Binouz, saussback, et clopes (le blog de DoC_FouALieR)
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Novembre 2006

USS Normandy Attack, part II

Jeudi 2 novembre 2006 à 14 h 15
"Nous retrouvons, en direct du porte-avion USS Carl Vinson, notre envoyé spécial qui va faire le point sur la situation en Crimée!"
"Et oui Lisa, je me trouve actuellement sur le pont d'envol de ce gigantesque navire de guerre. Nous croisons actuellement au large de la Crimée en regards des derniers évènements, je vous le rappelle, l'invasion par l'armée Russe des territoires Ukrainiens pour appuyer les loyalistes dans ce qui devient maintenant une véritable guerre civile. Et... Oh! on me signale de me déplacer vers l'arrière du pont d'envol car les 4 avions que voici, des F-14 Tomcats, vont décoller pour une mission, je n'ai malheureusement pas pu en apprendre beaucoup plus...

Les portes paroles du détachement Russe dirigé par le général Vodkalinov ont cependant réaffirmés que ce déploiement ne visait uniquement qu'à rétablir l'ordre dans la région afin de minimiser le nombre de pertes civiles, ce que semble au contraire démentir les rapports venant des indépendantistes Ukrainiens, accusant l'armée russe de se livrer à des exactions envers les non-loyalistes.
C'était Richard Valeriani, en direct du détachement naval américain, quelque part au large de la Crimée, pour GCN"

Rapidement, les 4 Tomcats avaient décollés et prenaient leur formation, dirigés par leur leader dans le F-14 "1", le capitaine Morris, secondé par son officier système d'armes, le lieutenant Greywards.
Le porte avion n'était déjà plus qu'une tache sur l'océan.


Le groupe de Tomcats survola l'AWACS et son escorte, les pilotes de F-18 rageant un peu que leurs confrères sur intercepteur avaient toujours les missions à la Topgun alors qu'eux étaient cantonnés à jouer le chien de garde pour AWACS...



Les Backfires, quant à eux, se foutaient bien de toutes ces considérations! Leur chef, le capitaine Popov, commençait déjà à manoeuvrer pour trouver le meilleur vecteur d'attaque sur la flotte américaine.

Le radar de recherche surface de son Tu-22M3 détectait plusieurs navires regroupés, avec un gros écho au centre, sûrement le porte avion... Mais ses ordres étaient clairs, le porte avion ne devait pas être visé, il s'agit juste de donner matière à reflexion aux américains, il choisit de se concentrer sur un écho intermédiaire un peu en arrière de la formation, ce devait être un croiseur Ticonderoga, ce qu'attestait de plus son récepteur d'alerte radar, détectant les émissions de la puissante antenne à balayage électronique SPY-1D. Assez gros pour que ses missiles le vérouille fortement, assez petit pour ne pas provoquer un tolé international. Il passa ses consignes à ses subordonnés, qui le suivaient toujours dans son sillage.

Il contacta aussi son escorte de Su-27 pour lui signaler ses intentions d'attaque et sa trajectoire, pour leur faciliter l'escorte. Le leader russe de la chasse, le capitaine Tarowsky, acquiesca, non sans jeter un regard vers les trainées lointaines de condensation laissé par les bombardiers.


Il fut néanmoins interrompu dans sa reflexion par un nouvel écho apparaissant sur son écran multifonction affichant la page "radar". Alors voilà ces redoutables F-14 Tomcats, comme leur cinéma le prétend! Il passa ses ordres à ses coéquipiers, se plaçant en formation d'interception. Il ne faudrait pas que ces avions aillent attaquer les bombardiers sans pertes!

Le Hawkeye signala aux F-14 que les Sukhoi avaient accéleré et se placaient en trajectoire d'interception. Le capitaine Morris devait désormais faire un choix... soit aller intercepter les bombardiers qui étaient encore bien loin avec le risque pour eux de se faire prendre à revers par les Su27 et le risque pour l'AWACS de se faire descendre. Soit s'occuper des bandits avec pour risque de trainer en route et de perdre des éléments, et de laisser les bombardiers lâcher leur poigne.
Vite vite... il était payé pour faire des choix, ses instructeurs à Annapolis le lui avait souvent rabaché. "Un officier de Marine, c'est avant tout une personne payée pour faire des choix! Vous aurez un jour à en faire, blabla etc..." Personnellement il revait de botter le cul aux sukhoi, c'est donc ce qu'il choisit. La formation évolua pour aller à la rencontre du célèbre avion russe.

Et accéléra, pour finir le job le plus vite possible.

Les formations se faisaient maintenant face. C'est le duel pour celui qui tient le plus longtemps, comme dans les films de gangsters où deux rivaux foncent l'un vers l'autre en bagnole dans une rue étroite, pour voir qui se dégonfle en premier.
Les Tomcats étaient bientôt à Mach 1.3, post combustion allumée, dispositif d'interception.

Il faut dire qu'ils avaient l'avantage de la portée, leurs gros missiles AIM-54 Phoenix pouvant parcourir plus de 120 km à la vitesse de Mach 3.5.
Morris n'en pouvait plus d'attendre le moment où son coéquipier, Greywards, lui annoncerait qu'il était à portée pour le tir. Secondes après secondes, les avions se rapprochaient à grande vitesse les uns des autres.

Aller, encore quelques kilomètres... Là haut, à vitesse supersonique, le temps semblait s'être arrêté, seul le blip répétitif et régulier de détection d'un radar de Su-27 lui parvenait aux oreilles.
Quand soudain, numéro 4 lacha le premier son missile!

Ca y est, ils étaient à portée, bientôt la première salve se dirigeait droit vers les Sukhoi.


Si pour Morris la pression venait de se relâcher d'un cran, ce n'était pas du tout le cas pour son rival, Tarowsky, qui pouvait maintenant apercevoir quatre trainées dans le ciel qui semblaient vouloir se rapprocher de lui...

Dans le même temps, le RWR (Radar Warning Receivier) lui signala qu'il était accroché et son détecteur départ missile s'affola.
L'adrénaline monta d'un coup. Ni une ni deux, il enclencha la post-combustion, alluma ses nacelles de brouillage qui, écoutant les émissions radars du F-14, renvoyait des échos distordus sur les mêmes fréquences, générant ainsi de fausses cibles pour l'appareil américain. Manoeuvre d'évitement.

Sachant que les Phoenix sont à guidage semi-actif et initialement conçu pour attaquer des formations de bombardiers, il pensait avoir de bonnes chances d'échapper à la première salve. En fait pensait-il, ce n'était pas tellement les Phoenix qui étaient génant, mais en le forcant à dérober, les Tomcats arriveraient en portée de leurs AIM-7 Sparrow, bien plus redoutables. Il lui fallait donc toute sa concentration et son agilité pour réussir à manoeuvrer correctement et re-vérouiller les F-14 pour prendre l'avantage.
Alors que les premiers Phoenix plongeait vers leurs cibles,

ses coéquipiers l'imitèrent.


Le Russe avait vu juste, tous les Phoenix manquèrent leur cible, trop peu manoeuvrant pour surpasser l'extrême agilité du chasseur soviétique.


Morris ragea. Non seulement aucun des Russes n'avaient été touché, mais de plus ceux ci se rapprochaient, bientôt à portée des R-27 à portée étendue. Et par dessus tout, il perdait du temps, temps précieux pendant lequel les Backfires affinaient leur trajectoire d'attaque!
Une deuxième salve partit:

Ce petit temps de latence avait suffit à Tarowsky pour refaire face et vérouiller un des intercepteurs américain...
Finalement ce qui devait être une promenade de santé pour Morris ressemblait de plus en plus à un cauchemar, surtout quand il se rendit compte qu'un R-27 ER arrivait droit sur lui...

Bientôt, les numéros 2, 3 et 4 décochèrent à leur tours leurs flèches en directions des Tomcats.


Les missiles se croisèrent dans le ciel...

Mais les Sukhoi s'étaient maintenant trop rapprochés, et les missiles Phoenix, adoptant une trajectoire lobée, allaient beaucoup trop vite et étaient trop peu manoeuvrant pour menacer réellement Tarowsky et ses camarades...
Une fois de plus, ils manquèrent leurs cibles.

La confusion agmenta encore quand les Tomcats arrivèrent à portée de missile Sparrow (à guidage semi-actif). N°4 ouvrit la danse avec le premier missile, qui fila droit vers un Sukhoi vérouillé par n°4.


Au même instant plusieurs R-27 tracquaient leurs cibles...

Cependant, le Sukhoi de n°3, pris en chasse par le Sparrow lancé précedemment, dû rompre son accrochage dans une manoeuvre d'évitement, et par conséquence, un des R-27 partit dans les choux...

Les Tomcats commencant à se faire vieux, manquant de manoeuvrabilité pour échapper à l'agilité du faisceau du radar Zukh des Sukhoi et à celle des missiles R-27 qui restaient focalisés sur les échos, ne purent éviter l'interception. 2 et 3 partirent en fumée..


Ce dernier, frappé sur le coté, criblé d'éclat, ne put s'éjecter avant qu'il ne perde conscience et meurt.

Morris lui faisait tout son possible, tirant le maximum de son avion, essayant de larguer ses chaffs au bon moment. Au même instant il vit passer la carcasse enflammer de n°2 au dessus de son cockpit et un mortel R-27 juste en dessous de son avion... qui n'explosa pas! Il était trempé de sueurs dans sa combinaison Anti-G, quel bol! La mise à feu de proximité du R-27 avait été défectueuse!

Mieux, il vérouillait encore un des sukhoi, sans perdre de temps, il relanca un Phoenix, coup de Poker...
Le missile tiré à courte portée prenait cette fois ci une trajectoire tendue vers l'appareil ennemi.

Morris hurla de joie lorsqu'il vit l'explosion de son missile suivit d'une epaisse fumée noire, il venait de détruire un des Sukhoi.

Tarowsky, qui venait de voir son coéquipier se faire descendre, fixa le Tomcat de Morris dans l'espoir de se venger. Mais il oublia n°4 qui arrivait sur son flanc, et plus encore le Sparrow qui filait droit sur lui... Il eu une drôle de sensation. Comme si son avion sursautait, pris par surprise par le missile."Tiens la température des turbines augmente anormalement, je n'ai pas mis la PC pourtant..." Cette réflexion étrange, alors que les témoins d'incendies et de perte hydraulique venaient de s'allumer, lui accapara l'esprit pendant moins d'une demi seconde, le temps de réaliser qu'il venait de se faire toucher... Il considéra alors la grosse poignée rouge entre ses jambes, et s'éjecta.

Morris eu encore le temps d'abattre un autre Sukhoi avec un missile Sparrow, quand le n°2 soviétique, qui avait échappait in extremis à un missile perdu lancé précedemment,

dégomma son coéquipier encore debout, n°4...
Il ne restait donc maintenant plus que le Sukhoi n°2 russe et Morris dans les airs à pouvoir combattre...

Pendant ce temps, les Backfire passaient à l'attaque. Popov porta ses réacteurs à pleine puissance. Il n'était maintenant plus qu'à 175 km de la formation américaine... encore 25 km et ses missiles AS-4 aurait alors la trajectoire optimale et la plus grande vitesse pour pénétrer l'écran de défense américain, et déjouer le système Aegis.

A bord des croiseurs, le système de combat était passé en mode "full auto", les radars traquant les appareils russes, attendant la salve de missile pour définir qui engagerait quoi entre les deux croiseurs et le destroyer Arleigh Burke. Les missiles SM-2 attendaient dans leurs silos verticaux l'ordre de foncer vers un missile assaillant, guidés en cela par les antennes radars de poursuite SPG-51 des unités Aegis.

Morris n'en avait pas fini avec le seul Russe restant, "n°2". Engagé en combat tournoyant, les appareils essayait maintenant de se tirait l'un l'autre à bout portant. Morris avait l'avantage, au moins pensait-il, il n'aurait pas les bombardiers mais il l'aurait lui, pour venger ses collègues. Il vérouilla l'appareil russe, et décocha un Sparrow.

Mais ce dernier avait encore un atout dans sa manche... son viseur casque associé à la poursuite TV/Infrarouge/Laser situé dans une petite boule en avant du cockpit, système indépendant du radar et qui permettait de vérouiller un cible rien qu'en la fixant des yeux! Un raffinement russe qui avait surpris bon nombre d'experts occidentaux quand le Su-27 fut dévoilé au grand public. Ce système associé au missile à très grande agilité R-73, capable de se vérouiller après être lancé, donnait la capacité au pilote russe à pouvoir tirer "dans les coins"...
C'est ce qu'il fit, et maintenant un mortel R-73 se précipitait sur le Tomcat de Morris.

Ce missile fourbe surpris totalement Morris, l'absence d'accrochage radar ne lui donnant aucun préavis sur un lancement de la part du russe.
Il virra au maximum, instinctivement, et perdit son accrochage, et par conséquent le Sparrow ne reçu plus aucun signal de guidage. Il était temps! 25 centièmes de seconde de guidage supplémentaire aurait suffit pour désintégrer le Sukhoi du ciel... N°2 eut encore beaucoup de chance sur ce coup là!


Le russe observa l'explosion de son missile, heureux d'être le dernier survivant de ce combat aérien.

Morris vu un flash. Un flash qui l'aveugla, puis ... et puis le bruit sourd de l'explosion, mais rien d'autre. Aucune douleur, aucun gout de sang dans la bouche. "Etait-ce cela la mort?" Il se sentait flotter dans les airs, mais s'agrippait toujours à son manche et sa manette des gaz. Quand sa vue revint, il était toujours dans le cockpit de son Tomcat, indemne, pas une égratinure, pas un voyant signalant un problème particulier ne s'était allumé! Miracle ou pas, il pouvait continuer le combat!
Le R-73, en arrivant sur le F-14, se situé à la verticale parfaite du plan formé par l'avion, de cette façon, lorsque le détecteur de proximité se déclencha, et compte tenu de la construction particulière de la charge à fragmentation, l'avion se tenait exactement dans le cone où aucun fragment ne pénétra!
N°2 s'apercut que le Tomcat voilait toujours. Fou de rage, il vira dans sa direction et décocha tous ses missiles restant, comme un gros bourrin!

Morris et Greywards n'eurent cette fois ci pas autant de chance, deux missiles, un R-27 et un R-73 les touchant de plein fouet avant qu'ils ne reprennent totalement leurs esprits.
Le Tomcat se désintégra totalement en vol.
Ainsi n°2 était le seul survivant de cette féroce bataille, il ne lui restait plus aucun missile, mais tout de même assez de carburant pour rentrer à la base. Il pris le chemin du retour, content d'avoir accompli sa mission et d'avoir pu venger ses camarades. Il espérait maintenant que les Backfires ne manqueraient pas à leur tâche.

A bord du croiseur Ticonderoga USS Normandy, la tension grimpait. Sur les écrans de controle Aegis, on pouvait voir, entre autres, 12 vecteurs rouges qui volaient droit vers eux à grande vitesse.
Les Backfires venaient de lâcher tous leurs missiles lourds, les AS-4 Kitchen (Kh 22), à un peu moins de 150 km de distance. Les missiles suivaient une trajectoire aéro-balistique, à la vitesse phénoménale de Mach 2.5 et à une altitude supérieure à 23 km...

Il transportait une énorme charge creuse de plus d'une tonne. Suffisante pour créer un trou vertical de 20 mètres de diamètre traversant de part en part un porte avion...
Les missiles avaient maintenant activés leurs radars et analysaient les échos conformément aux instructions qu'ils avaient reçus avant lancement.


Le système Aegis, tracquant les missiles, affina ses calculs et décida que les missiles SM-2 aurait assez de portée en altitude pour les intercepter.
Deux missiles décollèrent immédiatement des silos de l'USS Normandy.

Suivit par deux autres missiles tirés du CG-62, l'USS Chancellorsville, et un autre du DDG-72 Mahan.


Sur les écrans de situation tactique, on pouvait maintenant voir des vecteurs bleus aller à la rencontre des vecteurs rouges. Des lignes de couleurs différentes matérialisaient les liaisons de données, les situations de poursuites des antennes SPG-51, et les intentions futures de l'ordinateur de contrôle.

Les 5 premiers Kh-22 furent atteint par la première salve de SM-2, un score parfait..
Mais il restait encore 7 missiles, qui se rapprochaient de plus en plus. Leurs radars avaient maintenant vérouillés l'USS Normandy, qui recevait sur son antenne de détection radar leurs morsures.

Un des missiles survola le porte avion, mais fut intercepté.

Les Kh-22 arrivaient cependant beaucoup trop rapidement, et avec un angle élevé, ce qui compliquait la tache du système, car des SM-2 tirés depuis des navires se trouvant derrière la trajectoire d'un Kh-22 s'essouflaient en carburant sans espoir de ratrapper un des anti-navires lourds.
L'USS Normandy ne pouvait plus que se défendre lui même à ce point de la bataille... Une frégate Hazard Perry tenta néanmoins de l'aider en tirant un SM-1, mais ce missile de moindres performances ratta complètement sa cible arrivant sous un angle défavorable.


Il restait maintenant 4 Kh 22 en vol. L' USS Normandy possédait justement 4 antennes SPG-51, pouvant donc guider 4 missiles à la fois...
Le système déclencha le tir des 4 missiles, un sur chaque cible. Mais seulement 3 missiles décollèrent, le 4eme resta bloqué dans son silo, bûlant son carburant à l'intérieur! Après une seconde de réflexion, l'ordinateur de tir comprit que le missile était défectueux, et ordonna le tir d'un autre missile. Bien que les 3 premiers atteignèrent leur cible, le dernier Kh 22 s'était beaucoup trop rapproché et se trouvait alors dans la zone morte de tir du croiseur, le dernier SM-2 partit mais ne s'arma pas ni ne rentra en collision avec. Le Kh 22 arrivait à Mach 3, sous une trajectoire curviligne, le CIWS se déclencha mais n'eu que deux secondes pour détruire le missile... On entendit le crépitement caractéristique de la mitrailleuse Gatling, mais la salve passa court.
Un quart de seconde plus tard, la charge creuse à détonation de proximité explosa au milieu de l'USS Normandy.

Quelques microsecondes plus tard, le cone d'alliage cuivre aluminium avait fondu et formait à présent un dart de métal solide à l'extérieur, liquide à l'intérieur qui foncait à plus de 8 km/s vers les superstructures du bâtiment. Le jet de la charge creuse vaporisa les superstructures, la base du mât, et le poste torpille en faisant détonner les charges. Puis il pénétra dans la coque, traversa la cafétaria dans laquelle l'équipage se reposant bouillu instantanément, avant de pénétrer dans la salle des machines, et de propulser la turbine à gaz à travers la coque.
Le navire fut coupé en deux presque instantannément. Les deux morceaux de coques restant se cabrèrent, engloutis dans une mer enflammée par le gazole et l'huile qui s'échappaient des soutes.