Entre un enfant violé et un disque copié on choisit le disque.
Jeudi 27 janvier 2005 à 14 h 24
le bouclier.org
19 décembre 2004
Les choix publics sont clairs : dès qu´il s´agit des intérêts financiers des maisons de disque, on mobilise magistrats et policiers pour intervenir vite. Lorsqu´il s´agit des plaintes du Bouclier contre des trafics de documents montrant des scènes de viol d´enfants, on manque de moyens et les choses traînent lorsque tout simplement on ne classe pas sans suite faute d´avoir mis des personnels compétents en action.
Double langage et faits troublants
Depuis le mois de juin 2004, les maisons de disque ont déposé une cinquantaines de plaintes qui ont abouti à la mise en cause de plusieurs internautes considérés comme utilisant de manière abusive les services de téléchargements Peer To Peer comme KaZaA ou eMule. Ainsi en quelques mois a-t-on réussi à interpeller des internautes copieurs (et non pirates) de musique, quand ceux qui téléchargent des documents pédophiles ne sont nullement inquiétés.
Voici quelques jours, une autre opération européenne celle-là, diligentée à la suite de plaintes émanant d´Hollywood contre le P2P et une action en France par l´Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) et la Direction centrale de la Police judiciaire a conduit à la fermeture d´un site de téléchargement illégal de films. Le site Internet "torrent.youceff.com", qui utilisait le réseau BitTorrent, était hébergé chez un prestataire français situé dans la région parisienne. Le site était fréquenté au moment de sa fermeture par 160.000 personnes qui se livraient à des téléchargements illicites de nouveaux films.
Entre un enfant violé et un disque copié on choisit le disque.
Plusieurs internautes se sont vus immédiatement privés d´accès Internet par leur fournisseur d´accès avec l´appui de l´AFA (Association des fournisseurs d´accès à l´Internet) montrant une nouvelle fois que le flicage de chaque internaute est une pratique courante, tout comme l´arbitraire chez les FAI.
Alors que les fournisseurs d´accès se sont toujours montrés extrêmement réticents face à la réalité des trafics pédophiles, cherchant de manière régulière et constante à minimiser les faits dont ils ont cependant une parfaite connaissance, on ne peut que s´inquiéter d´une prise de position qui constitue un deux poids deux mesures étonnant quand on laisse sciemment les auteurs de trafics pédophiles agir à leur guise, sur les chats, les sites personnels, le P2P, IRC, ou les newsgroups.
Ou bien les fournisseurs d´accès s´engagent dans la lutte contre les trafics illicites et le font clairement et cela sera la règle pour tout le monde, ou bien ils choisissent de ne servir que les intérêts de l´industrie du disque et du film et se lavent les mais du reste comme c´est le cas aujourd´hui, et dans ce cas il convient de le faire savoir. Il en va de même pour la puissance publique qui applique le droit de manière élastique. Lorsqu´il s´agit de viols d´enfants, on manque de moyens, lorsqu´il s´agit de puissantes industries on résout les enquêtes en quelques mois.
Ici, une nouvelle fois, on vient d´apporter la preuve que l´on est capable de mettre en œuvre des moyens, seulement, et seulement si on en a envie et qu´à choisir entre un enfant violé et un disque copié on choisit le disque.
Pas de présomption d´innocence quand il s´agit d´intérêts financiers
Ce choix est d´ailleurs révélateur, car avant même que les internautes en question ne soient jugés, leurs fournisseurs ont coupé leur connexion avec l´aval de l´AFA, s´engageant bien au-delà du respect de la présomption d´innocence, comme s´il appartenait en droit aux professionnels d´agir de manière unilatérale en lieu et place de la justice, ce qu´ils ont toujours déclaré refuser avec énergie. Difficile de faire moins crédible.
Chacun vérifiera d´ailleurs aisément que jamais, la connexion d´individus se livrant à des trafics pédophile n´a été interrompue, ni avant, ni après une condamnation.
Des relations troubles entre ministères et professionnels.
La puissance publique n´a rien à envier au double langage de l´AFA et des professionnels qui dans de multiples instances cohabitent en bonne intelligence et plus. Nombre de fonctionnaires dépêchés par des ministères au sein d´innombrables commissions de travail et d´études, n´ont produit rien d´autre que des amitiés et des copinages avec les professionnels que personne ne contredit. Certains de ces fonctionnaires sont parfois même très liés avec des professionnels et se présentent comme les portes-parole de leurs discours et intérêts jusqu´au plus haut niveau, agissant comme homme de paille des lobbies, jetant doute et opprobre sur tout ce qui n´est pas conforme avec la communication officielle.
Pour s´en convaincre, tant du côté du ministère de la Justice, que du ministère de l´Intérieur, il suffit d´écouter magistrats et enquêteurs de terrains, ceux-là qui très précisément manquent de moyens, pour percevoir la fracture. Ici, tel enquêteur fait état des fins de non recevoir répétées de tel fournisseur d´accès très présent au sein de l´AFA, lors d´enquêtes concernant des pédophiles ; faits confirmés par Le Bouclier qui a vu une plainte carrément « enterrée » avec l´aval de policiers et d´un magistrat directement liés à des personnalités de ce fournisseur d´accès. Là, tel magistrat demande des moyens pour faire face à une vaste enquête et se voit directement encouragé depuis le ministère mais tout en lui expliquant cependant qu´on ne peut lui en donner plus. Là encore, les relations entre le fonctionnaire du ministère et des professionnels concernés, voire impliqués dès lors qu´ils avaient été à de multiples reprises alertés, tant par des enquêteurs que par des associations et des internautes, s´avèrent relever du lobby et de la loi du silence, voire de la corruption.
Dans ce contexte, on ne peut pas exclure, comme le pensent plusieurs magistrats et enquêteurs que des pots de vin viennent arranger certaines fins de mois, comme on ne peut pas exclure que certains soient directement liés par des ordres précis.
Le résultat quant à lui demeure le constat alarmant des trafics pédophiles et d´une criminalité touchant le commerce d´êtres humains sous de multiples facettes, que la puissance publique ne veut pas aborder.
19 décembre 2004
Les choix publics sont clairs : dès qu´il s´agit des intérêts financiers des maisons de disque, on mobilise magistrats et policiers pour intervenir vite. Lorsqu´il s´agit des plaintes du Bouclier contre des trafics de documents montrant des scènes de viol d´enfants, on manque de moyens et les choses traînent lorsque tout simplement on ne classe pas sans suite faute d´avoir mis des personnels compétents en action.
Double langage et faits troublants
Depuis le mois de juin 2004, les maisons de disque ont déposé une cinquantaines de plaintes qui ont abouti à la mise en cause de plusieurs internautes considérés comme utilisant de manière abusive les services de téléchargements Peer To Peer comme KaZaA ou eMule. Ainsi en quelques mois a-t-on réussi à interpeller des internautes copieurs (et non pirates) de musique, quand ceux qui téléchargent des documents pédophiles ne sont nullement inquiétés.
Voici quelques jours, une autre opération européenne celle-là, diligentée à la suite de plaintes émanant d´Hollywood contre le P2P et une action en France par l´Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) et la Direction centrale de la Police judiciaire a conduit à la fermeture d´un site de téléchargement illégal de films. Le site Internet "torrent.youceff.com", qui utilisait le réseau BitTorrent, était hébergé chez un prestataire français situé dans la région parisienne. Le site était fréquenté au moment de sa fermeture par 160.000 personnes qui se livraient à des téléchargements illicites de nouveaux films.
Entre un enfant violé et un disque copié on choisit le disque.
Plusieurs internautes se sont vus immédiatement privés d´accès Internet par leur fournisseur d´accès avec l´appui de l´AFA (Association des fournisseurs d´accès à l´Internet) montrant une nouvelle fois que le flicage de chaque internaute est une pratique courante, tout comme l´arbitraire chez les FAI.
Alors que les fournisseurs d´accès se sont toujours montrés extrêmement réticents face à la réalité des trafics pédophiles, cherchant de manière régulière et constante à minimiser les faits dont ils ont cependant une parfaite connaissance, on ne peut que s´inquiéter d´une prise de position qui constitue un deux poids deux mesures étonnant quand on laisse sciemment les auteurs de trafics pédophiles agir à leur guise, sur les chats, les sites personnels, le P2P, IRC, ou les newsgroups.
Ou bien les fournisseurs d´accès s´engagent dans la lutte contre les trafics illicites et le font clairement et cela sera la règle pour tout le monde, ou bien ils choisissent de ne servir que les intérêts de l´industrie du disque et du film et se lavent les mais du reste comme c´est le cas aujourd´hui, et dans ce cas il convient de le faire savoir. Il en va de même pour la puissance publique qui applique le droit de manière élastique. Lorsqu´il s´agit de viols d´enfants, on manque de moyens, lorsqu´il s´agit de puissantes industries on résout les enquêtes en quelques mois.
Ici, une nouvelle fois, on vient d´apporter la preuve que l´on est capable de mettre en œuvre des moyens, seulement, et seulement si on en a envie et qu´à choisir entre un enfant violé et un disque copié on choisit le disque.
Pas de présomption d´innocence quand il s´agit d´intérêts financiers
Ce choix est d´ailleurs révélateur, car avant même que les internautes en question ne soient jugés, leurs fournisseurs ont coupé leur connexion avec l´aval de l´AFA, s´engageant bien au-delà du respect de la présomption d´innocence, comme s´il appartenait en droit aux professionnels d´agir de manière unilatérale en lieu et place de la justice, ce qu´ils ont toujours déclaré refuser avec énergie. Difficile de faire moins crédible.
Chacun vérifiera d´ailleurs aisément que jamais, la connexion d´individus se livrant à des trafics pédophile n´a été interrompue, ni avant, ni après une condamnation.
Des relations troubles entre ministères et professionnels.
La puissance publique n´a rien à envier au double langage de l´AFA et des professionnels qui dans de multiples instances cohabitent en bonne intelligence et plus. Nombre de fonctionnaires dépêchés par des ministères au sein d´innombrables commissions de travail et d´études, n´ont produit rien d´autre que des amitiés et des copinages avec les professionnels que personne ne contredit. Certains de ces fonctionnaires sont parfois même très liés avec des professionnels et se présentent comme les portes-parole de leurs discours et intérêts jusqu´au plus haut niveau, agissant comme homme de paille des lobbies, jetant doute et opprobre sur tout ce qui n´est pas conforme avec la communication officielle.
Pour s´en convaincre, tant du côté du ministère de la Justice, que du ministère de l´Intérieur, il suffit d´écouter magistrats et enquêteurs de terrains, ceux-là qui très précisément manquent de moyens, pour percevoir la fracture. Ici, tel enquêteur fait état des fins de non recevoir répétées de tel fournisseur d´accès très présent au sein de l´AFA, lors d´enquêtes concernant des pédophiles ; faits confirmés par Le Bouclier qui a vu une plainte carrément « enterrée » avec l´aval de policiers et d´un magistrat directement liés à des personnalités de ce fournisseur d´accès. Là, tel magistrat demande des moyens pour faire face à une vaste enquête et se voit directement encouragé depuis le ministère mais tout en lui expliquant cependant qu´on ne peut lui en donner plus. Là encore, les relations entre le fonctionnaire du ministère et des professionnels concernés, voire impliqués dès lors qu´ils avaient été à de multiples reprises alertés, tant par des enquêteurs que par des associations et des internautes, s´avèrent relever du lobby et de la loi du silence, voire de la corruption.
Dans ce contexte, on ne peut pas exclure, comme le pensent plusieurs magistrats et enquêteurs que des pots de vin viennent arranger certaines fins de mois, comme on ne peut pas exclure que certains soient directement liés par des ordres précis.
Le résultat quant à lui demeure le constat alarmant des trafics pédophiles et d´une criminalité touchant le commerce d´êtres humains sous de multiples facettes, que la puissance publique ne veut pas aborder.
De plus, un truc qui me sidère, c'est qu'ils ont mis une taxe forte sur les CD-ROM vierge qui reviens directement dans les poches de la SASEM. Donc ils savaient très bien que la musique serai copiée.
Pour finir, je dirai que quand ils arretrons de nous vendre des baladeurs mp3, des graveur de DVD et des lecteurs de DivX, on arretera tous de télécharger.
PS. simpas d'avoir donner la source!
Tout ça pour des thunes, rien qu'le blé... L'argent domine le monde, c'est pas nouveau mais c'est toujours aussi mauvais.
One day, I hope, the world will change...
Tuer une vieille ou violer des gens, ça ne coute rien à universal. La famille va porter plainte, mais leur plainte fait pitié contre la plainte de l'association des multinationales qui pleurent le dernier céline dion piraté.
Et puis c'est dangereux les réseau de drogue, de pédophiles, les tueurs... Tandis qu'un binoclard qui copie des CD ou fait un site, ça ne mord pas trop.
J'ai un ami qui s'est fait gauler pour échange de divx (c'était un peu un boeuf aussi, "bonjour, j'échange des divx" sur des chats genre caramail), à 300m de chez lui (et de mon chez moi de l'époque), t'as les dealers qui font le planton et le relai 24/24, shit, extas, trips... Ils sont super pas discrets, genre j'ai 19 piges, des raybannes et une BMW, mais apparament ils ne sont pas inquiétés. Et encore, ce n'est pas grave comparé aux viols et autre.
Quand vous voyer ce que font des mecs comme Hallyday ou autre Florent panny avec notre argent franchement j'ai vraiment pas envi de donner mon fric à ses mecs.
Je ne parle même pas des majors qui se goinfre sur notre dos à nous refiler de la merde comme la star academy et autre. Mais comment ils peuvent nous refiler l'excuse que la copie est la cause de la perte de vitesse de l'industrie du disque. Faut arrêter les conneries, ont à jamais entendu autant de merde à la radio et à la télé. Je n'ai absolument aucune envie d'acheter ce que je peux y entendre franchement.
De plus faudrait pas nous faire croire que la généralisation du net leur fait perdre de l'argent.
1 – Un gamin qui n'a pas un rond ne va pas copier plus avez le net, de toute façon il aurait jamais acheté un disque, au pire il l'aurait volé dans un magasin.
2 – Les très gros copieurs sur le P2P sont des collectionneurs, pas des acheteurs, s'il n'avait pas pompé le titre sur le net ils auraient pas acheté le CD ou au pire il y a une perte 5 albums pas ans.
3 – Ils n'ont toujours pas compris que les personnes voulaient consommer d'une autre façon, il suffit de regarder le succès du téléchargement en ligne légal pour comprendre.
Je me rappel l'époque ou j'avais 15 ans, je copiais les cassette chez un pote qui avait une chaîne Amstrad à duplication rapide et je ne connaissais personne qui avait des originaux. On avait pas un rond, alors comment acheter quand vous n'avez rien. Je suppose que le problème est toujours le même.
Alors qu'ils arrêtent bordel de nous gonfler avec leur argent alors que d'un autre coté des gens essaye de manger correctement tous les jours et pompe sur le net quelques morceaux pour s'offrir un peu de joie dans leur vie de merde.
De plus et pour terminer, ils basent leur calcul sur quoi ? Perte de vente depuis quelques années. Pour moi cette baisse et logique. Au lancement du CD les gens se sont lancé sur ce support et les ventes ont vite décollées j'imagine, il y avait donc beaucoup moins de copies. Maintenant il y a un retour à la normal. Comme avant les personnes avaient des un magnétophone pour enregistrer, ils ont maintenant le graveur de CD.
Je sais même pas pourquoi on parle de cela alors qu'on sait très bien qu'il nous manipule pour servir leurs intérêts.
Bush n'aurait pas une maison de disque par hasard !
Quelle difference y'a-t-il entre emprunté "star wars trilogie" à mon voisin d'en face pour le regarder, au grand max, 2 fois par ans, et le copier ? aucune... si l'usure de mes chaussons pour aller jusqu'à sa porte d'entrée 2 fois par an.
Et encore ils sont gagnants si je le grave parce que j'achete des CD vierges... et un graveur... et un pc...
@Gwendal : tu vois moi, je vis en mangeant pâte et patate pcq pas assez de thunes pour faire mieux, et c'est vrai que j'aime bien me matter un film et écouter de la bonne musique. Mais + de 15 euros le CD de 12 titres... ca fait 4 jours de bouffes chez moi, mon choix est fait...
Mais des fois j'ai honte en fait, d'un coté je me dis que justement il y a une certaine forme de lutte dans le fait de ne pas acheter de CD et d'un autre j'ai trop peur de gâcher mon existence avec une forte amende.
Une dernière chose qui me fais vraiement sortir de mes gonds.
Une chose que je trouve franchement impensable dans ce système à la con, tu prend un auteur qui va faire une chanson, il va gagner toute sa vie des droits sur cette chanson. Ce connard peut rester le cul dans un fauteuil chez lui, il touche et des fortunes en plus. Alors que toi tu dois aller tous les jours au taf pour gagner beaucoup moins.
Il faudrai aussi arrêter de vendre de l'essence (que j'utilise pour bruler des maisons), ne plus vendre de voiture (pour ne plus se faire chier à respecter le codes de la route), etc..
Je te donne le "POST D'OR" des blogs de Nofrag. De rien.
Ps: Il y a AUTANT d'hypocrisies dans les 2 camps. N'oubliez pas que personne ne vous oblige à télécharger ! Il existe des alternatives LEGALS (les médiatheques par exemple).
Ah, et je rajouterais que la CULTURE (au sens large) c'est PAYANT (oui, Rafarin a bien raison mais il a été un peu maladroit dans sa façon de le dire).
Exemple de Vincent Delerm, Benabar, Phoenix .....
En plus, il se pleigne, mais quand on voit les ventes d'une grosse bouse comme le nouvel album de kyo (c'est quoi cette merde infame bouclé en 4 mois, sans sens ni rien !!!!), franchement, il ne devrait pas se plaindre, ils arrivent à refiler des merdes comme ça à des centaines de milliers d'exemplaires.
Et perso, j'achète uniquement des albums de petits groupes (ou parfois certains trucs de MoS), je n'acheterais pour rien au monde un album produit par Universal. Mais j'en achète très peu.
Par contre, je m'énerve vraiment quand j'entend parler du piratage des films, le nombre d'entré bat des records, je me foutais totalement du cinéma avant de devenir pas mal cinéphile grâce au p2p, et maintenant, je vais au cinéma tous les 2 mois au maximum, alors que j'y allais une fois par an et encore.