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Mars 2007

Concept-Ship: Universal Frontline Destroyer [Weapons]

Dimanche 1er avril 2007 à 00 h 11
A l'Ecole Navale, c'est génial (!), on a plein de cours pour notre diplôme d'ingénieur... bref des cours où on y comprend plus ou moins quelquechose (comme en Génie électrique), mais aussi des cours où on y comprend vraiment plus rien du tout (en maths-stats par exemple), et comme justement j'aime pas les maths, alors je laisse libre cours à ma pensée et mon imagination, confortablement installé à côté de mes fidèles radiateur et fenêtre.
La vue est belle, surtout avec une pointe de brume:


Mais aussi j'ai eu le temps de designer ce que (à mon sens) devrait être un Destroyer moderne. En fonction des missions actuelles, j'ai sélectionné les systèmes d'arme que j'estime les plus enclins à placer sur une coque somme toute assez classique (on est loin des design "enclumes" du DD(X) américain) mais tout en ayant en tête la reduction de la signature radar.
Et ca donne un truc de ce genre:

C'est pour cela que je l'ai nommé "Universal Frontline Destroyer", puisqu'il peut remplir toutes les missions modernes, sans tomber dans les excés type "guerre froide" comme les Arleigh Burke américaines en le surarmant, ce qui augmente bien sûr les couts.
En fait j'ai exprimé dans ce concept ma vision de ce qui aurait du être nos nouvelles frégates, les Fremms, qui d'après leurs caractéristiques actuelles, sont à mon sens dénuées de capacités suffisantes dans certains domaines.

Un destroyer moderne doit être capable de remplir au moins 2 des 3 missions principales de la guerre navale qui sont la lutte anti-navire (ASuW - Anti-Surface Warfare), la lutte anti-sousmarine (ASW - Anti Submarine Warfare) et la lutte anti-aérienne (AAW - Anti-Air Warfare). A celà s'ajoute une quatrième mission, la frappe contre terre (Strike). Mon destroyer a été conçu dans l'optique de soutenir une force de projection de débarquement, c'est pour celà que l'accent a été mis sur les missions ASW, Strike et ASuW. Pour la lutte anti-aérienne, l'acheteur à le choix: soit il monte un radar plus puissant avec des missiles plus longue portée pour faire de la défense anti-aérienne de zone, ce qui fait que l'UFD devient un véritable petit croiseur. Soit il laisse les caractéristique de base, qui sont déjà très suffisantes pour assurer l'auto protection du bâtiment et de ses voisins immédiat.

Voyons cela plus en détail...

Les systèmes d'armements
Le principal système d'armement du bâtiment est constitué par ses 48 silos verticaux de lancement Sylver A70, capable d'emporter une variété d'armements:


Ces silos sont fabriqués entre autre par DCN France, le principal industriel chargé de maintenir notre flotte à niveau et de nous fournir nos nouveaux bâtiments.
48 silos semblent être un bon compromis coût/espace/efficacité.
Ils pourront emporter les armes que j'ai sélectionné suivante, après on peut remplir les silos avec le nombre que l'on veut, cela dépend des missions...

-AAW: l'Aster 15 est le principal missile d'auto-défense du bâtiment dans sa configuration "light AAW".

Il est fiable (100% de réussite jusqu'à présent), vole vite (mach 3), est à autodirecteur actif, ce qui permet de contrer plusieurs menaces dans des directions différentes en même temps (le nombre de missile en vol n'est pas limité pour des raisons de guidage), et porte assez loin (30 km). Je propose d'en emporter 32 dans une configuration "multi-mission" standard.
Pour la configuration AAW complète, on prendra l'Aster 30, qui vole plus vite (Mach 4,5) et porte beaucoup plus loin (120km+) de façon à disposer d'une vraie défense de zone. (Il faudra alors mixer le nombre d'Aster 15/30, il est inutile de gaspiller un missile plus couteux pour une cible se révélant proche).
-Strike: Le Scalp Naval. Missile de croisière français devant arriver aux alentours de 2008, il permettra de vraies frappes dans la profondeur du terrain, à l'image du Tomahawk américain, sauf que le Scalp est en plus furtif. La portée est encore plus ou moins inconnu, mais devra se situer aux alentours de 600 nautiques, guidage GPS/inertiel, et Imagerie infrarouge en terminal.

C'est la seule image qu'on ait de lui pour le moment.
-ASW: Milas. Qu'est ce que c'est? En fait rien de plus qu'une torpille à laquelle on a attaché un moteur fusée et un système de guidage, comme en son temps l'ASROC américain. Ce système permet de délivrer très rapidement une torpille sur une cible d'opportunité lorsque l'hélico est indisponible ou mettrai trop de temps à rallier. La torpille est ici une Mu-90 (on va y revenir), une des meilleurs torpille légère actuellement, et le missile cargo peut porter jusqu'à 35 km.


Voilà pour les silos.

ASuW:
A l'arrière de l'UFD, derrière le pad Hélico, on va trouver deux lanceurs quadruples de missiles Exocet MM-40 Block 3 pour les frappers anti-navires.

Ce nouvel Exocet est propulsé par un turboréacteur au lieu du traditionnel moteur fusée, ce qui lui donne maintenant une allonge de 180 km (70 km auparavant).

Défense rapprochée anti-missile:
L'Universal Frontline Destroyer étant amené à combattre dans des eaux littorales, un des principaux danger est l'apparition rapide et soudaine de menaces telles que les patrouilleurs lance-missile et batteries cotières de missiles anti-navires. On l'a constaté avec les frégate Israelienne cette été, une défense anti-missile rapide et complète est absolument nécessaire en opérant près des côtes.
L'UFD sera donc équippé de deux systèmes Goalkeeper situés de part et d'autre du navire, de facon à créer une couverture sur quasiment 360°.

J'ai choisi le Goalkeeper norvégien plutôt que le Phalanx américain, car il utilise du 30mm plutôt que du 20mm et la cadence de tir est plus élevé, de ce fait un missile aura plus de chance d'être intercepté à une distance plus grande du navire qu'avec le Phalanx. Le Goalkeeper possède aussi un système optique complémentaire pour engager les menaces types jet-skys kamikazes.
Pour combler le "gap" qui existe entre les Asters et les Goalkeepers, j'ai rajouté deux rampes de lancement de missiles à guidage infrarouge et radar passif RAM.

Ils se placent en complément des CIWS, créant ainsi un rideau de défense le plus hermétique possible au menace des missiles.

Artillerie:
A coté des traditionnelles 12.7mm qui équippent tout navire de guerre qui se respecte, un 76mm SR (super rapido) d'OTO Melarra constitue le moyen polyvalent d'artillerie de l'UFD.


Le canon de 76mm est situé toute à l'avant du navire, ce qui lui permet de couvrir une large plage angulaire, son rôle va des tirs de sommation contre un navire refusant de coopérer à la lutte anti-missile. Il est rapide (2 coups par seconde), précis, et permet l'emploi d'une large gamme de munition, du traditionnel obus au pruneau guidé par faisceau laser.
La conduite de tir est assuré par un ensemble multi-senseur radar/electro-optique, comme celui ci, de Thalès:

Enfin, afin de donner du volume de feu lors des opérations de débarquement et d'appui des forces terrestres, un canon de 155mm navalisé comme celui de Rheinmetall sera employé.

Avec un ensemble de munitions guidées et assistés par moteur fusée, il sera possible d'offrir un soutien d'artillerie aux forces terrestres sans pour autant forcer le destroyer à se rapprocher des côtes.

Torpille:
La Mu-90, torpille légère, mais ayant du punch. 55 noeuds, 12 km de portée et 800m de plancher. C'est vraiment pas mal. Elle sera lancée au moyen de deux paires de catapultes situées de part et d'autre du navire, pour un total de 12 torpilles. Le but de ces torpilles n'est bien sur pas d'attaquer les sous marins ennemis, mais sert en auto-défense, pour faire rompre le contact avec le sous marins ennemi.


Voilà pour les armes.

Pour les radars et le reste, j'expliquerai un peu plus tard, car justement il se fait tard.

The American Missile Shield, part 1

Samedi 24 mars 2007 à 21 h 04
Une série d'article que j'écris sur le bouclier anti-missile américain, la première partie concerne la menace des missiles balistiques, comment ca marche quoi...

C'est en anglais parce que je l'écris pour un site en anglais, mais bon je pense que c'est compréhensible pour beaucoup de monde.
American missile shield part1, analysing the threat.

La suite dans quelques jours, si j'ai le temps.

A ce propos je vais peut-être (enfin j'espère beaucoup!) partir 6 mois aux USA pour des échanges entre nos deux Marines, je serai bien curieux de voir comment ca fonctionne là bas. Et surtout de pouvoir tâter des navires bien puissant comme les Ticonderogas ou les Seawolfs...
N'en déplaise certainement à certains, je crois que l'avenir des marines de l'Occident et de la nôtre en particulier doivent passer par un plus grand rapprochement. Je trouve ces échanges avec les marines allemandes, britanniques, américaines, etc.. extrèment instructifs, c'est une façon de renforcer l'amitié entre nous et tous ces pays.
8 commentaires, dernier de Mastaba.