Manga. Comics. Processus. (le blog de K.Waldeck)
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Novembre 2008

Paradis Enfer Steampunk.

Jeudi 20 novembre 2008 à 21 h 48
Toujours de l'architecture. 2 heures pour le dessin de gauche. Un peu plus à droite.
Ca fait deux ans que je tente de dessiner des maisons dans le style du dessin de gauche. Il faut dire qu'Iron Man m'a tuer.
Le paradis et l'enfer :



Le site CGTalk organise un concours autour du Steampunk. 220 000 $ de prix divers et variés fournis par les sponsors. Vu le niveau à chaque concours, j'ai de fortes chances d'arriver dernier et comme CGTalk est un site ellististe, je n'aurais pas de prix. Mais ça va m'obliger à travailler une illustration en étant le plus rigoureux possible.
Je ne connais rien au Steampunk. Le seul Film Steampunk que j'ai vu, c'est La Boussole d'Or. Je n'y connais donc vraiment rien.
J'ai donc listé tous les trucs steampunk qui me passaient par la tête : Jules Vernes (évidemment), James West, la guerre de secession (avec ses cuirassés à grosses vis et ses dirigeables), Napoléon III, la tour Eifel, Segolène Royal ,Arcanum, La Ligue des gentlemen extraordinaires, Steamboy, mon ballon d'eau chaude ainsi que la station de métro Arts et Métier.

Ca y est, j'ai trouvé. Je vais dessnier des gens qui montent et descendent du métro à la station Arts et Métiers.

Des dessins

Mercredi 5 novembre 2008 à 14 h 45
Vous allez me dire que ça manque de mises en scène, de trucs funs et de Groucho Marx mais ça va venir. C'est la première partie des trucs sur lesquels j'ai bossé ces derniers mois.
Le couple sur décor vert est un paint over d'une photo de Shakespeare in Love que j'ai transformé au fur et à mesure. Les deux rousses vers la fin sont inspirées d'une photo de David Lachcapelle. J'adorais la palette et le cadre.






















14 commentaires, dernier de Davlin.

Quantum of spoilers

Dimanche 2 novembre 2008 à 19 h 48
Après une courte et confuse poursuite en voiture dans les environs de Sienne, en Italie, commence le très beau générique : Des silhouettes de femmes nues et une chanson interprétée par Alicia Keys et Jack White.
Piano, guitares saturées et progression harmonique typiques des chansons des Whites Stripes doublés par des envolées de cuivres à la John Barry .Ca commence fort (ça rattrape la scène d'intro ultra classique).
Bond a mis la main sur le chef des méchants de l'épisode précédent mais une taupe intervient au moment de l'interrogatoire. Suit la meilleure scène d'action du film, une poursuite qui se termine sur les échafaudages d'une église en travaux. C'est pas non plus transcendant.

Retour à Londres, au QG du MI6 où l'on va nous faire part d'une histoire de billets de banque qui permettent de remonter une piste jusqu'à Haïti. J'avoue être toujours un peu largué au moment d'une
scène comme ça mais c'est un passage obligé. Il s'agit de faire le lien entre les séquences précédentes et le road movie de James Bond qui commence vraiment ici.

A Haïti, une scène d'action avec la piste en question décalquée sur le combat de Jason Bourne à Tanger. C' est pratique. Le montage épileptique permet de filmer les acteurs sans une préparation de trois jours et sans faire venir le chorégraphe de Matrix. On travaille à l'économie.
Arrive la James Bond Girl, une métisse aux couleurs locales interprétée par l'actrice ukrainienne Olga Kurylenko .

Après une nouvelle poursuite, on en arrive au grand méchant de l'épisode, le terrible, le terrifiant, le méphitique Dominic Greene interprété par (trompètes) Mathieu Amalric.
J'avais trouvé géniale l'idée de ce rôle à contre emploi (j'avais dit c'est trop génial ) . Imaginez Sean Connery affrontant un dr No incarné par Jean Pierre Léau. Et bien là c'est pareil. Sauf que c'est pas pareil. C'est raté.
Dominic Grenne possède à peu près autant d'envergure qu' Ismael dans Roi et Reine.
Lors de sa première apparition, on le voit en train de lire un bloc note, sans doute de la comptabilité, entouré de son seul garde du corps.
Pas de base secrète. Peu d'hommes de main . On n'avait jamais vu un bad guy aussi médiocre.
Qu 'en est-il de son plan pour conquérir le monde? Grenne a fait construire des barrages souterrains en Bolovie pour contrôler 60% de l'eau du pays (même pas 100%) après un coup d'état qu'il aura soutenu (on se demande comment).

La scène où Bond se rend compte du danger qui plane sur les Boliviens aurait pu être une belle séquence. Si le film avait été tourné par Terence Young (Opération Tonerre) on aurait eu d'immenses lacs souterrains aux reflets bleutés dans lesquels l'espion anglais et Olga l'haitienne (ou la bolivienne) se seraient perdus . Dans Quantum Of Solace, c'est devant un tuyau surmonté d'une valve qu'on a la révélation.

Je passe sur le retour en Italie pour embarquer Matisse dans son périple et sur la séquence dans l'Opéra de Vienne sensée donner un peu d'envergure à Dominic Grenne.

Tout ceci est très décevant.
Surtout quand on sait que le film a couté 230 millions de dollars, soit 50 millions de plus que la trilogie du Seigneur des Anneaux.
Alors je dis juste rendez l'argent parce que ça s'est vu.

Sinon, James Bond va mal. Il ne se remet pas de la mort de Vesper Lynd mais va peu à peu émerger, notament grâce à sa nouvelle maman qui sait aussi se comporter en père quand il le faut.



L'affiche du film :

Ce plan n'existe pas. On reconnaît la scène où les deux persos sortent de la caverne mais à aucun moment ils ne sont filmés sous cet angle. Dans cette séquence, Bond n'est pas armé.
Le batiment qui brûle au fond est l'hôtel de la fin du film.