The catcher in the Rye
Mardi 15 février 2005 à 10 h 42
Moi, tu le sais, je suis gentil. Si tu me donnes ta confiance, je ferai pas de troutrous dedans. J'ai des grosses mains, ceci dit.
J'ai des orteils de hobbit. Courtauds, avec de petits poils moches. Je me coupe rarement les ongles. Quand ça m'arrive, je me sens les doigts, et ça pourrait faire un peu comme de la pistache, mais périmée. Mais pas sale, juste périmée. Tu ne dois pas avoir peur, cependant. Je suis pas un gens de Le Mans, mais j'ai de l'éducation. Si tu me donnes ta confiance, je me couperai pas les ongles des pieds avant. Mais sûrement que je me sentirai les doigts.
Et pourtant j'ai de beaux pieds. On dirait un peu des langues de boeufs, mais sans les pores toutes gonflées toutes moches, là. Des pieds de Rodin, m'a-t-on déjà dit. Tu parles que j'étais fier. J'aurais pu pinailler, oui, parce qu'il joue qu'en Ligue 2, mais c'est quand-même un chouette compliment. Donc mes pieds. Ils sont courts, larges. Pleins pleins pleins de veines saillantes, mais alors pleins. On dirait qu'on a mis plein d'anguilles dans un sac en peau de nem. Ou des orvets. Mais je raconte pas bien, parce qu'une langue de boeuf avec des anguilles dedans, tu pourrais trouver ça moche. Tu n'aurais peut-être plus envie de me donner ta confiance. Juste parce que je raconte mal.
Donne-moi ta confiance, j'ai des mollets très forts. Quand j'étais petit, je faisais beaucoup de vélo, mais j'avais peur de changer les vitesses. Alors quand ça montait, et tu sais, ça montait, alors quand ça montait, ça montait vraiment. Mais je changeais pas de vitesse. Ca les faisait rire. Mais je mettais pas le pied par terre. Moi. Tu te rends compte ? Comme si j'étais obstiné, ou frimeur, alors que c'est moi donc tu te rends compte un peu non mais hein ? Alors j'ai des mollets très forts. Quand je porte des shorts, tout le monde se dit "tiens, il porte des shorts". Ca veut dire ce que ça veut dire, tout de même. Contrairement à d'autres trucs, même si j'ai pas d'exemple précis. Donne-moi ta confiance.
Parfois j'ai les larmes aux yeux, je deviens tout fatigué, et j'ai chaud. Je deviens tout grognon, et si tu me voyais dans ces moments-là tu ne voudrais sûrement pas me la donner. Pire même, tu pourrais me la reprendre, me l'arracher. Faire des petites boulettes avec, comme celles qu'on trouve dans les prépuces des chiens. Enfin c'est ce qu'on m'a dit, j'en ai jamais vu. Je sais même plus comment je le sais, alors tu vois bien. Ca se trouve, c'était une blague qu'on a fait à mes dépends. Je suis crédule tu sais. Mais c'est pour ça qu'il faut que tu me la donnes. J'en prendrai soin, je serai chaud, je serai un peu moite, même.
Par contre, je préfère pas que tu me touches. Faudrait que tu me la donnes par correspondance. D'ailleurs, ce sera une vraie preuve. Si tu me voyais, tu me la donnerais sans réfléchir. Tu me l'imposerais, comme une pétition ou une toux. Un crachat. J'en serais recouvert, ce serait pas propre. Il faut de la pudeur, tu sais. Si tu me voyais, tu serais impudique.
J'ai des orteils de hobbit. Courtauds, avec de petits poils moches. Je me coupe rarement les ongles. Quand ça m'arrive, je me sens les doigts, et ça pourrait faire un peu comme de la pistache, mais périmée. Mais pas sale, juste périmée. Tu ne dois pas avoir peur, cependant. Je suis pas un gens de Le Mans, mais j'ai de l'éducation. Si tu me donnes ta confiance, je me couperai pas les ongles des pieds avant. Mais sûrement que je me sentirai les doigts.
Et pourtant j'ai de beaux pieds. On dirait un peu des langues de boeufs, mais sans les pores toutes gonflées toutes moches, là. Des pieds de Rodin, m'a-t-on déjà dit. Tu parles que j'étais fier. J'aurais pu pinailler, oui, parce qu'il joue qu'en Ligue 2, mais c'est quand-même un chouette compliment. Donc mes pieds. Ils sont courts, larges. Pleins pleins pleins de veines saillantes, mais alors pleins. On dirait qu'on a mis plein d'anguilles dans un sac en peau de nem. Ou des orvets. Mais je raconte pas bien, parce qu'une langue de boeuf avec des anguilles dedans, tu pourrais trouver ça moche. Tu n'aurais peut-être plus envie de me donner ta confiance. Juste parce que je raconte mal.
Donne-moi ta confiance, j'ai des mollets très forts. Quand j'étais petit, je faisais beaucoup de vélo, mais j'avais peur de changer les vitesses. Alors quand ça montait, et tu sais, ça montait, alors quand ça montait, ça montait vraiment. Mais je changeais pas de vitesse. Ca les faisait rire. Mais je mettais pas le pied par terre. Moi. Tu te rends compte ? Comme si j'étais obstiné, ou frimeur, alors que c'est moi donc tu te rends compte un peu non mais hein ? Alors j'ai des mollets très forts. Quand je porte des shorts, tout le monde se dit "tiens, il porte des shorts". Ca veut dire ce que ça veut dire, tout de même. Contrairement à d'autres trucs, même si j'ai pas d'exemple précis. Donne-moi ta confiance.
Parfois j'ai les larmes aux yeux, je deviens tout fatigué, et j'ai chaud. Je deviens tout grognon, et si tu me voyais dans ces moments-là tu ne voudrais sûrement pas me la donner. Pire même, tu pourrais me la reprendre, me l'arracher. Faire des petites boulettes avec, comme celles qu'on trouve dans les prépuces des chiens. Enfin c'est ce qu'on m'a dit, j'en ai jamais vu. Je sais même plus comment je le sais, alors tu vois bien. Ca se trouve, c'était une blague qu'on a fait à mes dépends. Je suis crédule tu sais. Mais c'est pour ça qu'il faut que tu me la donnes. J'en prendrai soin, je serai chaud, je serai un peu moite, même.
Par contre, je préfère pas que tu me touches. Faudrait que tu me la donnes par correspondance. D'ailleurs, ce sera une vraie preuve. Si tu me voyais, tu me la donnerais sans réfléchir. Tu me l'imposerais, comme une pétition ou une toux. Un crachat. J'en serais recouvert, ce serait pas propre. Il faut de la pudeur, tu sais. Si tu me voyais, tu serais impudique.
9 commentaires, dernier de El Chorizo.