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Février 2008
Un coup de chaud religieux sur la République.
Samedi 16 février 2008 à 20 h 08
Cet article se base principalement sur Le Canard Enchaîne et Le monde.
Alors que le portrait actuel des catholiques français n'est pas très glorieux pour l'Église, l'Etat de " la fille ainée de l'Eglise " s'empresse en ce moment de se rapprocher du monde spirituel aux voix impénétrables sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, son président.
Oh, ne pensez pas qu'il s'agit ici encore d'une idée passante, comme le gouvernement nous y a tant habitué. Sarko a en effet enfin trouvé de quoi habiller pour l'hiver sa "politique de civilisation", le voilà argant à qui veut l'entendre que : "le réchauffement climatique et le retour du religieux sont les deux défis du XXI sècle." Il faut bien avouer que Sarkozy a toujours pensé que la religion devait aider la République dans sa tâche. Ainsi, en 2004, dans un livre-dialogue avec un père dominicain (sous la plume d'Emmanuelle Mignon), Sarko Ier expliquait que pour avoir la paix dans les banlieues, il vallait mieux envoyer les jeunes à la mosquée et faire des imams les nouveaux gardiens de la paix. Rebelote le 20 Décembre, le jour où le pape le fait chanoine de Saint-Jean-de-Latran, Sarkozy affirme qu'il pense que : "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé." Sarko crée ainsi hiérarchie qui laisse à penser qu'il faut être chrétien pour avoir une morale et que la République en serait dépourvue. Intéressant, pour le représentant, le guide, de la République.
Cette foi affichée, pour un homme qui vit dans le péché, nous ferait simplement doucement rire si elle n'était pas celle du président de la République. L'homme aux pleins pouvoirs compte bien toiletter la fameuse loi de 1905 qui grave dans le marbre les principes de séparation de l'Eglise et de l'Etat. "Ce sera fait durant le quinquennat" pronostique Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet à l'Elysée. Le changement de la loi touchera la notion d'association culturelle et permettra aux organisations qui en bénéficient de toucher des subventions de l'Etat et de recevoir des dons partiellement défiscalisés de personnes morales et physiques.
"La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte."
Il faudra changer ce principe de la loi de 1905.
Sont directement concernés - comme Sarko l'a confessé au Vatican - les congrégations catholiques et leurs instituts de formation. Egalement les chaînes de télé et les radios communautaires, celles où Dieu et ses saints interviennent en direct.
Ce toilettage ne touchera pas seulement les congrégations religieuses, les sectes sont également concernées. Déjà considérés comme association culturelle dans plusieurs départements, les Témoins de Jéhova (qui ont une "boutique" devant mon lycée :-) ) n'ont besoin que de l'onction de l'Etat pour devenir une "vraie" religion. Idem poru la Scientologie. Le toilettage de la loi de 1905 voulu par Sarko permettrait de les arroser au titre d'"associations culturelles" et non pas, de sectes. Si certains de l'UMP commencent à grincer des dents, Sarko a toujours aimé les factions et leurs gourous. Lui et son épouse (Cécilia, pour ceux qui ne suivent plus) ont reçu en 2004 Tom Cruise, vitrine de la sciento avec qui ils ont parlé de tout dont, de "Scientologie" selon l'acteur américain. De la même manière, quand notre président était ministre de l'intérieur, les RG avaient reçu comme consigne de se concentrer sur l'islamisme radical et donc, fatalement, de laisser tomber les sectes...
" La religion est faîte pour ceux qui en ont besoin " disait Max Jacob, Sarko y revient mais en fait trop. C'est en tout cas l'avis même de l'église catholique. " La religion est une grande chose qui ne mérite ni cet excès d'honneur ni cette indignité ", tonnait La Croix. L'épiscopat veut la paix civile pour voir reconnus les diplômes de l'enseignement supérieur catholique, et pas une nouvelle guerre de Religion. Le drôle de paroissien qu'est Sarkozy en a mécontenté plus d'un... A commencer ceux de l'UMP qui se rappellent, la larme à l'oeuil, Charles de Gaulle qui, lui, s'interdisait de communier en égard à sa charge de chef d'un Etat laïc.
Comme quoi nul n'est prophète en son pays. En tout cas, Sarko ne l'est plus.
Alors que le portrait actuel des catholiques français n'est pas très glorieux pour l'Église, l'Etat de " la fille ainée de l'Eglise " s'empresse en ce moment de se rapprocher du monde spirituel aux voix impénétrables sous l'impulsion de Nicolas Sarkozy, son président.
Oh, ne pensez pas qu'il s'agit ici encore d'une idée passante, comme le gouvernement nous y a tant habitué. Sarko a en effet enfin trouvé de quoi habiller pour l'hiver sa "politique de civilisation", le voilà argant à qui veut l'entendre que : "le réchauffement climatique et le retour du religieux sont les deux défis du XXI sècle." Il faut bien avouer que Sarkozy a toujours pensé que la religion devait aider la République dans sa tâche. Ainsi, en 2004, dans un livre-dialogue avec un père dominicain (sous la plume d'Emmanuelle Mignon), Sarko Ier expliquait que pour avoir la paix dans les banlieues, il vallait mieux envoyer les jeunes à la mosquée et faire des imams les nouveaux gardiens de la paix. Rebelote le 20 Décembre, le jour où le pape le fait chanoine de Saint-Jean-de-Latran, Sarkozy affirme qu'il pense que : "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé." Sarko crée ainsi hiérarchie qui laisse à penser qu'il faut être chrétien pour avoir une morale et que la République en serait dépourvue. Intéressant, pour le représentant, le guide, de la République.
Cette foi affichée, pour un homme qui vit dans le péché, nous ferait simplement doucement rire si elle n'était pas celle du président de la République. L'homme aux pleins pouvoirs compte bien toiletter la fameuse loi de 1905 qui grave dans le marbre les principes de séparation de l'Eglise et de l'Etat. "Ce sera fait durant le quinquennat" pronostique Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet à l'Elysée. Le changement de la loi touchera la notion d'association culturelle et permettra aux organisations qui en bénéficient de toucher des subventions de l'Etat et de recevoir des dons partiellement défiscalisés de personnes morales et physiques.
"La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte."
Il faudra changer ce principe de la loi de 1905.
Sont directement concernés - comme Sarko l'a confessé au Vatican - les congrégations catholiques et leurs instituts de formation. Egalement les chaînes de télé et les radios communautaires, celles où Dieu et ses saints interviennent en direct.
Ce toilettage ne touchera pas seulement les congrégations religieuses, les sectes sont également concernées. Déjà considérés comme association culturelle dans plusieurs départements, les Témoins de Jéhova (qui ont une "boutique" devant mon lycée :-) ) n'ont besoin que de l'onction de l'Etat pour devenir une "vraie" religion. Idem poru la Scientologie. Le toilettage de la loi de 1905 voulu par Sarko permettrait de les arroser au titre d'"associations culturelles" et non pas, de sectes. Si certains de l'UMP commencent à grincer des dents, Sarko a toujours aimé les factions et leurs gourous. Lui et son épouse (Cécilia, pour ceux qui ne suivent plus) ont reçu en 2004 Tom Cruise, vitrine de la sciento avec qui ils ont parlé de tout dont, de "Scientologie" selon l'acteur américain. De la même manière, quand notre président était ministre de l'intérieur, les RG avaient reçu comme consigne de se concentrer sur l'islamisme radical et donc, fatalement, de laisser tomber les sectes...
" La religion est faîte pour ceux qui en ont besoin " disait Max Jacob, Sarko y revient mais en fait trop. C'est en tout cas l'avis même de l'église catholique. " La religion est une grande chose qui ne mérite ni cet excès d'honneur ni cette indignité ", tonnait La Croix. L'épiscopat veut la paix civile pour voir reconnus les diplômes de l'enseignement supérieur catholique, et pas une nouvelle guerre de Religion. Le drôle de paroissien qu'est Sarkozy en a mécontenté plus d'un... A commencer ceux de l'UMP qui se rappellent, la larme à l'oeuil, Charles de Gaulle qui, lui, s'interdisait de communier en égard à sa charge de chef d'un Etat laïc.
Comme quoi nul n'est prophète en son pays. En tout cas, Sarko ne l'est plus.
24 commentaires, dernier de aliocha.