Le Misanthrope
Lundi 21 avril 2008 à 13 h 51
J'essaie un truc, je le supprimerai sans doute assez vite; j'ai besoin d'avis pour rendre le tout moins chiant
C'est encore une de ces journées à la con...
La boulangère me rend la monnaie pour 1€ de baguette. Voleuse, je ne m'aperçois que maintenant du prix insolent: trop tard.
J'ai été con. Et mon pouvoir d'achat dans tout ça ?
Je sors de la boutique et la putain de flaque me rappelle qu'il pleut, ça y est, cette fois mes chaussures sont vraiment foutues.
Plein de gens vaquent à des occupations importantes comme se mettre en retard pour leur boulot ou traîner les pieds pour aller en cours. Pas un seul sourire, le mauvais temps le leur a fait pourrir sur le visage. Ça et le rapport urgent qu'ils ont bâclé jusqu'à 4 heures du matin.
A moins que ça ne soit autre chose de plus subtil, le mal de l'homme d'affaire moderne toujours pressé: l'éjaculation précoce. Bah oui mon pote, la rentabilité et l'efficacité ne s'arrêtent pas au seuil de ta descente de lit.
Tes nuits de mauvais coup gâchent tes journées de golden boy: ça t'apprendra à mettre des costumes rayés.
Je me métamorphose à mon tour en zombie sur pilote automatique: je commence à être un peu en retard.
Rentrer chez moi, poser l'arnaque boulangère sur ma table, paumer mes clés, les chercher dans toutes mes poches, les retrouver sur la table, sortir en tapant dans la porte qui ferme mal - comme tous les jours depuis au moins deux mois; volée d'escalier, palier, escaliers, paliers, escaliers, voisin qui lave le sol, glissade, bordel de merde, escaliers.
...boîte aux lettres: un autre moment, pas le temps.
J'esquive la poubelle tout en tirant le loquet de la porte de l'immeuble. Dans le même mouvement je tire cette foutue lourde qui porte si bien son nom.
Toute la force de l'habitude dans les gestes: fluide, gracieux, je passe artistiquement entre la porte entrebâillée et la poubelle sans glisser sur un carton de pizza des voisins; fierté d'une demie-seconde...
...En fait, jusqu'à ce que le ciel me rappelle pour la deuxième fois de la journée qu'il pleut à torrents. La pluie me sape définitivement le peu de moral qui surnageait sur mes humeurs, et c'est comme tout le monde (voir plus haut) que je me dirige vers l'arrêt de tram. Petite accélération, c'est bon, je l'ai.
Snif. Ça pue le chien mouillé là-dedans. Ah non pardon, c'est juste l'odeur du cadavre de la grasse matinée.
Aucun visage connu ni même vaguement amical, pas de conversations, juste le bruissement soyeux des cerveaux qui se réveillent doucement à grands renforts de café pour les uns, de sexe matinal pour les autres.
Quelques autistes qui s'isolent à grands coups de décibels intra-auriculaires ou de lecture laborieuse; profite-en et évade-toi tant que tu le peux mon gars, dans dix minutes c'est le turbin.
Des vieux au regard perdu; c'est encore ceux qui ont l'air le plus humain.
Et quelques filles. Mouais.
Putain, j'aime vraiment pas les gens.
Bon, c'est à celui-là que je descend.
c'est un peu trop plein de clichés, donc j'ai pas mal besoin d'avis intelligents. Si j'arrive pas à corriger, je virerai tout
C'est encore une de ces journées à la con...
La boulangère me rend la monnaie pour 1€ de baguette. Voleuse, je ne m'aperçois que maintenant du prix insolent: trop tard.
J'ai été con. Et mon pouvoir d'achat dans tout ça ?
Je sors de la boutique et la putain de flaque me rappelle qu'il pleut, ça y est, cette fois mes chaussures sont vraiment foutues.
Plein de gens vaquent à des occupations importantes comme se mettre en retard pour leur boulot ou traîner les pieds pour aller en cours. Pas un seul sourire, le mauvais temps le leur a fait pourrir sur le visage. Ça et le rapport urgent qu'ils ont bâclé jusqu'à 4 heures du matin.
A moins que ça ne soit autre chose de plus subtil, le mal de l'homme d'affaire moderne toujours pressé: l'éjaculation précoce. Bah oui mon pote, la rentabilité et l'efficacité ne s'arrêtent pas au seuil de ta descente de lit.
Tes nuits de mauvais coup gâchent tes journées de golden boy: ça t'apprendra à mettre des costumes rayés.
Je me métamorphose à mon tour en zombie sur pilote automatique: je commence à être un peu en retard.
Rentrer chez moi, poser l'arnaque boulangère sur ma table, paumer mes clés, les chercher dans toutes mes poches, les retrouver sur la table, sortir en tapant dans la porte qui ferme mal - comme tous les jours depuis au moins deux mois; volée d'escalier, palier, escaliers, paliers, escaliers, voisin qui lave le sol, glissade, bordel de merde, escaliers.
...boîte aux lettres: un autre moment, pas le temps.
J'esquive la poubelle tout en tirant le loquet de la porte de l'immeuble. Dans le même mouvement je tire cette foutue lourde qui porte si bien son nom.
Toute la force de l'habitude dans les gestes: fluide, gracieux, je passe artistiquement entre la porte entrebâillée et la poubelle sans glisser sur un carton de pizza des voisins; fierté d'une demie-seconde...
...En fait, jusqu'à ce que le ciel me rappelle pour la deuxième fois de la journée qu'il pleut à torrents. La pluie me sape définitivement le peu de moral qui surnageait sur mes humeurs, et c'est comme tout le monde (voir plus haut) que je me dirige vers l'arrêt de tram. Petite accélération, c'est bon, je l'ai.
Snif. Ça pue le chien mouillé là-dedans. Ah non pardon, c'est juste l'odeur du cadavre de la grasse matinée.
Aucun visage connu ni même vaguement amical, pas de conversations, juste le bruissement soyeux des cerveaux qui se réveillent doucement à grands renforts de café pour les uns, de sexe matinal pour les autres.
Quelques autistes qui s'isolent à grands coups de décibels intra-auriculaires ou de lecture laborieuse; profite-en et évade-toi tant que tu le peux mon gars, dans dix minutes c'est le turbin.
Des vieux au regard perdu; c'est encore ceux qui ont l'air le plus humain.
Et quelques filles. Mouais.
Putain, j'aime vraiment pas les gens.
Bon, c'est à celui-là que je descend.
c'est un peu trop plein de clichés, donc j'ai pas mal besoin d'avis intelligents. Si j'arrive pas à corriger, je virerai tout
11 commentaires, dernier de Géhèm.







