Le dilemme du pirate.
Lundi 14 janvier 2008 à 18 h 19
Je vous communique ici la traduction d'un texte de Matt Mason effectuée par Sébastien Delahaye. Cet article publié sur Ecrans.fr me donne vraiment envie de lire le livre de Mason. D'ailleurs, savez-vous si une traduction est prévue ?

Tout comme la lumière, qui existe tant sous forme d’ondes que de particules, rend perplexes les scientifiques, l’information semble nous rendre de plus en plus perplexes. L’information devient en même temps moins chère et plus coûteuse. Et il semblerait que nombre d’entre nous, et notamment ceux qui possèdent ou contrôlent une grande partie de l’information, ne comprennent plus comment l’observer ni l’utiliser.
Nous vivons dans un monde où une entreprise peut légalement breveter les cochons, ou tout autre entité vivante à l’exception de l’être humain, mais où copier sur disque dur un CD que vous avez acheté est considéré comme une violation des droits de quelqu’un d’autre. Un monde où un bon père de famille pourrait devoir plus de 12 millions de dollars d’amendes par jour s’il était attaqué à chaque fois qu’il contrevenait accidentellement à la loi sur les droits d’auteurs. Une société où il est normal que chacun de nous soit bombardé par 5000 messages publicitaires par jour, généralement sans permission, mais où créer une œuvre d’art et la montrer soi-même au public sans autorisation peut mener en prison. Ce texte ne traite pas seulement des avantages et des inconvénients du partage de fichiers, mais surtout d’une espèce entière qui perd son sens des réalités, qui n’arrive plus à comprendre le potentiel de l’une des ses plus précieuses (et pourtant l’une des plus abondantes) ressources.
Nous sommes nombreux à nous demander si nos idées comptent comme de l’information ou comme une propriété. Quand nous avons une nouvelle idée, deux forces opposées sont à l’oeuvre. Nous pensons d’un côté à comment faire connaître cette idée, mais de l’autre nous nous demandons aussi comment en profiter. Nous voulons répandre nos idées comme des informations, mais aussi les capitaliser comme de la propriété intellectuelle. C’est ce problème de l’information que je nomme le dilemme du pirate.
La première chose à comprendre est que la décision de partager « notre » information ne « nous » revient pas toujours. Si une entreprise pharmaceutique décide de ne vendre ses médicaments contre la malaria et les anti-rétroviraux contre le Sida qu’à un prix trop élevé pour les citoyens d’un pays en développement, alors ce pays peut décider d’ignorer la protection des brevets et fabriquer ses propres copies pirates des médicaments afin de sauver des vies. Si une industrie dépendant de l’information physique, de la distribution limitée et de la rareté artificielle décide d’ignorer des méthodes plus efficaces de distribuer sa propriété, alors les pirates se faufileront dans la brèche et mettront en évidence le fait qu’il existe de meilleures manières de faire les choses.
Certains des plus grands innovateurs américains ont d’abord été considérés comme des pirates. Quand Thomas Edison a inventé le phonographe, les musiciens l’ont taxé de pirate tentant de voler leur travail et de saccager l’industrie des concerts. Puis fut instauré ce que nous appelons aujourd’hui l’industrie du disque : un système permettant de payer des royalties aux musiciens. Par la suite, Edison inventa le kinétographe et réclama des royalties à tous ceux utilisant sa technologie pour faire des films. Cela força un groupe de réalisateurs pirates, dont l’un se prénommait William, à quitter New-York pour ce qui était alors encore le Far West. Ils y prospérèrent sans payer de royalties jusqu’à l’expiration du brevet d’Edison. Aujourd’hui, ces pirates continuent d’opérer de là-bas, quoique légalement, dans la ville qu’ils ont fondé : Hollywood. Le nom de famille de William ? Fox.
Le piratage est à la pointe de l’innovation, une innovation qui passe par tous les moyens nécessaires. De grands oligopoles contrôlent la plupart de nos industries et de nos gouvernements. Six entreprises contrôlent la majeure partie de ce que nous voyons et entendons. Selon les chiffres de la Banque mondiale en 2007, environ deux tiers des 150 plus grandes économies ne sont pas des nations, mais des multinationales. Nous savons tous que le système ne fonctionne pas vraiment comme prévu, mais nous continuons de penser que ce système inefficace représente « le libre échange ». Les pirates détruisent les systèmes inefficaces. Ils suppriment l’ordre et créent un chaos à court-terme. Mais le résultat à long terme du piratage à grande échelle est souvent un meilleur système, une façon plus efficace de faire les choses. Les pirates ont utilisé le chaos pour créer une grande partie des ordres établis aujourd’hui, et maintenant que ces industries deviennent à leur tour inefficaces avec les nouvelles technologies, le chaos apparaît de nouveau.
Pour une grande partie d’entre nous, du PDG à l’artiste inconnu, dans la santé et l’éducation comme dans les loisirs, se pose le problème de voir sa propriété intellectuelle partagée par d’autres sans permission. Cela implique un changement d’attitude : parfois, le piratage n’est pas le problème, mais la solution. En fait, le piratage est un signal pour le marché, un avertissement précoce, qui reste trop souvent ignoré par les industries existantes. Que nous soyons des pirates ou des professionnels, nous nous faisons concurrence dans le même domaine.
Quand les pirates pénètrent sur notre marché, nous avons deux choix : nous pouvons porter plainte contre eux ou espérer qu’ils partiront d’eux-mêmes. Parfois, c’est la meilleure chose à faire. Mais que faire dans le cas où ces pirates créent d’une certaine manière une valeur ajoutée pour notre société ? Si ces pirates font réellement quelque chose d’utile, les gens vont les soutenir et le bras armé de la loi ne fera plus effet. Qu’importe le nombre de personnes attaquées en justice, les pirates continueront de revenir et de se multiplier. Et il faut voir la vérité en face : si les procès deviennent un élément essentiel de votre business model, alors vous n’avez plus de business model. A moins d’être un avocat.
Car dans ces cas-là, les pirates ne font que souligner une meilleure façon pour nous de faire les choses. Ils trouvent les failles hors du marché et de meilleures manières pour que la société fonctionne. Dans ces situations, la seule façon de combattre le piratage est de légitimer et de légaliser de nouvelles innovations, afin de concurrencer les pirates sur le marché. Une fois le nouveau marché légitimé, de nouvelles opportunités se créent pour tout le monde. C’est de cette façon que la télévision par câble a débuté. C’est pour cette raison que de nombreux médicaments sont vendus à des prix suffisamment bas pour que les gens dans le Tiers-Monde puisse les acheter. Et c’est ainsi que de nombreuses autres nouvelles opportunités se créent aujourd’hui. Les pirates nous proposent un choix. Nous pouvons soit les combattre au tribunal, soit leur rendre coup pour coup sur le marché. Leur faire concurrence ou pas, telle est la question. Tel est le dilemme du pirate.

Tout comme la lumière, qui existe tant sous forme d’ondes que de particules, rend perplexes les scientifiques, l’information semble nous rendre de plus en plus perplexes. L’information devient en même temps moins chère et plus coûteuse. Et il semblerait que nombre d’entre nous, et notamment ceux qui possèdent ou contrôlent une grande partie de l’information, ne comprennent plus comment l’observer ni l’utiliser.
Nous vivons dans un monde où une entreprise peut légalement breveter les cochons, ou tout autre entité vivante à l’exception de l’être humain, mais où copier sur disque dur un CD que vous avez acheté est considéré comme une violation des droits de quelqu’un d’autre. Un monde où un bon père de famille pourrait devoir plus de 12 millions de dollars d’amendes par jour s’il était attaqué à chaque fois qu’il contrevenait accidentellement à la loi sur les droits d’auteurs. Une société où il est normal que chacun de nous soit bombardé par 5000 messages publicitaires par jour, généralement sans permission, mais où créer une œuvre d’art et la montrer soi-même au public sans autorisation peut mener en prison. Ce texte ne traite pas seulement des avantages et des inconvénients du partage de fichiers, mais surtout d’une espèce entière qui perd son sens des réalités, qui n’arrive plus à comprendre le potentiel de l’une des ses plus précieuses (et pourtant l’une des plus abondantes) ressources.
Nous sommes nombreux à nous demander si nos idées comptent comme de l’information ou comme une propriété. Quand nous avons une nouvelle idée, deux forces opposées sont à l’oeuvre. Nous pensons d’un côté à comment faire connaître cette idée, mais de l’autre nous nous demandons aussi comment en profiter. Nous voulons répandre nos idées comme des informations, mais aussi les capitaliser comme de la propriété intellectuelle. C’est ce problème de l’information que je nomme le dilemme du pirate.
La première chose à comprendre est que la décision de partager « notre » information ne « nous » revient pas toujours. Si une entreprise pharmaceutique décide de ne vendre ses médicaments contre la malaria et les anti-rétroviraux contre le Sida qu’à un prix trop élevé pour les citoyens d’un pays en développement, alors ce pays peut décider d’ignorer la protection des brevets et fabriquer ses propres copies pirates des médicaments afin de sauver des vies. Si une industrie dépendant de l’information physique, de la distribution limitée et de la rareté artificielle décide d’ignorer des méthodes plus efficaces de distribuer sa propriété, alors les pirates se faufileront dans la brèche et mettront en évidence le fait qu’il existe de meilleures manières de faire les choses.
Certains des plus grands innovateurs américains ont d’abord été considérés comme des pirates. Quand Thomas Edison a inventé le phonographe, les musiciens l’ont taxé de pirate tentant de voler leur travail et de saccager l’industrie des concerts. Puis fut instauré ce que nous appelons aujourd’hui l’industrie du disque : un système permettant de payer des royalties aux musiciens. Par la suite, Edison inventa le kinétographe et réclama des royalties à tous ceux utilisant sa technologie pour faire des films. Cela força un groupe de réalisateurs pirates, dont l’un se prénommait William, à quitter New-York pour ce qui était alors encore le Far West. Ils y prospérèrent sans payer de royalties jusqu’à l’expiration du brevet d’Edison. Aujourd’hui, ces pirates continuent d’opérer de là-bas, quoique légalement, dans la ville qu’ils ont fondé : Hollywood. Le nom de famille de William ? Fox.
Le piratage est à la pointe de l’innovation, une innovation qui passe par tous les moyens nécessaires. De grands oligopoles contrôlent la plupart de nos industries et de nos gouvernements. Six entreprises contrôlent la majeure partie de ce que nous voyons et entendons. Selon les chiffres de la Banque mondiale en 2007, environ deux tiers des 150 plus grandes économies ne sont pas des nations, mais des multinationales. Nous savons tous que le système ne fonctionne pas vraiment comme prévu, mais nous continuons de penser que ce système inefficace représente « le libre échange ». Les pirates détruisent les systèmes inefficaces. Ils suppriment l’ordre et créent un chaos à court-terme. Mais le résultat à long terme du piratage à grande échelle est souvent un meilleur système, une façon plus efficace de faire les choses. Les pirates ont utilisé le chaos pour créer une grande partie des ordres établis aujourd’hui, et maintenant que ces industries deviennent à leur tour inefficaces avec les nouvelles technologies, le chaos apparaît de nouveau.
Pour une grande partie d’entre nous, du PDG à l’artiste inconnu, dans la santé et l’éducation comme dans les loisirs, se pose le problème de voir sa propriété intellectuelle partagée par d’autres sans permission. Cela implique un changement d’attitude : parfois, le piratage n’est pas le problème, mais la solution. En fait, le piratage est un signal pour le marché, un avertissement précoce, qui reste trop souvent ignoré par les industries existantes. Que nous soyons des pirates ou des professionnels, nous nous faisons concurrence dans le même domaine.
Quand les pirates pénètrent sur notre marché, nous avons deux choix : nous pouvons porter plainte contre eux ou espérer qu’ils partiront d’eux-mêmes. Parfois, c’est la meilleure chose à faire. Mais que faire dans le cas où ces pirates créent d’une certaine manière une valeur ajoutée pour notre société ? Si ces pirates font réellement quelque chose d’utile, les gens vont les soutenir et le bras armé de la loi ne fera plus effet. Qu’importe le nombre de personnes attaquées en justice, les pirates continueront de revenir et de se multiplier. Et il faut voir la vérité en face : si les procès deviennent un élément essentiel de votre business model, alors vous n’avez plus de business model. A moins d’être un avocat.
Car dans ces cas-là, les pirates ne font que souligner une meilleure façon pour nous de faire les choses. Ils trouvent les failles hors du marché et de meilleures manières pour que la société fonctionne. Dans ces situations, la seule façon de combattre le piratage est de légitimer et de légaliser de nouvelles innovations, afin de concurrencer les pirates sur le marché. Une fois le nouveau marché légitimé, de nouvelles opportunités se créent pour tout le monde. C’est de cette façon que la télévision par câble a débuté. C’est pour cette raison que de nombreux médicaments sont vendus à des prix suffisamment bas pour que les gens dans le Tiers-Monde puisse les acheter. Et c’est ainsi que de nombreuses autres nouvelles opportunités se créent aujourd’hui. Les pirates nous proposent un choix. Nous pouvons soit les combattre au tribunal, soit leur rendre coup pour coup sur le marché. Leur faire concurrence ou pas, telle est la question. Tel est le dilemme du pirate.
Je suis sur que si on évaluait la quantité de travail perdu à faire des protections et de brevets et le tout le temps passé à les contourner, l'humanité aurait bien 10 ans de progres technique en plus. Mais bon faut bien dire que la notion "d'information libre" dépasse un peu le niveau d'entendement de bien des gens qui ont du pouvoir.
Alors qu'au fond c'est si simple, ça a fonctionné comme ça jusqu'a il n'y a pas si longtemps. Aujourd'hui il y a des gens qui brevettent n'importe quoi et ça passe, mais franchement imaginez qu'on ai brevetté le feu ou la roue.
Si une entreprise innove, c'est pour s'accaparer momentanément une rente à travers l'instauration d'un monopole. Il faut donc protéger ce monopole pour inciter à l'innovation (idée Schumpeterienne). D'un autre côté cette innovation bénéficie au bien être général d'où la nécessité de sa diffusion, ou de faire opérer les mécanismes de la concurrence pour faire jouer la concurrence ou simplement pour le faire bénéficier à tous. Les deux mécanismes sont dés lors nécessaire et vient alors la question de leur dosage respectif, question qui est loin d'être évidente.
Question con: il est pas obligé de mettre la mention "CC Attribution" machin ? Il arrive quoi au texte posté par Jazz_CrackLaGrippe ici ? Quelqu'un peut venir le copier et se l'attribuer (vu qu'il n'est pas sous CC ici et que l'auteur du blog n'a sûrement pas déposé le sien à la SABAM/SACEM/KSEJENKOR) ?
Sinon pour le texte lui-même.. y a quand même un bel amalgame sur le terme "technologie", on dirait que p2p=innovation puisque techno disruptive du bussiness model de la musique donc les pirates font bien de se refiler des mp3 puisque c'est innovant. C'est un peu curieux.
Mais c'est également un artifice qui a été créé parcequ'à l'origine, aucun être humain n'a oser remettre en question son principe fondateur: la propriété.
Ah et pour info: l'auteur cite l'invention de Thomas Edison, le Phonographe. Il est amusant de noter qu'à quelque mois d'écart, Charles Cros, un français touche à tout (il a même été poète) avait inventé le paléophone, fonctionnant exactement sur le même principe.
Ce n'est pas la première fois qu'une chose pareille eut lieu, ni la dernière, mais cela permet de relativiser l'idée de "propriété d'une idée". Platon imaginait que toutes les idées existaient, regroupées dans un "monde des idées", pour illustrer le fait qu'il serait possible d'appréhender ce phénomène d'une façon moins rattachée à un créateur en particulier.
Pour en revenir au texte c'est quand même super démago de dire qu'Hollywood à été fondé par des pirates fuyant les brevets c'est du grand n'importe quoi.
Wilhelm Fuchs (aka William Fox) au contraire a racheté plusieurs brevets pour créer une invention tierce (le système qui fera la renommé de la Fox à savoir l'un des système standard de film parlant pour la production américaine des années 20 à 40), et à l'inverse il a été ruiné par les prêts qu'il avait contracté pour acheter ces brevets et par des gens qui utilisait ses systèmes dans leurs cinémas mais sans en payer les droits...
C'est dommage qu'un mec avec un talent pareil soit obligé de bluffer. Il preche pourtant un convaincu, en ce qui concerne la musique du moins.
Oui, on est au courant, t'es dégoûté parce que Wacom vend des tablettes graphiques super chères. A présent, imagine que tu décides de concevoir un nouveau type de parapluie révolutionnaire. Tu y passes un an et tu dépenses plusieurs centaines de milliers d'euros pour faire ton prototype. Tu vas voir un industriel pour le commercialiser, il prend ton idée, t'envoie promener et commercialise une copie. Il est où le vol caractérisé à présent ?
"Nous voulons répandre nos idées comme des informations, mais aussi les capitaliser comme de la propriété intellectuelle. C’est ce problème de l’information que je nomme le dilemme du pirate."
Dans mon exemple, tu le cherches longtemps le "dilemme du pirate". Dans la majorité des cas, tu le cherches longtemps le "dilemme du pirate". Les artistes ont peut être envie de répandre leurs idées, mais pas les industrielles.
C'est un peu simpliste de condamner comme ça les brevets. Je ne suis pas un spécialiste, mais en réfléchissant quelques minutes à la question il me semble tout de même que c'est un concept indispensable pour rémunérer les chercheurs et les inventeurs. Je ne suis pas sûr qu'un pays où la contrefaçon serait rendue légale puisse produire beaucoup d'innovations.
Mardi 15 janvier 2008 à 00 h 18
C'est un texte rigolo, mais j'ai l'impression qu'il y a pas mal de démago : le gars nous dit ce qu'on a envie d'entendre en se basant sur des chiffres chocs et des anecdotes rigolotes, donc on est porté à le croire, mais je ne suis pas certain que ça supporterait une bonne contre analyse. Ca ressemble à du Michael Moore ce qui n'est pas forcément un compliment.
En fait, je trouve que le texte ne va pas très loin dans ce sens. Je trouve même que Mason ne donne pas son avis personnel, il se borne à exposer des faits et à rappeler quelques principes. Le fait déjà que le piratage, ou plutôt que la violation de brevets ne soit pas nouvelle dans notre époque, ensuite il dit que le piratage est terrible car il est la réponse extrême à un système qui ne fonctionne pas mais qui n'évolue pas. Enfin, il dit clairement que l'industrie se rélèvera si elle ne rejète pas puérilement le piratage mais si elle comprend pourquoi il est là.
Ce n'est clairement pas un texte partisan qui prêcherait quoique ce soit. Je le trouve d'ailleurs étrangement froid, presque inhumain. Le type déroule les faits et les réalités économiques sans jamais aborder un point de vue plus moral. Je crois d'ailleurs que quelqu'un le dit dans les commentaires sur Ecrans.fr, le texte est amoral.
Enfin, de toute façon, on ne peut pas aborder le thème des brevets en un article de 9 paragraphes à tout casser, c'est pourquoi son bouquin m'intéresse particulièrement. J'avais déjà étudié le droit d'auteur/les brevets en cours de français/philo, c'était assez intéressant. Ce livre m'intéresse (je l'ai commandé en anglais, puisque la traduction n'est pas à l'ordre du jour), c'était pourquoi j'ai recopié ici la traduction de cette "introduction".