne avec moi ou qu'ils me soient d'une quelconque utilité.
J'encaissais et continuais à essayer de faire semblant de m'intéresser à ce que me disait mon interlocuteur malgré les cris stridents d'un mome à qui sa maman semblait manquer beaucoup mais qui me vrillait les tympans avec pour conséquence immédiate de me les briser menues. (Après une injonction destinée à le calmer d'une véhémence si molle qu'on aurait pu faire un nœud avec, j'appris qu'il s'appelait Octave)
A un moment plus calme que les autres, j'essayais de mettre des écouteurs dans mes oreilles et de m'enfermer dans un univers musical qui aurait normalement découragé n'importe qui.
Pas lui.
Après une minute de musique, tandis que je me décontractais et battait négligemment du pied, ses lèvres esquissèrent manifestement en ma direction des mots : il me parlait.
Ce qu'il me dit, je m'en souviens plus, j'en garde juste un goût d'inutile et un sentiment d'infini. Je réitérai plusieurs fois l'isolement musical mais à chaque fois, il déjoua mes pièges.
Soudain, mon téléphone sonna, je me surpris à lui demander du regard si je pouvais décrocher puis je me repris.
Une fois la conversation (trop vite) terminée, il m'apostropha (comme dans mes pires cauchemars j'aurais pu le deviner)
-Wow, elle gère ta sonnerie, c'est quoi comme modèle ?
Sur ces considérations et après que je lui ai montré mon téléphone, il sortit un concombre d'un emballage en aluminium et m'ignora totalement tandis qu'il le mangeait goulûment.
J'en restais comme deux ronds de flancs et tentais une introspection salvatrice qui aurait du me permettre de savoir si j'étais en enfer ou pas mais il la perturba en re-engageant la conversation sur un sujet à la con dont personne, pas même une employée de la poste durant sa pause déjeuner, n'aurait eu que faire.
J'avais beaucoup de mal à me concentrer sur ce qu'il me disait, d'autant que j'essayais juste d'afficher une mine intéressée et que ça mobilisait pas mal mon contrôle des muscles faciaux, puisque le petit Octave depuis le siège de derrière et surélevé par le biais de je ne sais quels genoux pervers avait entreprit de baver généreusement sur mes cheveux.
Plus tard, alors que je sentais mon cerveau chauffer à une température qu'à vu de nez je trouvais louche, Octave courrait à perdre haleine dans le couloir sans aucun but particulier. J'en ai un peu honte maintenant mais ma jambe empiéta légèrement sur sa trajectoire (je souffre beaucoup du manque de place en train, je suis un homme d'espace moi, je me sens à l'étroit dans un champ et je souffre de claustrophobie dés que je passe une porte) et Octave tomba avec toute la générosité qui caractérise les gamelles de gosse en poussant un petit cri que je trouvais charmant. La personne en charge de veiller qu'il ne tire pas le signal d'urgence et qu'il ne s'insère pas de trucs dans les narines se mit à le plaindre tout en le serrant fort contre elle, je me sentais alors l'âme d'un grand conspirateur à l'impunité imperturbable et j'imagine que je découvrais un rictus machiavélique dont tout psy se serrait inquiété.
Malgré cet intermède, rien n'empêchait mon camarade de déblatérer sans s'arrêter. Il ouvrait à ce moment le 56ème dossier du voyage : Culture générale et nouvelles technologies. Il était visiblement un pro de l'internet. Il voulait potentiellement se lancer dans la création de site Internet qui selon lui à l'heure actuelle n'étaient pas assez clairs et interactifs, je tentais au départ de lui dire qu'on y trouvait de tout, que certains étaient super bien foutus et d'autres sentaient un peu le pâté et que le marché débordait déjà d'entreprises compétentes ou non, je tentais une comparaison avec les plombiers mais le sentait perdu dés que j'abordais des trucs techniques comme la colonne d'eau ou les pompes à caca. Je passais alors stratégiquement au mode " Acquiescement systématique " et mettait mon sens critique en veille, laissant passer quelques énormités qui me firent dresser quelques poils pubiens.
-J'aime pas les voyages en train me confia t-il après un silence qui fut peut être gênant pour lui mais salvateur pour moi.
Que peut on répondre à cela ? Rien me direz vous. On peut juste se contenter de hocher tristement la tête, paraître compatissant à la limite ou lever les bras au ciel et demander à dieu, le visage couvert de larmes pourquoi être assis pendant plusieurs heures dans un wagon peut paraître de temps en temps un peu chiant (si l'on est démonstratif).
Mais non.
Moi, j'ai osé dire que c'était pas si terrible que ça, qu'il suffisait de d'occuper tout seul.
Mais il semblait ne pas être d'accord, c'est-à-dire qu'en plus d'empiéter sur mon espace vital et me forcer à l'écouter, il s'ennuyait encore.
Toute ma souffrance n'avait donc aucun but.
L'accoudoir central devint un enjeu majeur, silencieux.
Au départ, je squattais ce dernier avec mon bras et quelques fois, je le sentais vouloir poser son coude à cet emplacement. Moi, je suis pas chien habituellement mais lui, là, je voulais pas lui faire de cadeau. Mon bras devint alors inamovible, fermement posé sans qu'aucune possibilité de transiger ne soit envisageable pour tout bras mou qui aurait voulu partager l'espace du mien. A un moment, ma vigilance se relâcha et ma main gauche vint soulager la façade Est de mon nez qui me démangeait, il en profita bien évidemment pour prendre possession de l'accoudoir. Son regard était vide, fixant le dossier devant lui beaucoup trop innocemment.
Je ruminais une vengeance terrible et sanglante puis décidait que c'était pas si grave.
Jusqu'à ce je jette un papier que je trouvais dans ma poche et le mette dans la poubelle de son coté, ce qui le fit se décaler un peu et libérer le sacro saint accoudoir.
Victoire !
Une fois le bras en place, je trouvais dans le dossier en face un sujet d'attention extraordinaire.
L'accoudoir changea encore quelques fois de propriétaire sans qu'une seule fois il n'entre dans la " conversation ".
Quelques palabres d'une platitude comparable à celle de l'encéphalogramme d'une tortue marine décapitée plus tard, il se leva pour aller vers les toilettes. Je le suivais.
Je bloquais la porte des toilettes juste avant qu'il ne la ferme, me jetais dans la petite cabine exiguë et le plaquait sauvagement contre la cloison.
(Là comme ça, j'ai l'impression d'écrire une scène pour un roman à l'eau de rose gay mais ne vous y fiez pas, continuez je vous prie)
-Qu'est ce que tu veux à la fin, bordel ?
Il affecta un air indigné et paniqué.
-Mais enfin, de quoi tu parles ?
-Ne ment pas, salopard, tu as été trop loin pour que je laisse passer ça. Tu as été trop gourmand.
-Mais..je…
Je le regardais dans les yeux quelques secondes.
Il essaya de garder un air digne, se détacha de mon emprise d'un geste large et remit son pull en forme.
-Bon, excuse moi.
-J'espère ne pas avoir à te trouver sur mon chemin de nouveau, je serai moins magnanime.
Je bluffai bien entendu, j'aurai été incapable de lui faire le moindre mal ou même de le dénoncer.
De retour à ma place, après que mon camarade ait pris ses affaires et ait quitté le wagon, je me demandais encore et toujours pourquoi les droïdes prenaient un tel plaisir à faire chier les êtres humains.
De par la joie que j'éprouve à défier les distances et les kilomètres les pieds posés sur de la soyeuse moquette et le dos agréablement cambré dans un siège confortable, je ne pouvais imaginer que ce moyen de transport deviendrait le théâtre d'une tragédie que mes nuits ne semblent avoir aucun désir de me faire oublier et que je me dois de coucher par écrit, le style un peu confus du fait du traumatisme encore prégnant.
Ce jour là, une fois assis à ma place, je dévisageais subrepticement mon camarade de rangée, juste pour savoir ce à coté de quoi j'allais passer quelques heures.
Première erreur : mon regard croisa le sien.
A cet instant, il me posa la question la plus improbable de la terre :
-C'est bien le train pour Agahon Ville ?
Si le but de la question était de me déstabiliser, ce fut réussi.
J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour les personnes qui montaient dans un train, à la place indiquée sur leur billet, à l'heure indiquée sur le billet, au quai indiquée par la centaine de panneaux de la gare et qui, une fois installés, leur affaires rangées demandaient autour d'eux, le regard un peu perdu si c'était le bon train. (Ce n'est certainement pas pire que ce couple qui avant de prendre l'Eurostar, c'est-à-dire, après avoir passé une bonne douane des familles, montrés leurs passeports, s'être fait contrôlés leurs bagages et que leurs billets aient été vérifiés me demandèrent si c'était bien le train pour Londres)
Deuxième erreur, un peu plus compréhensible celle là : Je répondais par l'affirmative.
Pour moi, ce n'est pas forcement un début convenable pour engager une conversation, pour lui si. Il entreprit ensuite tout un travail de sape en ce qui concernait cette pauvre Sncf qui selon lui était tout le temps en retard, ce qu'elle confirma en faisant partir le train 15 sec après l'heure indiquée.
S'en suivit une longue, longue conversation, enfin, un long monologue entrecoupée de petites questions polies auxquelles les réponses que je pouvais fournir n'intéressaient nullement mon interlocuteur.
Je cherchais le salut dans le regard de tous les autres voyageurs mais tous refusaient de le croiser, comme si j'étais un pestiféré, ils savaient que j'étais tombé dans une spirale infernale de laquelle j'allais devoir me sortir seul et qu'il était hors de question pour eux que je les entraîne avec moi ou qu'ils me soient d'une quelconque utilité.
J'encaissais et continuais à essayer de faire semblant de m'intéresser à ce que me disait mon interlocuteur malgré les cris stridents d'un mome à qui sa maman semblait manquer beaucoup mais qui me vrillait les tympans avec pour conséquence immédiate de me les briser menues. (Après une injonction destinée à le calmer d'une véhémence si molle qu'on aurait pu faire un nœud avec, j'appris qu'il s'appelait Octave)
A un moment plus calme que les autres, j'essayais de mettre des écouteurs dans mes oreilles et de m'enfermer dans un univers musical qui aurait normalement découragé n'importe qui.
Pas lui.
Après une minute de musique, tandis que je me décontractais et battait négligemment du pied, ses lèvres esquissèrent manifestement en ma direction des mots : il me parlait.
Ce qu'il me dit, je m'en souviens plus, j'en garde juste un goût d'inutile et un sentiment d'infini. Je réitérai plusieurs fois l'isolement musical mais à chaque fois, il déjoua mes pièges.
Soudain, mon téléphone sonna, je me surpris à lui demander du regard si je pouvais décrocher puis je me repris.
Une fois la conversation (trop vite) terminée, il m'apostropha (comme dans mes pires cauchemars j'aurais pu le deviner)
-Wow, elle gère ta sonnerie, c'est quoi comme modèle ?
Sur ces considérations et après que je lui ai montré mon téléphone, il sortit un concombre d'un emballage en aluminium et m'ignora totalement tandis qu'il le mangeait goulûment.
J'en restais comme deux ronds de flancs et tentais une introspection salvatrice qui aurait du me permettre de savoir si j'étais en enfer ou pas mais il la perturba en re-engageant la conversation sur un sujet à la con dont personne, pas même une employée de la poste durant sa pause déjeuner, n'aurait eu que faire.
J'avais beaucoup de mal à me concentrer sur ce qu'il me disait, d'autant que j'essayais juste d'afficher une mine intéressée et que ça mobilisait pas mal mon contrôle des muscles faciaux, puisque le petit Octave depuis le siège de derrière et surélevé par le biais de je ne sais quels genoux pervers avait entreprit de baver généreusement sur mes cheveux.
Plus tard, alors que je sentais mon cerveau chauffer à une température qu'à vu de nez je trouvais louche, Octave courrait à perdre haleine dans le couloir sans aucun but particulier. J'en ai un peu honte maintenant mais ma jambe empiéta légèrement sur sa trajectoire (je souffre beaucoup du manque de place en train, je suis un homme d'espace moi, je me sens à l'étroit dans un champ et je souffre de claustrophobie dés que je passe une porte) et Octave tomba avec toute la générosité qui caractérise les gamelles de gosse en poussant un petit cri que je trouvais charmant. La personne en charge de veiller qu'il ne tire pas le signal d'urgence et qu'il ne s'insère pas de trucs dans les narines se mit à le plaindre tout en le serrant fort contre elle, je me sentais alors l'âme d'un grand conspirateur à l'impunité imperturbable et j'imagine que je découvrais un rictus machiavélique dont tout psy se serrait inquiété.
Malgré cet intermède, rien n'empêchait mon camarade de déblatérer sans s'arrêter. Il ouvrait à ce moment le 56ème dossier du voyage : Culture générale et nouvelles technologies. Il était visiblement un pro de l'internet. Il voulait potentiellement se lancer dans la création de site Internet qui selon lui à l'heure actuelle n'étaient pas assez clairs et interactifs, je tentais au départ de lui dire qu'on y trouvait de tout, que certains étaient super bien foutus et d'autres sentaient un peu le pâté et que le marché débordait déjà d'entreprises compétentes ou non, je tentais une comparaison avec les plombiers mais le sentait perdu dés que j'abordais des trucs techniques comme la colonne d'eau ou les pompes à caca. Je passais alors stratégiquement au mode " Acquiescement systématique " et mettait mon sens critique en veille, laissant passer quelques énormités qui me firent dresser quelques poils pubiens.
-J'aime pas les voyages en train me confia t-il après un silence qui fut peut être gênant pour lui mais salvateur pour moi.
Que peut on répondre à cela ? Rien me direz vous. On peut juste se contenter de hocher tristement la tête, paraître compatissant à la limite ou lever les bras au ciel et demander à dieu, le visage couvert de larmes pourquoi être assis pendant plusieurs heures dans un wagon peut paraître de temps en temps un peu chiant (si l'on est démonstratif).
Mais non.
Moi, j'ai osé dire que c'était pas si terrible que ça, qu'il suffisait de d'occuper tout seul.
Mais il semblait ne pas être d'accord, c'est-à-dire qu'en plus d'empiéter sur mon espace vital et me forcer à l'écouter, il s'ennuyait encore.
Toute ma souffrance n'avait donc aucun but.
L'accoudoir central devint un enjeu majeur, silencieux.
Au départ, je squattais ce dernier avec mon bras et quelques fois, je le sentais vouloir poser son coude à cet emplacement. Moi, je suis pas chien habituellement mais lui, là, je voulais pas lui faire de cadeau. Mon bras devint alors inamovible, fermement posé sans qu'aucune possibilité de transiger ne soit envisageable pour tout bras mou qui aurait voulu partager l'espace du mien. A un moment, ma vigilance se relâcha et ma main gauche vint soulager la façade Est de mon nez qui me démangeait, il en profita bien évidemment pour prendre possession de l'accoudoir. Son regard était vide, fixant le dossier devant lui beaucoup trop innocemment.
Je ruminais une vengeance terrible et sanglante puis décidait que c'était pas si grave.
Jusqu'à ce je jette un papier que je trouvais dans ma poche et le mette dans la poubelle de son coté, ce qui le fit se décaler un peu et libérer le sacro saint accoudoir.
Victoire !
Une fois le bras en place, je trouvais dans le dossier en face un sujet d'attention extraordinaire.
L'accoudoir changea encore quelques fois de propriétaire sans qu'une seule fois il n'entre dans la " conversation ".
Quelques palabres d'une platitude comparable à celle de l'encéphalogramme d'une tortue marine décapitée plus tard, il se leva pour aller vers les toilettes. Je le suivais.
Je bloquais la porte des toilettes juste avant qu'il ne la ferme, me jetais dans la petite cabine exiguë et le plaquait sauvagement contre la cloison.
(Là comme ça, j'ai l'impression d'écrire une scène pour un roman à l'eau de rose gay mais ne vous y fiez pas, continuez je vous prie)
-Qu'est ce que tu veux à la fin, bordel ?
Il affecta un air indigné et paniqué.
-Mais enfin, de quoi tu parles ?
-Ne ment pas, salopard, tu as été trop loin pour que je laisse passer ça. Tu as été trop gourmand.
-Mais..je…
Je le regardais dans les yeux quelques secondes.
Il essaya de garder un air digne, se détacha de mon emprise d'un geste large et remit son pull en forme.
-Bon, excuse moi.
-J'espère ne pas avoir à te trouver sur mon chemin de nouveau, je serai moins magnanime.
Je bluffai bien entendu, j'aurai été incapable de lui faire le moindre mal ou même de le dénoncer.
De retour à ma place, après que mon camarade ait pris ses affaires et ait quitté le wagon, je me demandais encore et toujours pourquoi les droïdes prenaient un tel plaisir à faire chier les êtres humains.