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Mars 2008
Voyage en Europe : step one.
Samedi 29 mars 2008 à 21 h 22
Bon allez, je me lance, je parle de moi.
Vous le savez tous : c'est le printemps. Il commence à faire beau, tout ça... Donc forcément, quand on vous parle de thermodynamique statistique ou du stockage embarqué de l'hydrogène, vous en avez rien à foutre et vous pensez aux vacances, aux vraies vacances : celles d'été.
Cette fois-ci, avec des potes, on a décidé de se faire un voyage en Europe. Europe du Nord/Centre (Allemagne/Pays-Bas/République Tchèque/Danemark puis la Grande Bretagne et l'Irlande). On commence à organiser ça, ça va, c'est pas trop galère. Je suis parti en Inde avec ma copine l'année dernière, c'était une toute autre organisation.
Déjà, il y a des trains partout (attention pdf !), et une super carte InterRail. Qui dit voyage en Europe, dit donc voyage en train. C'est pour ça que j'ai acheté, ça :

Notre budget vient donc d'exploser. Mais bon, comme j'ai déjà l'autre et qu'il est vraiment bien foutu et complet (et qu'on ne rencontre pas que des français avec, comme avec le GDR)...
Bon, maintenant, il se pose la grande question du où on dort ?. Le mieux, ça reste la bonne vieille auberge de jeunesse, surtout pour faire connaissance avec-des-gens-du-monde-entier. Mais est-ce qu'il faut réserver ? Ça reste la grosse inconnue, et ça ferait chier qu'on ait à le faire puisque l'on aura aucun véritable planning. Va falloir que l'on résolve ça...
Bon, maintenant, il nous reste plus qu'à se faire un itinéraire grossier, histoire de savoir dans quel train monter à la gare de Bordeaux.
Vous avez déjà voyagé en Europe (moi, très peu) ? Vous connaissez/habitez des villes sympa auxquelles on ne pense pas forcément (parce qu'à part les capitales et les clubs de foot...) ?
Ben dîtes-le. :)
Vous le savez tous : c'est le printemps. Il commence à faire beau, tout ça... Donc forcément, quand on vous parle de thermodynamique statistique ou du stockage embarqué de l'hydrogène, vous en avez rien à foutre et vous pensez aux vacances, aux vraies vacances : celles d'été.
Cette fois-ci, avec des potes, on a décidé de se faire un voyage en Europe. Europe du Nord/Centre (Allemagne/Pays-Bas/République Tchèque/Danemark puis la Grande Bretagne et l'Irlande). On commence à organiser ça, ça va, c'est pas trop galère. Je suis parti en Inde avec ma copine l'année dernière, c'était une toute autre organisation.
Déjà, il y a des trains partout (attention pdf !), et une super carte InterRail. Qui dit voyage en Europe, dit donc voyage en train. C'est pour ça que j'ai acheté, ça :

Notre budget vient donc d'exploser. Mais bon, comme j'ai déjà l'autre et qu'il est vraiment bien foutu et complet (et qu'on ne rencontre pas que des français avec, comme avec le GDR)...
Bon, maintenant, il se pose la grande question du où on dort ?. Le mieux, ça reste la bonne vieille auberge de jeunesse, surtout pour faire connaissance avec-des-gens-du-monde-entier. Mais est-ce qu'il faut réserver ? Ça reste la grosse inconnue, et ça ferait chier qu'on ait à le faire puisque l'on aura aucun véritable planning. Va falloir que l'on résolve ça...
Bon, maintenant, il nous reste plus qu'à se faire un itinéraire grossier, histoire de savoir dans quel train monter à la gare de Bordeaux.
Vous avez déjà voyagé en Europe (moi, très peu) ? Vous connaissez/habitez des villes sympa auxquelles on ne pense pas forcément (parce qu'à part les capitales et les clubs de foot...) ?
Ben dîtes-le. :)
17 commentaires, dernier de Jazz_JackRabbit.
They know more than you think.
Dimanche 23 mars 2008 à 14 h 04
Je vous parlais récemment des vides juridiques que connaissent aujourd'hui la plupart des pays à propos des libertés individuelles (principalement celui du respect de la vie privée) dans nos sociétés de l'information. Je vous conseille d'ailleurs de lire un livre assez intéressant sur le sujet, l'auteur a été interviewé ici.
Si je vous en reparle, c'est parce que le New York Times vient d'écrire un article dessus à l'occasion de la publication d'une étude def comScore sur le respect de la vie privée de l'internaute sur Internet. Celle-ci est intéressante parce qu'elle compare les différents gros sites du web sur le nombre de fois que données sont collectées par mois pour un visiteur. Comme je suis super sympa, voilà un scan (moche) des résultats.

Non content d'aider le gouvernement chinois à traquer les dissidents, Yahoo est le grand vainqueur ! Bravo.
En fait, ces données collectées sont principalement utilisées pour proposer des publicités en accord avec les goûts et les habitudes du public. Public qui s'en fou un peu beaucoup parce que, selon des "privacy experts", cette collecte d'information est totalement invisible. Les compagnies du Web se défendent bien entendu en affirmant que c'est un bien pour le consommateur (qui n'est plus dès lors, un visiteur. Nuance.), ce qui n'est pas forcément faux si on a la même logique qu'eux.
Aujourd'hui, celles-ci savent plus de choses à propos des gens que jamais auparavant. Ce phénomène s'est d'autant plus accéléré que les grosses firmes comme Microsoft ou Yahoo ont acheté de nombreuses autres petites compagnies pour étendre leur champ d'action. Yahoo par exemple a à peu près 1.700 possibilités pour collecter des informations ailleurs que chez lui, dont eBay.
L'idée générale de tout ça est que plus vous avez des informations sur qui navigue sur le net, mieux vous pourrez le faire consommer. Autant proposer de la nourriture pour chien pour ceux qui ont des chiens, en gros.
Bon sinon, ça va. Je suis 3ème de ma prépa alors que je passe beaucoup trop de temps à ne pas bosser (TF2, internet, cinéma...). Faut dire que j'ai pas trop besoin de bosser en physique et en maths. Reste la chimie...
Ah oui, en parlant de films, j'ai vu pas mal de films que l'on m'avait conseillé, donc Warriors : L'impossible mission (merci Poirette). C'est vraiment un super film. Je crois que ces critiques disent un peu tout ce qu'il faut dire. J'ai également lu le bouquin de Matt Mason, c'est vraiment intéressant et assez facile à lire. Je trouve tout de même que certains passages manquent de signification réelle, ça fait un peu anecdotique.
Si je vous en reparle, c'est parce que le New York Times vient d'écrire un article dessus à l'occasion de la publication d'une étude def comScore sur le respect de la vie privée de l'internaute sur Internet. Celle-ci est intéressante parce qu'elle compare les différents gros sites du web sur le nombre de fois que données sont collectées par mois pour un visiteur. Comme je suis super sympa, voilà un scan (moche) des résultats.

Non content d'aider le gouvernement chinois à traquer les dissidents, Yahoo est le grand vainqueur ! Bravo.
En fait, ces données collectées sont principalement utilisées pour proposer des publicités en accord avec les goûts et les habitudes du public. Public qui s'en fou un peu beaucoup parce que, selon des "privacy experts", cette collecte d'information est totalement invisible. Les compagnies du Web se défendent bien entendu en affirmant que c'est un bien pour le consommateur (qui n'est plus dès lors, un visiteur. Nuance.), ce qui n'est pas forcément faux si on a la même logique qu'eux.
Aujourd'hui, celles-ci savent plus de choses à propos des gens que jamais auparavant. Ce phénomène s'est d'autant plus accéléré que les grosses firmes comme Microsoft ou Yahoo ont acheté de nombreuses autres petites compagnies pour étendre leur champ d'action. Yahoo par exemple a à peu près 1.700 possibilités pour collecter des informations ailleurs que chez lui, dont eBay.
L'idée générale de tout ça est que plus vous avez des informations sur qui navigue sur le net, mieux vous pourrez le faire consommer. Autant proposer de la nourriture pour chien pour ceux qui ont des chiens, en gros.
Bon sinon, ça va. Je suis 3ème de ma prépa alors que je passe beaucoup trop de temps à ne pas bosser (TF2, internet, cinéma...). Faut dire que j'ai pas trop besoin de bosser en physique et en maths. Reste la chimie...
Ah oui, en parlant de films, j'ai vu pas mal de films que l'on m'avait conseillé, donc Warriors : L'impossible mission (merci Poirette). C'est vraiment un super film. Je crois que ces critiques disent un peu tout ce qu'il faut dire. J'ai également lu le bouquin de Matt Mason, c'est vraiment intéressant et assez facile à lire. Je trouve tout de même que certains passages manquent de signification réelle, ça fait un peu anecdotique.
4 commentaires, dernier de Jazz_JackRabbit.
1984
Mercredi 5 mars 2008 à 19 h 34
Inspiré du Canard Enchaîné de cet semaine...
Vous le savez tous : des mouchards enregistrent les sites que vous visitez ou les mots que vous tapez le plus souvent et ce, sans que vous en ayez toujours conscience. Vous connaissez certainement leur nom : les cookies. Vingt-quatre ans après 1984 d'Orwell, Big Brother est bien arrivé.
Mais qui réalise le crime ? Car si un petit site propose un cookie pour retenir vos identifiant, personne ne va se plaindre... En revanche, lorsque les moteurs de recherche savent tout sur les goûts de leurs clients, cela devient inquiétant. En effet, il est impossible d'échapper à ces géants du Net. Vous le savez mieux que moi. Les moteurs de recherche (Google et Yahoo! principalement) ont une audience mondiale et, de ce fait, peuvent vendre aux annonceurs de précieuses indications sur les centres d'intérêts. Idéal pour qui veut toucher un public précis. Google a par exemple acquis récemment Doubleclick, l'une des plus grosses régies publicitaires de l'Internet. La firme californienne a également passé un accord avec le français Publicis, 4ème groupe mondial de communication. Le but est clairement de "partager les connaissances que Google a sur les personnes", selon Publicis.
Oh, les plus pragmatiques d'entre nous répliquerons que c'est pour notre bien : une publicité ciblée permet d'intéresser le public, et donc de lui présenter ce qu'il a vraiment envie de recevoir.
Toutefois, cela n'intéresse pas seulement les publicitaires... Les policiers sont pas loin !
Le problème est toujours le même. Comment garantir que ces informations ne seront pas un jour utilisées par des pouvoirs plus ou moins intentionnés ? On a tous en tête Yahoo! qui a aidé les autorités chinoises à arrêter un journaliste, condamné par la suite à 10 ans de prison... Les députés de Bruxelles se sont saisis de la question le 21 Janvier et avouent qu'il n'existe "aucune législation européenne permettant de garantir que l'information sur les comportements à des fins publicitaires ne soit utilisée pour d'autres buts".
Premier problème : l'adresse IP doit-elle être considérée comme une donnée personnelle ? En France, la situation est floue. Si la CNIL avait l'avait classée dans les données personnelles, la cour d'appel de Paris a rendu deux jugements contraires. La suite dans les prochains épisodes, la CNIL a déposé un pourvoi devant la cour de cassation.
La CNIL et ses homologues se sont en tout cas réunies au sein d'un groupe de travail. Elles planchent sur les moteurs de recherche justement. La suite en Avril.
Google, conscient du problème, essaye de rassurer les foules. Ne voulant pas être diabolisé comme Microsoft l'est, la société américaine plaide, elle aussi, pour la mise en place de standards internationaux dans la protection des données. Toutefois, que ferait l'entreprise si la CIA lui réclamait, dans le cadre d'une enquête contre-terroriste, des données sur des internautes européens ?
"Il s'agit de bien faire comprendre aux Américains qu'il y a des principes qui s'appliquent sur le Vieux Contient", conclut Yann Padova, de la CNIL.
Principes qui résisteraient à la mondialisation...
Bref, sortez couvert.
Vous le savez tous : des mouchards enregistrent les sites que vous visitez ou les mots que vous tapez le plus souvent et ce, sans que vous en ayez toujours conscience. Vous connaissez certainement leur nom : les cookies. Vingt-quatre ans après 1984 d'Orwell, Big Brother est bien arrivé.
Mais qui réalise le crime ? Car si un petit site propose un cookie pour retenir vos identifiant, personne ne va se plaindre... En revanche, lorsque les moteurs de recherche savent tout sur les goûts de leurs clients, cela devient inquiétant. En effet, il est impossible d'échapper à ces géants du Net. Vous le savez mieux que moi. Les moteurs de recherche (Google et Yahoo! principalement) ont une audience mondiale et, de ce fait, peuvent vendre aux annonceurs de précieuses indications sur les centres d'intérêts. Idéal pour qui veut toucher un public précis. Google a par exemple acquis récemment Doubleclick, l'une des plus grosses régies publicitaires de l'Internet. La firme californienne a également passé un accord avec le français Publicis, 4ème groupe mondial de communication. Le but est clairement de "partager les connaissances que Google a sur les personnes", selon Publicis.
Oh, les plus pragmatiques d'entre nous répliquerons que c'est pour notre bien : une publicité ciblée permet d'intéresser le public, et donc de lui présenter ce qu'il a vraiment envie de recevoir.
Toutefois, cela n'intéresse pas seulement les publicitaires... Les policiers sont pas loin !
Le problème est toujours le même. Comment garantir que ces informations ne seront pas un jour utilisées par des pouvoirs plus ou moins intentionnés ? On a tous en tête Yahoo! qui a aidé les autorités chinoises à arrêter un journaliste, condamné par la suite à 10 ans de prison... Les députés de Bruxelles se sont saisis de la question le 21 Janvier et avouent qu'il n'existe "aucune législation européenne permettant de garantir que l'information sur les comportements à des fins publicitaires ne soit utilisée pour d'autres buts".
Premier problème : l'adresse IP doit-elle être considérée comme une donnée personnelle ? En France, la situation est floue. Si la CNIL avait l'avait classée dans les données personnelles, la cour d'appel de Paris a rendu deux jugements contraires. La suite dans les prochains épisodes, la CNIL a déposé un pourvoi devant la cour de cassation.
La CNIL et ses homologues se sont en tout cas réunies au sein d'un groupe de travail. Elles planchent sur les moteurs de recherche justement. La suite en Avril.
Google, conscient du problème, essaye de rassurer les foules. Ne voulant pas être diabolisé comme Microsoft l'est, la société américaine plaide, elle aussi, pour la mise en place de standards internationaux dans la protection des données. Toutefois, que ferait l'entreprise si la CIA lui réclamait, dans le cadre d'une enquête contre-terroriste, des données sur des internautes européens ?
"Il s'agit de bien faire comprendre aux Américains qu'il y a des principes qui s'appliquent sur le Vieux Contient", conclut Yann Padova, de la CNIL.
Principes qui résisteraient à la mondialisation...
Bref, sortez couvert.
12 commentaires, dernier de Jazz_JackRabbit.
P.J. Harvey
Dimanche 2 mars 2008 à 22 h 20
Il y a trois musiciens qui ont réellement compté dans ma vie : E (du groupe Eels), Bob Dylan et Polly Jean Harvey.
S'il fallait que je n'en retienne que 3, ce serait ceux-là.
J'avais simplement envie de vous parler de P.J..
Elle est née en Angleterre, je ne sais plus où exactement. Le paysage y est vaste, les landes imposantes, bordées par la mer. La campagne anglaise, celle qui n'a pas totalement oublié ses superstitions, encore proche de la nature. Cadre propice à des activités solitaires, surtout pour une petite fille timide. Elle se plonge dans la littérature et dans la collection de disques de son père. Son écrivain préféré est aujourd'hui William Burroughs mais à l'époque, elle lisait principalement les contes d’Andersen et des frères Grimm. La Bible aussi. Côté musique, elle aime principalement Bob Dylan (comme quoi...) et Captain Beefheart. Ses parents la pousse à apprendre à jouer du saxophone, son premier instrument. Elle apprendra ensuite la guitare acoustique.
La musique a été, de son propre aveu, un échappatoire face à ses tourments d'adolescentes.
Elle commencera à approcher le monde de la musique en 1987. Elle intègre Automatic Dlamini en temps que choriste, un groupe composé de Ichiro Tatsuhara, de Ben Groenevelt, de John Parish et de Jeremy Hogg. Sa toute première composition enregistrée professionnellement sera Heaven, en 1989. Cela lui permet enfin de se décider : Polly se lance peu après, elle forme son propre groupe. Le batteur Rob Ellis et le bassiste Steven Vaughan la suivent dans le groupe qui s'appellera sobrement PJ Harvey.
A l'époque, on écoutait principalement de la pop soignée, tirant un peu sur le folk. La musique de PJ est elle un rock old school cru, violent, puissant. On dirait du blues, du punk, du grunge. Mais c'en est pas. Elle sort son premier single en 91 : Dress. Ça parle des déboires d’une jeune fille aux prises avec sa robe de soirée. Marrant pour une fille qui chante en veste en cuir, jeans et Doc Martens.
Le succès est immédiat, malgré la brutalité musicale. La seconde chanson du single, Dry fait également son effet.
P.J. Harvey est donc lancée, elle sort la même année son album Dry. C'est fini pour les présentations.

Son style est là, et il restera là. Aucun effet sur le son ou la voix. De la sauvagerie aux formes du blues. C'est le premier album que j'ai écouté d'elle, jamais je me remettrai de ce moment là. Oh My Lover, Plants And Rags, Water, Dress, Victory…
Je sais qu'à l'heure du web, vous pouvez les écouter une à une tout en lisant d'autres choses. Mais ce serait négliger l'intensité, la puissance de ces chansons.
D'autres albums, elle en sortira. Rid Of Me. Toujours autant de blues, toujours autant de sexualité.
I’m gonna twist your head off, see
’Till you say don’t you wish you never, never met her
Une tournée, son groupe se dissout, elle sort d'autres albums. 4-Track Demos, duo avec Björk, rencontre avec le producteur de NiN...
Je passe rapidement pour arriver à To Bring You My Love. Je me souviens encore où je l'ai découvert. C'est chez un disquaire, Total Heaven pour les bordelais, ça a été l'un de mes plus gros chocs de ma vie...
La production et le mixage sont signés Flood.

Ce disque est éprouvant à l'écoute tant l’atmosphère des différents morceaux varie, et tant le mixage flirte avec les extrêmes. C'est d'une violence et d'une intensité rare. To Bring You My Love, Working For The Man, Down By The Water, I Think I’m A Mother, Telco sont particulièrement oppressants. To Bring You My Love est le disque de PJ Harvey le plus émouvant, le plus riche, le plus abouti. Des titres comme C'mon Billy et Send His Love To Me montrent toute l'étendue de P.J. Harvey.
Et putain, j'arrive pas à me remettre de The Dancer.
Il résume tout l'album. La voix montre ce fanatisme amoureux mais aussi une profonde tristesse, éclatant lors du pont en cris orgasmiques. Le rythme, les métaphores utilisées dans le texte, la guitare & l'orgue...
L'amour, l'espoir, la peine, l'amertume.
Extraits :
He came dressed in black with a cross bearing my name
He came bathed in light and the splendor and glory
I can’t believe what the lord has finally sent me
He said laugh a while, i can make your heart feel
He said fly with me, touch the face of the true god
And then cry with joy at the depth of my love
Cause i’ve cried days. i’ve cried nights
For the lord just to send me up some sign
Is he near ? Is he far ?
Bring peace to my black and empty heart
My love will stay till the river bed runs dry
And my love lasts long as the sunshine blue sky
Là où ses premiers albums étaient principalement sexuels, celui-ci est plutôt sensuel. Mais comment pourrai-je le résumer en seul mot ?
Je vais m'arrêter là, sinon vous ne lirez jamais. Et si vous voulez l'écouter, ça en fera déjà pas mal.
Elle en a fait d'autres aussi, notamment un avec Nick Cave. Un autre avec John Parish. Elle sortira Is This Desire?, Stories from the City, Stories from the Sea, Uh Huh Her, The Peel Sessions 1991-2004 (du live) et enfin White Chalk en 2007.
Vous aurez certainement l'envie de fouiller par vous-même parmi sa discographie.
Vous connaissiez certainement déjà cette artiste, mais j'espère l'avoir faîte découvrir à certains.
Et puis, j'avais envie de le faire.
S'il fallait que je n'en retienne que 3, ce serait ceux-là.
J'avais simplement envie de vous parler de P.J..
Elle est née en Angleterre, je ne sais plus où exactement. Le paysage y est vaste, les landes imposantes, bordées par la mer. La campagne anglaise, celle qui n'a pas totalement oublié ses superstitions, encore proche de la nature. Cadre propice à des activités solitaires, surtout pour une petite fille timide. Elle se plonge dans la littérature et dans la collection de disques de son père. Son écrivain préféré est aujourd'hui William Burroughs mais à l'époque, elle lisait principalement les contes d’Andersen et des frères Grimm. La Bible aussi. Côté musique, elle aime principalement Bob Dylan (comme quoi...) et Captain Beefheart. Ses parents la pousse à apprendre à jouer du saxophone, son premier instrument. Elle apprendra ensuite la guitare acoustique.
La musique a été, de son propre aveu, un échappatoire face à ses tourments d'adolescentes.
Elle commencera à approcher le monde de la musique en 1987. Elle intègre Automatic Dlamini en temps que choriste, un groupe composé de Ichiro Tatsuhara, de Ben Groenevelt, de John Parish et de Jeremy Hogg. Sa toute première composition enregistrée professionnellement sera Heaven, en 1989. Cela lui permet enfin de se décider : Polly se lance peu après, elle forme son propre groupe. Le batteur Rob Ellis et le bassiste Steven Vaughan la suivent dans le groupe qui s'appellera sobrement PJ Harvey.
A l'époque, on écoutait principalement de la pop soignée, tirant un peu sur le folk. La musique de PJ est elle un rock old school cru, violent, puissant. On dirait du blues, du punk, du grunge. Mais c'en est pas. Elle sort son premier single en 91 : Dress. Ça parle des déboires d’une jeune fille aux prises avec sa robe de soirée. Marrant pour une fille qui chante en veste en cuir, jeans et Doc Martens.
Le succès est immédiat, malgré la brutalité musicale. La seconde chanson du single, Dry fait également son effet.
P.J. Harvey est donc lancée, elle sort la même année son album Dry. C'est fini pour les présentations.

Son style est là, et il restera là. Aucun effet sur le son ou la voix. De la sauvagerie aux formes du blues. C'est le premier album que j'ai écouté d'elle, jamais je me remettrai de ce moment là. Oh My Lover, Plants And Rags, Water, Dress, Victory…
Je sais qu'à l'heure du web, vous pouvez les écouter une à une tout en lisant d'autres choses. Mais ce serait négliger l'intensité, la puissance de ces chansons.
D'autres albums, elle en sortira. Rid Of Me. Toujours autant de blues, toujours autant de sexualité.
I’m gonna twist your head off, see
’Till you say don’t you wish you never, never met her
Une tournée, son groupe se dissout, elle sort d'autres albums. 4-Track Demos, duo avec Björk, rencontre avec le producteur de NiN...
Je passe rapidement pour arriver à To Bring You My Love. Je me souviens encore où je l'ai découvert. C'est chez un disquaire, Total Heaven pour les bordelais, ça a été l'un de mes plus gros chocs de ma vie...
La production et le mixage sont signés Flood.

Ce disque est éprouvant à l'écoute tant l’atmosphère des différents morceaux varie, et tant le mixage flirte avec les extrêmes. C'est d'une violence et d'une intensité rare. To Bring You My Love, Working For The Man, Down By The Water, I Think I’m A Mother, Telco sont particulièrement oppressants. To Bring You My Love est le disque de PJ Harvey le plus émouvant, le plus riche, le plus abouti. Des titres comme C'mon Billy et Send His Love To Me montrent toute l'étendue de P.J. Harvey.
Et putain, j'arrive pas à me remettre de The Dancer.
Il résume tout l'album. La voix montre ce fanatisme amoureux mais aussi une profonde tristesse, éclatant lors du pont en cris orgasmiques. Le rythme, les métaphores utilisées dans le texte, la guitare & l'orgue...
L'amour, l'espoir, la peine, l'amertume.
Extraits :
He came dressed in black with a cross bearing my name
He came bathed in light and the splendor and glory
I can’t believe what the lord has finally sent me
He said laugh a while, i can make your heart feel
He said fly with me, touch the face of the true god
And then cry with joy at the depth of my love
Cause i’ve cried days. i’ve cried nights
For the lord just to send me up some sign
Is he near ? Is he far ?
Bring peace to my black and empty heart
My love will stay till the river bed runs dry
And my love lasts long as the sunshine blue sky
Là où ses premiers albums étaient principalement sexuels, celui-ci est plutôt sensuel. Mais comment pourrai-je le résumer en seul mot ?
Je vais m'arrêter là, sinon vous ne lirez jamais. Et si vous voulez l'écouter, ça en fera déjà pas mal.
Elle en a fait d'autres aussi, notamment un avec Nick Cave. Un autre avec John Parish. Elle sortira Is This Desire?, Stories from the City, Stories from the Sea, Uh Huh Her, The Peel Sessions 1991-2004 (du live) et enfin White Chalk en 2007.
Vous aurez certainement l'envie de fouiller par vous-même parmi sa discographie.
Vous connaissiez certainement déjà cette artiste, mais j'espère l'avoir faîte découvrir à certains.
Et puis, j'avais envie de le faire.
8 commentaires, dernier de Jazz_JackRabbit.